Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Le CERPI dans une situation particulière (suite 3)

Urgence

La vie continue.  La dame aux OVNIS aussi.  La voilà qui revient à la charge pour demander des nouvelles de notre investigation.  Un peu de patience, voyons !  Il y a des centaines d'images à analyser, il faut étudier les paramètres, etc. sans compter que- à de rares exceptions près - tous les éléments du CERPI ont une activité professionnelle (puisque le CERPI est bénévole et que mis à part les pensionnés, chacun doit faire bouillir la marmite par le fruit de son labeur).  Et c'est précisément pendant que notre Président se trouve au travail que son téléphone portable sonne.
Au volant à ce moment et professionnalisme oblige, il ne répond qu'à certains types de sonneries personnalisées et uniquement avec le "mains libres".  Mais c'est pour apprendre une triste nouvelle : sa maman vient d'être hospitalisée d'urgence et la situation est préoccupante.  La sachant déjà de santé désormais fragile, il craint de ne plus pouvoir la voir, in-extremis, que pour la dernière fois et prend immédiatement les dispositions nécessaires pour se rendre illico à Bruxelles.

Tout se fait très rapidement, avec la bonne compréhension de l'employeur mais il lui faut tout de même près de deux heures pour rejoindre la capitale, encombrée par les heures de pointe et ralenti par les travaux et les déviations.  Pendant, ce temps, le téléphone sonne à nouveau.  Mais cette fois, c'est tout autre chose !  Il s'agit d'un monsieur qui se dit contacté par les extraterrestres avec lesquels il communique pratiquement en permanence, ce qui le perturbe énormément.  D'autant qu'il n'a rien demandé à personne, ne présente aucun intérêt particulier pour l'ufologie et a bien d'autres préoccupations que ce qui lui apparaissait jusque là comme des balivernes.  L'affaire semble donc sérieuse, mais M. Vanbockestal ne pourra évidemment pas s'en occuper personnellement dans l'immédiat, d'autant que les choses se passent pratiquement à l'autre bout du pays.  C'est la raison pour laquelle il délèguera dès que possible la tâche à un enquêteur.

En y réfléchissant un peu, la situation semble tout de même devenir bizarre : il y a eu l'affaire de Saint-Ghislain, ainsi que quelques autres manifestations ufologiques se déroulant en Belgique mais n'ayant pas fait grand bruit et plus ou moins cachées au public.  On aurait pu passer à côté d'un crash d'OVNI, un second Roswell, ou un "Roswell belge", une mini-vague semble se développer peu après et voici que se présente une "espèce d'abducté", lequel vient s'ajouter aux affaires en cours, relevant du même type.  Cela fait beaucoup d'étrangetés en peu de temps !

Tout cela ne préoccupe guère la population, bien plus animée par les (futurs) exploits de l'équipe belge de football dans le mondial en Russie.  Ne s'agirait-il d'ailleurs pas d'une sorte de stratégie opportuniste pour profiter de la "diversion" ?  M. Vanbockestal n'a que faire, provisoirement du moins, de toutes ces considérations, le voilà arrivé à l'hôpital. 

Ce qu'il peut y voir est loin de le réjouir : le pronostic est pour le moins mitigé, la situation est tendue.  Notre président a vite compris certaines choses qui ne le transportent pas de joie !  En effet, règlement des transports en urgence oblige : sa maman a été transférée dans l'hôpital le plus proche et le seul nom de ce dernier le fait frémir car il s'agit du même où, quelques années auparavant, feu-Jean-Marie Tesmoing (ce philosophe érudit et polyvalent, spécialisé en détection de fraude aux phénomènes paranormaux, qui avait branché le CERPI sur l'affaire d'Arc-Wattripont) avait subi un véritable calvaire (voir notre article).

En moins de deux, notre homme décèle des manquements graves : un kiné qui aurait bien tenu son rôle dans un film sur les nazis et leurs tortures, un médicament qui semble en contradiction flagrante avec la pathologie, aucun spécialiste disponible sous prétexte de week-end (Mais comment faites-vous donc pour faire face à un grave accident de la circulation dans lequel les blessés pissent le sang de partout ?  Vous leur demandez d'attendre lundi ?), des agissements infirmiers très "limite".  On croit rêver, une fois de plus, ou plutôt cauchemarder pour reprendre une expression déjà utilisée dans le cas de Jean-Marie Tesmoingt.
Les choses ne se passeront pas ainsi.  M. Vanbockestal avertit qu'à défaut d'amélioration notoire il reviendra avec un bulldozer et une kalachnikov ! (C'est bien sûr une forme d'humour ou d'humour noir, particulier, mieux vaut le préciser afin que les autorités ne s'y trompent pas, elles qui semblent désormais très promptes à soupçonner à tout va !)

Imbroglio

Dans la situation que l'on imagine, divisée entre les joies des victoires des diables rouges, atténuées par une atteinte au moral et de vives craintes, la situation devient dantesque : un sujet poltergeist, situé non loin de Saint-Ghislain a d'importantes révélations ufologiques à faire à notre président, mais le rendez-vous ne pourra pas être pris immédiatement pour des raisons évidentes.  Ces dernières sont d'ailleurs compliquées par les interventions de diverses institutions qui avertissent le CERPI via plusieurs messages codés de l'imminence de grands bouleversements ufologiques et d'événements particulièrement déstabilisants.  Il convient de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de faire face à une adversité redoutable, à la seule différence près que l'on ne dispose d'aucun élément permettant de se faire la moindre idée sur la nature de la menace !

M. Vanbockestal ne peut agir qu'à minima et "à l'aveuglette" : il place certaines antennes en stand by au même titre que le fameux service estafettes qui, pour l'occasion, reprend donc du service.  Mais il s'agit d'un "service minimum" qui cadre bien avec les arguments politiques de certains qui se répartissent en parfaite discordance au milieu de grèves des trains, du personnel pénitentier et d'autres, car les grandes vacances sont commencées, le CERPI ne s'est pas mis en congé (il n'en a pas eu le temps !) mais cela n'a pas empêché plusieurs éléments de manquer à l'appel comme leur bon droit les y autorise ! 
La situation devient assez surréaliste quand un chef d'état étranger se fait escorter par des F-16 au grand dam des observateurs peu habitués à se genre de requête, qu'un hélicoptère survole la région de Waterloo pour des raisons "dites judiciaires", mais on n'en saura pas plus.  Y aurait-il un rapport avec cette tentative d'attentat qui aurait été déjouée ?  En tous cas, alors que la canicule sévit en Belgique ou du moins une météo peu avare en degrés - comme pour mettre son petit grain de sel dans une situation qui fait déjà "suer" - il sera bientôt question de la venue de Donald Trump, du sommet de l'OTAN, avec des dispositions policières hors-normes qui se dérouleront simultanément avec la demi-finale de la coupe du monde entre la France et la Belgique !

Entre temps, il y aura eu une autre urgence "dans l'urgence" au milieu de cet imborglio invraisemblable : victime d'une grave crise, la maman de notre Président frôle la mort de très près et, dans son inconscience, elle perçoit parfaitement les commentaires du personnel occupé à lui prodiguer des soins intensifs, une phrase du style : "Celle-là, je crois bien qu'on le reverra plus !"
Le personnel soignant est-il donc à ce point ignorant des travaux de Raymond Moody ou du Dr Charbonnier ?  Il pourrait en tous cas modérer ses propos à défaut de savoir si le sujet est en mesure des les entendre ou pas car l'effet psychologique peut évidemment être déplorable, sinon fatal !  C'est de toute manière très désagréable, et c'est bien le moins que l'on puisse dire !

La suite de notre dossier