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La chamane blanche

Présentation de l'éditeur

chamane- L'initiation d'une psychiatre à la médecine traditionnelle des âmes -

Quand la jeune psychiatre russe Olga Kharitidi part brusquement pour la Sibérie, dans les montagnes de l'Altaï, elle ne se doute pas que ses conceptions de la réalité, de la science et de l'esprit vont être bouleversées.  Des villages couverts de glace au coeur des forêts, Olga, guidée et initiée par la chamane Oumaï, découvrira la source universelle des traditions mystiques.

Hantée par la présence du mystérieux royaume de Shambala, elle exhume les secrets de la guérison mentale et trouve la nature véritable de l'âme humaine.

La réussite sans précédent de ce récit superbement écrit tient au combat incessant mené par une femme brillante, de tradition scientifique, contre la puissance et l'efficacité du chamanisme.  confrontée à des expériences intérieures de plus en plus profondes, elle finira par s'y abandonner au point d'intégrer cette magie à l'exercice quotidien de son métier.  Un livre où modernité et sagesse se conjuguent de manière éblouissante.

Olga Kharitidi vit aux Etats-Unis où elle continue sa pratique visant à intégrer chamanisme et psychiatrie.  Son livre, traduit dans le monde entier, est déjà un succès qui égale ceux de Carlos Castaneda.


Je peux vous avouer en toute franchise que je suis loin d'être un spécialiste en chamanisme.  Je ne suis certainement pas chaman et n'y connais pas grand chose.  Je peux seulement raconter une histoire récente (fin 2011) que j'ai vécue et qui est en rapport direct avec ce domaine et me paraît assez révélateur, sinon indicatif, à défaut d'être pleinement probant.

Pour des raisons d'enquêtes, de respect de la confidentialité, je me ferai évasif quant aux lieux et aux noms de personnes mais il se fait que l'une des enquêtes du CERPI, basées comme il se doit sur une approche scientifique, s'était soldée par un semi-échec.  A savoir que, outre quelques soupçons de supercherie ou d'affabulation, nous avions pu mettre en évidence certains points médicaux qui semblaient de nature à pouvoir expliquer les phénomènes qui survenaient chez ces gens, du moins en partie.  Mais d'une part nos avancées au niveau médical n'ont pas été corroborées par les spécialistes, d'autre part les phénomènes ont subsisté.

Comme je ne voulais pas laisser ces gens, qui étaient en souffrance, dans cette situation peu enviable (il y avait réellement des atteintes physiques) j'ai décidé de faire appel à une connaissance, laquelle aurait peut-être pu apporter quelque chose par des moyens non-conventionnels, voire non-rationnels.  Mais, bien sûr, étant donné que l'opération - si opération il y avait - n'avait rien de scientifique, il avait été convenu que les choses se dérouleraient en dehors de l'égide du CERPI.  Autrement dit, l'intervention se ferait  par cette personne, que je ne citerai pas, mais en son nom propre et non en celui du groupement.  Il s'agit donc bien de deux choses différentes.  Ce qui ne m'empêchait pas d'être présent, ni que la totalité de l'intervention reste totalement bénévole, comme le veulent nos habitudes.

Pour être plus clairs encore, je dirais que j'avais fait appel à une chamane à laquelle j'avais déjà touché un mot de l'affaire.  Ne nous le cachons pas, cette affaire était pour le moins compliquée, difficile, voire délicate.  Pour autant que l'on puisse attribuer aux phénomènes qui sévissaient chez les requérants (phénomènes auxquels nous n'avons jamais assisté en direct mais pour lesquels il existe de nombreux éléments de "preuves") un caractère "surnaturel" ou "paranormal", ceux-ci semblaient plutôt sévères.  Non seulement étaient-ils sévères, mais en plus étaient-ils répétitifs et connus de longue date.  Il y a plus de vingt ans de cela, le professeur Dierkens s'était déjà penché sur l'affaire et avait apporté des éléments de réponse.  Mais à l'époque, les intéressés n'habitaient pas la même ville, ni donc la même maison et les phénomènes étaient quelque peu différents.  Au cours du temps, il y a eu une évolution et l'on ne voyait pas très bien comment on aurait pu venir à bout de la problématique, pas plus le CERPI que qui que ce soit d'autre d'ailleurs.

