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Les prétendues armes secrètes nazies

Le présent article s'accompagne d'un travail de compilation de 582 pages (accessible à nos membres) traitant directement ou indirectement du sujet ci-dessous.  On y trouvera une abondante documentation sur la seconde guerre mondiale, truffée de références, de liens, d'images, etc. qui constituera à tout le moins un outil très complet à l'usage de nos enquêteurs désireux d'approfondir le sujet ou leurs connaissances à propos de la WW2.  On y trouvera également de nombreuses données sur des sujets connexes tels que l'Hyperborée et les Hyperboréens, l'Atlantide, les reptiliens, les services secrets, l'espionnage, les grandes opérations, les personnages fameux (ou suspects) etc.  Rejoindre le document.


Étude sur les prétendues soucoupes volantes nazies

 

armes-secretes-IIIReich-ptAvouer son vif intérêt pour l’étude de la seconde guerre mondiale présente, presque immanquablement, un risque conséquent pour qui se trouve à la tête d’une association d’étude des phénomènes inexpliqués.  L’occasion est belle, pour toute la faune des détracteurs et de sceptiques bornés, de cataloguer l’auteur comme relevant d’une quelconque mouvance néonazie, un sombre individu qui cacherait à grand peine son attirance pour une idéologie nauséabonde, un esprit aussi peu fréquentable et aussi peu fiable que l’un des dirigeants ou des disciples du IIIè Reich.

Je me vois donc obligé de tuer dans l’œuf une telle perspective et de m’inscrire en faux face à toute accusation ou allusion qui irait en ce sens.  Je n’ai résolument aucune sympathie pour ce que furent Hitler et toute sa clique, je ne suis ni antisémite, ni négationniste, ni révisionniste, ni d’extrême droite (le CERPI ne fait d’ailleurs aucunement dans la politique) encore moins néo-nazi, et mon seul but réside dans la recherche de la vérité.

Si vous désirez tout savoir à propos de ma passion pour la WW2 (World War 2 – seconde guerre mondiale), il est très facile de vous en exposer l’origine. 

Né en 1958, soit à treize ans seulement de la fin du grand conflit mondial, j’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans un contexte où ce dernier était encore très présent dans les discussions quotidiennes, auprès de parents et de grands-parents qui l’avaient vécu, supporté, subi et souffert.  Ils ont connu la peur des bombardements et des envahisseurs, celle de la mort, les affres des privations et les menaces constantes.  Ils ont connu les heures sombres de l’occupation, les bruits de bottes des patrouilles, les exécutions, les ordres que l’on glapit, les cadavres qui jonchent le sol et aussi les proches qui manquent à l’appel.  A tout jamais.  Toutes ces horreurs, ils ne pouvaient s’empêcher d’en reparler – que je sois présent ou pas – un peu comme pour exorciser un bien trop mauvais souvenir.  Le souvenir de choses qui n’évoquent qu’une conclusion laconique : plus jamais ça !

Mein-kampf-ptDegrelle-m-a-dit-ptMais un jeune garçon qui suit la tradition de son âge, ne rêve que de plaies et de bosses.  Il est inconscient de la triste réalité et redemande de ces narrations, si parlantes, si vraies (et pour cause !) qui font mieux que la meilleure prestation hollywoodienne.  Cela devient un fait marquant de sa jeunesse.  D’autant que, pour quelques années encore, les magasins de jouets proposeraient encore leurs figurines de soldats alliés, leurs chars et leurs jeeps, américaines ou allemandes, avant qu’ils ne soient remplacés par des schtroumpfs, des Goldoraks et autres Albators.

Toutefois, s’il n’y avait eu « que » cela (mais n’était-ce pas déjà bien assez ?), il est vraisemblable que tout ce fatras de connaissances disparates aurait disparu de mes préoccupations, comme une brume aux relents infects.  Mais la ville où nous habitions portait encore les balafres et les plaies béantes des combats de jadis.  Des façades de la rue principale présentaient toujours, et pour longtemps, les impacts de mitrailleuses.  Il était impossible de les ignorer.  Même lors de vacances à la mer, le littoral belge était encore hanté de la présence nazie sous la forme de bunkers éventrés, vestiges du Mur de l’Atlantique, qui allaient mettre du temps à quitter le paysage.  Lors de promenades dans notre campagne, nous ne pouvions pas davantage éviter le passage près de stèles commémorant le sacrifice de soldats anglais.  Toujours, la guerre 39-45 revenait comme un leitmotiv.

debarquement-en-Provence-ptlapartdelautrePourtant, là aussi le temps aurait pu faire son œuvre.  Mais il n’en eut pas… le temps !  Alors que se formait mon caractère de jeune homme et que d’autres centres d’intérêts voyaient le jour en moi, notamment les phénomènes mystérieux, il y eut une croisée des chemins : textes et reportages télévisés évoquaient l’étonnante attirance de dirigeants allemands pour l’occultisme, le flou qui régnait sur la disparition du führer, l’existence d’armes secrètes qui auraient bien pu changer le cours de la guerre.  Parmi celles-ci, des espèces de « soucoupes volantes ».  Or, en 1969, l’Homme faisait ses premiers pas sur la lune et l’on devait en grande partie ce prodige au travail d’un certain Von Braun, le même que celui qui avait fait voler les V1 et les V2…

Encore plus tard, avec l’arrivée d’Internet, une multitude de sites Web firent leur apparition, qui décrivaient avec force détails, images et plans, théories et explications historiques, ce qui avait été le fruit des recherches nazies ou  ce qui aurait pu l’être, ce qui était peut-être resté au stade du prototype ou ce qui avait peut-être réellement volé… En parallèle à ces hypothèses, on trouvait aussi les propos d’un certain Adamski dont le vaisseau spatial faisait furieusement penser à cet engin fantastique nommé Haunebu.  Quant au visiteur du personnage, il ressemblait étrangement à un aryen, le représentant classique sous l'oeil de l’Ahnenerbe.

