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Le phénomène Astier, ou Alexandre Le Grand

Prémices

Phénomène bien connu : "le cordonnier est toujours le plus mal chaussé".  

Nous ne connaissions donc pas Alexandre Astier et n'avions jamais entendu parler de son Exoconférence, qui pourtant traitait d'ufologie dans un spectacle ayant connu un succès retentissant.
C'est donc tout à fait par hasard et par la bande de la physique quantique, sans trop savoir où nous mettions les pieds, que nous avons fait la connaissance de cet artiste aux talents multiples puisqu'il est à la fois musicien, acteur, réalisateur, compositeur et humoriste, excusez du peu !  Il est connu pour la série Kaamelott, sans aucun rapport avec ce qui nous intéresse ici.

Au début, nous nous imaginions naïvement que nous allions assister à une conférence sur la physique quantique.  Bien vite, toutefois, nous avons compris qu'il s'agissait d'un sketch et c'est à partir de ce dernier que nous avons subrepticement "dérapé" sur l'exoconférence, le hasard nous y plongeant d'ailleurs d'autant plus volontiers que survenait la conjonction inattendue d'Astronogeek et de Florence Porcel.  Qui c'est ça ?  Hé bien, nous n'en savions rien non plus !  Pour achever de subjuguer un peu tout le monde, sachez que cela nous a même fait transiter par Eteinne Klein que l'on ne présente plus, bref "que du beau monde" (et nous n'étions pas au bout de nos surpirses comme vous allez pouvoir le constater) pour le meilleur et pour...le meilleur.

Un dossier costaud

Autant vous prévenir tout de suite, tant dans nos réactions que les vidéos ci-intégrées, vous risquez - à certains moments - de devoir vous accrocher : il risque d'y avoir des grincements de dents à certains endroits (tout dépendant du point de vue où l'on se place), des éclats de rire, des passages culturels franchement intéressants et pointus, de la dérision, du second degré, du déjà connu, du franchement nouveau, un solide cocktail assez   


révolutionnaire qui risque bien de vous laisser pantois, à condition toutefois que vous ayez le courage d'aller jusqu'au bout de cet imposant article.  Nous vous invitons toutefois - à moins qu'Alexandre Astier vous donne franchement des boutons - de vous y forcer car nous pensons que vous passeriez à côté d'un "monument".  Voyons plutôt...  Accrochez vos ceintures !

Conférence - spectacle polyvalent - débat - tremplin

Tout d'abord, ne nous y trompons pas : Alexandre Astier, ce n'est pas seulement un humoriste, un "comique", qui oeuvrerait dans la superficialité de l'à-peu près, c'est aussi un perfectionniste et bourreau du travail, souvent subtil, qui peaufine son travail d'arrache-pied en consultant de réels spécialistes des questions qu'il aborde.  
Laissons la physique quantique de côté pour en venir à ce qui nous intéressera plus particulièrement, à savoir l'Exoconférence, un spectacle, car c'est avant tout d'un spectacle dont il s'agit réellement, même si le spectacle en question présente de nombreuses facettes qui s'articulent autour du sketch, de la musique, des effets spéciaux, de la poésie même avec toutefois une question assez centrale qui se décline comme suit : "Les extraterrestres n'ont jamais visité la Terre et ils ne le feront jamais", ou si vous préférez : "On ne peut pas aller jusque là-bas, ils ne peuvent pas venir jusqu'ici, donc "on s'en fout"".  Nous vous avions bien dit que cela ferait grincer des dents et pourtant cela semble coller à ce que Monsieur-Tout-le-Monde (qui va bien nous servir tout au long de cet article) croit savoir des lois de la physique.  
C'est évidemment une question, proposée d'une manière très personnelle et s'articulant autour de points centraux ufologiques, qui nécessite des réponses, mais nos propos iront bien au-delà car le travail d'Alexandre Astier mérite, selon nous, que l'on s'y attarde pour des raisons certes indirectes mais certainement aussi non négligeables.  Nous allons voir tout cela.

L'intro de Bruce

Avant de poursuivre, nous allons faire une petite parenthèse avec la vidéo de Bruce Benamran, bien connu des youtubeurs (chaîne e-penser = vulgarisation scientifique).  Cela fera un sketch de plus et - bon sang - on peut se permettre de temps en temps un petit moment de détente !  Après tout, on sort des congés annuels et c'est donc l'occassion de reprendre en progression douce.  Un peu d'humour ne fait de mal à personne.  !

Il faut cependant signaler que, mine de rien, la longue tirade à propos de l'écartement des rails est certes présentée comme une blague et pourtant le principe est rigoureusement exact, aussi incroyable que cela puisse paraître.  (Mais nous le savions déjà : cocorico !) 

