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Coup de tonnerre au CERPI !

L'annonce reçue ce soir (28/06/19) en a abasourdi plus d'un !
Notre président, M. Vanbockestal, nous a signifié qu'il se considérait à présent comme "en préavis" vis-à-vis du CERPI et que le site de ce dernier allait donc disparaître !

Le CERPI va fermer ses portes !

Nous avons évidemment voulu en savoir plus et nous nous sommes adressés à l'intéressé qui s'est exprimé en ces termes :

"Mesdames, messieurs, cher(e)s ami(e)s,

Certaines décisions sont très pénibles à prendre, mais en l'occurrence la mienne a été prise après mûre réflexion.  En fait il s'agit ici du fruit de cogitations qui s'étalent déjà sur plusieurs mois...
Alors, comme certains d'entre vous l'ont déjà appris - car les nouvelles vont vite - j'ai effectivement décidé d'arrêter les activités du CERPI, de prendre ma "retraite", laquelle me semble bien méritée après une quarantaine d'années au bas mot au service du groupement ou en solo.. 
Il y a derrière cela mille motivations mais celle consistant à m'assurer de vieux jours plus tranquilles et sereins, de laisser plus de disponibilités à ma vie de famille, me paraît la plus importante.  Je reviendrai ultérieurement sur d'autres motivations dont je devrai vous faire part.  Il importe dans un premier temps que je vous parle de la manière dont les choses vont se passer.

Comment les choses vont se passer...

Tout d'abord, sachez que le CERPI ne disparaîtra ni demain, ni la semaine prochaine, ni même le mois prochain.  Disons que les choses se passent un peu comme si je m'étais donné moi-même un préavis et que celui expirera d'ici environ un an sauf accident.

Cette période ne fixe pas de date d'échéance précise, mais il me semble évident qu'il faille prioritairement honorer nos engagements avec les personnes qui ont adhéré à notre cause et donc que nos activités se poursuivent au moins jusqu'à ce terme.  

Vous constaterez que l'interface d'inscriptions a été supprimée, le CERPI ne prenant donc plus de nouveaux adhérents, ni d'enquêteurs, ni de correspondants.  Logique.

Parallèlement, les affaires en cours devront être menées à leur terme et le fruit de nos recherches devra être publié.  J'ai toujours eu pour habitude de tenir mes promesses, ce n'est pas maintenant que cela va changer !

Somme toute, il est bien probable que l'achèvement de toutes ces taches donnera lieu à des publications momentanément encore plus importantes que d'habitude.  En quelque sorte, ce sera notre "tour d'honneur".

Il vous faut ensuite savoir ce que beaucoup imaginent déjà.  C'est-à-dire qu'il ne me sera évidemment pas possible de faire mes adieux et puis de disparaître dans la nature.  C'est facile à comprendre car on ne peut pas tirer un trait sur une existence qui a été consacrée dans sa quasi totalité aux phénomènes mystérieux.  Je resterai donc toujours "branché" et poursuivrai la recherche.  Mais cela se fera plus en dilettante, en accordant donc d'autres priorités dans mon rythme de vie.  Je serai beaucoup plus en "retrait", ce qui est somme toute logique pour un "retraité" !

J'envisage donc, par exemple, de continuer d'alimenter sporadiquement la chaîne vidéo du CERPI, soit en solo, soit en compagnie de formations telles que RIPless ou encore via d'autres biais que je contacterai prochainement.  Cela participera aussi, d'une certaine manière, à la poursuite d'une évolution que d'aucuns attendent et qui fait partie du progrès.  Il appert en effet que le monde actuel ne se plaît plus guère dans la lecture, si intéressante fut-elle et lui préfère le multimédia.

Vous l'aurez compris, il ne s'agira aucunement de couper les ponts ni de me désolidariser d'institutions auxquelles j'appartiens ou avec lesquelles le CERPI sympathise.  Je resterai disponible, dans la mesure de mes possibilités, pour d'éventuelles conférences, lesquelles pourraient concerner des affaires que nous avons traitées et qui n'ont pas encore été portées à la connaissance du public.  Sauf que je ne me laisserai plus matraquer par le flots de journalistes dont l'une des particularités consistait, bien souvent, à vouloir conclure pour le jour même s'il s'avérait trop tard de se produire la veille !  Si vous voyez ce que je veux dire !

