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In Tenebris (Maxime Chattam)

tenebrisLe premier opus de la triologie de Maxime Chattam nous avait plu à ce point que nous avons poursuivi sa lecture avec "In tenebris", le deuxième tome qui peut d'ailleurs se lire indépendamment du premier.  Il nous a tenus en haleine sur environ 600 pages !  Nous venons donc de nous en farcir plus de 1000 sans que l'intérêt baisse d'un cran, que du contraire !  C'est tout dire !

Pour la seconde fois jusqu'à présent, notre sagacité a été tenue en échec.  Mais il faut dire qu'il était rigoureusement impossible de découvrir le coupable, son modus operandi et son mobile avant le dénouement.  Tout au plus pouvait-on avoir une vague idée.

On apprécie toujours la qualité de l'écriture, parfois nimbée et auréolée de tournures rhétoriques alambiquées évoluant dans un kaléidoscope délirant de suggestions métaphoriques bigarrées (Oufti !  C'est contagieux, apparemment !) même si l'on se trouve dans un monde encore bien plus glauque, sinon gore, qu'auparavant.  A la fin, cela devient même dur à supporter et pourtant, cela ne reflète que de tristes vérités, rencontrées par les représentants de la loi.

Dans "In tenebris", toutefois, les découvertes et le développement de l'intrigue vont tellement vite que l'on pourrait s'imaginer que le dénouement arrivera bien plus tôt que prévu et que suivront deux cent pages blanches... ou une autre histoire !  Cela semble trop facile.  Pourtant, on est loin du compte car il demeure époustouflant.

C'est à ne surtout pas lire devant (ou après) un spaghetti bolognèse, à moins d'avoir l'estomac très bien accroché (ou encore d'être soi-même médecin légiste ou peut-être croque-mort...

Assurément, si après cela Maxime Chattam monte encore d'un cran dans l'horreur cela deviendra totalement insoutenable.

Mais ce qui frappe, dans cette histoire, ce ne sont pas des révélations particulières sous-entendues mais bien le fait que tout cela repose sur un ensemble de vérités, lesquelles nous font voir le monde encore bien plus sombre que tout ce que nous pourrions craindre !

Faut-il le dire, nous n'avons pas pu nous empêcher de prendre en mains le troisième épisode "Maléfices", ce qui signifie ipso facto le lire jusqu'au bout !

Chattam, c'est un king !