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24 heures de suspens au CERPI !

Les 24 dernières heures ont été riches en suspens depuis la nuit de lundi à mardi (06/06/17), bien que finalement tout est bien qui finit bien.  

Tout commence alors que notre service permanence avertit le siège que des choses bizarres se déroulent à Bruxelles et plus précisément dans le ciel de la capitale belge.  Plusieurs appels téléphoniques ont fait état de "présences nocturnes  insolites".  Mais il en fallait plus pour crier à l'alerte OVNI car cette présence a très rapidement été identifiée par nos enquêteurs comme un simple hélicoptère.

Nous aurions pu faire durer le suspens ou entretenir la confusion "pour faire semblant" et évoquer la possibilité éventuelle d'un retour des triangles de la vague belge de 89 et - pourquoi pas ? - la possibilité de visiteurs de l'espace, mais voilà qui n'est pas dans nos habitudes à propos de "crier au loup" !
Ce qui est plus biarre en l'occurrence, c'est la durée de l'observation (presque toute la nuit), l'étendue du survol (plusieurs communes bruxelloises ont été concernées, dont Uccle, Saint-Gilles, Schaerbeek, Laeken, Bruxelles-centre, Evere) et le nombre de personnes "inquiètes".  Il faut dire que l'on se trouve toujours, forcément, au vu de l'actualité et des souvenirs des attentats terroristes, dans un climat de psychose, sinon de méfiance et de prudence qui n'ont toutefois rien de commun avec le paranormal ou l'ufologie.  A ce stade des événements, le CERPI s'avérait cependant bien incapable de fournir la moindre explication quant à ce survol nocturne d'un hélicoptère supposé de la police.  L'absence d'explications ou d'informations contribue - on le sait bien - à alimenter les tensions : une chose était sûre en tous cas : il devait se passer quelque chose !  Oui mais voilà : quoi ?

Il allait pourtant falloir attendre de longues heures avant que tombent les premiers renseignements, guère plus rassurants pour autant.  En fait, le survol en question était en relation avec une vaste opération policière au cours de laquelle 14 perquisitions ont été menées, dans le cadre des enquêtes sur les attentats terroristes.  Fin du chapitre sur ce volet puisque cela ne touchait aucunement les activités du CERPI, nos enquêteurs pouvaient dormir sur les deux oreilles au même titre que les bruxellois du centre et de la périphérie.  Mais... vous allez voir que c'était loin d'être fini !

http://www.rtl.be/info/article/regions/bruxelles/un-helicoptere-passe-la-nuit-a-survoler-bruxelles-a-basse-altitude-des-dizaines-de-bruxellois-s-inquietent-une-operation-judiciaire-est-toujours-en-924382.aspx?utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter-rtl-info-17-6-6&utm_source=Newsletter-rtl-info

Tranquilles ?  Pas sûr !

L'alerte (pour autant que l'on puisse l'appeler ainsi, sauf...) n'était pourtant pas terminée.  En effet, puisque le pays allait, dès les premières heures du matin, être placé sous alerte (métérorologique) orange à cause du passage d'une tempête, assez sévère par endroits.  A Bruxelles, qui a essuyé de fameuses "draches", le Bois de la Cambre avait été fermé et il était vivement recommandé de s'éloigner des arbres (dans tout le pays), sous-entendu car ceux-ci pouvaient tomber, déracinés par la force du vent.
Là non plus, il n'y avait pas de rapport avec les activtés du CERPI.  Sauf que ce dernier s'inquiète de ses enquêteurs et que la capitale belge en comporte pas mal.  Or il se fait que plusieurs d'entre eux se trouvaient précisément en des endroits dangereux.  Recommandations de prudence et fins de missions plus tard pour ces travailleurs de l'ombre, ayant déjà parfois connu une nuit blanche, au vu de ce qui précède !  Au siège, pas d'inquiétude : on a subi comme tout le monde, mais sans dégâts.  Et pourtant la journée ne faisait que commencer (ou presque) parce que les SMS inquiétants ont continué de retentir et de faire vibrer les appareils...

Troisième alerte en moins de 24 heures !

Qu'est-ce que c'est que ce nouveau bazâââr ?
Or donc, question de proximité géographique, de centre névralgique militaire et de présence d'enquêteurs du CERPI, notre siège était cette fois avisé de "choses inquiétantes" se déroulant dans la région de Mons.  En fait, c'était même beaucoup plus proche du CERPI puisque cela se trouvait à Maisières, limite de Casteau.  Pour être plus précis encore, cela se passait tout simplement au SHAPE (le quartier suprême des forces alliées en Europe).  

