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Aristote (Le Soir)

Aristote0001dejaluSous-titré : "L'Homme heureux et la société juste sont le résultat d'un équilibre entre les extrêmes", Aristote est l'un des ouvrages proposés par la collection du journal "Le Soir" que nous poursuivons - pour l'instant - vu sa qualité et son intérêt direct ou indirect sur le plan philosophique, bien sûr, mais également dans l'optique de la formation de nos enquêteurs ou futurs enquêteurs ou encore pour l'édification générale sans compter le plaisir de la lecture.

Pour être tout à fait honnêtes, il nous faut émettre un tout petit bémol à la qualité de ces ouvrages : la présence de petites fautes d'orthographe, qui n'enlève rien à la qualité de l'ensemble mais choque parfois les puristes au milieu de tant de sagesse !  Nous ne jetterons toutefois pas la pierre, sachant que la perfection n'est pas de ce monde et que seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais.  Tant qu'à philosopher...

4è de couverture

Aristote incarne le point culminant de la philosophie grecque et le point de rencontre entre science et métaphysique dont il est d'ailleurs le fondateur.  Il fut le grand critique de son maître Platon et s'opposa en particulier à sa théorie des Idées.  De l'étude de la Nature à la rhétorique en passant par la politique et son éthique marquée par le rejet des extrêmes et l'encouragement des vertus civiques, il révolutionna pratiquement tous les domaines de connaissance et continue d'influencer, quelque 2300 ans après sa mort, certains courants de pensée morale contemporains.

L'avis du CERPI

Comme pour les autres tomes de cette collection, nous avons aimé.  Toutefois, nous avons pris note de quelques points sur lesquels nous ne nous étendrons pas ici, sur lesquels il pourrait y avoir matière à discussion selon nous.  Mais sans cela, à quoi servirait la philosophie ?  

Il en va ainsi de cette phrase que nous avons relevée, qui est peut-être exacte mais... :  S'il n'y avait rien à compter, cela n'empêcherait pas les nombres d'exister.  Et de conclure : "Les maths sont donc immobiles mais matérielles."  Bon.  On peut admettre qu'il s'agisse d'une conception des choses.  Mais, par exemple, s'il n'y avait rien à compter, nous n'existerions pas non plus, puisque l'on peut nous compter.  Même s'il n'y avait qu'une personne, on pourrait toujours la compter (jusqu'à un)  Idem pour zéro.  Toutefois, qui a créé les nombres et, pour avoir ces nombres, les chiffres ?  Avec  ou sans nous, ils pourraient évidemment toujours exister mais en tant que ce qu'ils sont, c'est-à-dire des symboles non créés mais représentés graphiquement par l'être humain.  Dans cette conception, peut-on considérer, sauf en considérant une différence de terminologie dans la linguistique ou dialectique, que ceux-ci soient matériels ?

Un autre point amusant : Jean est grand n'est pas remplaçable par Jean = grand (sauf dans ce cas précis).  Sinon, il suffirait de s'appeler Jean pour être grand.  Par ailleurs, si on appelait tout le monde "Jean", tous les "gens" seraient grands, mais + ou -.  Il y aurait donc des + ou - "Jean" parmi les gens qui, en fait, seraient tous pareils bien que différents...  Whâ !  A replacer !

NB : la mention "copyright" sur l'image de la couverture du livre "Aristote" de la collection du journal "Le Soir" ne concerne nullement notre copyright, bien sûr !  Dans le cas présent, il s'agit simplement d'une disposition relayée par un procédé standard afin d'éviter le hotlinking avec propagation (dissémination) abusive.