Science et humour

C'est finalement l'une des caractéristiques de l'Exoconférence qui apparaît très clairement dans cette introduction : sous des allures de sketch on introduit une apparence ou un contexte de scientificité.  La science est en effet largement mise à contribution et il s'agit pourtant, comme pour la physique quantique (et peut-être plus encore) d'un domaine inhabituellement abordé dans l'humour.  Cependant, ça marche !  Il suffit d'écouter les réactions des spectateurs.  Comme on peut le voir dans nos vidéos et liens, tout cela est d'ailleurs très bien construit, réfléchi, pensé, documenté, bref : de qualité.  C'est important. (et sympa).

Nous allons à présent commencer à nous immiscer dans le corps du sujet avec l'interview d'Alexandre Astier qui va quelque peu nuancer ses propos, initialement assez abrupts (pour les ufologues, tout du moins) :

L'interview ci-contre est immédiatement très riche en sujets sur lesquels il y a moyen de rebondir et qui, en même temps, précisent pas mal de choses.  D'abord nous trouvons la confirmation de ce qu'Alexandre Astier est un passionné d'astronomie qui s'est bien entouré de scientifiques afin de "ne pas dire n'importe quoi".  Selon nous, il ne l'a toutefois pas (encore) fait assez... Nous y reviendrons ! *

* Il ne s'agit pas ici d'une critique bête et méchante, c'est simplement que, en dépit d'un excellent travail, très méritoire, il subsiste des lacunes et que ces dernières peuvent changer beaucoup de choses.

Remarques et objections

Manifestement, Alexandre Astier a bien potassé son sujet.  Il convient incontestablement de respecter son travail et aussi de souligner la qualité de son spectacle.  Mais nous ne pouvons pas nous empêcher de rebondir sur l'affaire Roswell, dans laquelle il parle des extraterrestres qui ont réussi l'incroyable exploit du voyage interstellaire (on n'évoque donc pas seulement les voyages dans l'espace, dont nous sommes aussi capables, mais bien les déplacements sur des distances beaucoup plus importantes qui génèrent un problème résidant justement dans la capacité de Monsieur tout-le-monde à se les représenter mentalement, ce qu'il faut bien avouer nous être impossible.  C'est probablement là le trait d'union avec la démesure dont il parlait précédemment : les distances en question, couramment exprimées en années-lumière (hé oui : malgré que l'on parle d'années, l'année-lumière est bien une unité de distance, c'est la distance parcourue par la lumière, à la vitesse approximative de 300 000 km/seconde, pendant un an !), résistant aux orages nucléaires (mais pourquoi évoquer des orages nucléaires, dont on imagine les possibilités dévastatrices, lorsqu'une simple particule percutée à une vitesse immense provoquerait aussi la désintégration du vaisseau spatial ?), aux radiations (il y a probablement ici une allusion à la ceinture de Van Allen, réputée infranchissable pour nos astronautes et ayant d'ailleurs servi aux théories conspirationnistes dans les objections formulées au sujet du fait que l'Homme aurait mis le pied sur le Lune, sous-entendu qu'il ne l'aurait pas fait, ce qui est évidemment faux !  La ceinture de Van Allen a été considérée comme un obstacle infranchissable, l'Homme et la NASA ont démontré depuis belle lurette qu'il n'en était rien !)  Et l'on en arrive à la deuxième partie de la proposition, qui va concerner le crash, lequel se présente comme une forme de contradiction dont l'invraisemblance s'en trouve évidemment mise en relief : malgré leur très haute technologie, leur exploit interstellaire donc, les extraterrestres rencontrent les mêmes travers que les humains : ils s'endorment "au volant", loupent des créneaux et puis :  "ils se viandent".  Bref, en d'autres termes : ils se cassent bêtement la figure.  Impensable !  Impossible pour de tels navigateurs !

Voilà pour l'humour, évidemment. Mais l'argument est passé.  Et bien passé.  Cela a bien fait rire tout le monde et l'idée s'est ancrée dans l'esprit de tout un chacun que c'était ridicule.  Seulement voilà...

Nous rejoindrons ici les propos de notre Président, M. Vanbockestal, qui rappelle en l'occurrence l'une des tirades (également humoristiques) de Jean-Michel Zecca, présentareur-vedette sur BEL-RTL, qui l'interviewait précisément au sujet de l'ufologie (entre autres) et qui disait que, de toute évidence, les extraterrestres étaient nantis d'un service technique impeccable puisque "les soucoupes volantes" ne tombaient jamais en panne, ne se crashaient jamais, etc.  Voici donc aussi une contradiction notoire !  D'un côté on trouve suspect que les OVNIS ne permettent jamais de récupérer des éléments de leurs vaisseaux puisque ces objets sont apparemment infaillibles (ce que l'on pourrait effectivement attendre de la part d'êtres hautement évolués) et, de l'autre, on pointe du doigt que ce soit finalement arrivé !