Beevor-seconde-guerre-mondiale-ptCarnetssecretPattonEn considérant la richesse thématique de cette guerre, affreuse et génocidaire mais aussi importantissime dans son impact historique, culturel, militaire, politique, humain, économique, etc. on ne peut que découvrir le vaste domaine des interactions et dépendances de ses origines et de ses implications dans une multitude de faits ou de lubies en rapport avec le surnaturel (le pouvoir occulte d’entités ancestrales relatives au Tibet, la théosophie, celui d’éléments légendaires et sacrés tels que la coupe du Graal, la sainte lance, l’arche de l’Alliance…), le paranormal (coïncidences et synchronicités, pouvoirs secrets de l’Homme, facultés extrasensorielles…), ou l’ufologie (vimânas, archéo-ufologie, soucoupes volantes…), un territoire inépuisable, où l’intérêt peut-être utopique le dispute à l’horreur la plus concrète.  

Invasion-debarquement-ptJoukov-ptLe problème des armes secrètes nazies n'en est plus un.  Il y a belle lurette que les principales sont connues dans le détail.  Elles présentent néanmoins un intérêt historique et technologique certain.  Mais c'est plus précisément celui de ses prétendues "soucoupes volantes" qui m'a occupé des années durant.

Pour d'aucuns, parfois ufologues chevronnés, il ne s'agissait que d'une perte de temps, une chimère propagée à grands renforts de sites Web en veux-tu en voilà, issus probablement de nostalgiques ou d'individus relevant d'idéologies indéfendables.  

Pour moi, les choses étaient on ne peut plus claires : il me fallait savoir, point à la ligne.

Étudier la seconde guerre mondiale, en plus des connaissances acquises sur les bancs de l’école, ne serait jamais une perte de temps eu égard au devoir de mémoire qui devrait garder une place importante pour chacun de nous. 

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Il me semblait primordial de comprendre comment une telle apocalypse avait pu avoir lieu, comment un peuple aussi civilisé et développé que le peuple allemand avait pu se laisser aller à de telles atrocités et aussi comment ce dernier avait bien failli trouver les moyens de se rendre maître du monde.  Dans cette optique, son « exploit » semblait lui aussi relever du fantastique dans le plus mauvais sens du terme et ce n’en était que d’autant plus suspect.

Le sujet des soucoupes volantes nazies était-il stupide, impossible, ridicule ?  Cela reste à voir : l’opération Paperclip a largement démontré que les nazis disposaient d’un énorme réservoir d’éminences grises, un potentiel incroyable que les grandes puissances n’ont d’ailleurs pas hésité à récupérer pour leur propre développement technologique, militaire et scientifique. 

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Ils disposaient d’ailleurs également des ressources naturelles des pays conquis et, forcément, d’une main d’œuvre gratuite démesurée qui venait compléter la puissance phénoménale du complexe militaro-industriel allemand. 

On peut d’ailleurs frémir devant le fait que ce même peuple allemand aurait bien failli disposer de la bombe atomique avant les américains. (Ce point est toutefois notamment contesté par Albert Speer, l’architecte d’Hitler et Ministre de l’Armement, lequel explique dans ses mémoires que l’intérêt pour LA bombe n’avait été qu’assez relatif, Hitler s’omnubilant sur les armes de représailles telles que les fusées volantes, V1, V2, etc.) 

Il conviendrait donc de se montrer très prudent et de ne pas prétendre trop vite que la réalisation d’engins du type dont il est ici question était inaccessible aux forces de l’Axe. 

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Mais est-ce que cette éventualité a été menée à bien et si oui dans quelle mesure ?

Est-ce que ces armes secrètes ou armes merveilleuses (Wunderwaffen) ont pu voir le jour sous la seule forme de prototypes sans lendemain ou  faire l’objet d’une modeste exploitation immédiatement réquisitionnée par les forces alliées et tenues à l’écart de la connaissance de Monsieur-tout-le-monde ? 

Est-ce que l’éventuelle production de soucoupes volantes nazies représenterait l’une des facettes de l’histoire de l’ufologie puisque, après tout, l’étude des OVNI date, arbitrairement du moins, de l’immédiat après-guerre (1947, observation de Kenneth Arnold, crash de Roswell…) ? (On peut situer, sur un certain point de vue, l'étude des OVNI à cette date, mais les observations sont bien antérieures).

Tenter de répondre à ces questions, ainsi qu’aux questions connexes était une entreprise d’envergure qui ne pouvait s’inscrire parmi les enquêtes « classiques » du CERPI.  Si cette investigation s’annonçait trop chronophage, elle aurait risqué de nuire à ses consœurs, aussi fallait-il qu’elle s’opère en marge.  Il n’a jamais été question de procéder autrement.  Elle s’est d’ailleurs effectuée au cours de plusieurs décennies, à des rythmes et des époques différentes, sans jamais nuire au bon déroulement des autres opérations.

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Pour la mener à bien, la lecture d’une quantité impressionnante de documents et de livres a été nécessaire.  Certains parmi ces derniers, auraient d’ailleurs pu raviver la question de la récupération par les ufo-sceptiques.  Il en va ainsi de Mein Kampf, dont l’auteur est Hitler lui-même (assisté de Rudolph Hess).  Ce livre, mal écrit et parsemé de redites, ne nous apprendra d’ailleurs rien sur le sujet qui nous préoccupe ici, mais il s’avérait utile dans un contexte plus général, afin de comprendre les motivations du dictateur démoniaque qui a plongé le monde dans le chaos et la destruction.   

Il était en effet utile de prendre les choses par le début.  En effet, si l’on se base sur la multitude de sites Web qui prétendent que l’Allemagne nazie aurait pu développer des engins discoïdaux aux performances très semblables à nos traditionnelles « soucoupes volantes », la recherche en la matière datait de bien avant la guerre de 39-45 et l’on pouvait trouver ses prémices en 1935, voire même en 1929.  Quelques indices nous indiquent que cette hypothèse pouvait être moins saugrenue qu’il y paraît. Il faut notamment lire à ce sujet l’histoire du Zeppelin, avec ses creux de la vague et ses renaissances ; la structure même de ces engins et le rapprochement que l’on peut faire avec certains modèles de vaisseaux-mères ou de type Andromeda.

