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Historique ufologique du CERPI

SOBEPS-livres-ovniNé en 1979, le CERPI doit ses origines à une impulsion estudiantine modeste.  D’abord deux individus, puis toute une bande de camarades de classe, se sont réunis pour former un « club » qui aurait pour mission d’étudier les phénomènes mystérieux.  Parmi ceux-ci, l’ufologie (c’est-à-dire l’étude des OVNI ou « soucoupes volantes »)  était bel et bien présente.

Cependant, nous n’étions alors que des débutants et nos moyens étaient très limités.  Même notre local était-il particulièrement exigu.  Qui plus est, l’optique d’alors était bien plus à l’amusement, la distraction originale, l’occasion de boire un verre entre copains tout en discutant de choses et d’autres de l’inexpliqué, qu’à l’enquête méthodique ou l’étude sérieuse.

Les choses évoluèrent très vite mais différemment en fonction des domaines : le surnaturel et la parapsychologie suscitaient bien plus d’intérêt que « les petits bonshommes verts » dans leurs drôles de machines.  Seuls quelques éléments s’intéressaient à ce qui pouvait se passer dans le ciel et ne se basaient généralement que sur la littérature de l’époque.  En 1979, il n’était pas encore question de vague belge non plus, celle-ci n’allant survenir que dix ans plus tard.  Mieux : nous n’avions aucune connaissance des vagues de 1954 et de 1972, pourtant antérieures.  C'est tout dire !

Tout ceci n’empêchait nullement l’ambition et la volonté d’évoluer vers une formation très en vue était incontestable mais le CERPI d’alors (appelé GESO) n’avait pas les moyens de ces ambitions.

Il n’est donc guère étonnant que l’entrevue de M. Vanbockestal (alors secrétaire-général) avec son homologue de la SOBEPS, feu Lucien Clerebaut, qui visait à une collaboration dans un cadre général et ufologique, se soit soldée par un échec.  L’homme de la SOBEPS ne voulait pas d’une bande d’hurluberlus (ce ne sont pas les termes qu’il a employés mais sans doute était-ce dans sa pensée…) qui mélangeaient allègrement le surnaturel et ses fantômes, le paranormal et ses phénomènes, aux manifestations ufologiques très sérieuses dont l’étude, selon lui, relevait d’une quasi-science (1).

Il n’avait pas tout à fait tort, même s’il n’avait pas non plus complètement raison.  Car, en 1979, élever l’ufologie au rang d’une science était un peu usurpé et nous cataloguer comme fantaisistes adeptes du mélange sans distinction était hâtif et erroné. Certes, nous n’avions pas les lettres de noblesse de la SOBEPS, encore moins un staff aussi prestigieux.  Mais nous disposions d’éléments parfaitement capables, dont plus d’un à orientation clairement scientifique, et seules manquaient encore les structures et la méthodologie.  Celles-ci allaient venir, mais bien plus tard.

Toutefois, en fonction du nombre de membres qui faisaient partie du groupe et de leurs aspirations, nettement plus dirigées vers l’investigation de terrain dans des lieux réputés « hantés », le CERPI (GESO) se développa dans cette optique en délaissant momentanément l’ufologie au profit de la seule SOBEPS.

Il n’existait aucun conflit, aucune rivalité, ni même aucune rancune vis-à-vis de la SOBEPS.  Nous avions simplement choisi d’emprunter d’autres chemins et décidé de faire allégeance à la formation anderlechtoise en matière d’ufologie.  Nous considérions que cette dernière (la SOBEPS donc) était bien plus qualifiée que nous pour s’occuper de ce domaine.

Cela ne signifie pas que nous nous soyons complètement désintéressés du sujet, mais que nous ne nous en occupions qu’en dilettante.

En laissant évoluer la SOBEPS de la sorte, sans lui faire la moindre « concurrence » et en lui laissant le terrain, le CERPI (GESO) a cependant complètement manqué la grande Vague Belge de 1989, ce que l’on peut considérer – avec le recul – comme une énorme lacune, une occasion en or !  Mais il nous faut chasser toute amertume car – de toute manière – le CERPI n’aurait pas pu s’en occuper.  En effet, après une période de francs succès dans le créneau qu’il avait exploité, le GESO a connu une période de vaches maigres avec la désertion de la quasi-totalité de ses membres (aucun de ces départs n’était pourtant dicté par un quelconque conflit avec le GESO, les membres démissionnaires ne suivaient que leurs impératifs personnels, familiaux ou professionnels et ne rejetaient nullement ni les objectifs, ni les méthodes, ni les travaux ou les hypothèses du GESO)  Le CERPI a d’ailleurs bien failli ne jamais reprendre du poil de la bête.

S’il doit son retour au sein des associations de recherches sur l’inexpliqué, ce n’est qu’à la faveur de conditions particulièrement favorables et inespérées et à l’avènement d’Internet, lequel allait exercer son influence de manière parfois diamétralement opposée selon les clans et en fonction des adaptations respectives.

Dans le domaine ufologique toutefois, la situation demeura inchangée jusqu’en 2007, date à laquelle la SOBEPS ferma ses portes.