Là encore survient une zone d'ombre(s) et d'informations contradictoires ou incomplètes : dans un premier temps il a été question d'une alerte à la bombe.  Un colis suspect aurait été intercepté, provoquant l'arrivée en urgence de nombreuses forces de police, l'interruption de la circulation et la mise en place d'une déviation sur une route très fréquentée.  Dans le même temps, à ce qu'il paraît, tout le complexe du SHAPE avait été "bouclé".

Bon ! Les alertes à la bombe, surtout les fausses (heureusement !) sont devenues monnaie courante et ne concernent toujours pas les activités du CERPI, sauf dans la mesure ou des enquêteurs du groupement se trouvent également, par hasard (ou pas) sur place.  Tant qu'à faire, nous préférons que nos équipes restent au grand complet dans leur intégrité physique.  Avec l'âge et les années qui passent, nos troupes ont tendance à se faire moins nombreuses, c'est pourquoi nous avons toujours besoin d'enquêteurs (valables, bien entendu !), nous n'aimerions donc pas qu'il ne subsiste plus que des morceaux...

Dans un deuxième temps, pourtant, l'information était démentie dans les médias et sur place : il se serait agi seulement d'un accident. Aucune précision ne figurait dans les informations qui, d'ailleurs, n'ont finalement rien relaté dans leur JT (ou bien nous n'avons pas regardé les mêmes !)  Seulement voilà, apparemment - sur place - les choses ne semblaient pas correspondre à  ce démenti.  

La déviation était toujours bien en place (un accident grave, alors ?) - le SHAPE était toujours bouclé (pour un accident de la circulation qui aurait eu lieu devant ce dernier ?  A moins que l'accident en question se soit déroulé dans l'enceinte du SHAPE ?  Mais dans ce cas pourquoi interrompre la circulation et établir une déviation ?)  
Ce qui restait bel et bien établi, par contre, c'était la présence policière importante sur place (Si la police envoie plus de vingt policiers pour un accident de la route il n'est plus étonnant que la police manque d'effectifs !)  D'ailleurs, s'il s'agissait d'un accident, pourquoi les policiers sur place continuaient-ils de parler d'alerte à la bombe ?

Nous n'aimons pas ce genre de situations, dans laquelle les versions "officielles" ou officieuses différent radicalement, surtout dans un endroit névralgique militaire proche du CERPI.  Cela donne toujours l'impression que l'on nous cache quelque chose !  Cette impression allait se déguiser par la suite en quasi-certitude ou  en conviction tenace.

Mais, finalement, les informations ont pu être complétées.  Il s'agissait en fait vraiment d'une alerte à la bombe, mais d'une fausse alerte : puisque le service de déminage délégué sur place avait pu se prononcer ainsi.  Or donc, voilà la raison pour laquelle tout le coin, y compris le SHAPE avait été bouclé, la circulation interrompue et déviée.  C'était évident puisqu'un véhicule suspecté de contenir une bombe s'était présenté à l'entrée principale (Berlin Gate) du quartier général de l'OTAN.

Nous voici donc à présent rassurés par cette information démentant l'alerte à la bombe qui n'était donc pas un accident puisqu'il s'agissait d'une fausse alerte à la bombe, information que nous avons dénichée sur le site de la RTBF.

Mais alors qui a parlé d'accident et pourquoi ?

En tous cas, d'après ce qu'annonce le site de la Province, il ne s'agissait finalement pas d'un colis suspect mais bien d'un véhicule suspect, ce que - de toute façon - démentait la base du SHAPE.  Bon sang, mais qui donc a parlé d'accident ?
Réponse : le SHAPE (d'après La province).

En conclusion : dormez, bonnes gens.  Ou bien : circulez, il n'y a rien à voir !  Puisque l'on vous dit, de source militaire, que c'était un accident survenu en face du SHAPE, c'est que c'est comme ça !  D'ailleurs, c'est bien connu, il est "parfaitement logique" que pour un accident on envoie les policiers (y compris en voitures banalisées et les MP, police militaire), les pompiers et le service de déminage.  Tant qu'à faire, on bloque complètement la route dans les deux sens (elle est pourtant large à cet endroit, et dans les deux sens !)  Enfin, par solidarité sans doute, on boucle aussi tout l'organisme militaire.

Heureusement qu'il n'a jamais été question ni de colis ni de véhicule suspect : sinon, peut-être aurions-nous vu débarquer la garde suisse et un régiment de la fanfare des vétérans de la pelote basque !