Pour y voir plus clair à ce sujet, il faut se rappeler des péripéties vécues par Zeppelin jusqu’à l’incendie de l’Hindenburg, l’utilisation de structures métalliques rigides mais aussi les performances et les oppositions subies.  En effet, le traité de Versailles constituait un frein important à tout développement militaire allemand, ce dernier se voulant synonyme de gigantisme.  Par ailleurs, les nazis s’opposaient fortement au développement de ce dirigeable qui ne présentait aucune utilité militaire évidente et préféraient donner priorité à l’avion.

Bxl-sous-l-occupation0001chasseurs-de-nazis0001Pourtant, jusqu’à l’entrée en guerre, Zeppelin s’accrocha à ses projets et y travailla plus que probablement de manière occulte en suivant des plans parallèles avec des instances poursuivant d’autres objectifs (lesquels devaient pourtant se rejoindre ultérieurement, dans une certaine mesure).  Il faut ici comprendre que les foudres du traité de Versailles (qualifié de diktat de Versailles par les Allemands) furent largement contournées en ce qui concerne la plupart du matériel lourd (dont les blindés) via des camps spéciaux implantés en Union Soviétique, avec l’accord de Staline (sous le pacte germano-soviétique de non agression).  Le matériel léger et de dimensions modestes n’avait guère besoin de cette délocalisation puisqu’il passait facilement inaperçu. Qui a étudié les procédés de réarmement de l’armée allemande sait pertinemment bien que de simples astuces terminologiques ont à elles seules permis de contourner le traité de Versailles (le terme de tracteur étant utilisé par exemple pour désigner les chars). 

maitresdufeuToutefois, avec l’opposition nazie face au Zeppelin, la société ne pouvait se permettre de laisser faire une destruction ou un sabotage systématique et se devait soit de mettre ses engins à l’abri soit de livrer des versions militairement abouties.  Une solution consistait donc à transporter des éventuels prototypes, sans aucun rapport avec les dirigeables, dans les camps soviétiques et au moyen de ces mêmes dirigeables.  Dans ce cas, cela laisserait supposer deux choses : la première serait que les engins en cours de fabrication n’étaient aucunement au point (ce qui rejoint l’impression générale laissée par la majorité des armes secrètes fabriquées par l’Allemagne nazie dans sa course aux Wunderwaffen), la seconde serait que le développement et l’exploitation éventuelle des prototypes se serait effectuée chez les soviétiques.  Dans ce dernier cas, dès l’opération Barbarossa, on peut légitimement supposer que les soviétiques auraient eu la main mise sur ces projets et l’on connaît le secret dont ils auraient pu faire l’objet par la suite.  A cela, on peut opposer la politique de la terre brûlée opérée par les nazis afin d'éviter toute récupération.  Mais jusqu'à quel point a-t-elle été efficace ?

14ans-enfer-nazi0001Un autre volet de la question réside dans le développement de dirigeables évolués, présentés lors de la vague d’OVNI sur la Belgique par un certain Michel Kuzmek comme responsables de cet événement ufologique ô combien étrange et médiatisé.  Pour rappel signalons que cette vague d’OVNI survint de manière presque simultanée avec la chute du mur de Berlin et que les engins, majoritairement triangulaires (mais présentant donc ipso facto d’autres formes aussi) se réalisa à partir de la frontière germano-belge vers l’intérieur du pays pour s’arrêter, presque miraculeusement et en tous cas non moins étrangement aux limites de la francophonie et de la zone néerlandophone.  L’invention de Kuzmek, dûment brevetée, fut proposée à l’armée belge mais celle-ci refusa face aux prix demandé, jugé trop élevé et aucun crédit ne fut accordé aux dires de l’inventeur quant à sa participation dans la vague belge, la SOBEPS considérant cette hypothèse comme irrecevable car irréalisable (le nombre d’observations, entre autres, aurait obligé  de recourir à un nombre important de ces dirigeables et entraîné de nombreux problèmes, apparemment insolubles, de logistique et de coût.  Cela semblait coller assez mal aux observations et à leur déroulement chronologique.  Quant à moi, je prétends qu’à la condition d’envisager la collaboration de plusieurs vedettes du show-business bien connues en Belgique, avec leurs ressources financières et humaines, vedettes dont la biographie permet de tracer de nombreux traits d’union avec l’ufologie, la chose aurait pu être réalisable et expliquer au moins partiellement la VOB (Vague d’OVNI sur la Belgique).  Précisons, à ce sujet, qu’il existe un lien de parenté direct entre Kuzmek et l’une de ces vedettes au charisme évident, ce qui ne rend mon hypothèse que d’autant plus crédible).

Cependant, ce point – que j’ai volontairement cité uniquement en guise d’indice – ne représente que bien peu de choses dans le cadre de la problématique qui nos intéresse.

13jours0001l-ordre-noir0001Que nous renseigne l’étude de la seconde guerre mondiale par rapport à ce qui nous préoccupe donc ?  Tout d’abord, il convient de se rendre compte de l’ascension fulgurante d’Hitler, non seulement au point de vue politique mais également quant à son influence sur l’Allemagne.  Arriviste hyper-déterminé et fanatique exacerbé, Hitler arrive au pouvoir en jouant plus que des coudes : il bénéficie d’un contexte extrêmement favorable à ses ambitions démesurées et est bientôt suivi par un peuple qui place tout son espoir en lui (et comment en irait-il autrement dans les conditions d’alors ?), en outre il écarte (et c’est un euphémisme !) toute opposition par la force et la terreur.  Parallèlement, il s’arrange pour devenir la clé de voûte de tout un système dans lequel c’est lui qui commande tout, parfois d’ailleurs en dépit de tout bon sens, ce qui précipitera la fin du troisième Reich.  Mais dans un premier temps il s’évertue également à profiter du laxisme ambiant qui régnait chez ses opposants et à prendre ceux-ci à la gorge en jouant de vitesse.  C’est la blitzkrieg, la guerre éclair.  Blitz signifie éclair en allemand.  Le terme est symbolisé par un Z allongé qui désigne également le Zeppelin dans le logo d’Opel.  En même temps, Hitler a compris que l’on pouvait gagner la guerre en opposant des notions qualitatives aux notions quantitatives : il n’est plus nécessaire d’être supérieur en nombre si la qualité de l’armement et des soldats est suffisamment supérieure. 

