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C'était bien mieux avant !

Nous avons trouvé récemment sur le Net, tout à fait par hasard (mais Lazare* fait parfois bien les choses, n'est-ce pas ?), une vidéo qui nous a semblé particulièrement opportune pour illustrer cette fameuse phrase si souvent entendue de ci de là : "c'était bien mieux avant !".  Et les représentants des générations précédentes y aller de leurs arguments (certes, on n'avait pas ceci, on n'avait pas cela, mais on vivait bien mieux...) 


rencontrant bien sûr leurs contre-arguments (mais vous pouviez mourir d'une simple appendicite, non ?  Il n'y avait pas de ceinture de sécurité, n'importe qui pouvait avoir le permis de conduire, etc.) encore ne sont-ce que des exemples - la liste serait interminable !  Mais qu'en est-il finalement ?  Cette vidéo n'y apportera pas la réponse définitive, mais bien un certain éclairage comparatif qui, à défaut du dernier mot, aura au moins pour vertu d'alimenter la nostalgie de certains, l'incompréhension d'autres, ou au contraire un meilleur recul ou une meilleure interprétation.
Soit !  Mais quel rapport avec nos objectifs direz-vous ?
Apparemment aucun.  Sauf lorsqu'il est question de machines à remonter le temps, thème récurrent de la science-fiction mais également présent parmi les hypothèses ufologiques, les discussions philosophiques, les digressions à propos des paradoxes temporels, les ramifications de la vitesse de la lumière, etc.  Sauf aussi lorsque, d'aventure, des enquêteurs des temps nouveaux procèdent à une investigation traitant du surnaturel, du paranormal ou de l'ufologique, alors qu'ils sont confrontés à des seniors - ou au contraire, lorsque des enquêteurs âgés répondent à l'appel de requérants jeunes...

Qu'on le veuille ou non, à moins d'être très fort en sociologie et à condition que cette dernière soit centralisée précisément sur le sujet ou bien que le quidam soit particulièrement à la page, disons "up to date", il y aura choc des générations !  Nous ne saurions trop insister sur l'impérieuse nécessité pour nos enquêteurs de prendre la différence d'âge en considération, dans un sens aussi bien que dans l'autre, au niveau notamment des interprétations des éléments en présence.

Les uns comme les autres pensent forcément autrement et cela parfois même s'ils disent la même chose !  Comment cela se fait-il ?  Hé bien, déjà les langages sont légèrement différents et ne sont pas que le fait des néologismes ou des anglicismes, ou encore des dérivés de la technologie moderne, dont certains pans échappent plus ou moins aux uns tandis que les autres sont nés avec.  Un rapport d'enquête sera rédigé en des termes actuels (desquels il faudrait bannir le langage GSM, c'est-à-dire du portable si l'on est français - car chez nous, en Belgique, un portable est un téléphone fixe que l'on peut balader dans la maison mais pas emporter au magasin tandis que le portable des Français correspond à notre GSM !  Encore que cela dépendra des régions...) en évitant l'écriture inclusive ou le langage épicène sauf s'il n'y a pas moyen de confondre en matière de genre des personnes intéressées - lesquelles rencontrent (et depuis que le monde est monde mais avec une incidence considérablement différente de nos jours) des orientations plus ou moins "variées".  Ne riez pas sur cette question de détail : une affaire célèbre, ayant eu lieu en Belgique, a trouvé sa solution à partir du moment où l'homosexualité de l'épicentre a été mise en évidence dans une affaire de psychokinèse (et non, il ne s'agit pas de l'affaire d'Arc-Wattripont !)  Pour notre part, nous avons mis en évidence (mais nous n'étions pas les premiers à relever la question !) qu'un simple détail de linguistique et de nuance entre l'utilisation d'un verbe dans un témoignage en français, comparée à l'usage courant qui en est fait en France, pouvait entraîner une interprétation totalement différente et lourde de conséquences potentielles, dans l'affaire de Petit-Rechain.  Cela semble dingue et c'est pourtant totalement vrai.  En plus, c'était très judicieux !

A partir de points apparemment aussi insignifiants, on pourrait conclure que le travail est dès lors impossible car il présenterait des centaines de milliers de possibilités de confusions.  C'est vrai.  C'est d'ailleurs fondamentalement vrai pour n'importe quel enquêteur, déjà au niveau de la linguistique mais plus encore - bien sûr - au niveau général.  C'est la raison pour laquelle les rapports se doivent d'être tout particulièrement précis et s'accompagner, de préférence, d'enregistrements audio des témoignages, de sorte que l'on puisse passer et repasser autant de fois que nécessaire la version originale afin d'en distinguer toutes les nuances possibles, y compris dans les intonations - lesquelles peuvent s'avérer révélatrices par exemple sur le degré de fiabilité.  Nous pouvons rappeler, à ce sujet, que dans l'affaire d'AW, par exemple, nous avons rencontré mille difficultés avec les témoignages des propriétaires, qui s'exprimaient dans un français approximatif largement teinté d'expressions picardes et moucheté de flamand (nous sommes le long de la frontière linguistique) à propos d'événements incroyables, parfois difficiles à décrire (un gendarme s'exprimant en bon français n'a jamais réussi à décrire précisément l'un des phénomènes rencontrés, tout simplement parce que, parfois, les mots manquent pour décrire l'indescriptible !)

