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Précisions sur l'accélération du temps

L'article précédent, que nous avions publié à propos de l'impression d'accélération du temps, a pulvérisé tous les records de fréquentation.  Nous ignorons toutefois si c'est dû à notre introduction, à la simple curiosité générale quant à un sujet qui touche apparemment tout le monde, grands et petits, jeunes et vieux, ou à l'article "saucissonné" (si l'on en croit les commentaires des scientifiques que nous avons consultés) de Claude Burkel - lequel conserve toujours toute notre sympathie, mais pas forcément notre adhésion à ses propos.

Plusieurs points nous chiffonnent dans l'exposé de Claude Burkel et notamment la vitesse de la gravitation qu'il situe à 340 000 km/s, ce qui nous semble une aberration physique évidente.  Mais évidemment, peut-être n'est-ce vrai que pour la "science d'en bas" : vive celle d'en haut qui parvient à dépasser les limites fondamentales traditionnelles bien établies ! Pourtant, nous, nous avons d'autres données, lesquelles confirment une affirmation d'Einstein qui prétendait que la vitesse de la gravitation pouvait atteindre celle de la lumière (il n'est donc pas question de la dépasser, ni même de l'atteindre - en principe !  Les mesures font état de 0.93 fois à 1.05 fois la vitesse de la lumière.  Même ce 0.05 serait embarrassant.  Mais il y a une marge d'erreur de 5 %, donc...)  D'autre part, le "chipotage" dimensionnel nous paraît superflu étant donné que la 4ème devrait suffire amplement.  Mais qu'est-ce qui provoquerait donc le phénomène ?

La réponse serait finalement beaucoup plus simple et résiderait dans notre perception du temps en fonction de notre âge et, bien sûr aussi, de ce que nous faisons de notre vie.  Une minute semble bien courte lorsque l'on est en agréable compagnie, mais beaucoup plus longue si l'on est assis sur un poêle brûlant !

Enfant, notre perception du temps est relativement insignifiante car l'avenir est encore bien lointain, pratiquement dépourvu de sens.  Cette perception prend déjà une toute autre allure alors que nous atteignons l'âge adulte, d'une part parce que nos activités changent et se mulitplient, que l'on est soumis aux réalités de la vie professionnelle mais aussi familiale lorsque l'on n'ajoute pas encore d'autres composantes.  Pourtant, cette perception demeure encore assez vague et le jeune adulte n'hésite guère à s'engager dans des échéances financières à 15, 20 ou 25 ans.  Car il sait qu'il a encore l'avenir devant lui.
Pour la personne d'âge mur, les choses sont encore différentes car là, c'est l'échéance finale qui se pointe à l'horizon et il est grand temps de profiter de chaque instant, à moins que ces derniers ne soient que souffrances...

Par ailleurs, il existe une foule de "nouveautés", qui à force d'être nouvelles finissent par ne plus l'être, qui s'avèrent chronophages, telles que les jeux vidéo, le smartphone, l'ordinateur, etc.  Ces trucs-là pompent une bonne partie de nos existences sans que l'on s'en aperçoive et, évidemment, il reste moins de temps pour réaliser l'important, d'où une impression d'étroitesse.  Les nouveautés en question sont (rapidement) remplacées par d'autres qui sont encore plus performantes et rien n'empêche de les cumuler.  En réalité, les choses sont un peu moins simples, mais cela revient au même en finale comme en témoigne la vidéo ci-contre.

Pour prendre des exemples chiffrés, pour un enfant de 5 ans, un an ne représente guère plus qu'environ 1/78 de sa vie restante.  Mais si l'on prend le cas d'une personne de 80 ans, un an représente une valeur proche du zéro (par exemple 1/365) car le calcul et l'appréciation deviennent différents.

lartdutempsIl y a une autre façon de voir les choses, que nous avons découverte par la lecture d'un ancien livre (datant de 1983) : "L'art du Temps" de Jean-Louis Servan-Shreiber (Arthème Fayard), plutôt agréable à lire (et aussi rapide à lire, afin de gagner du temps !), peuplé de citations amusantes et de réflexions qui démontrent que le bouquin n'a pas pris une ride.  Pour en résumer très conséquemment le contenu, on pourrait dire que la conception du temps dépend et est modifiable en fonction de la gestion que nous avons de ce même temps.  Cela permet en effet de re-relativiser le temps et la vitesse à laquelle nous avons l'impression qu'il passe.

Rassurez-vous donc : nos journées font toujours bien 24 heures de temps réel et un phénomène cosmique ne les a pas amputées d'une tranche de huit heures pour ne plus nous en laisser que 16.  Vous en voulez une preuve ?  Si nous passons 8 heures à dormir (ce qui est à peu près la moyenne), il nous resterait seulement 8 heures pour travailler, ce qui représente le modèle standard.  Or il est clair qu'entre les deux, nous devons bien nous déplacer pour nous rendre au boulot (ce qui augmente l'amplitude), que nous ne nous contentons pas du dodo-boulot mais que nous parvenons à réaliser bien des choses, comme regarder la télévision (par exemple et à moins de la regarder au boulot, dans le bus ou le train...) de veiller à nos soins corporels et même à nous accorder des moments de détente et de loisirs...

Tout n'est donc pas perdu !  Y compris le bon sens !