Pendant de longs mois qui seront synonymes de conquêtes et de victoires, cette politique va porter ses fruits et lui assurer la domination de la quasi-totalité de l’Europe.  Mais en même temps, ce rush effréné va rencontrer nombre d’effets pervers qui vont miner les forces d’invasion.  Il en ira ainsi notamment du cloisonnement excessif de l’appareil allemand qui sera progressivement constitué d’une hiérarchie compliquée, parfois contradictoire, finalement anarchique et loin de l’idée de discipline traditionnelle que l’on confère volontiers au peuple allemand. 


Les mystères du IIIe Reich[Alien Théory]S02E05 par grandeetoile

En outre, connaissant le caractère pour le moins explosif et intolérant du führer, certains de ses subordonnés prendront le pli de lui mentir sciemment quant à la situation réelle mais aussi quant à l’avancement des travaux de recherches réalisés dans le cadre du développement des armes miracles.  Pour couronner le tout, le dictateur autrichien (Hitler n’était pas allemand !) commit de nombreuses erreurs stratégiques et utilisa le peu d’armes réellement opérationnelles à mauvais escient.

D-Day-Beevor0001L’une de ses erreurs fut – entre autres – d’utiliser le Messerschmitt Me262 en tant que bombardier plutôt que comme chasseur.  En utilisant au mieux le premier avion à réaction, sans doute aurait-il pu changer le cours des choses en reprenant le contrôle du ciel ou, à tout le moins, en contrariant sérieusement la suprématie aérienne alliée, laquelle fut cuisante lors du débarquement en Normandie.

Tout ceci eut pour conséquence de très mal utiliser le potentiel allemand, de désorganiser considérablement les travaux réalisés par des successions d’ordres et de contre-ordres, des changements de politiques ou de stratégies, des pertes de temps et de ressources sans compter les vies humaines.  Parallèlement à cela, on peut tout à fait concevoir qu’en s’apercevant du caractère abominable de certains projets – tels que l’arme atomique par exemple – certaines éminences grises aient traîné des pieds et volontairement perdu un temps précieux.  Dans l’optique du dénouement guerrier, des armes telles que les V1 et les V2 furent également mal utilisées.  D’une part, certains calculs ont établi que ces fusées volantes ont parfois été plus cruellement mortelles et « efficaces » sur le personnel affecté à leur réalisation qu’aux personnes ciblées (la partie des taches dévolue aux concentrationnaires a été lourde en vies humaines), d’autre part, ces fusées manquaient de précision et les premières étaient relativement faciles à dévier de leur trajectoire.  Si, par exemple, les tirs de V1 et de V2 avaient pu être concentrés sur les forces de débarquement stationnées en Angleterre, l’opération Overlord aurait été sérieusement compromise et peut-être n’y aurait-il pas eu d’ouverture du front ouest.

A tout ceci, il faut encore compter les bombardements incessants dont l’Allemagne fit l’objet, lesquels ne purent que contrarier la recherche et le développement d’armes secrètes.  Il semble donc raisonnablement permis de supposer que les meilleures conditions n’étaient pas réunies pour mettre au point des exploits technologiques tels que ceux prêtés à la réalisation d’armes aussi sophistiquées que les « soucoupes volantes ». 

Malheureusement, c’est aussi insuffisant que pour battre en brèche l’hypothèse de départ.  En effet, sous l’influence d’Albert Speer, l’Allemagne parvint à intensifier très notablement sa production de matériel militaire en dépit de tous les bombardements.  On peut citer l’exemple de la fabrication des U-boot qui, avant l’intervention de Speer, prenait un an et qui après celle-ci fut ramenée à deux mois.  D’autre part, si des savants allemands se montrèrent parfois volontairement paresseux par souci de l’éthique de leurs inventions, en revanche on peut concevoir que la plupart se sont montrés d’autant plus déterminés par l’urgence d’une réaction efficace et déterminante et que le chaos de l’ouverture des deux fronts a naturellement pu favoriser l’occultation de nombre de documents que les Allemands ne désiraient aucunement voir tomber aux mains de l’ennemi.  Par ailleurs, pour précieuse qu’elle pouvait s’avérer sur le papier, la main d’œuvre concentrationnaire ne pouvait qu’être très limitée quant au développement d’armes technologiquement très sophistiquées.  En effet, s’il y avait peu à craindre quant à une récupération éventuelle de connaissances évoluées puisque les détenus de lieux tristement célèbres tels que Dora-Mittelbau en sortaient rarement vivants, ce personnel peu qualifié était affecté essentiellement à des taches de base et non à un travail particulièrement spécifique et sensible. 

On pourrait ici rétorquer que sur 60 000 détenus de Dora, « seuls » 20 000 y périrent et que ces ouvriers peu spécialisés travaillaient néanmoins aux chaînes de montage des V2 mais le type d’armement est aussi très différent et les dysfonctionnements rencontrés n’ont pas été négligeables.  A notre connaissance et même dans les propos les plus enthousiastes, il n’a jamais été question d’une production en série de « soucoupes volantes », que du contraire.

Si l’hypothèse des soucoupes nazies est très vivace, il faut garder un point à l’esprit qui découle de la pure logique : les observations et les témoignages en faveur de leur existence font cruellement défaut.  Or il semble clair que si des engins très performants et opérationnels avaient existé durant le grand conflit, les Allemands n’auraient pas manqué de les utiliser, surtout lors d’événements majeurs aux conséquences très importantes.  Au lieu de cela, il ne semble exister aucune observation ni durant le débarquement en Normandie (à une époque où la Luftwaffe, très éprouvée, consacrait l’essentiel de ses forces sur le front russe), ni durant la bataille d’Angleterre (où cette dernière subit de lourdes pertes), ni même durant la contre-offensive des Ardennes (voir à ce sujet l'excellent reportage :https://www.youtube.com/watch?v=Yc1WXfizOEgou  la bataille de Berlin, deux occurrences dans lesquelles la situation était bel et bien désespérée et où tous les moyens étaient mis en œuvre pour tenter d’éviter l’effondrement inéluctable. 

