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Le CERPI sous un feu nourri !

La nouvelle a de quoi donner des frissons dans le dos : le CERPI a essuyé, depuis l'annonce de la cessation de ses activités, la bagatelle de 18 882 attaques de hackers, lesquelles ont heureusement toutes été bloquées !  Vous avez bien lu : dix-huit mille huit cent quatre-vingt deux attaques !

Comment comprendre cette information alors que les hackers se trouvent face à un organisme qui projette d'arrêter ses activités ? 

Pour M. Vanbockestal, les réponses sont assez faciles à formuler : d'une part, il n'y a pas forcément de lien de cause à effet.  En effet, certains hackers travaillent un peu à l'aveuglette et tentent leur chance un peu partout, sans distinction.  Ca marche ou pas, point.  Ils font feu de tout bois, tout simplement. 

Pour d'autres, c'est peut-être un peu plus compliqué.  Sans doute comprennent-ils qu'il est temps pour eux de profiter du dernier délai qui leur est offert afin de tenter de s'approprier nos données.  C'est un raisonnement farfelu qui se base sur l'apriorisme selon lequel la base distante recèlerait des informations particulières.  Or celles-ci, qu'elles se trouvent dans la zone traditionnelle ou dans la zone privée, sont publiques.  Il est évident que les données sensibles sont depuis toujours à l'abri et ne se sont jamais trouvées dans le site distant.  De même, une attaque qui porterait ses fruits sur l'une de nos machines, en dépit de toutes les protections, n'aboutirait - dans le pire des cas - qu'à une copie partielle, inutilisable,  et non à la perte des informations en question, lesquelles sont scindées et divisées sur plusieurs machines elles-mêmes protégées. 

Le seul moyen d'arriver à ses fins serait de parvenir à s'introduire simultanément dans toutes les machines concernées à la fois, de pouvoir les décrypter et de pouvoir les remettre dans le bon ordre afin d'obtenir un contenu intelligible.  Encore faudrait-il se trouver aussi dans le secret des dieux et connaître l'emplacement des machines en question, de percer leurs protections et d'agir en parfaite synchronisation.  Seule une toute grosse organisation, disposant de moyens réellement très puissants pourrait peut-être arriver à ses fins.

Mais les organisations en question ne s'amuseront pas à cela pour plusieurs raisons :  d'une part elles s'inquiètent très peu des données du "petit" CERPI tout simplement parce qu'elles en disposent déjà !  D'autre part, la cessation des activités du CERPI les tranquillisent quelque peu (pour autant que notre existence ait pu les émouvoir de quelque façon !)  Mais la réalité concrète sera un peu différente car le CERPI passera en mode "invisible" et un adversaire qui devient invisible n'en devient que plus redoutable...