D'autres motivations

Parlons un peu à présent, si vous le voulez bien, d'autres motivations.

Il y a bien sûr le vieillissement de nos troupes, auquel il faut ajouter le mien, car je ne fais hélas pas exception à cette règle immuable, et qui s'assortit de problèmes de santé qui ne facilitent pas les choses.  Il y a également la disparition de nombreux éléments qui constituaient nos effectifs, ce qui a affaibli nos rangs alors qu'une  relève (valable) ne semble pas pressée de reprendre le flambeau.

Mais il y a plusieurs autres causes et notamment le fait que le CERPI se soit souvent montré trop perspicace.  Nous avons apparemment parfois mis le pied là où certaines instances ne l'auraient pas souhaité et à moins que je ne fasse l'objet d'une crise de paranoïa aigüe, ce qui est loin d'être le genre de la maison, nous devons nous trouver sous la loupe de services secrets ou de renseignements.  Ce n'est pas nouveau, mais à la longue cela devient lourd !  J'ai malheureusement eu plusieurs fois l'occasion de constater par moi-même que je me trouvais au centre du champ de tir.  Si ce n'était pas le cas, c'était bien imité.  Cela n'a rien d'agréable.

En ce qui me concerne, loin d'être impressionné pour autant, sinon parfois même amusé de pouvoir jouer la corde de la subtilité, il m'a bien fallu me rendre à l'évidence : je ne pourrais pas réaliser seul le travail de toute une équipe et a fortiori de plusieurs et d'autre part il était hors de question de mettre la vie de mes éléments en danger.  Il me semble donc préférable de faire profil bas et de ne pas insister, tout en tenant compte du fait que, dans certaines affaires, le graal que nous recherchons est peut-être un secret d'état déjà vieux de quelques décennies.  Et quand bien même ferions-nous une découverte bouleversante, il ne serait pas certain que sa divulgation soit positive !

Encore un petit mot, tant que j'y suis : je n'apprendrai rien à nos fidèles en rappelant que le milieu associatif belge est miné comme une plage de débarquement, ce qui - à la longue - provoque aussi une certaine lassitude.  Nos compatriotes n'ont donc toujours rien compris depuis la guerre des Gaules ! 
Cette dernière (la lassitude) est confortée par le travail de sape des sceptiques et zététiciens de tous poils, à propos desquels je me suis déjà exprimé pour dire qu'ils feraient parfois mieux de balayer devant leur porte plutôt que de venir faire les poussières chez nous et ailleurs, même si - à la base - leur travail peut s'avérer d'utilité publique.  On pourrait évidemment se contenter de les ignorer, comme le veut un certain proverbe bien connu.  Mais leurs envolées fielleuses font parfois office d'entreprises de démolition quand leur verbe acerbe ne sombre pas dans l'ad hominem.
  
Mais il y a une constatation plus générale que bien peu contesteront, je suppose : c'est que la bêtise humaine n'a pas de limites et qu'en dépit de tous ses efforts, le CERPI ne pourra jamais changer le monde sur ce point.  On ne le refera pas non plus sur le plan de l'information, surtout dans une période ou la désinformation sonne à toutes les portes (illustrant superbement mes propos), rendant même l'information suspecte et donc la recherche plus malaisée, plus particulièrement lorsque les journalistes retombent dans leurs travers habituels.  Sans compter les oeillères dont certains sont affublés et les politiques d'occultation dans un monde où il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Pour terminer, je dirai que notre statut de bénévoles d'une part et les frais de gestion d'autre part rendent les choses encore plus difficiles, sinon insupportables.  Donc, fierté oblige : je n'imagine pas le CERPI contraint de passer son temps à quémander la générosité de tout un chacun pour subsister.  Dans la perspective d'une future retraite, professionnelle celle-là, il me faut également prévoir les effets d'une diminution de revenus qui finira par devenir incontournable.  Il ne serait pas raisonnable que des sacrifices perpétuels finissent par nuire à mon entourage.