Au lieu de cela, lors de la bataille d’Angleterre la Luftwaffe n’a utilisé que des moyens strictement conventionnels – mais peut-être aussi parce que cet engagement survenait trop tôt par rapport à un stade de développement des engins incriminés – la réaction face au débarquement a été tardive et hétéroclite, engageant des véhicules obsolètes et des soldats étrangers et peu expérimentés (en sus de l’encadrement par des Allemands aguerris et de certaines divisions plus redoutables) – c’est peut-être ce kaléidoscope humain et la présence d’unités anglo-saxonnes qui aurait dissuadé l’État-major allemand d’utiliser des engins encore trop peu au point et risquant donc trop de tomber aux mains des ennemis – mais alors, s’il s’agissait d’une question de délais, la contre-offensive des Ardennes ne pouvait plus trouver comme prétexte que le front russe qui aurait été prioritaire (ce dont on peut fortement douter) et c’est a fortiori le cas pour la bataille de Berlin.

En suivant le même raisonnement, on pourrait se dire que, dès lors, des « soucoupes nazies » auraient dû intervenir face aux soviétiques.  Cela ne semble pourtant pas le cas bien que ce soit dans ce même cadre que nous avons trouvé l’un des seuls témoignages de vol d’un engin non-conventionnel et corroborant apparemment l’hypothèse dont il est ici question.

D’un autre côté, si le problème de l’intervention des soucoupes résidait dans une éventuelle impossibilité de les nantir d’un armement ad hoc, alors ces engins – pour autant qu’ils aient existé – auraient pu servir dans le domaine de l’espionnage et venir contrarier l’opération Fortitude.  En effet, si l’absence de témoignages se justifie par le petit nombre d’engins opérationnels, de petite taille, et leur furtivité, ils auraient alors très certainement trouvé leur utilité pour répondre à cette lancinante question qui taraudait Hitler et ses généraux : où le débarquement aurait-il lieu ? 


2e Guerre Mondiale - Nazi mégastructure : Les... par La2eGuerreMondiale

Turing-science-informatique-ptOr, on se souvient que jusqu’au bout, ce dernier était pressenti dans le Pas-de-Calais.  Même lorsque les cinq plages de débarquement se sont trouvées investies, l’État-major allemand croyait encore à une diversion.  Mieux : les engins discoïdaux auraient tout à la fois pu renseigner correctement les Allemands à propos du débarquement et localiser l’endroit où se trouvaient les forces de débarquement.  On imagine donc bien les conséquences qu’aurait eu cette manœuvre d’espionnage.  Au lieu de cela, les services d’espionnage allemands se sont montrés très peu efficaces, eux dont le décryptage de la machine Enigma avait déjà été réalisé.  Dans la même foulée, les Britanniques avaient également développé une maîtrise assez importante de l’utilisation du radar mais aucun engin non-conventionnel n’a été détecté pour autant. Du moins, rien de tel n’a été révélé.

Dès 1942, pourtant, des présences bien mystérieuses furent relevées par des pilotes d’avions : les foo-fighters.  La question reste ouverte sur ce point car il semble qu’aucune explication pleinement satisfaisante n’ait été formulée sur ce phénomène.  Mais il n’est pas possible non plus de rapprocher ces boules lumineuses du domaine qui nous concerne car aussi bien des pilotes américains ou anglais qu’allemands ou japonais en firent état et chaque partie soupçonnait le clan adverse d’utiliser une arme secrète.  A la fin de la guerre, lorsque les archives respectives furent examinées, il apparut qu’aucune armée n’avait développé d’engins pouvant correspondre à la description. 

Tout a-t’il cependant bien été divulgué ?  Si l’on pouvait répondre par la négative à cette question et s’il fallait supposer qu’il s’agissait bien d’une production humaine, force est de reconnaître que le procédé n’a eu qu’un temps et qu’il a sombré dans l’oubli et que nous sommes loin du concept tôle et boulons des traditionnels OVNI.

Même si les prototypes discoïdaux ne pouvaient pas être munis d’un armement correct et donc participer à des engagements hostiles, même s’ils ne pouvaient pas servir à des fins d’espionnage, il faut malgré tout supposer qu’ils présentaient certains avantages notables sur leurs concurrents sans quoi leur production n’aurait même pas été envisagée.  Supposons donc que lesdits avantages auraient résidé dans leur maniabilité ou leur vitesse.  Les documents qui relatent l’épopée des OVNI allemands déplorent eux-mêmes de graves lacunes dans le pilotage et de nombreux échecs, ces mêmes déboires ont été remarqués lors de tests ultérieurs réalisés par les américains sur des appareils semblables.  Nous ne retiendrons donc que la vitesse.  Dans ce cas, les engins auraient au moins pu servir en matière d’approvisionnement d’appoint ou de secours au niveau d’un carburant qui faisait lui aussi cruellement défaut (on pourrait de même citer la logistique et l’intendance sur le front russe).  Au lieu de cela, les soldats engagés dans la contre-offensive des Ardennes ont été livrés à eux-mêmes et contraints de s’approvisionner en carburant au fur et à mesure de leurs victoires et de leur progression pour finir par se retrouver à sec, ce qui contribua grandement à l’échec de toute l’opération.  De même, sur le front russe, les troupes périrent du manque d’approvisionnement, de vêtements appropriés pour lutter contre le froid, etc. et, bien sûr, de l’adversité en surnombre.

S’il n’avait existé qu’un seul engin opérationnel à la fin de la guerre, pourquoi ce dernier n’aurait-il pas été utilisé pour assurer « l’évasion » d’Hitler de son bunker de Berlin ?  Aucun soldat, personne en fait, ne peut alléguer qu’il ait disparu de la sorte et d’ailleurs pas même en avion alors qu’il semble qu’il aurait été possible au dictateur de s’éclipser par ce moyen.  La version officielle stipule qu’Hitler s’était auto-identifié à son pays, ou plutôt à l’Allemagne et que cette dernière étant vaincue et détruite il ne lui restait plus qu’à se suicider.

