Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Paré pour l'hospitalité ?

Nouvelles heures d'angoisses et de révolte au CERPI, après que ma fille ait été transportée d'urgence, en ambulance donc, à l'hôpital le plus proche (une autre façon de dire : "le premier venu...") en l'occurrence celui d'Ambroise Paré, à Mons.  Faut-il dire que ce dernier ne dispose plus, à mes yeux, que d'une confiance toute relative suite aux événements que j'y ai moi-même vécus il y a presque tout juste deux ans (voir l'article à ce sujet, plutôt révélateur).

De quelle type d'urgence s'agissait-il ?  Eh bien, "tout simplement" d'une méchante crise d'origine inconnue provoquant de violentes douleurs dans le ventre et le dos (chez une patiente en milieu de grossesse, il est bon de le préciser !), doublée d'une très importante diarrhée elle-même accompagnée de vomissements de sang, et de fièvre.  La "victime" n'arrive pratiquement plus à respirer et le recours au véhicule d'urgence est donc parfaitement justifié. 

Ce dernier roulera plutôt vite et on ne lui en fera certes pas le reproche, si ce n'est que ses louables efforts pour arriver plus vite sur place seront annihilés par un détour abracadabrant, au cours duquel on se demandera bien si le chauffeur est pressé de devoir refaire le plein de carburant, de précipiter le réchauffement climatique ou d'augmenter simplement le nombre de kilomètres parcourus (Il faut ajouter, à ce propos, que - victime d'un accident de travail - mon transport en ambulance avait été facturé pour 17 kilomètres alors que, même en comptant l'aller-retour, de la gare de Saint-Ghislain à l'hôpital d'Hornu, il faut vraiment y aller fort pour trouver une telle distance !)

Soit !  Entre temps, alors que je suis à mon travail, je suis avisé de ce qui se passe via mon épouse qui parvient à me joindre sur mon mains-libres (je suis chauffeur de bus). En réalité, je viens d'être averti d'un ensemble de mauvaises nouvelles, toutes très graves, mais qui n'ont pas leur place dans cet article).  Je suis évidemment bouleversé et demande au dispatching s'il est possible d'assurer mon remplacement pour cas de force majeure.  Je dois ici remercier chaleureusement le service contrôle du TEC qui a vraiment fait diligence et s'est montré très compréhensif !  Quant à moi, dès que cela a été possible, j'ai regagné mon domicile (à Soignies), afin d'y charger mon épouse et de nous rendre à l'hôpital (à Mons).

Mais quelle consternation, à notre arrivée, de constater que notre fille est sortie des urgences où le diagnostic est tombé, pour le moins surprenant : elle n'a rien !  Tout au plus un début d'appendicite ou une méchante gastro-entérite.  Pour en savoir plus sur l'avancement de l'appendicite soupçonnée, il faudra revenir... demain matin car aucun radiologue n'est disponible !

On croit rêver !  D'une part, on ne pratique pas de radiographie sur une femme enceinte, d'autre part il y a évidemment tout ce qu'il faut dans cet hôpital pour réaliser une échographie.  Seulement voilà... quand on ne veut pas !  Mais soit !  Admettons encore très généreusement cette lacune et ajoutons que personne n'aura jugé opportun de réhydrater la patiente (si l'on pouvait refuser le verre d'eau en raison des vomissements et en prévision d'une éventuelle opération, en revanche il existe des perfusions, non ?) ce qui semblait pourtant une évidence qu'un enfant de cinq ans aurait prise en considération !  Mais pas chez Ambroise Paré.

Vu les douleurs importantes, on aurait pu administrer un antidouleur autorisé en cas de grossesse : du simple Paracetamol, par exemple.  Mais non...  Pas chez Ambroise Paré, de Mons.

De même, on aurait pu lui donner un antivomitif.  Mais non.  Pas chez Ambroise Paré, de Mons.
Donc, ma fille a peut-être l'appendicite mais on ne sait pas exactement à quel stade (à en juger des symptômes, même sans être médecin on peut redouter le pire) et on ne perçoit apparemment pas l'importance d'une éventuelle opération dont l'anesthésie s'avérerait très dangereuse pour le bébé.  Peut-être attend-on que cela évolue en péritonite, auquel cas les choses seraient encore plus graves.  Mais peut-être est-ce justement cela qui préoccupe le corps médical... au point de l'en désintéresser superbement !

J'ai donc transféré moi-même ma fille vers un autre hôpital (le Tilleriau, de Soignies) non sans lui avoir téléphoné au préalable afin de m'assurer que les soins indispensables pourraient lui être prodigués.  Et donc : retour à Soignies !

Il faut malheureusement déplorer que le terme "Urgences", dans pratiquement tous les hôpitaux, porte très mal son nom.  Ici, il a fallu attendre "un certain temps".  Mais on peut se réjouir que ce dernier ait été beaucoup plus court que les SIX heures durant lesquelles j'avais jadis dû patienter... chez Ambroise Paré de Mons - qui détient donc tous les records, toutes catégories !

Là, tout de même, ma fille a été correctement prise en charge et placée sous perfusion, avec antidouleur et antivomitif.  On lui a fait les examens nécessaires et... on s'est aperçu que le coeur était occupé de flancher !  Imaginez donc l'angoisse des parents et du compagnon !

Le centre hospitalier du Tilleriau se met en rapport avec Ambroise Paré afin d'obtenir les résultats de la prise de sang déjà réalisée.  Mais, très curieusement, on leur raccrochera trois fois au nez !  Que faut-il donc penser de cet hôpital ?

C'est que... en définitive, les résultats démontrent que l'hypothèse de l'appendicite se confirme, ce qui ne rassure personne.  Ma fille sera gardée pendant la nuit, sous surveillance médicale étroite.  Une disposition qui n'avait donc pas été jugée nécessaire... chez Ambroise Paré de Mons.

Comme dans la précipitation et l'angoisse que l'on imagine, mon beau-fils était monté dans l'ambulance en laissant la voiture au garage, le cas échéant le scénario suivant aurait été parfaitement envisageable : ils auraient du se taper plusieurs kilomètres à pied, en se tordant de douleur pour, une fois arrivés au domicile, rappeler l'ambulance qui les aurait reconduits... chez Ambroise Paré !  Inimaginable !  Inadmissible !

Il y a toutefois une happy-end à cette histoire. Laquelle suit un examen approfondi qui élimine formellement l'appendicite et rassure sur la grossesse.  Comme on dit : la mère et l'enfant se portent bien.
C'est toutefois très relatif car, dans ce cas, il faut admettre, a minima, un important trouble digestif.  C'est le moins que l'on puisse dire.
Ben... il faudra bien admettre que le passage chez Ambroise Paré de Mons aura effectivement été très difficile à digérer !
Je sais : c'est anti-chronologique.  Mais avec l'expérience et la récurrence, serait-il exagéré d'imaginer un effet psychosomatique anticipé ?  Parfois, face à certaines choses, les estomacs les plus endurants se révulsent.  Et comme on les comprend !