Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Du surnaturel... au CERPI ?

Nous le mettons bien sûr au conditionnel, avec prudence et un point d'interrogation car, vous le savez, nous sommes rationalistes.

Pourtant, il y a des fois où il y a de quoi se poser des questions et où tout laisse à penser que...  La dernière aventure en date que nous venons de vivre ne manque pas de piment, jugez plutôt !

Ce mercredi 31 janvier (les plus attentifs auront remarqué le 13 à l'envers, pour ceux qui y croient...), les phares d'un véhicule trouent les ténèbres des rues du Borinage.  Ses feux stop baignent la rue d'une ambiance irréelle lorsque les lumières se mélangent à celles des gyrophares d'une ambulance.  D'un côté, des ambulanciers communiquent avec leur dispatching à propos d'une urgence tandis que - de l'autre - une vibration accompagnée d'une musique personnalisée indiquent un appel entrant au chauffeur.
La nouvelle qu'on lui communique à l'instant via le kit mains-libres le bouleverse, risque d'embardée !

Il s'agit d'une tentative de suicide après opération d'urbex.  Incompréhensible, inattendu.  Les détails manquent mais les infos suivront incessamment.  Dans l'immédiat, impossible d'interrompre la procédure en cours.  Mais, ironie du sort, le chauffeur ignore que l'ambulance qu'il vient de croiser est plus que probablement en rapport direct avec l'affaire.  Incroyable mais vrai, ce "petit détail" va l'obliger à parcourir environ 80 km, à vive allure, avant de pouvoir intervenir alors qu'en réalité, quelques mètres seulement le séparent peut-être de l'objectif.  Il faut toujours prévenir le siège lors des opérations d'urbex !

Au CERPI, évidemment, on prend directement toutes les dispositions possibles, lesquelles paraissent finalement bien peu de choses en regard de la gravité de la situation.  Mais, au moins, les informations affluent, se complètent, la course contre la montre a commencé.  Avec un affreux et stupide handicap.  La magie de la technologie aidant, ce sont cinq agents qui se rendent sur les lieux en un temps record, mais toujours beaucoup trop long par rapport à ce qui aurait dû...

A leur arrivée, l'hôpital a déjà fait son travail - mais vraiment le service minimum, comme s'il avait été en proie à une subite action syndicale.  Si cela avait été de la télé, on aurait eu droit aux "Bidasses en folie" ou à "La traversée de Paris"...  Pendant ce temps, un corps se pose l'éternelle question "Où suis-je ?" à laquelle un esprit fallacieux lui répond : "sur un tri postal"   Ne cherchez pas à comprendre, nous y avons renoncé aussi !

Aussi incroyable que cela puisse paraître dans un pays où règne paraît-il une médecine de pointe, l'individu a été relâché sans la moindre formalité, sans document, sans suivi.  Mais ce n'est pas tout !  L'impensable se produit au moment où le retour prévu ne s'effectue pas du tout à l'endroit indiqué aux agents, lesquels doivent se lancer dans une quasi-course poursuite dans les petites rues du dédale labyrinthique d'une petite localité perdue au pays des voitures incendiées et des anciens terrils.  Recours au dispatching, réactualisation de l'adresse, utilisation du GPS, virages en épingles, crissements de pneus, rugissements du moteur... Et, enfin : contact !

Les réponses aux questions de l'anamnèse sont confuses.  C'est compréhensible.  Enfin : c'est compréhensible que les réponses soient confuses... Le plus important d'abord : il semble que la personne soit hors de danger.  Bon !  N'empêche, le cas était sérieux !  Quant aux contexte, aux raisons, les choses sont beaucoup plus compliquées.  On note, comme on pouvait s'y attendre, de multiples visites en des endroits potentiellement chargés (voire très chargés à en juger par la réputation de certains lieux), une amnésie rétrograde de laquelle s'extirpent malgré tout des états modifiés de conscience ayant pu justifier une certaine vulnérabilité, mais brouillant également les pistes.  On note surtout l'évocation d'une petite voix intérieure, sournoise, récurrente, déjà signalée (mais ce rapport ne nous était pas parvenu !  D'où l'importance des RDE ou "rapports d'enquêtes") incitant le sujet à se faire du mal, à faire des "conneries", voire à attenter à ses jours !

En clair, pour rester fidèles à notre méthodologie et à notre déontologie, la priorité absolue sera laissée au corps médical et à sa science ainsi qu'à la sphère psy-classique, qui s'imposent.  De la même manière, toute autre considération, surnaturelle par exemple, ne viendra qu'après, à défaut de toute explication rationnelle et seulement sous la forme d'hypothèses de travail, lesquelles resteront elles-mêmes très prudentes.  Cependant la question se pose en raison de l'aspect devenu récurrent : peut-on vraiment se permettre le luxe d'attendre les interprétations classiques en sachant qu'il se pourrait - éventuellement - qu'une autre cause, très marginale celle-là, soit à l'oeuvre et capable de mener ses sombres desseins à bien ?  Mais de quoi s'agirait-il donc, direz-vous ?  (Une question corollaire serait de savoir si un traitement classique, médicamenteux par exemple, ne masquerait pas - en finale - la réalité de certains faits ?)