Nous sommes un peu désolés de devoir rappeler que "la perfection n'est pas de ce monde", ce dicton doit probablement rester valable même pour des extraterrestres, et que ce genre de contrariété apparemment invraisemblable peut parfaitement exister.  
C'est la très simple histoire du super-prof de karaté, ceinture noire 6è dan, qui fait sa démonstration de casse de briques et qui se casse en fait... la main !  
La vie de tous les jours regorge d'exemples de ce type.

Cela reste cependant un argument faible.

 Il faut aussi savoir qu'un orage (classique celui-là et non pas nucléaire) était réputé avoir eu lieu au moment du crash de Roswell.  Cela n'aurait-il pas pu être "un orage de trop" ?  L'orage terrestre était-il d'un type très courant pour nous mais parfaitement aberrant pour ces êtres vivant aux confins de la galaxie et qui aurait eu raison de leurs prévisions ainsi que de leurs protections ?  A l'instar du film "La Guerre des Mondes", les ET n'auraient-ils pas pu rencontrer un élément totalement inconnu chez eux mais présent chez nous (probablement banal d'ailleurs : un microbe, un virus, introduit au cours d'un simple test concernant notre atmosphère ? Etc.)  
Un extraterrestre qui éternuerait au mauvais moment lors d'une manoeuvre serait-il plus invraisemblable que les propos grivois des premiers explorateurs lunaires qui auraient obligé les autorités américaines à trafiquer quelque peu les enregistrements sonores en en occultant certains ?  Là aussi, notre histoire courante regorge d'exemples loufoques et pourtant réels, dans lesquels un canard se fait flasher par un radar de contrôle de vitesse ou encore une moissonneuse-batteuse sur l'autoroute !

Mais, nous vous l'accordons, ces arguments demeurent encore bien faibles en regard de l'énoncé.

Cependant, concernant le crash de Roswell, Alexandre Astier semble oublier un gros, très gros, "détail".  Nous en parlons dans un article séparé afin de ne pas alourdir le présent article déjà très conséquent. <- c'est ici que ça se passe !

COMETA-OVNI-defense-ptLe propos suivant est amené par la personne qui interviewe Alexandre Astier en laissant supposer que ce dernier aurait pu avoir reçu pour mission (à défaut d'être lui-même un extraterrestre, bien entendu !) de nous enfumer au sujet de ces visiteurs.  
Il s'agit bien sûr d'une question qui s'inscrit dans le cadre humoristique et à ne donc pas prendre trop au sérieux.  
Il serait pourtant assez légitime de se demander si, considérant l'énorme médiatisation du spectacle, l'entourage souligné de personnalités scientifiques ayant documenté le sujet afin de le rendre sérieux, crédible, et faisant office d'autorité, l'étude et la présentation des arguments (que nous allons pouvoir démonter point par point par la suite) si le comédien, par ailleurs excellent, ne remplissait pas aussi une certaine tache orientée éventuellement commanditée.  Ce serait évidemment se faire complotistes et nous avouons poser cette question sans vraiment y croire nous-mêmes.  
Mais si l'on admet qu'une partie au moins des médias officiels soient inféodés par des instances supérieures, par exemple politiques, pourquoi le monde du spectacle ne pourrait-il pas l'être aussi en certaines occasions, d'autant plus que certains éléments, tels que le rapport Cométa - pourtant richement documentés en faveur de la problématique ovnilogique - sont bizarrement passés pratiquement inaperçus en dépit du fait qu'ils aient aussi été adressés spécifiquement en hauts lieux ?
On insiste par ailleurs lourdement sur des faits relatifs aux USA tout en passant sous silence (et pour cause !) des faits ahurissants relatifs à la Russie, là où l'information est connue pour être beaucoup plus hermétique, contrôlée, etc. (voir notre lien ci-dessus)
Nous n'insisterons toutefois pas outre mesure quant à cette éventualité nébuleuse, mais peut-être à tort, sait-on jamais ?

La nuance immédiatement suivante vient à notre secours : Astier reconnaît - et c'est tout à son honneur ! - que ce n'est pas tant l'existence d'extraterrestres qui le chagrine et à laquelle il ne croirait pas, mais plutôt la visite de ces mêmes extraterrestres sur notre bonne vielle planète !  Voilà une précision importantissime : même selon Astier, la possibilité d'une existence extraterrestre n'est absolument pas utopique et la perspective des exoplanètes (< Exoconférence, vous avez remarqué ?) vient la renforcer.  Voilà au moins un point sur lequel nous sommes parfaitement d'accord !  Il n'est pas des moindres.