Un quiproquo pour certains…

Dès lors que le (désormais appelé) CERPI constatait la relative pauvreté de l’étude ufologique belge en l’absence de la SOBEPS, sans connaissance d’un éventuel prolongement de celle-ci et vu l’évolution du groupement, ce dernier n’avait plus aucune raison de délaisser l’étude des ovnis alors qu’il était sollicité à la fois par les Internautes et par ses membres et enquêteurs.  Il est également utile de préciser ici que certains éléments de ladite SOBEPS étaient venus gonfler nos rangs.  Nous estimions donc légitime de prétendre que « le CERPI avait repris le flambeau de l’ufologie » dans le plat pays et ce dernier ne se privait pas de se montrer admiratif et défenseur de l’honorabilité de la défunte société bruxelloise et de sa mémoire.

Ce n’est que plus tard que nous avons appris l’existence d’un COBEPS qui, sous une autre forme et d’autres prérogatives, allait poursuivre la tâche de sa consœur disparue.  Nous avons tenté d’entrer en contact avec le nouveau venu (COBEPS est masculin) mais nos tentatives sont restées sans succès pendant assez longtemps.  Le COBEPS a alors vu le jour, mené par Patrick Ferryn avec lequel nous avions de bons rapports.

Mais aux yeux de certains (étrangers au COBEPS) nous nous étions autoproclamés de manière usurpée et prétentieuse.

Pourtant, le CERPI a largement fait ses preuves entre temps, notamment au terme de participations remarquées lors des opérations Suricate (qui nous attribua l’exclusivité de l’organisation au niveau belge), pour lesquelles nous avons développé des postes d’observation jusqu’aux confins de la Sibérie. 

Lors des journées de l’extraordinaire, le CERPI a aussi répondu favorablement à M. Lévi Boterdael lorsqu’il s’est agi de tenter de fédérer les différentes associations ufologiques belges en un ensemble cohérent et en vue d’une collaboration efficace.  Malheureusement, les résultats se sont montrés décevants en raison notamment de la politique de « cavalier seul » traditionnellement menée par certains. 

Le CERPI a commencé à faire parler de lui dans les médias et s’est manifesté dans le cadre de l’affaire de Petit-Rechain.  Avec l’accord de l’intéressé et en collaboration avec « La Porte du Temps », nous avons été les premiers à dévoiler le nom complet du « faussaire » à la maquette de frigolite, Patrick Maréchal.   Le livre « Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique », (les grands dossiers du CERPI) présentait également un chapitre concernant l’ufologie.  Enfin, le Président du CERPI était-il admis au sein de l’Académie française d’Ufologie.

Il ne semble donc pas exagéré de dire que le CERPI, en une décennie de travail acharné, a mérité ses galons et évolué de manière spectaculaire.  Pour nous, désormais, il importe peu d’être considérés comme « les premiers » sur la scène ufologique belge – ou pas – ce qui est réellement important réside dans le travail accompli et notre participation, même minime, à la recherche dans ce domaine extrêmement vaste et exigeant.  Si le CERPI contribue à apporter sa petite brique dans le gigantesque building ufologique, sa mission sera déjà accomplie.

Lorsque l’on étudie des phénomènes qui concernent peut-être des milliards d’années-lumière et des civilisations entières, nanties de connaissances époustouflantes, une science très avancée et une technologie hyper-sophistiquée, il convient – plus que jamais – de faire preuve de modestie et d’humilité.

Des vantards, il y en avait déjà avant la guerre...

(1) Il est permis de considérer, aujourd'hui, que l'Ufologie est une discipline à part entière qui se démarque des autres.  Elle possède ses règles et sa méthodologie propres, l'esquisse de ses premières lettres de noblesse, lesquelles ne font que s'affirmer un peu plus chaque jour, n'en déplaise aux moqueurs.  On peut éventuellement la considérer comme une quasi-science, mais ce n'est pas une science.  En tout état de cause, il n'y aurait aucune honte à s'affirmer ufologue (pourvu qu'on le soit effectivement, bien entendu).  Cela dit, l'évolution des recherches et études ufologiques a démontré en maints endroits que l'approche gesotique de la question était bien plus holistique que ce que prétend la réduction matérialiste aux caractères physiques de l'ufologie.  Ainsi, de nombreux ufologues - même rénommés tels que Jacques Vallée, n'ont pas hésité à faire le rapprochement entre certaines manifestations ovniesques et les apparitions mariales (surnaturel); des auteurs avertis tels que Jean Sider ont bien vu l'étrange rapport que l'on pouvait établir entre lesdites apparitions du surnaturel et le mimétisme ufologique; les études de personnages tels que John E.Mack à propos des abductions ont mis en évidence des relations avec le domaine du paranormal; enfin, le collectif auteur de l'ouvrage "événement" : "OVNIS et conscience" a réalisé un travail remarquable démontrant les interactions indissociables de différentes disciplines de l'inexpliqué.  En conclusion de quoi, il est permis de considérer que la proposition du GESO de jadis revêtait un caractère d'anticipation qui n'était pas si aveugle et inepte que ce que l'on aurait pu croire).


Voir aussi :