Je n'envisage guère la reprise du CERPI et de son nom de domaine par un tiers.  Il m'est assez difficile d'imaginer cette idée d'un "repreneur".  Le cas échéant, il faudrait alors que la personne en question soit à la hauteur, qu'elle montre patte blanche et elle devrait s'attendre à devoir y mettre un beau paquet.  Il faudra en tous cas des garanties.  Mais je ne sais pas comment on pourrait mettre cela en pratique, sur le terrain.  Je laisse toutefois la porte ouverte à cette éventualité, mais sans me faire trop d'illusions.

Quelques comparaisons de circonstance

J'espère donc que chacun comprendra ma décision comme étant celle qu'il convenait de prendre.  Ce n'est en aucune manière celle d'un boxeur à moitié KO et qui se trouverait dans les cordes, prêt à jeter l'éponge.  Ce serait plutôt celle d'un champion qui se retirerait de la compétition après un beau combat et un solide palmarès, afin de terminer sur une bonne note, plutôt que de rendre le lamentable spectacle d'un lent déclin.  Par la suite, rien ne l'empêche de rester dans le milieu en devenant entraîneur, en participant à des talk-shows, etc.
Sur ce point, je me rappellerai toujours (pour la petite histoire) que le grand Eddy Merckx, que l'on avait surnommé le cannibale, avait peut-être présumé de ses forces et mal négocié son finish.  J'ai gardé cette image en mémoire pour me jurer que cela ne m'arriverait pas !

Je me rappellerai aussi toujours des propos que j'échangeais naguère avec un ufologue belge de renom, aujourd'hui disparu.  Ce dernier m'avait dit qu'il s'intéressait toujours à cette discipline, qu'il continuait d'y oeuvrer, mais désormais en accordant plus de soin à ses salades et à ses courgettes.  J'aime cette image, même si je n'ai pas vraiment la main verte : elle s'adapte parfaitement à l'optique qui est la mienne.

Il me vient à l'esprit une autre image marquante.  Il s'agit de celle d'un vieux professeur de français très apprécié. Alors que les ados dont je faisais partie lui demandaient ce qu'il comptait faire pour occuper ses vieux jours, nous fûmes stupéfaits de sa réponse :

"Je vais enfin pouvoir étudier le français et parfaire le mien !"

C'était à la fois d'une sublime humilité et une preuve éclatante de son attachement à la discipline qu'il enseignait magnifiquement.

Les phrases de circonstance...

Ne croyez surtout pas que je me retire dans l'amertume !  Cela a été un très grand honneur pour moi de représenter et de manager pendant tant d'années un organisme tel que le CERPI.  Je pense avoir plutôt bien mené ma mission.  C'est donc la tête haute que je prendrai ma retraite, avec la satisfaction du devoir accompli.
Mais ce n'est certainement pas la seule satisfaction que je doive souligner.
J'ai en effet eu la chance de pouvoir être entouré d'équipes qui, au gré du temps, se sont avérées de plus en plus performantes.  Le travail au CERPI m'a permis de faire la connaissance de très nombreuses personnes érudites, parfois surdouées et d'une amabilité inégalable.  Le seul fait d'avoir pu échanger avec certains d'entre eux a été très valorisant.

Je retiendrai aussi toute la gratitude de tant de gens qui se sont adressés à nous alors qu'ils se trouvaient dans le désarroi le plus total, désemparés qu'ils étaient face à des situations qui les dépassaient et lorsque nous pouvions trouver la solution de leurs énigmes, de leurs tourments.

Je garde aussi en mémoire la fierté d'avoir pu tenir tête, grâce à l'intervention d'amis qui méritent pleinement ce nom et à ma propre force de caractère, face à  de sombres individus surtout armés d'hypocrisie et de fourberie.  Celle d'avoir survécu durant une décennie à leurs agissements et d'avoir pu contribuer à rétablir la vérité objective.

Dans tout cela, mon adhésion à l'Académie française d'Ufologie et la conférence que j'ai eu l'honneur de présenter dans les locaux du célèbre Institut Métapsychique International de Paris, apparaissent comme de belles cerises sur le gâteau !