Le premier point cité ensuite concerne les doutes qu'Astier entretient quant à l'intérêt que nous pourrions représenter pour d'éventuels visiteurs de l'espace.  
Nous ne sommes cependant pas obligés de nous sentir concernés - du moins si l'on ne prend en compte que cette facette du problème - parce que nous pouvons très bien ne constituer qu'un intérêt secondaire ou même n'en présenter aucun : l'Homme n'a pas eu besoin de Sélénites pour aller visiter la Lune !  En faisant ses premiers pas sur notre satellite, Neil Armstrong mettait les pieds sur un sol désertique.  Dans le cas de la présence de Sélénites, l'importance de la mission (et des suivantes) ne s'en serait-elle pas trouvée centuplée ?  

Ce qui pose problème à Astier nous semble plutôt résider dans la conjonction de l'intérêt en question (principalement si ce dernier devait concerner des personnes sélectionnées) et les distances parcourues.  A priori, on ne verrait effectivement pas pourquoi des extraterrestres parcoureraient des distances énormes pour venir rencontrer deux humains - plutôt que d'autres.  On en arrive à l'affaire des Hill.  Mais avant de parler de ce sujet, il nous semble utile de poser une autre question en guise de "renvoi de la balle".  Elle se décline comme suit :
Dans l'état actuel de nos connaissances, nous ne connaissons pas d'êtres extraterrestres et si une exoplanète devait en abriter, à supposer que nous en ayons connaissance et les moyens de nous y rendre, ne mettrions-nous pas tout en oeuvre pour les rencontrer, les observer, en raison précisément de cette incroyable singularité, cette exception extraordinaire ?  Pourquoi cela ne pourrait-il donc pas se passer aussi dans l'autre sens ?

Il cite ensuite le cas de Betty et Barney Hill.  Afin de savoir de quoi l'on parle, nous renvoyons nos lecteurs à la matière sur le sujet.

Comme nous l'avons dit, nous pouvons tout à fait comprendre les doutes d'Alexandre Astier sur le sujet tel qu'il l'exprime et notamment en regard de la distance (39 années lumières !)  Nous avons déjà dit qu'il nous était très difficile, sinon impossible, de nous représenter mentalement de telles distances.  Cette même distance pose d'énormes problèmes, relatifs notamment à la vitesse de la lumière mais aussi à la durée de l'expédition.  Ce point est tiré à profit dans le sketch en rapport avec la communication avec la base, laquelle demanderait rapidement des durées inconcevables (Vous êtes bien arrivés ? 2X40 ans après : "Oui, tout va bien", etc.)  C'est un fait, apparemment incontestable dans l'état actuel de nos connaissances.  Mais, justement : "dans l'état actuel de nos connaissances".  Or, nous ne pouvons absolument pas présumer de ce que seraient les applications possibles de leur avance scientifique.  Située dans notre paradigme actuel et local, cette question aboutit évidemment à une invraisemblance, mais cela pourrait ne représenter dans le leur qu'une question de détail, depuis longtemps résolue.  Pour reprendre une citation que vous trouverez dans une vidéo située plus loin dans cet article : "Il y a de cela relativement peu de temps, on aurait pu dire : "Jamais on ne pourra aller sur la lune car jamais on ne pourra y faire aller une machine à vapeur !" (Merci Sam !)  On remarquera que les choses ont "un peu" changé entre temps et que, donc, si on envisage des milliers d'années d'avance technologique sur nous...

Mais soit !  Reprenons : où est-il stipulé que les éventuels extraterrestres désiraient spécifiquement rencontrer Betty et Barney Hill à l'exclusion de tous autres personnages, puisque, précisément, il est question de milliers d'enlèvements ?  Rappelons qu'à l'époque les questions ufologiques étaient loin d'être aussi médiatisées que de nos jours.  Par conséquent, il est parfaitement possible que des milliers d'enlèvements avaient déjà été réalisés auparavant, que nous n'en connaissions qu'une infime partie, mais aussi que les individus concernés ne faisaient pas spécialement l'objet d'un choix déterminé.  

Qui nous dit d'ailleurs que les extratrerrestres auraient eu besoin de se déplacer dans l'espace ?  Ils pouvaient en effet tout aussi bien venir d'une base depuis longtemps implantée sur terre, mais évoquer leur origine initiale, laquelle serait en l'occurrence Zeta Reticuli.  Cette origine supposée provient d'ailleurs de calculs réalisés a posteriori, dont il conviendrait de vérifier l'exactitude d'une part et d'autre part de considérer l'aspect générique de la question : on parle d'un système et non d'un lieu précis.  Or il peut y avoir des inexactitudes dans le descriptif de la carte et plusieurs options si le système est respecté.  Cependant, ces précisions n'apportent aucune différence notoire par rapport aux distances.  Inversement, on a vu que cette question pouvait être détournée.  

