Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Le tour d'honneur du CERPI - 5- la transition

Le récit qui suit est assez long... Mais il est capital si vous désirez comprendre comment le CERPI a pu voir le jour après avoir transité par la seconde version du GESO initial... En fait, il aide à comprendre beaucoup de choses et il se termine par une vidéo... étrange !


Dans son nouvel emploi, M. Vanbockestal est comme un coq en pâte : c'est probablement l'un des meilleurs moments de sa carrière professionnelle.  Non seulement l'entente avec le patron est cordiale mais en plus le boulot lui convient parfaitement.  Ce dernier présente naturellement certaines contraintes (dont le travail de nuit, mais il y est habitué) comme tout boulot, mais grâce à son expérience et le flot de connaissances déjà assimilées, il peut facilement prendre du galon...

Bien sûr, de temps en temps, il y a bien un mauvais coucheur à expédier, mais ça aussi figure parmi ses habitudes (sa profession de portier-sorteur, dans laquelle il excellait).  Il a d'ailleurs longtemps pratiqué les arts martiaux et cela lui permet de mener à bien sa première mission qui consiste à expurger progressivement l'établissement de toute sa racaille. 
Le Gambling Hall change de réputation et certains clients viennent désormais parce qu'ils s'y sentent plus en sécurité. 

Quelques épisodes seront toutefois moins agréables, par exemple lorsqu'ayant démasqué l'un ou l'autre fraudeur et l'avoir fait embarquer par la police, il constatera que les personnages indélicats étaient relachés avant même qu'il ait terminé son service !  Il eut aussi à faire face à un individu armé d'un couteau, à trouver les procédés nouveaux qu'inventaient les fraudeurs pour obtenir des gains immérités ; il établit un système informatique de statistiques qui calculait les probabilités de périodes à risques et dénoua même la ténébreuse affaire d'un faux braquage organisé avec des complices par un employé nouvellement engagé...

C'est dire que cette occupation n'était pas de tout repos, mais il y avait aussi des périodes très calmes, lesquelles lui permettaient de dévorer des quantités énormes de livres, dont il achevait parfois la lecture dans le train. Jour après jour, le futur président du CERPI complétait ses connaissances en matière de paranormal, de surnaturel, d'ufologie, mais aussi d'informatique, de criminologie, de physique (y compris la physique quantique) et puis, un déclic parfaitement inattendu allait se produire.

L'aventure de Belgaria

Alors que rien ne le laissait présager, un collègue de travail lui proposa de profiter de ses connaissances en informatique afin de réaliser le site Internet de son ASBL dédiée au tourisme en Bulgarie.  On était encore à des années lumière du but à atteindre, mais la direction était bonne sans que l'intéressé ne s'en doute le moins du monde !  Ce qui était intéressant de savoir, c'est que l'avènement d'Internet permettait désormais beaucoup de choses dont le fait de pouvoir s'octroyer une vitrine sur le monde...

Notre homme s'attela à la tâche mais buta face à certains obstacles auxquels il n'était pas préparé.  En effet, s'il s'y connaissait en informatique, en revanche la réalisation de sites internet lui était totalement étrangère.  Qu'importe, il passa le nombre de nuits blanches qu'il fallait pour apprendre l'HTML, jusqu'à ce que cela devienne une langue de plus à son actif ! 

Le succès dépendait d'un système de référencement ?  Qu'importe : il allait dévorer toute la documentation à ce sujet. 
Il fallait des illustrations ?  Qu'importe : il allait en obtenir par personnes interposées, scanner des photos, des images glanées ci et là et jouir aussi des services d'une personne d'origine russe mais vivant en Bulgarie : Svetlana Popova.  Totalement inconnue au bataillon, et pour cause !

Disons-le franchement : le premier site ainsi réalisé ne payait pas de mine.  Esthétiquement parlant, il n'avait rien de très attrayant.  Par contre, le contenu textuel était excellent, les illustrations étaient au moins suffisantes, le référencement était irréprochable et de nombreuses améliorations allaient rapidement être apportées. 
Belgaria A.S.B.L. !  Qui deviendrait par la suite "New Belgaria", était né !  Mais quel rapport, direz-vous ?  Un peu de patience !  Cela allait arriver et M. Vanbockestal lui-même n'en savait absolument rien !

