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Révélations du "boss"

C'est au détour de deux couloirs et entre deux portes que nous avons réussi à coincer le Président du CERPI afin de tenter de le questionner quant à sa situation actuelle, sur le plan de la santé, qui en a inquiété plus d'un.  L'intéressé a bien essayé de jouer les anguilles et de nous glisser entre les doigts mais, finalement, il a bien voulu se prêter à notre interview.  Avec beaucoup de pondération cependant, il est vrai...

M. Vanbockestal, nous savons que vous avez récemment été opéré à deux reprises en seulement deux semaines et nous vous avons vu quitter l'établissement hospitalier dans un état qui ne vous est pas vraiment coutumier.  Pouvez-vous lever un peu le voile sur l'affection dont vous seriez atteint ?

Non.  Voilà qui est clair pour ce qui est de mettre un nom sur la pathologie en question.  Vous devez comprendre que même si l'on est un "homme public", il existe des circonstances dans lesquelles on ne se sent pas forcément obligé de tout révéler.  Mais, en revanche, je peux vous donner quelques éléments de réponse, si cela peut en rassurer certains et aider d'autres à mieux comprendre... Tout d'abord, mes jours ne sont pas en danger.  C'est en tous cas loin de l'être, en relation avec ce qui me concerne maintenant et ce dans un avenir rapproché.
Mais je ne peux pas dire le contraire : j'ai été rudement éprouvé par ma dernière opération chirurgicale qui aurait été relativement bénigne s'il n'y avait pas eu tout un concours de circonstances malheureuses.  

Peut-on en connaître la teneur, ou seulement quelques exemples ?

Ca, oui !  Je peux le faire !  D'autant que cela me reste plutôt au travers de la gorge.  Ainsi, déjà il n'est pas agréable - vous devrez le comprendre - de devoir attendre treize heures, alors qu'il y a urgence médicale, avant d'être réellement pris en charge autrement que pour le strict symptomatique !  Encore que je doive de ne pas avoir tourné de l'oeil en raison de douleurs abominables (le mot n'est pas trop fort !), à ma fille et aux communications que j'ai pu avoir avec elle via SMS de manière à ce que l'on vienne m'administrer de la morphine !

Vous ne pouviez donc pas sonner une infirmière ?

Vous faites là la même réflexion que l'infirmière qui est venue me "secourir" et à laquelle j'ai répondu que pour sonner...il aurait fallu disposer d'une sonnette !  A noter que le cas s'est représenté un peu plus tard, à un moment où une sonnette était bien disponible.  Sauf qu'elle ne m'était pas accessible car j'étais relié à un cathéter fixé au lit et qu'elle était située trop loin !  Oui, je sais, c'est déjà aberrant, mais ce n'est qu'un début !

Nous vous écoutons...

Il y a eu une intervention que l'on a essayé de me faire passer pour une administration d'antidouleur, comme si j'étais le dernier des imbéciles, totalement ignorant en matière de médecine.  Au lieu de cela, il s'agissait d'un autre principe actif, supposé obtenir le même résultat par un autre biais, mais ce dernier était totalement inapproprié.  Moi, j'appelle ça soit de l'incompétence, soit du "foutage de gueule" !
Par la suite, ô miracle, j'ai tout de même été transféré au bloc et mis sous anesthésie partielle.  C'est encore heureux car je ne suis pas douillet, loin s'en faut - même plutôt coriace et courageux - mais là cela aurait fait de trop !  D'autant que le protocole logique n'a pas été respecté, à mon humble avis, mais cela dépasse peut-être mes compétences vu le caractére spécifique et rarissime de l'affection (à propos duquel j'ai malgré tout eu l'occasion de bien me documenter en raison des cas précédents).  Mais ce n'est pas tout...

Et donc ?