Autres questions : comment explique-t-on la parfaite concordance des témoignages sous hypnose et, entre autres, la transmission hypothétique d'un rêve d'homme sur un corps de femme ? (voir la doc).  Nous concluerons donc comme Sam en disant qu'Alexandre Astier émet un avis respectable et personnel, lequel n'est pas dénué de bon sens, mais il n'en reste pas moins seulement un avis et rien de plus.  Et ce même avis perd considérablement de sa consistance pour les mêmes raisons que celles que nous avons exposées plus haut.

Alors... nous devrions considérer que deux personnes se déplaçant à bord de leur véhicule et constatant "par hasard" avoir mis deux (ou trois) heures de plus au cours de leur voyage, mais ne se souvenant de rien, ce serait parfaitement normal ?  Devrait-on - par voie de conséquence - considérer le travail et l'interprétation de l'hypnotiseur comme une vaste fumisterie et, pourquoi pas, au même titre que l'hypnose elle-même ?  Si l'on voulait jouer la carte de l'humour, ne pourrait pas alors dire aussi que les deux individus se sont tout simplement endormis durant leur périple et ont eu une chance inouïe (qui vaut bien 39 années lumière !) de ne pas être sortis de route (celle-ci devait être particulièrement rectiligne et la tenue de route devait bien valoir le "service technique" des extraterrestres) ?  A moins que leur route ait suivi les ornières créées par les véhicules précédents, comme s'ils avaient roulé sur des rails ? (Ce qui nous permettrait de retrouver l'allusion aux culs des chevaux !)  Afin de justifier cette invraisemblance, ils n'auraient rien trouvé de mieux qu'une histoire d'extraterrestres !

Alexandre Astier se rend-il compte, à propos du message de Pioneer, qu'il entre dans la même problèmatique que celle de la communication des extraterrestres avec leur base ?  Nous devrions attendre au minimum 80 ans pour recevoir une réponse (en admettant que cette dernière soit communiquée au public) et qu'elle soit parfaitement intelligible de la part d'êtres relevant d'un autre paradigme ?  A-t-il entendu parler du fameux signal WAW ?  N'aurions-nous pas déjà reçu une réponse, complètement inintelligible pour nous ?  Quel aurait été la réaction des Indiens d'Amérique si le vieux continent leur avait envoyé le théorème de Pythagore ?

L'une des idées principales d'Alexandre Astier postule notre insignifiance, le fait que nous ne représenterions aucun intérêt pour des extraterrestres.  Il ne devrait pourtant pas perdre de vue notre aspect terriblement géocentré, anthropocentriste.  Encore des nos jours, nous avons bien du mal à ne pas nous considérer comme le nombril de l'Univers, la seule planète habitée d'êtres intelligents.  Dans un passé que nous pouvons considérer comme récent à l'échelle de l'humanité, nous considérions que la terre devait forcément être le centre de l'Univers et l'Homme LA créature par excellence puisque tous deux avaient été créés par Dieu.  Au passage, il paraissait ridicule de penser que la Terre pouvait ne pas être plate car si elle avait été sphérique, ceux du bas se seraient cassé la figure (en fait, ils se seraient donc "envolés" vers le bas ?)  Le soleil ne pouvait que tourner autour de la Terre, puisque cette dernière était le centre.  C'était parfaitement logique !  Du moins, dans cette logique-là !  Tout ceci est parfaitement contradictoire : nous nous accordons nous-mêmes une importance démesurée (alors que nous sommes en effet très insignifiants à l'échelle cosmique) mais des extraterrestres ne devraient nous en accorder aucune !  En réalité, le monde scientifique considérerait la découverte d'une civilisation extraterrestre comme la plus importante de tous les temps.  Bon nombre de nos astronomes rêvent de cette découverte car elle présenterait des potentialités absolument colossales.  Mais les supposés extraterrestres devraient superbement nous ignorer ?  La supériorité, plus que plausible, dont ils jouiraient serait sans commune mesure avec les particularités dont nous disposons et l'on est en droit d'imaginer des facultés qui seraient nôtres mais leur feraient défaut, voire leur seraient précieuses.  Cela ne semblerait absurde qu'en faisant preuve d'un cruel manque d'imagination !  Voilà qui nous semble étonnant de la part d'un artiste et surtout d'un artiste "inspiré", assisté scientifiquement.