Et l'on se rend compte, dès à présent, que nous venons à peine d'entamer le sujet et que nous constatons qu'il sera bien évidemment impossible d'en faire le tour mais seulement de l'aborder de manière très superficielle, à adapter donc, en fonction des circonstances mais avec tout le brain storming qui s'impose.

L'un des points importants de la question est de pouvoir se mettre à la place de l'Autre.  De parvenir à penser comme lui afin de mieux comprendre pour nous.  Ce n'est plus seulement l'observation et la déduction, ainsi que l'intelligence ou la technique d'enquête qui entrent en considération, de sorte que - à la manière de Sherlock Holmes - on met soudain en évidence un point complètement négligé, celui du personnage effacé qui se permet, en toute quiétude, de regarder la télévision pendant que les spécialistes débattent des différentes hypothèses - et l'on voit que sa télécommande universelle permet d'actionner subrepticement des dispositifs inattendus, mais c'est aussi l'importance de l'appréciation d'un vécu différent et de ses conséquences possibles sur une interprétation générale ou particulière.  Oufti !  tout un programme !  Hé oui !  Nous n'avons jamais prétendu que le travail des enquêteurs était simple, ni d'ailleurs que nous trouvions toujours la solution de l'énigme.  Nous avons seulement la prétention de chercher et l'on s'aperçoit ici que c'est déjà beaucoup !  Cependant, avant de chercher, encore faut-il justement disposer d'une perception correcte de la problématique et cela peut impliquer maints retours en arrière.  Les choses remontent à 1989 (vague belge), y aurait-il une influence de la chute du mur de Berlin ?  Dans la technologie de l'époque, telle ou telle chose était-elle envisageable ?  Comment les gens voyaient-ils cela ?  Comment pouvaient-ils l'interpréter, réagir face à ce phénomène qui, pour nous, est parfaitement banal ?  Il est évidemment impératif de prendre connaissance du contexte historique de l'époque, mais pas seulement.  En fait, une foule de contextes spécifiques peut influencer.  Mais également vice versa, c'est-à-dire que les contextes influenceront les individus mais également que les individus influenceront les contextes et que chacun de ces pôles peut avoir son importance.

Nous qui sommes habitués aux fakes et autres traitements photoshopés, nous pouvons perdre de vue qu'à une autre époque la photographie était argentique et dépendait généralement d'une intervention extérieure différée tributaire d'une réaction chimique, que les montages étaient possibles même sur les premiers films sans toutefois que ce soit envisageable dans le contexte donné parce qu'une procédure - qui avait cours en ce temps-là et conformément aux éléments chronologiques établis - rendait la technique impossible - impliquant donc un montage ultérieur modifiant par conséquent complètement la nature même de l'affaire !  Sans une connaissance suffisante des éléments, habitudes, procédés de l'époque donnée, il serait utopique de vouloir résoudre l'énigme !

Aussi stupide (barbant ?) que cela puisse paraître, il est donc primordial que les enquêteurs seniors s'adaptent aux nouvelles technologies ainsi qu'à l'évolution générale - ce qui représente énormément de choses - mais aussi que les plus jeunes prennent connaissance de ce qui constituait le quotidien des gens de l'époque au moment des faits.  Ce qui n'en fait pas moins !

Après, le débat sur ce qui était mieux ou pas n'est pas de notre ressort.  De même, les enquêteurs jeunes ou moins jeunes garderont - dans les enquêtes - leurs appréciations de la question pour eux.  Mais tous devront pouvoir se transposer et tenir compte des différences des uns et des autres.  Pour certains, cela apparaîtra dans l'expérience et la mémoire, pour d'autres cela pourra faire l'objet d'un apprentissage et, à défaut, il serait indiqué de consulter les personnes qui ont vécu les époques concernées.  De l'autre côté, il faudra pouvoir tenir compte de l'évolution et cela pourra amener bien des surprises : oui !  Certains ignorent encore que l'on peut procéder à des incrustations incroyables à l'insu de l'utilisateur sur des enregistrements vidéo réalisés à partir d'un Smartphone.  Pas mal de personnes ne savent pas que leurs anciennes ampoules électriques "pètent" à une fréquence accélérée parce que l'on est passé du 220 au 230 volts effectifs ou encore que les simples transmissions (même insonores à défaut d'un capteur quelconque) d'un téléphone portable (de type GSM) peuvent couper un circuit électrique codé s'il entre en interférence. (C'est du vécu !)  Et à côté de tout cela, l'utilisation même de matériel - parfois sophistiqué et coûteux, présentant bien et donnant une fallacieuse impression de sérieux et de modernité - n'entraînerait que le fou rire des scientifiques, sceptiques et zététiciens - si l'on perdait de vue ces possibilités autant que l'inadéquation du rapport éventuel supposé exister entre des mesures prises in situ et la réalité d'un phénomène que l'on attribuerait au paranormal ou, pis encore, au surnaturel (au fait, vous connaissez la différence ?), sans compter - bien entendu - l'ufologique.

(* de Béthanie, pas du nord...)