L'aventure de Philagodu

Le patron de notre boss (qui, paradoxalement allait devenir à la fois le client de son employé et le président d'honneur du groupement...) avait plusieurs cordes à son arc, ou disons plusieurs activités professionnelles distinctes.  L'une de celles-ci résidait dans la philatélie, en tant que professionnel de très bon niveau.  Et vu le succès du site de Belgaria, M. Jean-Paul Godu, le patron en question, allait proposer à qui vous savez de réaliser le site internet de son occupation philatélique.  Et on ne voit toujours pas le rapport, d'accord !  Mais attendez !  Le chemin est tellement tortueux !
Cependant, après les turpitudes des noms exotiques de Bulgarie, l'encodage HTML des signes accentués, les impératifs du référencement (pour les moteurs de recherches de l'époque !), s'attaquer à un site professionnel sur la philatélie n'avait rien d'un sinécure !  Et un autre problème allait se présenter : les affaires du Gambling Hall périclitaient et il devenait inévitable de mettre la clé sous le paillasson.  Si bien que M. Vanbockestal se retrouva licencié (aux grands regrets sincères de son employeur qui s'y trouvait contraint et forcé), en préavis, pour plusieurs mois en raison de son ancienneté.  Et là où la nouvelle aurait été vécue comme une petite catastrophe par la plupart des gens se trouvant dans cette situation, cela devint une formidable opportunité pour le futur président du CERPI !

Voilà qui allait tout changer !

En effet, pendant toute cette période, notre homme fut totalement libre de ses mouvements dans une salle qui lui était entièrement consacrée et avec toutes les facilités voulues.  M. Godu lui permettait non seulement d'utiliser tout son appareillage informatique, pas piqué des vers et haut de gamme (en Macintosh, s'il vous plaît !) mais lui fournissait de même toute la documentation indispensable, que l'intéressé s'empressa de potasser, fidèle à ses habitudes de bourreau du travail.  C'était tout simplement une situation excellente pour parfaire ses connaissances en géographie, en histoire, en politique, en philatélie, en thématiques, en fonctionnalités informatiques, en référencement-web, mais également pour parcourir le Web et constituer des montagnes d'informations sur quantités de sujets différents, si bien que le site de Philagodu.be vit le jour, à la grande satisfaction de son nouveau propriétaire. 
Oui.  Et alors ?

Une succession d'idées géniales !

Et alors ?  Eh bien, comme M. Vanbockestal était désormais à la recherche d'un emploi et que la réalisation de sites internet lui souriait, il eut l'idée de se lancer comme indépendant complémentaire dans cette fonction.  Quelle que serait la suite, cela ne pouvait être que positif, du moins dans l'immédiat, pour faire bouillir la marmite. 

Mais une (bonne) idée ne venant jamais seule, il en eut une deuxième : celle de composer un réseau de sites reliés en webringing qui assureraient dès lors leur propre auto-référencement !  L'idée était effectivement géniale, même si ce n'était pas réellement une nouveauté, et elle allait d'ailleurs abondamment être copiée par la suite jusqu'à devenir un standard mondial, mais elle présentait toutefois un petit hic : c'est qu'il fallait évidemment disposer de plusieurs sites. 
Or, deux, cela faisait un peu court ! 
Qu'importe, la suite coulait de source : tout d'abord M. Vanbockestal réalisa son propre site personnel, histoire de présenter son activité professionnelle et ce fut l'éclosion de Belgasites, qu'il dédoubla avec un complément nommé tout simplement "Belgasite" et c'est alors que l'idée principale lui vint ! A cela venaient tout naturellement s'ajouter Belgaria et Philagodu. Cela faisait déjà quatre.  D'autres viendraient encore s'y ajouter, il n'en doutait pas un instant !

Et puis...

image002Pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour tenter de faire revivre le GESO d'antan, déjà au moins sous la forme d'un site internet qui aurait au moins l'avantage de se présenter au monde entier ?  Aussitôt dit aussitôt fait et le GESO retrouva au moins une réalité virtuelle, dont l'expression était clairement orientée scepticisme et mouchetée d'un humour qui rappelait la joyeuse ambiance d'alors !

Un vif succès !