Avant d'aller plus loin, nous allons encore passer en revue une vidéo qui a retenu notre attention, celle de Florence Porcel.  Il y a dans cette vidéo une importante quantité d'informations sur lesquelles il serait également possible de rebondir.  Peut-être le ferons-nous dans une vingtaine d'articles tels que celui-ci...  Euh... laissez-nous jusqu'à demain...

Il nous a cependant paru utile également de faire figurer ici la vidéo de la rencontre entre Alexandre Astier et Etienne Klein, ce dernier émettant de belles nuances démontrant que le recours de l'artiste aux scientifiques n'apportait pas forcément l'unanimité sur le sujet et donc, ipso facto, l'ouverture du débat.

Et ce n'est pas terminé mais peut-être gardions-nous le meilleur (ou le plus chauvin, vu que Sam est belge !  re-cocorico !).  Voici en effet deux vidéos (qui renvoient elles-mêmes à plusieurs chaînes intéressantes de diverses manières), qui méritent pleinement d'être connues.  Nous les apprécions d'une part parce qu'elles rejoignent assez bien nos idées sur le sujet mais aussi parce qu'elles utilisent, grosso modo, un même principe, du moins sur le plan fondamental de l'humour, même si l'impact est différent.  Encore merci à Sam...

Voici la première vidéo, la seconde (la suivante) en sera la suite... Beaucoup de choses y sont dites à notre place.

La suite en question...(même remarque)

Nous passerons ensuite à d'autres considérations, sur le même sujet de base.
En guise de complément sur ce qui va suivre (et ce qui précède) on peut aussi prendre connaissance de l'interview d'Etienne Klein par Florence Porcel.  

NoS conclusions

Avant tout, précisons que cet article n'est pas vraiment terminé.  On n'est pas forcément d'accord avec nous et nous proposons à nos collègues, membres, enquêteurs, académiciens, ufologues, scientifiques, etc. d'intervenir en nous communiquant leurs avis, leurs suggestions, soit de manière personnelle (sans publication dans le site) soit publique (avec publication dans le site), soit de manière nominative soit de manière anonyme (merci de le préciser dans vos communications).  Les conclusions qui figurent ci-dessous sont provisoires et ne reflètent que notre avis, pas forcément le vôtre.  Nous vous donnons l'occasion de vous exprimer.  Vous pouvez utiliser l'adresse email classique ou la rubrique "contact".  Merci de votre participation !

Travail remarquable, donc, que celui d'Alexandre Astier.  Il est peut-être dommage qu'il ait fallu déployer autant d'énergie et de talent afin de proposer un spectacle, certes de qualité, mais qui proposait une enième dérision de certains points ufologiques, pourtant contestables.

 Il faut ici souligner le succès incontestable de cette prestation, présentée sur scène en de multiples occasions, médiatisée à souhait, mise en ligne (du moins pour des extraits et les nombreuses interviews et commentaires), exploitée en DVD.  L'impact ne peut qu'avoir été important et sans doute est-ce l'un des points qui nous interpelle.  Car le spectateur a probablement bien mieux retenu le message que lors de la plupart des vidéos sérieuses réalisées par des ufologues compétents et réputés, sauf que ce message ne va pas vraiment (ou pas complètement, ou pas toujours) dans notre sens.  Les armes redoutables qui ont été mises en oeuvre en l'occurrence s'appellent humour, effets spéciaux, spectacle, apparence de scientificité, argument d'autorité (au moins indirect).  Et, d'accord : travail et talent.  Ce n'est pas donné à tout le monde.  Notre homme est du métier et il le maîtrise manifestement.

Mais que sont les vidéos ou spectacles proposés par les ufologues chevronnés ou amateurs ?  Certes, il en existe d'excellentes, proposées de manière tout à fait valable, par des individus compétents, voire réputés, et leur succès n'est pas négligeable (nous pensons par exemple à la conférence de Jacques Vallée, organisée dernièrement par l'Institut Métapsychique International de Paris).  Le problème réside, selon nous, essentiellement du fait que ce genre de travail réunit généralement un public directement concerné, sinon de convaincus, d'habitués, des gens qui "font partie des meubles" et quelques curieux ou indécis.  Peut-être aussi quelques autres.  Jacques vallée a fait un très bon score à Paris : la salle était pleine.  Mais qui d'entre nous parviendrait à réunir 1000 personnes, voire plus, des personnes "du peuple" ?  Rassurez-vous : nous n'avons pas non plus cette prétention !