AH-Hitler0001A ce niveau, comme on le sait, le problème réside dans le fait qu’il subsiste un certain flou sur la disparition du leader de l’Allemagne nazie et sur sa mort.  Il reste permis de douter quelque peu du déroulement réel des choses et certains n’ont pas hésité à prétendre qu’on l’aurait vu en Amérique latine.

On aurait tort de croire qu’il n’existerait aucun témoignage oculaire des fameuses soucoupes nazies.  Malheureusement, il faut reconnaître leur extrême rareté et aussi leur manque de fiabilité.  Ainsi, il s’agit soit de témoignages de deuxième main, soit de récits de vieillards, invérifiables et impossibles à recroiser.  On s’en serait doutés à propos d’un conflit qui s’est terminé voilà maintenant plus de soixante-dix années, et qui a – de surcroît – été on ne peut plus coûteux en vies humaines.  De tels témoignages seraient pris pour ce qu’ils valent, c’est-à-dire pas grand-chose, voire celui d’illuminés tentant à se mettre en valeur ou à donner plus de panache à leurs exploits de jadis.

Dans ces conditions, sur quoi peut-on encore se baser pour donner un crédit quelconque à ces engins hypothétiques ? En fait, on ne peut plus que se baser sur les documents que l’on peut trouver sur Internet, à défaut de pouvoir consulter les archives appropriées et en admettant que ces dernières jouent la carte de la totale transparence, un point à propos duquel on peut également se montrer dubitatifs.

Dohmen-a-identifier-Adamski-ptDans ce domaine, on ne peut que constater, comme cela a été dit au début de cette étude, l’incroyable abondance de sites Web traitant du sujet.  A priori, leur nombre est à ce point significatif qu’il devient difficile de ne pas croire qu’il y ait anguille sous roche.  Mais la quantité d’informations concernant un sujet ne signifie pas ipso facto que ces informations soient vraies pour autant.  En effet, un premier point que l’on peut facilement constater en parcourant ces espaces informatiques c’est qu’il s’agit le plus souvent de simples alter ego, des fac similés ou des copier-coller sans plus.  Le chercheur le plus débutant sera directement subjugué par la récurrence de l’information orientée dans un même sens et sera tenté de lui accorder crédit.  Mais, chemin faisant, il remarquera que des passages entiers sont reproduits tels quels, souvent de A à Z, et que l’on peut y retrouver les mêmes fautes d’orthographe aux mêmes endroits, avec la même récurrence.  Les photos présentes chez l’un seront également les mêmes que celles que l’on retrouvera ailleurs et on en aura vite fait le tour.  Il en va de même au niveau des commentaires, des théories, des approches et des conclusions.  Quant aux plans, aux performances, aux capacités et à l’historique des échecs des prototypes, tout s’inscrira encore selon un schéma immuable et l’on saura très bien quelle suite viendra couronner une telle envolée, à savoir que – par exemple – tel engin aurait été capable de voyager dans l’espace, de tirer un rayon de la mort, voire de voyager dans le temps.  Ce sont là, en 1945 au mieux, autant de prouesses qui laissent songeur et ne manquent pas d’évoquer l’invraisemblable, l’affabulation, le trop extraordinaire pour être vrai.

En cela, je ne peux bien sûr que faire écho tant cela semble relever d’un anachronisme flagrant : comment un engin humain, allemand, aurait-il pu s’élever dans les airs et s’en aller titiller les anneaux de Saturne ou flirter avec Vénus alors que la conquête classique de la lune, avec des moyens autrement plus sérieux, ne verrait le jour que plus de vingt ans plus tard ?

Gauche-droite0001A ce propos, on ne pourrait qu’échafauder une belle théorie conspirationniste que j’énoncerais comme suit : les recherches scientifiques allemandes auraient dénoté une très considérable avance scientifique et technologique sur les Alliés (ce point a plus ou moins été confirmé, il semble en effet clair que les Alliés ont été très surpris de constater l’avance allemande de la recherche dans bien des domaines) et le fruit de ces travaux aurait été récupéré par les services secrets et à partir de l’opération Paperclip (une partie de l’intelligence nazie a bel et bien été réutilisée, notamment mais non exclusivement par les Américains).  La plupart de ces récupérations auraient été tenues secrètes (il semble certain et prévisible que les Américains ne nous aient pas tout dit à ce sujet, mais il s’agit là d’un comportement militaire parfaitement traditionnel qui ne sort aucunement de l’ordinaire).  La rétro ingénierie aurait alors été minimisée dans ses applications de manière à ne pas éveiller les soupçons des ennemis potentiels.  En poursuivant dans cette optique, on en viendrait à devoir supposer que la conquête de la lune aurait été postposée de manière à donner le change.

C’est là que cette théorie se casse lamentablement la figure car l’histoire nous rappelle que les soviétiques avaient pris une avance notable en la matière (ne perdons toutefois pas de vue que ces mêmes soviétiques étaient géographiquement les mieux placés pour récupérer les archives allemandes) pour se faire rattraper et battre sur le fil dans cette course à la lune lors du vol d’Apollo 11, en 1969.  Les Américains auraient-ils donc fait à ce point semblant qu’ils auraient bien failli perdre l’enjeu suprême contre leur concurrent direct ?  Quant aux soviétiques, malgré leur position privilégiée, ils n’auraient pu faire mieux que la seconde place, alors qu’ils auraient disposé de connaissances leur permettant de battre leur ennemi héréditaire à plate couture en allant se balader bien plus loin que notre satellite ?  Vu sous cet angle, la théorie ne semble plus rien avoir de défendable.  Et malheureusement, avant de tirer une conclusion quelconque, encore faudrait-il pouvoir juger correctement du contexte économique.  La réponse sur ce point nous semble résider dans le fait que ce n’est pas la course à la lune qui a provoqué l’éclatement de l’ancienne URSS, mais peut-être bien la guerre d’usure avec les USA dans le cadre de la course à l’armement et notamment celui ayant recours à la bombe atomique.  Autrement dit, l’URSS disposait encore de réserves suffisantes pour rivaliser avec l’Oncle Sam, avec l’avance qu’elle s’était octroyée elle n’aurait jamais dû se laisser piéger de la sorte mais au contraire aurait-elle dû asseoir son avance et s’assurer la suprématie définitive ou alors aurait-elle fait preuve d’un comportement incompréhensiblement timoré.  Tout ceci nous semble donc invalider la théorie.