Nouvelles souffrances durant ma nuit d'observation, nouvelles doléances de ma part, noyées de généralités ou de facilités.  Et, en finale, découverte d'une affection "annexe", dirais-je.  Je reçois donc un nouveau médicament pour le suivi, en plus de celui prescrit pour le principe principal.  Seulement voilà, soit on n'a pas identifié la bonne bactérie, soit je n'ai pas eu de chance et la bactérie en question était-elle résistante à l'antibiotique délivré.  Bref, je me suis soigné pendant trois ou quatre jours avec un médicament totalement inefficace et l'affection s'est aggravée entre temps...  Vous voyez que cela commence à faire beaucoup, non ?

Y-a-t-il une suite à cette volée de mésaventures ?

Oh que oui !  Car le médicament principal se trouvait en rupture de stock.  On applique donc la solution alternative proposée par le spécialiste, plus onéreuse, pour constater d'une part que la liste des effets secondaires a de quoi effrayer une statue de Bouddha !  Je fonce malgré tout car il est impératif de se soigner, mais il se fait que je ne supporte pas cette molécule dont la vente au public devrait cesser.  C'est tout simplement monstrueux lorsque l'on sait que la firme qui dispense ces comprimés a déjà fait l'objet de plusieurs procès depuis 2005 !  Manifestement, on fait passer l'aspect commercial avant l'aspect thérapeuthique et les effets secondaires sont largement sous notifiés !  Pour ma part, dès que j'ai pris le premier comprimé, j'ai immédiatement compris que ce serait également le dernier !  Mon coeur s'est mis à s'emballer , à monter dans les tours de façon affolante.  Je me sentais vraiment très mal et j'ai failli demander à mon épouse qu'elle appelle l'ambulance !

Et maintenant, ça va mieux ?

Dans le sens où je dispose enfin du bon produit, alors oui !  Cependant, comme je vous l'ai dit, on a perdu du temps avant d'ajuster le traitement et, ce faisant, la pathologie est devenue plus importante et le traitement comporte de surcroît de nouveaux effets secondaires, moins pénibles ceux-là, mais tout de même très gênants !

Et quand espérez-vous reprendre le collier ?

Alors là !  C'est une excellente quetion à laquelle je vous répondrai : pas avant jeudi au plus tôt, si tout va bien, si de nouvelles complications ne se présentent pas encore.

On vous a encore vu récemment en visite chez le médecin et à l'hôpital...

Oui.  C'est normal puisqu'il convenait de corriger le tir et de procéder à d'autres examens.  Le résultat de ceux-ci n'est guère plus réjouissant !  Mais il s'agit encore d'une autre pathologie !  Voyez-vous, pour le moment j'ai l'eau et le gaz à tous les étages !  A ce niveau, je devrai à nouveau consulter et débattre de la question avec l'Homme de Science afin d'examiner sérieusement si la poursuite de mes occupations professionnelles reste possible.  Ni plus ni moins.  C'est donc plutôt préoccupant !

Ferez-vous comme vous l'avez déjà fait à de nombreuses reprises : un retour en force, lequel relancera peut-être même le CERPI ?

Laissez-moi d'abord "digérer" tout cela.  Ce sera déjà bien assez difficile.  Mais vous me connaissez : rien n'est impossible !  Au niveau de la santé, j'espère bien me remettre en selle d'ici quelques temps (avec l'âge cela devient de plus en plus compliqué !)  Mais pour ce qui est du CERPI, il n'y a pas de changement de cap qui figure à l'ordre du jour.  C'est-à-dire que la cessation de ses activités reste prévue, comme initialement.  Mais il est bon toutefois de préciser que nous examinons des solutions alternatives.  J'en ai déjà évoqué quelques unes !

Est-ce que vous pourriez maintenant...

Non.  L'interview est à présent terminée et vous allez bien gentiment me laisser me soigner et me reposer...J'ai déjà fait un gros effort !

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Et M. Vanbockestal a poursuivi son chemin, aidé de sa canne afin de suppléer à une claudication bien visible, le visage parfois animé de grimaces de douleur...