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Tanks in town 2013 - le CERPI y était !

053Chaque année, la belle ville de Mons connaît une manifestation très en vue.  Il s'agit de l'entrée dans la ville de véhicules militaires commémorant la libération de Mons par les foces alliées le 2 septembre 1944.  Ce jour-là, en effet, le 83è bataillon de reconnaissance de la 3è division blindée US se livrait à plusieurs combats dans les faubourgs de Mons contre les forces allemandes qui défendaient encore la ville, puis le Major Tucker atteignait victorieux la grand place, défilant avec les siens face à une population en liesse.

Passionné de la "WW2", M. Vanbockestal, Président du CERPI, était présent ce dimanche 1 septembre 2013 avec trois membres de son organisme afin d'assister à cette "fête".  Nous vous proposons ici un diaporama de 129 images de cette prestation.

Cependant, bien des personnes se sont interrogées quant à cette présence, n'y voyant aucun rapport avec les objectifs du groupement.  C'est la raison pour laquelle nous avons interrogé l'interessé:

M. Vanbockestal, vous avouez être un passionné de la seconde guerre mondiale.  Afin que certains ne se méprennent point sur le sujet, pouvez-vous nous expliquer cet intérêt ?

Certainement, il n'y a pas de secret !  Tout simplement, je suis né en 1958, soit 13 ans après la fin de cette guerre et, quand j'étais gamin, il en était encore beaucoup question lors des conversations de mes parents, le soir au coin du feu.  A cette époque, tout le monde était encore loin de disposer de la télévision (en noir et blanc) dans ses foyers et bien des soirées étaient donc occupées au moyen de "veillées" au cours desquelles on jouait à des jeux de société ou bien où l'on évoquait des sujets divers.  En l'occurrence, ceux-ci tournaient souvent autour des faits marquants de la guerre 40-45 car mes parents et, plus encore, ma grand-mère chez qui nous résidions à l'époque, l'avaient vécue aux premières loges.  La maison avait même été réquisitionnée pour en faire la Kommandantür, c'est dire que l'occupant allemand, ils avaient connu !  Ma mère m'a ainsi raconté que lors de l'arrivée des Alliés, elle avait parcouru une rue de la ville en devant enjamber les cadavres de soldats qui jonchaient le sol.  Vous imaginez le spectacle !  Quant à mon père, il avait lui aussi connu les bruits de bottes, les privations, la peur des bombardements, les abris de fortune, la résistance... Ces narrations, très parlantes, marquent un enfant et ne peuvent manquer de l'imprégner.

001Ce n'est donc pas dans un sombre but de nostalgie du nazisme ?

Qu'allez-vous donc imaginer là ?  Il n'y a jamais, au grand jamais eu - dans la famille - le moindre collabo !  Enfant, j'ai habité une ville (Lessines) où subsistaient très bien les balafres d'une guerre atroce.  Il y avait encore les traces d'impacts de balles de mitrailleuse sur la façade d'une habitation près du pont de bois (elle a été abattue depuis...).  Un peu plus loin, il y a une stèle en mémoire de deux anglais morts au combat.  Quand nous allions à la mer, on voyait encore des bunkers un peu partout le long de la plage.  Mes parents n'ont certes pas conservé un souvenir impérissable de l'occupation allemande et ont fêté la libération dans la joie que l'on imagine, mais sans perdre le souvenir de leurs proches qui ont été victimes des exactions de l'envahisseur, par exemple pour avoir été déportés en camps de concentration ou de travail forcé.  Votre question a donc quelque chose d'insultant !

Et quel est le rapport avec les activités du CERPI ?

Au départ, il n'y en a aucun.  Mais, voyez-vous, au cours de veillées dont je vous ai parlé, il était aussi beaucoup question de revenants, de fantômes et d'autres créatures étranges, prétendument en provenance de l'au-delà.  Ce serait un gros raccourci que de prétendre que mon intérêt pour le mystère provient de là.  En même temps, il n'y est pas étranger non plus.  En fait, ce n'est que beaucoup plus tard que je me suis aperçu que certains évoquaient des armes secrètes nazies qui ressemblaient furieusement à des "soucoupes volantes".  j'ai aussi vu que Hitler et son entourage, le nazisme lui-même, étaient étroitement liés à l'ésotérisme.  Il m'a donc tout naturellement été facile d'allier les deux sujets dans mes centres d'intérêt.

D'accord, mais quel était le rapport avec la commémoration du jour ?

D'abord, il s'agit d'un événement auquel j'essaie d'assister chaque année.  En 2012, il n'a pas eu lieu car il y a eu un problème de réglementation au sujet du passage des blindés, en raison de leurs chenilles métalliques.  Cette année, cela a été résolu notamment au moyen de bandages en caoutchouc.  En fait, j'y viens donc pour rendre hommage à nos libérateurs, pour le plaisir de voir défiler ces engins célébrissimes, tels que la Willys, pour le souvenir et l'ambiance.  J'ai d'ailleurs des amis et des collègues qui y participent activement.

Ensuite, c'est aussi dans l'espoir - très utopique -  de trouver quelqu'un dont l'ancêtre aurait pu faire état d'un témoignage particulier en rapport avec les fameuses armes secrètes.  Mais chaque année qui passe rend les choses plus improbables...

Auriez-vous malgré tout déjà découvert quelque chose ?

Hé non, hélas !  Ou plutôt si, pas pour la seconde guerre mais bien pour la première.  J'ai en effet "découvert" (et rencontré) David Cockney, auteur des "Ailes de l'espoir", un livre traitant de la fameuse affaire des archers fantômes de Mons.  C'est une autre époque, bien sûr.  Cela n'en est pas moins étrange (et intéressant) pour autant.  Vous savez, c'est bien souvent en furetant un peu partout, comme ça, que l'on trouve des choses intéressantes, même indirectement.  Qui cherche trouve !

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