 La performance n'en reste pas moins excellente mais l'impact est donc assez relatif.  Dans une conférence telle que l'Exoconférence, les choses sont différentes : l'ouverture est tout public et nous gageons que de nombreux ufologues n'en ont pas même eu connaissance (rappelez-vous, c'était déjà le cas pour nous et nous savons que nous étions loin d'être les seuls !)  Nous sommes prêts à parier et cela semble une évidence, que le bouche à oreille a fonctionné à plein rendement : les gens en ont parlé autour d'eux, ont colporté le message, garantissant de ce fait à Alexandre Astier un très bon retour et la traînée de poudre n'est pas terminée.  Elle se poursuit sur le Net.  Nous en félicitons l'auteur, mais peut-être devrions-nous en tirer aussi des leçons...

L'Ufologie est loin de toujours être prise au sérieux.  On le sait, les médias se (com)plaisent à nous ressasser leurs histoires de soucoupes volantes (les journalistes, à l'instar de beaucoup de quidams ne parvenant que très difficilement sinon pas du tout à accepter seulement le terme OVNI), de petits bonshommes verts, les David Vincent et compagnie, mettant des débits de boisson sur la route de tous les témoins, faisant parfois des gros plans sur leurs tatouages comme s'ils étaient synonymes d'imbécilité profonde, ne retenant que les dérapages, les erreurs, etc.  
Les conférences en salle peuvent être très bonnes, mais le bruit des convives, de leurs couverts et autres ustensiles rend le son plutôt douteux (cas des repas ufologiques), c'est en tous cas une gêne - mais c'est la formule et elle présente ses avantages - nous l'avons dit : le public est souvent composé d'irréductibles qui n'ont nul besoin d'être travaillés, ou si peu.  
Il en existe hélas aussi de très mauvaises, même si elles étaient pavées de bonnes intentions, de la part de personnes à la réputation moins impressionnante et aux idées contestables, qui (en plus) n'ont pas pris la peine de préparer leur conférence et agacent leur public en recherchant leurs documents, en martyrisant leur ordinateur portable, et en transmettant, même aux convaincus, un message déplorable et un triste constat de médiocrité.  Même le sérieux, le ton monocorde d'un scientifique pointu, l'hermétisme de formules pourtant parfaitement correctes, l'aspect guindé de la personne, etc. peuvent s'avérer dissuasifs.

Comme l'ont très bien compris bon nombre d'ufologues, une conférence de qualité se doit d'être convenablement préparée, agrémentée d'images, de documents, d'arguments vérifiés, d'un ensemble bien structuré, d'une fluidité certaine avec une élocution si possible irréprochable.  Il en va du respect du spectateur d'une part et de la crédibilité du sujet difficile de l'Ufologie.  C'est dire que cela revêt une importance très considérable.  Certains répugnent toutefois à y inclure l'humour qui, il est vrai, se présente comme une arme à double tranchant, pas si simple  à manier, cruelle en cas de "bides", n'apportant soi-disant rien ou pas grand chose - sinon carrément néfaste -à la crédibilité.  Il est évident que personne n'aime se faire passer pour un guignol, se faire ridiculiser, surtout si cela doit avoir un rejaillisement sur l'Ufologie qui en a vu d'autres mais qui s'en passerait aussi bien volontiers.
Pourtant, l'Exoconférence en est un exemple frappant : lorsque ce même humour est bien amené (et c'est tout un art !), aux bons moments, à la bonne dose, avec savoir-faire et à propos, non seulement on gagne en convivialité mais aussi en impact, en retour, et le message passe "canon" !  Il est aussi possible, démonstration en a été faite, d'allier science ou scientificité, c'est-à-dire crédilité, et ce même humour dans un cocktail détonnant qu'il convient cependant de pouvoir maîtriser et toute la difficulté est là !

Notre idée n'est pas d'inviter tous les ufologues à se transformer en bêtes de spectacle : le résultat risquerait d'être déplorable car, nous l'avons dit, maîtriser l'humour est bien plus compliqué et difficile qu'on le croit généralement et les conséquences pourraient être lourdes : il y aurait donc un risque.  Mais le procédé devrait peut-être être envisagé, médité, certainement préparé (ce qui nécessite beaucoup de travail).  L'idée est lancée, l'exemple est là, cela mérite d'être débattu.  Elle peut se décliner sous différentes formes, les options sont nombreuses.