Le moins que l'on puisse dire est que l'opération fut couronnée de succès, un succès des plus retentissants puisque le collègue de notre futur boss n'eut qu'à se féliciter de ses services pour la réalisation du site de Belgaria (qui demeura par la suite le plus fidèle partenaire du CERPI, avec une certaine Svetlana Popova comme présidente d'Honneur pour les pays de l'Est et qui vallut à M. Vanbockestal d'être reçu à l'Ambassade de Bulgarie à Bruxelles par son excellence en personne, lequel ne se priva pas de le féliciter à son tour et de lui remettre un cadeau !), que le site de Philagodu.be prit son envol et fit rager ses petits camarades en montant comme un fou en haut des hits-parades philatéliques (Philagodu devint l'un des alliés les plus sûrs du CERPI avec, comme par hasard, à sa tête, un certain Jean-Paul Godu qui s'avérait être l'un des premiers fondateurs de la... SOBEPS !), quant au GESO - d'abord virtuel - il explosa littéralement, la formule centrée à la fois sur le scepticisme avec ouverture d'esprit et l'humour marchant à fond la caisse (et permit d'ailleurs de retrouver certains anciens du premier GESO, celui de 1979 !)

Cerise sur le gâteau, Belgasites marchait également très fort, au même titre que son quasi-homonyme et M. Vanbockestal pouvait donc assurer ses nouvelles fonctions de webmaster (d'où le libellé de l'adresse mail), mais en plus ce dernier recevait-il presque simultanément deux propositions d'emploi qui allaient assurer son avenir.  M. Vanbockestal ne le savait pas encore, mais il venait de relancer le GESO, lequel n'allait pas en rester là mais dépasser largement toutes ses espérances les plus folles et pallier en même temps à un revirement concernant la fonction de détective privé.

Quid du détective privé ?

M. Vanbockestal ne poursuivit pas ses activités de détective privé malgré qu'il démêla pas mal d'affaires, parfois banales, parfois dignes de Sherlock Holmes et il ne profita guère de ses études en criminologie qui lui auraient pourtant peut-être offert de plus prestigieuses perspectives.  Mais si tel avait été le cas, le CERPI n'aurait probablement jamais vu le jour non plus !

La première cause en fut la loi Tobback qui modifiait considérablement l'accès et l'exercice de toutes les professions en rapport avec la sécurité.  En soi, cela ne représentait guère de problème, sauf que cela obligeait notre homme a repasser un examen déjà réussi haut la main, à consentir à des dépenses d'autant plus râlantes qu'elles avaient déjà été consenties auparavant et puis surtout cela impliquait d'exercer cette profession à titre principal.
Si M. Vanbockestal avait encore été célibataire à ce moment, il y aurait eu fort à parier qu'il aurait choisi cete voie.  Mais il venait de fonder un foyer et une progéniture allait bientôt se profiler à l'horizon.  Ce n'était donc plus le moment de prendre des risques inconsidérés. 

Il avait également déménagé pour atterrir à Soignies, une ville bien moins importante que la capitale, on s'en doute.  C'était surtout une ville qu'il connaissait encore peu, beaucoup moins peuplée et donc potentiellement moins rentable, une ville "de campagne" où tout le monde connaît tout le monde et ne se prête donc guère à l'anonymat et la discrétion requises, bref : ne convenant que très peu.  Et puis, pourquoi jouer la proie pour l'ombre alors qu'il pouvait emprunter le chemin d'une profession nouvelle, peut-être moins prestigieuse mais offrant toutes les garanties de stabilité ?  Il choisit donc cette option, mais cela n'alla pas non plus sans un détour par une "prédiction médiumnique" (ou apparentée) dans le cadre de la première proposition d'emploi qu'il avait honorée après son préavis...  Voyez plutôt :

C'est ainsi que M. Vanbockestal devint... chauffeur de bus !  Assez étonnant pour un passionné de tramways !  Rien à voir avec la criminologie.  Le temps des enquêtes à la Sherlock Holmes était apparemment révolu...  Notre homme n'en savait rien, du moins sur le plan judiciaire.
Mais dans un premier temps, il jugea judicieux de mettre ses connaissances en technique d'enquêtes au profit du groupe de recherches sur l'inexpliqué.  Et cela s'avéra payant, ô combien !

Suite du dossier (bientôt)