Poursuivons donc, sous le couvert de ce conditionnel que nous savons très imparfait, pour supposer qu'un individu fragilisé par un contexte particulier et vulnérabilisé par des principes actifs entraînant des états modifiés de conscience, aurait pu avoir accès - au moins momentanément - aux facultés extrasensorielles d'un médium (un médium n'est somme toute qu'un "moyen" un peu comparable à une antenne-radio et l'on peut considérer que tout individu soit, dans une certaine mesure, au moins un peu médium ou médium potentiel, même inconsciemment).  Dans ces conditions, une entité quelconque mais clairement indésirable (appelez cela comme vous voudrez, d'aucuns parleront d'un esprit malfaisant) aura profité de l'occasion pour procéder à une incorporation.  Ladite incorporation n'étant pas consentie par le sujet, le terme correct pour désigner le cas devient une "possession", même s'il n'est pas question de démons ni de diable, l'au-delà se passant fort bien de ces compères overbookés et surmédiatisés pour flanquer la pagaille !
Même si les plus rationnels ne nous suivront évidemment pas sur ce terrain, nous ne pouvons passer sous silence les tentatives de communications réalisées lors des dernières opérations d'urbex concernées, apparemment couronnées de succès et accompagnées de phénomènes assez inquiétants.  Les choses se tiennent donc.  Elles ne datent pas d'hier non plus d'ailleurs car bien des déboires ont déjà été vécus, par les mêmes protagonistes, aux retours de visites d'exploration urbaines.  Là aussi il y avait des sujets d'inquiétude.  En l'occurrence, les choses s'étaient plutôt bien terminées, à l'aide de moyens empiriquement reconnus, utiles ou pas, et la situation était redevenue normale.  Avertissement sans frais.  Mais cette fois le cas était très différent.  Il y aurait pu y avoir mort d'homme !  Il pose également sérieusement question et fera l'objet de toute notre attention.

En attendant, comment s'en débarrasser ?  C'est là que l'on apprend aux petits enfants, - avant qu'ils ne se brûlent - à ne pas jouer avec des allumettes !

Nous profitons du présent article pour inviter, une fois encore, très vivement tous les urbexeurs à s'en ternir à une ligne de conduite saine et prudente ainsi qu'au respect rigoureux des consignes de sécurité !  Cela n'arrive pas qu'aux autres !

Mais pour répondre à la question, nous dirons que l'aspect préventif est à privilégier.  Il convient donc de lire attentivement notre rubrique "avertissements" et de ne pas prendre celle-ci à la légère !  On peut également appliquer le principe de la bulle de protection.  Il existe aussi toutes sortes d'objets que l'on peut acquérir (à différents prix, mais ne vous laissez pas tenter exagérément par de belles pierres qui seraient très onéreuses ou de somptueuses médailles hors de prix, l'efficacité n'est pas forcément question d'argent.  La médaille de Saint Benoît nous paraît très indiquée (attention toutefois que les atteintes possibles ne sont pas forcément du domaine religieux, la "protection" pourrait donc se révéler très subjective, voire être totalement inopérante).  Voilà pour ce que l'on peut faire AVANT que surviennent les problèmes et il serait souhaitable d'en rester là.  Si les problèmes surviennent malgré tout, il est fort probable que vous ayez commis une ou des imprudences et le cas devient très différent.

En effet, à partir du moment où "il est trop tard", certains principes ne tiennent plus (ou peuvent ne plus tenir, sinon même présenter des risques accrus).  Ainsi, la fameuse bulle de protection s'avérerait inefficace puisque l'engeance serait déjà "entrée".  Mais en plus, le procédé pourrait se retourner contre vous et vous empêcher de vous débarrasser du fléau parce que la bulle empêcherait la présence néfaste de ressortir.  Tout ceci est évidemment très discutable, nous l'entendons bien, mais il faut essayer de rester aussi logiques que possible.  En principe, si on s'équipe d'une armure, c'est bien pour se protéger des agressions extérieures.  Si vous l'enfilez alors que vous auriez une souris sous la chemise, elle risquerait de vous chatouiller bien plus fort et plus longtemps !  C'est très bien de fermer votre porte à double tour pour vous protéger du "loup", sauf que s'il est déjà à l'intérieur vous risqueriez de rencontrer des problèmes pour vous enfuir ensuite !

En outre, il existe des exorcismes de fortune, réalisables même par des laïcs.  Pour notre part, nous considérons qu'il ne soit pas indiqué de "bidouiller" avec ce genre de choses : en tout état de cause, donnez priorité aux traitements classiques, médicaux, scientifiquement reconnus.  Ne vous adressez pas à n'importe qui et ne faites pas n'importe quoi.  Renseignez-vous correctement au préalable.  Le principe de l'exorcisme, classique, n'est à envisager que dans les cas extrêmes et il est réputé (à tort selon nous) ne plus guère être pratiqué.  En réalité, il y a largement de quoi nuancer la question et de la relativiser et il y a d'autres choses à envisager avant de penser aux oeuvres d'un "démon" ou du "diable".  Mais il ne faudrait pas oublier non plus qu'un exorcisme laïc éventuellement réalisé par un débutant risquerait de poser de très gros problèmes si d'aventure la possession était démoniaque.  Bref, le sujet est très complexe.  C'est un terrain très glissant.  La prudence s'impose.  Il vaut mieux prévenir que guérir !

Enfin, en guise de conclusion, malgré ces considérations ne tirez aucune conclusion hâtive : nous n'avons jamais dit que nous accordions crédit à ce genre de choses les yeux fermés.  Nous sommes au contraire très circonspects.  Nous insistons vivement sur la priorité à accorder aux procédés classiques, scientifiquement reconnus, médicaux et psychologiques.

Suite