Revenons un instant sur la question du carburant.  Au début de la guerre, Hitler mise sur une guerre courte composée de manœuvres explosives prenant l’adversaire à la gorge et plaçant l’opposition devant des faits accomplis ne présentant plus guère de discussion.  Une analyse fine des opérations mettra en évidence bien des lacunes à ces opérations mais Hitler n’en a cure, trop conscient de ce qu’il lui faut gagner non seulement l’espace vital qu’il revendique mais aussi la course au carburant.

Pendant ce temps, le Japon se trouve à peu près dans la même situation.  Or deux erreurs monumentales sont commises presque simultanément : le Japon attaque l’Amérique et l’Allemagne déclare la guerre à l’Oncle Sam, peu consciente de la sous-estimation qu’elle fait de ses adversaires.  En effet, également désormais opposée à la Russie, l’Allemagne pèche par méconnaissance des distances et mépris de ses adversaires : le soldat américain est un nain et le russe un sous-homme ! 

Là où elle avait remporté des victoires « faciles » contre des pays plus ou moins limitrophes et européens, elle doit s’exporter à l’autre bout du monde sur des milliers de kilomètres qu’il ne suffit pas de conquérir mais qu’il faut également occuper.  Le géant américain est inaccessible (Et Hitler rêvera d’un bombardement sur New-York, qu’il imagine être la capitale) et de l’autre côté les liaisons entre le front et la base s’étirent à perte de vue, asphyxiant progressivement la Wehrmacht, les divisions blindées, l’aviation et tout le reste. 

Dès 1942, l’issue de la guerre est toute tracée : l’Allemagne a perdu et ne peut plus que retarder l’échéance, sauf si…  Sauf si les Wunderwaffen entrent en action et viennent changer le cours du conflit.  L’Allemagne, qui ne peut se pourvoir correctement en carburant, est à bout de souffle.  Elle peut utiliser le charbon dont elle dispose à suffisance afin de produire du carburant synthétique, mais l’opération est elle-même problématique et insuffisante, de sorte qu’un autre moyen de propulsion aurait été tout indiqué.  C’est là que des systèmes anti-gravité, des procédés entièrement nouveaux et peut-être exotiques auraient fait merveille.  Il y avait tout lieu de les mettre en œuvre si l’Allemagne en disposait ou était seulement susceptible de pouvoir en disposer à court terme.  C’est donc là que les « soucoupes volantes » nazies auraient été déterminantes si elles avaient existé. Or donc, tous les efforts nazis auraient dû s’exercer dans cette voie.

Cependant, il est absolument clair que ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.  De relativement timides tentatives d’incursion de l’Afrikakorps ont bien essayé de rejoindre l’Égypte, poussées par un Rommel audacieux, mais avec le résultat que l’on connaît.  Hitler a continué à briguer le pétrole du Caucase, sans plus de succès et, en fait d’utilisation de Wunderwaffen il n’a songé qu’à essayer d’infléchir le moral britannique avec ses armes de représailles, lesquelles n’avaient strictement aucun rapport avec des « soucoupes volantes ».

Dès lors, que raconte-t-on à propos de ces engins merveilleux ?  Existait-il seulement un Allemand, vers la fin de la guerre, pour croire sérieusement que son invention allait pouvoir redresser une barque qui prenait l’eau de toutes parts ?  Certes, la propagande nazie, Goebbels en tête, s’évertuait à le faire croire.  Mais c’était bien plus afin de galvaniser le moral de ses propres troupes, redorer le blason et donner le change face à une défaite et une faillite annoncées.  Même si des prototypes phénoménaux étaient en chantier, ils auraient souffert une énième fois d’un travers bien connu le l’armée allemande : le défaut de standardisation des pièces, dans lequel l’ennemi, USA en premier, faisait merveille.  Là où les américains pouvaient se permettre de remplacer ses véhicules endommagés, grâce à d’énormes productions en série, les allemands étaient contraints de déployer des trésors de débrouillardise et d’ingéniosité afin de réparer leur matériel, l’armement bien trop souvent spécifique ne disposait que trop rarement de pièces interchangeables.  Il en aurait donc été de même avec les soucoupes.

En dehors de toutes ces considérations, il appert que les documents décrivant le travail réalisé sur ces engins sont entachés de nombreuses erreurs et, pis encore, de réelles affabulations : certains personnages-clés cités dans ces documents n’ont tout simplement même pas existé !  A ce propos, on peut citer un personnage qui a remarquablement bien porté son nom : Miethe, qui n’est qu’un… mythe.  On peut aussi citer un faussaire : Adamski, agissant apparemment afin de dissimuler des activités illicites ; un scientifique douteux en la personne de Schauberger dont le travail passa peu à la postérité en dépit de ses inventions soi-disant révolutionnaires.  De nombreux spécialistes de l'aéronautique s'accordent pour dire que les plans incriminés n'avaient aucune chance d'aboutir à des engins opérationnels et ce pour de multiples raisons : on était en présence de non-sens, des systèmes qui ne pouvaient pas voler ou qui ne pouvaient atteindre de telles vitesses ou encore présenter de telles performances.  Ajoutons encore au tableau la certitude de falsifications pour de très nombreux documents photographiques (certains faux sont même grossiers !)  Dans de nombreux sites Web, on a recours à de simples dessins, sans doute jolis mais ne prouvant absolument rien si ce n'est une volonté de berner en propageant de fausses informations et en tentant de les faire avaler par le seul fait de leur nombre.  Quant à de réelles sommités en rapport avec l’opération Paperclip, comme Von Braun, on ne voit que trop bien qu’elles ont suivi une voie toute tracée, celle de l’Aggregat qui proposait déjà un système de fusées à étages.  Cessons là le massacre de l’invraisemblance !