Prenons l'exemple (textuel) du CERPI, anciennement GESO, ou plutôt le cas de ce dernier car le citer en exemple serait prétentieux et tel n'est pas notre but.  Or donc, le groupement était initialement composé d'étudiants (pour la plupart) et l'ambiance était à la franche convivialité, à l'humour omniprésent et parfois débridé.  Dans notre revue "Enigmes" (disparue depuis), on retrouvait cet humour indéracinable (et certes bien moins talentueux que celui d'Alexandre Astier). Ce début a été un succès très net, mais il s'est montré limité dans le temps : il fallait passer de la simple discussion à bâtons rompus, de la théorie, à la pratique des enquêtes de terrain et voilà qui était une autre paire de manches !  Puis, le GESO a sombré dans un quasi anonymat et une presque léthargie, non du fait de dissensions entre ses membres mais par les aléas de la vie (poursuite des obligations scolaires universitaires, éloignement géographique, impératifs familiaux, etc) et c'est finalement l'avènement d'Internet qui lui a permis de renaître.  Dans cette "vitrine sur le monde", nous avions mis en oeuvre un site Web qui abordait des sujets sérieux, mais à la fois avec scepticisme modéré et... humour !  Là encore, cela a été initialement un succès, vérifiable par les commentaires, les statistiques de fréquentations, etc.  Pourtant, dans cette même évolution et un souci de crédibilité, de rigueur scientifique, nous avons été contraints de modérer toujours davantage cet humour (sans toutefois jamais l'abandonner totalement).  Rappelons ici qu'il n'est question que de textuel.  Il restait encore à comprendre un autre phénomène qui allait bientôt apparaître : les gens aiment de moins en moins lire !  Les textes simples, dépouillés, même excellents (surtout s'ils sont longs), rebutent.  Il fallait synthétiser (mais on n'a pas toujours le temps de faire court, ce n'est d'ailleurs pas toujours possible), fractionner sur plusieurs pages plus courtes, agrémenter avec des images, puis du multimédia, l'animation de vidéos, de la musique.  Il nous semble incontestable que tout cela s'apparente de plus en plus à du "spectacle" et, dans ce dernier, l'humour occupe une place de choix.
De la même manière qu'il est impératif d'aérer ses textes, de surprendre par les idées, les arguments et leur authenticité, il faut pouvoir capter l'attention, la maintenir, et exercer une sorte de fascination rendant l'esprit plus disponible.  Après les vidéos, que viendra-t-il ?  Peut-être les conférences virtuelles en 3D, avec effets pyrotechniques, etc...  Nous ne savons pas !  Mais une chose semble certaine : l'Ufologie a besoin de sortir de son cantonnement à un public de passionnés et d'habitués et de s'ouvrir à un public beaucoup plus large, susceptible d'intéresser tout le monde.  Encore faut-il veiller aussi à faire passer un message clair, capable de s'auto-régénérer, "viral" en quelque sorte en laissant peu de place (sinon aucune) à la critique et aux objections.  C'est évidemment plus facile à dire qu'à faire !

Comprenons-nous bien : il n'est pas question de transformer le discours ufologique en cirque de foire ou en grande réunion en vue de grosse rigolade, les occasions de susciter la dérision sont déjà si nombreuses !  Notre idée est simplement de proposer aux personnes qui s'en sentent capables et en ont les moyens (techniques notamment, mais aussi pour l'investissement en temps, en recherche, en travail, etc.) de décaler l'information en tentant de la rendre plus agréable et accessible afin d'en sublimer la qualité et le caractère viral.

D'accord : ce n'est pas gagné, ce n'est qu'une idée, une suggestion et, dans l'immédiat, tout ce qu'elle demande se limite à vos commentaires, vos avis, vos réactions, etc.

(NB : vu la longueur de cet article - et conformément à ce qui a été énoncé plus haut - nous sommes prêts à parier que rares seront ceux qui atteindront le bas de cette page en ayant tout lu.  Quant à y répondre... hé bien, nous verrons bien !)

Vos réactions

bonsoir à tous,

J'ai tout lu jusqu'au bout ( elle veut une médaille?). Je connaissais déjà les sketches d'Alexandre Astier, et je ne suis pas surprise que cela vous interpelle à ce point.  Je suis complètement d'accord sur la pertinence de l'humour comme vecteur de communication.  Je pratique l'humour assidûment tous les jours, en auto-médication,  auprès d'un public "populaire" de jeunes entre 15 et 25 ans, qui sont très largement habitués à ce genre de mise en scène. Il faut se mettre en scène si l'on veut faire passer un message de nos jours.   Une "riposte" anti-scientisme me semble également pertinente...si nous voulons (enfin) faire parler de l'ufologie, pourquoi pas sous forme humoristique ?  Un humour un peu décalé, avec une pointe d'auto-dérision ? Je vote oui !

Soit dit en passant, et si le jeu de M. Astier était en trompe-l’œil, et si cette posture intellectuelle n'était que feinte ?  il manie très bien l'ironie...

Je m'exprime en mon nom, et accepte d'être publiée sur le site.
Sandrine Fernandez

NDLR : Au 14/09/17, le taux de fréquentation de cet article était très faible.  Le lien concernant le Roswell russe n'a été visité qu'une seule fois et la page ici présente 16 fois seulement !