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Le ghost tunnel (bus fantômes) : Urbex ou vandales ?

Nous avons récemment pu visionner une vidéo très particulière en ceci que des urbexeurs nous présentaient un tunnel ou un souterrain, situé dans la région de Liège, où séjournaient de bien étranges occupants.  Comme le laissaient voir les images, le "tunnel fantôme" (ou ghost-tunnel était peuplé de vieux bus et trams, dont certains du TEC (et même apparemment de Mons !), de pompes à essence, de matériel divers que l'on rencontre généralement dans les dépôts, et même une camionnette de police !  


C'était d'autant plus bizarre que l'on accédait à l'endroit en question simplement à partir d'une grille dans un trottoir, située dans une artère fréquentée et puis, au prix de quelques petites pirouettes très accessibles aux plus jeunes, à l'endroit de la "féerie".  Il faudrait plutôt dire au "massacre" car, sans le moindre doute possible, les bus en question ne sont pas seulement d'un autre âge, ils sont aussi dans un sale état !  Des volants manquent, pratiquement toutes les vitres ont explosé, les surfaces métalliques sont taguées  Un spectacle désolant pour n'importe quel chauffeur de bus... entre autres.

Mais des questions se posaient aussi, laissant supposer, pour les esprits les plus imaginatifs, quelque complot ourdi par dieu sait quelle engeance : comment ces bus étaient-ils arrivés là, sous terre, apparemment sans rampe d'accès, sans ouverture suffisante ?  Que faisaient-ils là ?  Quel était cet endroit ?  Quelle était la destination de tout ce matériel ?  Question sous-jacente : qu'est-ce que tout cela signifiait ?

La réponse ne s'est guère faite attendre comme on peut le voir dans le reportage de la RTBF que voici :

https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_nous-avons-visite-le-tunnel-de-metro-rempli-de-vieux-bus-a-liege-video?id=9542893

Un ancien dépôt, des pièces de musée, au CERPI on s'en était doutés, bien entendu !  Il n'empêche : le spectacle est désolant et le mot n'est même pas assez fort.  Nous comprenons parfaitement la consternation du conservateur et ne pouvons que condamner fermement ce vandalisme imbécile.

Mais une autre question se pose : conséquences de visites d'urbexeurs, vandales, ou les deux ?

On sait désormais que le CERPI ne voit pas d'un très bon œil les visites d'Urbex, qui ne s'apparentent que de très loin (ou pas du tout) aux enquêtes menées par notre organisme, manquent de structure, de supervision, quand ce n'est pas tout simplement de but réel autre que la satisfaction de la curiosité, la réalisation de vidéos, reportages, photos (certains parfois très réussis).  Pourtant, depuis peu le CERPI a des urbexeurs dans ses rangs.  Certes, pas beaucoup, mais il en a…  Cependant, ces derniers sont encadrés, triés sur le volet et nous considérons que – d’une certaine manière – ils peuvent parfois nous apporter quelque chose en matière de statistiques, de potentiel, d’illustration, voire (dans de rares cas) un certain « plus ».  Mais il faut aussi savoir que l’Urbex a aussi son « code d’honneur » dans lequel le genre de choses que l’on peut apercevoir dans ces tristes images n’a – en principe – rien à voir.  A notre avis, donc, le pitoyable résultat qui s'étale lamentablement devant nos yeux serait plutôt l'oeuvre de vandales, crasseux et blâmables tout autant que condamnables... ou, malheureusement, d'urbexeurs peu scrupuleux de leur "déontologie".

Il va sans dire que le CERPI n'approuve en rien de tels agissements et que si, par hasard, notre chemin devait croiser les responsables de telles dérives, nous n'hésiterions pas un seul instant à les dénoncer aux forces de police.  Il est évident aussi que si des urbexeurs du CERPI devaient figurer dans leurs rangs, cela se traduirait illico - en plus des poursuites judiciaires et de leurs suites - par une éviction immédiate et définitive de nos troupes.  Il n'y aurait pas de pardon, pas d'excuses, pas de sursis.

Nous ne pouvons pas être plus clairs.

En tous cas, ce qui est certain c'est qu'il n'y a pas de fantômes ni d'entités de l'au-delà dans cet endroit, mais on serait en droit de se dire que certains y sont allés au delà d'un fantôme d'humanité.