J'ai assisté donc à l'intervention de la chamane, dubitatif, méfiant, mais neutre, en simple spectateur qui se dit "sait-on jamais?"

Bien sûr, il y a eu des herbes brûlées, des chants de style indien, des roulements de tambours et autres artifices que l'on pourrait qualifier de "folkloriques" et qui, à défaut d'être efficaces, se montraient certainement spectaculaires.  Pour tout dire, une équipe de télévision française avait même projeté de réaliser un reportage sur cette intervention mais s'est rétractée à la dernière minute.  Peut-être parce que je me suis montré très prudent, extrêmement rationnel et que j'ai insisté pour mettre les points sur les "i" de manière à éviter toute confusion.  A partir du moment où la chaîne a compris qu'il n'y avait décidément pas (plus?) moyen de me piéger, comme certains ne se sont pas privés de le faire honteusement, sans doute ont-ils abandonné leur projet de me rouler dans la farine.  Peut-être me fais-je des illusions, toujours est-il que c'était raté, en admettant que ce que je présumais était exact.

Il est peut-être très dommage que certains journaleux n'aient pas assisté à la scène comme il m'en a été donné de pouvoir le faire.  Ils auraient eu beau jeu de rire dans leurs barbes, de crier à la supercherie et au charlatanisme et de déblatérer une fois de plus, à tort et à travers.  Toujours est-il que deux mois plus tard, alors que les faits étaient sinon quotidiens du moins très fréquents et - je l'ai dit - répétitifs, je me suis renseigné auprès des intéressés et la constatation est là, au moins provisoire: plus rien ne se passe!  Les phénomènes ont cessé, ces gens dorment à présent en paix.  Qui plus est, ils se sont mariés!

Il reste naturellement à voir si, à l'avenir, les choses resteront en l'état.  Entendez par là qu'il n'y ait pas de récidive.  Il reste possible que l'opération n'ait eu qu'un effet placebo et que, à long terme, les phénomènes reviennent.  Dans ce cas, pourrait-on encore parler de réelle réussite?

Toujours est-il que l'on remarque plusieurs points intéressants dans cette affaire.  Ainsi, il est incontestable que la décoration intérieure du logement des intéressés présentait de nombreux objets à tendance chamanique.  Cela saute aux yeux et nous l'avions bien sûr remarqué.  Mais nous ne pouvions évidemment en tirer aucune conclusion sur un plan strictement scientifique.  Pour la science, la présence de bibelots à l'effigie de loups ou de chouettes, d'aigles ou d'autres animaux n'est absolument pas susceptible de pouvoir provoquer les phénomènes dont les personnes se plaignaient et nous suivons cette idée qui paraît claire comme de l'eau de roche.

Lorsque l'officiante a visité la maison, comme nous l'avons fait, elle a remarqué les mêmes points que nous mais aussi énoncé d'autres points qui restent tout à fait plausibles.  A aucun moment, je n'ai pu relever quoi que soit dans les affirmations de la chamane qui ne soit pas compatible ou admissible par les milieux scientifiques.  Dans l'optique scientifique, le rituel pratiqué est essentiellement du "tralala", du "n'importe quoi", un peu comme la danse de la pluie par le grand sorcier indien.  On ne peut pas non plus nier le pouvoir de certaines pierres au risque de passer pour des ignorants qui ne connaîtraient pas la montre à quartz, pour ne citer que cet exemple.  De mon côté, je ne pouvais donc pas mettre le doigt sur un point qui relève de la plus pure invention burlesque, si ce n'est qu'il est question d'esprits et que, une fois encore, l'opération se situe à des années lumière de toute connotation scientifique.

Mais, pour le moment au moins, force est de constater que... ça marche !

Et la pierre se trouverait plutôt du côté des détracteurs du chamanisme, avec ou sans quartz!

En tous cas, jusqu'à preuve du contraire.  Et s'il devait y avoir du nouveau dans cette affaire, que les phénomènes devaient se reproduire, nous ne manquerions pas non plus de le signaler et de revenir, le cas échéant, sur nos propos.  Parce que le CERPI est composé de personnes honnêtes et sincères, qui peuvent faire des erreurs comme tout le monde.  A la différence près que, nous, nous pouvons le reconnaître.  C'est loin d'être le cas pour tout le monde!

M. Vanbockestal