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De plus en plus fort (de café !)

Incroyable mais vrai : nous avons récemment été sollicités par un site Web qui nous invitait à supprimer les liens hypertexte que nous avions établi vers l'une ou l'autre de ses pages (en l'occurrence, il s'agissait de page(s) concernant le film "Conjuring".

Le mail que nous avons reçu était écrit en anglais, langue que nous comprenons mais la justification évoquée restait malgré tout assez floue et nous avouons ne pas en percevoir la pertinence.  en effet, les liens hypertexte sont une fonctionnalité fondamentale du Web et, à moins de pointer vers des sites malicieux, on ne voit guère le mal qui pourrait être fait ni le préjudice qui pourrait être encouru.
Qu'importe : afin de satisfaire ces messieurs, nous avons désactivé les liens en question, lesquels sont - il est vrai aussi - de la vieille histoire.

Mais même si ce genre de choses demeure encore isolé pour l'instant, on se demande jusqu'où iront les choses en matière de liens !  En effet, nos lecteurs se souviendront sans doute de ce que les systèmes relatifs aux envois massifs (entendez par exemple les newsletters) ne pouvaitn plus contenir de liens directs vers des sites externes.  Astuce (un peu sournoise), rien 'niterdisait en revanche d'établir un lien vers une page interne du site sur laquelle se trouverait le même lien.
Bon !  A la rigueur, on peut encore comprendre le principe visant plus que probablement les abus réalisés dans le cadre de spams en se disant que "les bons paient pour les mauvais", principe bien connu !
Mais la mesure était assortie d'une autre disposition, bien plus contraignante : certains mots-clés étaient également devenus indésirables et risquaient tout simplement de faire capoter l'envoi de newsletters, sans compter les sanctions éventuelles.  Lorsque l'on prenait connaissance de la nature des mots en question, on s'apercevait que l'énoncé de nos titres se devait désormais d'être particulièrement recherché pour éviter des termes pourtant classiques dans notre domaine d'activités.  Il y en avait toute une liste.  C'était un peu comme si on interdisait à un menuisier d'utiliser le mot "bois" ou comme si l'on refusait à un médecin d'évoquer les termes "médicaments, prescription, ordonnance, principe actif, etc."  Un peu surréaliste.  Non ?

"A partir de dorénavant" (oui, je sais, c'est un pléonasme !  Au fait : pléonasme, c'est admis ou pas ?) si l'on commence à refuser les liens hypertextes, les choses pourraient commencer à devenir compliquées.  Vu la complexité de nos recherches et le besoin de références solides en relation par exemple à des données scientifiques dûment établies ou simplement l'appui de textes confirmant ce que nous avançons, notre rédaction risque de se retrouver bien seule !  L'ironie de la question veut que, dans certains cas, il existe des licences spéciales, autorisant explicitement le copier-coller mais obligeant (et pour nous ce n'est qu'une évidence) à mentionner la référence, le cas échéant... avec un lien hypertexte vers la page initiale.  On nage donc dans les contradictions flagrantes.

Toutefois, pas de panique, nous l'avons dit : pour l'instant il ne s'agit que d'un cas isolé.  
Mais qui pourrait faire tache d'huile !