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Spinoza (Le Soir)

Spinoza-LeSoir0001Nous attendions beaucoup de la lecture du livre de présentation de Spinoza dans la collection "Apprendre à philosopher" du journal "Le Soir".  De là découle peut-être notre déception : à trop espérer...  D'une part, comme pour Kierkegaard, les préoccupations du penseur sont assez éloignées des nôtres, sans compter que les considérations politiques nous échappent totalement.  D'autre part, certains propos ou certaines ositions nous paraissent contradictoires, bien que compréhensibles dans le contexte de l'époque.  Ainsi par exemple s'attaquer à Dieu était très imprudent compte tenu des années où Spinoza vécut.  Nous pensions qu'il l'aurait fait de manière plus affirmée, lui dont on retient la fameuse phrase : "Est-ce que je crois en Dieu ?  Dites-moi d'abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois !"  Malheureusement, la suite que nous avons découverte n'était pas à la mesure.

Il est toutefois indéniable que la lecture de cet ouvrage soit intéressante et il convient de la recommander ne serait-ce que pour les connaissances générales, au moins philosophiques, pour le récit biographique de l'auteur, pour son caractère qui en fait un homme de mérite ainsi que pour l'une de ses positions fondamentales qui assimile grosso modo Dieu à la Nature (pour schématiser, donc...), encore que cela mérite d'être développé.

Voyons la 4è de couverture

Spinoza est considéré comme le philosophe de la joie - affect qui, selon lui, libérait le mieux la capacité créatrice de la pensée.  Personnalité cosmopolite, éclairée et tolérante, il a abordé chacune des questions philosophiques du XVII siècle avec esprit critique.  Guidé par la raison, il demeurait cependant ouvert à l'imagination et l'intuition.  Il est d'ailleurs à l'origine d'une nouvelle conception métaphysique, identifiant Dieu et la Nature comme une seule et même réalité.  SA vision de l'éthique n'en est pas moins audacieuse ; il soutint que comprendre et diriger rationnellement ses propres passions plutôt que de les réprimer, ouvrait la voie vers la iberté.  Défense farouche de l'autonomie individuelle et politique, son oeuvre constitue, en outre, un véritable hymne à la vie. 

L'avis du CERPI

Ce qui explique peut-être notre perception en demi-teinte de Spinoza (ou notre semi-déception) réside probablement dans sa proximité relative avec l'existentialisme qui, à nos yeux, rime avec Jean-Paul Sartre, un personnage dont que nous n'avons jamais pu enciasser sur le plan philosophique (tout en appréciant par contre ses autres oeuvres, romans, théâtre, etc.)  A certains endroits, nous avons d'ailleurs rencontré le même type de formulations qui s'apparentent, pour nous, à du charabia alambiqué et tortueux, bref : illisble ou incompréhensible (dans notre entendement de "novices philosophiques", étant entendu que cela puisse être tout à fait limpide pour les philosophes confirmés).

Une fois n'est pas coutume et pour terminer cette période permissive de vacances, voici une vidéo assez délirante (ci-dessus).  D'accord, cela ne fait pas très sérieux, mais - pour une fois - cela détend ! (Et un peu d'humour ne fait de tort à personne, non?)

NB : la mention "copyright" sur l'image de la couverture du livre "Spinoza" de la collection du journal "Le Soir" ne concerne nullement notre copyright, bien sûr !  Dans le cas présent, il s'agit simplement d'une disposition relayée par un procédé standard afin d'éviter le hotlinking avec propagation (dissémination) abusive.