Le CERPI n'a certainement pas fait de moi un homme riche - tel n'était d'ailleurs pas mon but - mais il m'a comblé de richesses plus abstraites, intellectuelles et humaines, lesquelles sont d'une valeur inestimable.

C'est sur cette note que je terminerai avant de répondre à vos questions s'il y en a..."

Il y eut une rumeur dans la salle puis, après un moment d'hésitation, une main se leva pour ouvrir le feu.

Qu'avez-vous voulu dire par "sauf accident" ?

Je pense que cela dit très bien ce que cela veut dire : je ne peux pas présumer de ce que sera l'avenir et je n'ai pas de boule de cristal.  Je me suis fixé un préavis d'environ un an mais serai-je seulement encore de ce monde à ce moment-là, qui peut le dire ?  Par ailleurs, en bouclant nos enquêtes et en en livrant les détails et les conclusions, le préavis en question sera peut-être la période la plus risquée de toutes !

N'exagérez-vous pas le rôle des services secrets ou de renseignements ?

Ah oui !  C'est toujours l'impression que cela donne, n'est-ce pas ?  Mais me croiriez-vous si je vous disais que le phénomène est loin d'être nouveau ?  qu'il touche grosso modo la totalité des organismes dans notre genre ? qu'à la longue, avec l'expérience, on parvient à le flairer à des kilomètres et que cela n'empêche pas de se faire prendre au moment et là où on s'y attend le moins ?  que parfois leurs procédés s'avèrent tellement grossiers que l'on serait tenté de les attribuer à des plaisantins ?  Il n'y a parfois rien de tel que quelque chose de très flagrant pour passer inaperçu !  Je puis aussi vous assurer que lorsqu'il vous arrive de faillir plusieurs fois à la suite de passer de vie à trépas par des agissements rigoureusement similaires, vous ne vous posez plus guère de questions : cela devient une évidence !  Quant aux motivations, elles sont limpides.  Le simple fait de risquer de savoir, de risquer de communiquer, de posséder certains renseignements même si vous-même n'en percevez pas la finalité et parfois même le seul fait de chercher (sans trouver, ce qui revient à "risquer de savoir") à propos de certains sujets...

Quelle était votre arrière-pensée à propos de la bêtise humaine ?

Eh bien... vous connaissez la citation d'Einstein : deux choses sont infinies... etc.  Dans notre cas, on peut ramener ça à ce qui suit : les sceptiques resteront sceptiques et en cas de rencontre avec Dieu, ils lui demanderont ses papiers.  Quant aux croyants, ils resteront croyants et même si cela devait changer, cela reviendrait au moment opportun...

Une dernière question : n'avez-vous aucun regret et ne pensez-vous pas que le palmarès du CERPI aurait encore pu être étoffé ?

C'est une question double, derrière laquelle se cache peut-être la volonté de me faire changer d'avis... Alors si, évidemment que j'ai beaucoup de regrets d'arrêter ainsi les activités du CERPI.  Le CERPI, c'était un peu mon bébé, mon enfant.  Vous voyez : je vais bientôt devenir grand-père et là il s'agira d'une progéniture concrète.  Il arrive un  moment où l'on recherche aussi la tranquillité et la famille est un bien sacré.  La tranquillité sera toute relative, je puis déjà vous l'assurer.  Avec ou sans le CERPI, j'ai du travail pour les cinquante prochaines années au moins ! 
Quant à étoffer le palmarès, je vous ai dit que c'était prévu au programme, dans le "tour d'honneur".  Mais celui qui existe déjà me paraît assez éloquent.  Si vous n'en êtes pas convaincu, il vous reste environ un an pour réviser nos dix mille pages...  Considérez seulement ceci pour terminer : afin de disposer de la matière pour ces pages, rien qu'en matière de déplacements cela représente plusieurs fois le tour du monde.  Quel que soit le résultat, avec mes trente-cinq ans d'activités professionnelles et la quarantaine d'années consacrées au CERPI, je pense avoir donné de ma personne... à 61 ans !  Cela choque d'ailleurs quelque peu les mathématiques !