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Que s'est-il passé à Saint-Ghislain ?

Ce lundi matin, 3 décembre 2018, peu avant 7 heures, les usagers des transports en commun qui se trouvaient sur les quais de la gare de Saint-Ghislain (région de Mons, Hainaut) ont pu se poser pas mal de questions.  En effet, alors que tout était calme dans la fraîcheur humide du matin, que les bus passaient normalement, tranquillement, un attrouppement s'est soudain formé auprès de l'un de ces véhicules stationnés le long du chemin de fer, les sirènes se sont mises à hurler, les gyrophares ont animé la place de la gare de lueurs irréelles et toujours vaguement inquiétantes.

Bien qu'il n'y ait eu aucun accident de circulation, c'était bien une ambulance qui se pointait, bientôt suivie par une autre.  Mais que se passait-il donc ?  Et c'est bien la question qui s'est rapidement formulée sur les réseaux sociaux, l'un d'eux évoquant même un mort !

Le véhicule du SMUR, l'équipe spéciale d'intervention en réanimation ne s'est pas éternisée et c'est la seconde ambulance qui a pris le relais.  Seulement voilà, cela n'expliquait toujours rien !

Malgré une illustration assez sensationnaliste publiée sur FaceBook, montrant la place de la gare de Saint-Ghislain encore plongée dans l'obscurité de la nuit et illuminée des feux des véhicules de secours ainsi que les deux ambulances, donc, les faits - quant à eux - étaient plus banals.  Sauf peut-être (sûrement d'ailleurs) pour l'intéressé, un chauffeur de bus, qui venait de faire une chute spectaculaire sur la chaussée mouillée.  L'homme était conscient mais souffrait manifestement de violentes douleurs dans la cage thoracique.  Il se tenait d'ailleurs bien les côtes et, à n'en pas douter, ce n'était pas là le résultat d'une blague hilarante !  Au contraire, il avait le souffle coupé, ne parvenait plus à respirer et ne pouvait forcément que s'exprimer difficilement.  Pendant que deux témoins aidaient l'infortuné à se relever, quelqu'un aura tout naturellement appelé le SMUR, en imaginant - assez logiquement il est vrai - un accident cardiaque.

Ce n'était pourtant pas de cela dont il s'agissait.

Tout a ensuite été très vite.  Un collègue chauffeur de bus est arrivé et a suivi la procédure adéquate, venant en aide à son vis-à-vis, surveillant le bus en attendant l'arrivée des secours et réconfortant l'individu qui avait bien du mal à reprendre sa respiration.  Quant au SMUR, il posait les questions d'usage, évaluait les paramètres vitaux et administrait un puissant antidouleur.  Deux minutes plus tard, l'individu était emmené sur un brancard et transféré à l'hôpital d'Hornu.

On a appris par la suite qu'il souffrait d'une fracture costale avec déplacement (c'est-à-dire que les morceaux d'os de la côte ne se trouvent pas face à face mais bien qu'ils se chevauchent).  On comprend dès lors mieux la douleur ressentie.  Mais notre homme s'en sort bien, ses jours ne sont évidemment pas en danger, ses lunettes n'ont pas été cassées et puis, surtout, il n'y a pas eu de perforation du poumon...  Il en sera quitte pour des douleurs tenaces qui le tenailleront pendant au moins une bonne semaine.

Mais pourquoi cet article qui semble n'avoir aucun rapport avec les objectifs du CERPI, aucun lien avec le surnaturel, le paranormal ou l'ufologie ?

Tout simplement parce qu'il se fait que la victime se trouve être le Président du CERPI.  On comprend que sa fille n'ait que très peu apprécié que l'on parle d'un mort en l'occurrence sur FaceBook.  Lorsque les gens ne savent pas ce qui se passe ou bien ne comprennent pas, ils se mettent facilement à raconter n'importe quoi.

Notre chauffeur de bus et Président tient à remercier très chaleureusement toutes les personnes qui lui sont venues en aide en ce moment difficile et qui - apparemment - ne se sont pas contentées de filmer bêtement l'incident pour le publier sur un réseau social quelconque plutôt que d'appeler les secours.  Tout le monde a très bien réagi et c'est réconfortant.  Le collègue s'est montré exemplaire.  Et, à l'hôpital, l'admission, l'accueil et les soins ont été irréprochables.

Nous souhaitons un très prompt rétablissement à notre Président !