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La collection gore

Milieu des années 90, je me promène à la grande brocante d'été de Malmedy accompagné de mes parents. Déjà mordu d'histoires horrifiques, je tombe sur un petit carton contenant quelques bouquins de la collection gore.  N'ayant pas les moyens de m’en procurer plus, j'utilise mes maigres économies pour acheter les deux premiers numéros sous les conseils de mon père qui connaissait la collection.  Avait-il bien fait ?  C’est une autre question…

Cet été-là, la nuit des morts vivants de John Russo et l'autoroute du massacre de Joël Houssin m'emmenèrent tout droit dans un nouvel univers décomplexé fait de sang, de tripes, de boucheries humaines en somme, sous couvert d'histoires fort prenantes. Les conseils de mon père avaient bien fait les choses puisque ces deux numéros étaient assez bons.  

L'autoroute du massacreLa nuit des morts-vivants 

Les années passant, cette collection ne quittait pas mon esprit puisqu'à chaque occasion, j'en achetai d'autres ouvrages au gré de mes promenades ou rencontres.  Ce n'est que récemment, que l'occasion me permit d'en acheter une grande quantité achevant quasiment ma quête de posséder tous les ouvrages. 

Que dire de ces livres ?  La collection gore, publiée chez Fleuve Noir et chez Vaugirard entre 1985 et 1990, est composée de 118 romans de format "de gare" (150 pages) et deux hors-séries.  Une bible sur le sujet écrite par David Didelot (dont je parlerai par la suite) est également sortie en 2014.  Le thème de l'horreur étant très à la mode à l'époque, cette collection fit de nombreux adeptes et est même réputée culte aujourd'hui.  La grande question est de savoir pourquoi. 

Peut-être suis-je mal placé pour juger puisque cette collection fait partie de mon début d'adolescence et que j’en garde un souvenir doré. Néanmoins, je peux affirmer très objectivement qu'aucune autre de mes lectures n'a jamais égalé un livre gore en ce qui concerne l’explosion d’hémoglobine.  Le meurtre, violent, véritable supplice est systématiquement développé en détail brisant à maintes reprises certains tabous.

Il faut le dire, la qualité est assez inégale entre les volumes mais jamais le récit n’est abandonné pour rentrer dans de la boucherie gratuite et c’est peut-être ça qui en fait une collection « attachante » si je puis dire.  Tout se discute mais cette collection fait véritablement partie intégrante du patrimoine littéraire francophone, alors pourquoi ne pas en profiter si votre estomac est bien attaché ?

En parler c’est une chose, en lire un volume en est une autre, je vous invite donc à vous en procurer un pour vous faire votre propre avis mais dépêchez-vous, les prix risquent de s’envoler.  Pour vous aider dans le choix, voici une vidéo d’un passionné de cinéma bis, David Didelot, qui en fait un brillant explosé en vue de présenter les volumes français.

https://www.youtube.com/watch?v=GmpXqWpbHHI

Hémoglobinement vôtre.

B.C.