Dans tout cela, que viennent faire les Ahnenerbe, les influences thibétaines, l’aryanisme, les opérations extraordinaires, le rayon de la mort, les attributs divins, les systèmes fantastiques tués dans l’œuf mais peut-être transférés en Antarctique ou en Argentine ?  Ils viennent constituer une nébuleuse derrière laquelle se retrancheront les illuminés pour brouiller les pistes, jeter de la poudre aux yeux, ramifier la complication pour masquer les lacunes de leur argumentation et laisser des portes ouvertes au mysticisme.  Mais dans quel but ?

histoire-gestapo0001Certains webmasters peu soucieux de la vérité historique et eux-mêmes bernés par des arguments fallacieux et dépourvus de preuves acceptables auront cru les belles histoires publiées sur le Net et auront relayé cette information tout comme dans le cas de l’affaire de la Maison soi-disant hantée de Hem, à Villeneuve-d’Ascq.  Les belles histoires apportent des visiteurs, elles font rêver et confèrent un semblant de notoriété à leurs auteurs.  Il n’y a donc aucun intérêt à changer quoi que ce soit à leurs écrits même si la démonstration a été faite, de longue date (par le CERPI) que tout cela ne reposait sur aucun fondement sérieux.  Dans certains cas, le procédé présente un autre bénéfice indirect : il est possible d’inclure des publicités dans les espaces Web et ces dernières peuvent être lucratives.  Les mêmes surfaces permettent aussi de rebondir sur d’autres thématiques et de vanter les mérites de telle ou telle secte ou d’une quelconque couleur politique lorsqu’il ne s’agit pas d’une idéologie vaseuse ou puante.

Chez certains, il s’agira de cultiver l’esprit revanchard, de prétendre que le IIIè Reich verra une prolongation et qu’Hitler ou l’un de ses disciples fera son retour messianique, peu importe si le caporal autrichien et peintre raté devait pour cela être plus que centenaire !  D’autres, dans leurs laïus délirants, trouveront le moyen de pointer du doigt la bannière étoilée pour l’affliger de tous les maux : US go home !  Il y en aura aussi pour juger opportun de récupérer l’hypothèse afin de discréditer une fois de plus l’Ufologie et les ufologues.  Si parmi ces derniers il s’en est trouvé pour accorder quelque crédit à ces soucoupes nazies, ils sont soit très clairement minoritaires soit assez prudents pour relever le sempiternel « Et si… » en avouant un scepticisme de bon aloi et en reconnaissant qu’il existe une foule d’objections à formuler contre cette hypothèse.

En matière d’étude sur les soucoupes volantes nazies, les ufologues ne se sont généralement pas trompés en prétendant qu’il s’agissait d’une fausse piste.  Il était déjà certain que cette hypothèse aurait été incapable d’expliquer, à elle seule, le phénomène OVNI.  Tout simplement parce que les observations d’OVNI sont bien antérieures à la WW2 (il s’en faut vraiment de beaucoup !)  Ces mêmes ufologues ont surtout généralement démontré leur capacité à investiguer correctement, même sur les problématiques les plus embrouillées, sans se laisser influencer par des propos volontairement mystificateurs.

Cela dit, il reste nombre de questions en suspens même si l’on peut déjà débroussailler le domaine, des questions qui reviennent souvent à la même hypothèse de départ.  L’épopée du U-864 figure parmi celles-ci et prête, encore de nos jours, à controverse.  La quantité de mercure embarquée laissait supposer des utilisations plus que suspectes et difficilement compatibles avec la guerre dans le Pacifique, comme le laissent supposer bien des historiens. 

 En effet, l’obsolescence des cuirassés, les lacunes monstrueuses de Pearl Harbour, les problèmes de shipping, la disproportion des forces engagées, le fait d’avoir inconsidérément engagé un adversaire sous-estimé aux possibilités titanesques et d’être également occupé sur plusieurs fronts rendait la cause entendue d’avance.  Sauf si des procédés totalement nouveaux et très efficaces étaient mis en œuvre.  Or, on ne gagne pas une guerre en trompant ses alliés par une propagande fallacieuse.  Il fallait donc que cela repose au moins sur une base valable.  Le long terme ne pouvait même pas être envisagé car ni l’Allemagne ni le Japon n’avaient les moyens de se le permettre, le temps jouait contre eux sur tous les tableaux.  On le sait, l’opération n’a finalement abouti qu’à une curieuse bataille marine et à un désastre écologique, mais quels étaient les objectifs réels ?  C’est la MHD qui ravive le débat sans y répondre clairement, parce qu’il existe là aussi une sérieuse politique du silence, un certain Jean-Pierre Petit en sait quelque chose.

enigmes-occupation0001Nul doute qu’il y ait, encore à l’heure actuelle, des pans entiers de la WW2 qui mériteraient d’être étudiés très sérieusement et qui aboutiraient peut-être à d’étonnantes découvertes et/ou révélations mais les soucoupes nazies resteront une imposture, Hitler sera toujours aussi mort, l’Allemagne nazie irrémédiablement vaincue et les OVNI momentanément toujours aussi inexplicables.

On pourra reprocher à cette étude de n'avoir fait aucun cas de projets très spéciaux évoluant en marge de la problématique des soucoupes nazies mais pouvant ou ayant pu y afférer.  Il en irait ainsi par exemple de l'affaire de "Die Glocke" (qui est néanmoins évoqué dans notre document annexe), qui se référerait à l'anti-gravité et peut-être aux voyages temporels.  Elle ne touche pas davantage aux recherches ou influences médiumniques éventuelles ni à un savoir thibétain particulier, etc.  Cela tient simplement au fait que ces points sont théoriquement étrangers aux soucoupes ou que cela nous mènerait trop loin.  Il nous semble seulement que tout cela fait partie d'une volonté nébuleuse d'embrouiller les pistes et qu'il n'est donc pas utile d'épiloguer sur ces sujets, sauf éventuellement dans une étude parallèle.