Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Entretien avec le praticien (2)

Après cette première entrevue déjà plutôt corsée, notre Président avait donc annoncé la couleur et prévenu le praticien qu'il faudrait en venir au fait d'une part et que, d'autre part, il allait avoir pas mal d'objections à formuler quant à ses propos...  Il y eut une brève pause et puis l'entretien reprit :

Reprenons donc, si vous le voulez bien.  Vous nous avez fait un petit cours d'histoire que je qualifierais de... euh... très personnelle, et qui remet tout en question.  Nos scientifiques seraient loin à côté de la plaque pour beaucoup de choses, notre véritable histoire (je veux dire celle de la terre et de l'Humanité prise globalement) serait complètement faussée.  Voilà qui est très dur à croire quand on pense à nos progrès scientifiques, nos possibilités technologiques, les spécialistes réels dont le monde dispose, les historiens classiques qui se basent tout de même sur une archéologie qui n'est pas comparable à une cour de potaches, etc...

"Je ne vous ai parlé ici que d'un petit bout de l'histoire de la planète et de ses occupants.  Comme je vous l'ai dit, si je devais tout raconter cela prendrait des heures.  Encore n'arriverais-je pas moi-même au bout car - figurez-vous - je n'ai pas non plus la prétention de tout savoir !   Ce serait trop beau !  A propos de vos scientifiques, vous imaginez ou devez bien imaginer que l'on ne vous dit pas toute la vérité.  D'autre part, cela fait facilement cinquante ans que l'on nous rebat les oreilles avec le fait que les USA auraient environ vingt-cinq à trente ans d'avance sur nous en matière de science.  Ca aussi c'est faux car en réalité, c'est plus !  On pourrait presque multiplier cela par deux.  J'ai dit : "presque", est-ce que cela vous dit quelque chose ?"

"J'ai envie de répondre envion 70 ans, ce qui correspondrait à Roswell.  Mais cela ne paraîtra guère plus vraisemblable à nos lecteurs pour autant car, d'abord, tous ne croient pas à l'affaire Roswell et ils pourraient avoir raison jusqu'à preuve du contraire, d'autre part même si l'on prenait cette date de référence il faudrait encore compter sur une période plus ou moins longue qui aurait dû être utilisée à l'assimilation d'un savoir "exotique", je ne parle même pas de la mise en pratique et du problème d'une prévisible différence de langage.  Là, je vous attends au tournant !"

"Je vous reconnais bien là, mais vous avez raison de m'opposer ces objections afin que vos lecteurs y voient plus clair.  Votre réaction est d'ailleurs assez typique du CERPI.
Tout d'abord, comme je crois vous l'avoir déjà dit, il ne faut pas prendre Roswell comme la plaque tournante de toute l'affaire.  Rien qu'à ce niveau, il y aurait beaucoup à dire.  Par exemple, l'accumulation de certains savoirs et leur mise en pratique ne découlent pas uniquement d'une connaissance "exotique" mais de la résultante de certains savoirs ancestraux, d'origine "religieuse" (mais donc axée sur bon nombre d'erreurs mais aussi de réalités).  Donc, là, dans un sens non : pas uniquement exotique, mais dans un autre sens "oui" car l'origine de ces savoirs ancestraux est bien, elle, exogène, quoique transformée.  Alors, comme je sens venir votre question subsidiaire : comment cette connaissance est-elle arrivée jusqu'à nous et pourquoi n'a-t-elle pas été mondialement exploitée ?  Je réponds tout de suite.  Une partie du savoir en question a longtemps été l'apanage du Vatican et est restée secrète, taboue.  Et mal comprise, souvent.  Une autre partie (avec parfois des intersections communes) a été le fait d'initiés, de "marginaux", de gens que vous appelleriez des "parias" ou des "gourous", il y a eu toute une clique de gens comme ça, plus ou moins sérieux, plus ou moins maboules et s'ils le sont devenus c'est bien souvent parce qu'ils ne comprenaient pas grand chose à ce qui leur arrivait, qu'ils essayaient d'en tirer profit ou bien qu'ils se sont laissés prendre dans des engrenages classiquement humains.  Je pourrais vous embrouiller complètement en y introduisant aussi le fait de certaines opérations comme "Paperclip" et la récupération d'éminences grises des forces de l'Axe.  Je le sais d'avance : vous tireriez des concusions hâtives, émettriez de nouvelles objections, logiques d'ailleurs, et oublieriez (forcément) une étape ou plutôt une intervention dans toute cette histoire.
Disons pour simplifier qu'il y avait déjà eu transmission d'un certain savoir par une forme d'osmose plus au moins chaotique car partiellement secrète et clairement décrédibilisée.  Déjà durant la guerre froide, cela a été la pagaille dans les services d'espionnage, mais - en plus - certains ont bien perçu le risque que certaines découvertes représentait et se sont arrangés pour que le reste du monde n'en sache pas trop ou tout simplement que l'on n'y croie pas !  Parralèlement à tout cela, l'autre faction, si j'ose m'exprimer ainsi - comprenez : les véritables terriens et non les humains comme vous et moi, sont entrés subtilement en jeu afin de brouiller les pistes.  Tout simplement parce que l'évolution de cet état de choses ne faisait pas trop leurs affaires non plus, vous comprenez ?"

"Oui.  Enfin, en principe.  Mais il faudra que vous nous reparliez de votre mystérieuse "faction" et puis surtout que vous poursuiviez dans la première lignée, à savoir répondre à mes objections formulées au début.  Car vous n'y êtes pas encore arrivé jusqu'ici !"

"C'est vrai, mais cela réduit le nombre de connaissances paradoxales diffusées et la quantité de travail à produire.  Pour ce qui est de la différence de langage, ne vous faites guère de souci.  Si vous parvenez à comprendre que les logiciels informatiques font cela de manière très courante sur notre planète qui comporte tout de même un vaste éventail linguistique, vous devez bien comprendre aussi que cela ne représente aucun problème pour des civilisations beaucoup plus avancées.  L'un de vos problèmes réside justement dans le fait d'avoir beaucoup de mal à les imaginer beaucoup plus avancées..."

"Soit !  Je joue votre jeu : imaginons-les des millions d'années en avance sur nous.  Ils parviennent donc très bien à comprendre notre "charabia".  OK.  Mais ce n'est pas ce qui nous donne la possibilité, à nous, il y a de cela quelques décennies ne n'oublions pas ! de les comprendre, eux !"

"Bien vu !  Toutefois, arrivé à ce stade, on peut bien évidemment aussi "prêter" l'outil permettant de se comprendre dans l'autre sens.  D'autre part, certaines données (mais certaines seulement en raison de la complexité relative) pouvaient aussi être émises et reçues de manière télépathique, sous la forme d'idées et non de mots.  Donc, je poursuis : nos braves scientifiques ont reçu certaines excellentes informations, lesquelles leur ont permis d'avancer pas mal.  Malheureusement, comme je vous l'ai expliqué, de l'autre côté n'existait pas vraiment la volonté parfaitement pure de ne dire que la vérité et toute la vérité parce que l'on ne donne pas la corde pour se faire pendre !  Cela a permis à l'humanité de connaître beaucoup d'améliorations, mais cela aurait pu être exploité d'une toute autre manière, bien plus efficace, plus économe et moins dangereuse !"

"Oui... mais il y a un truc qui me semble ne pas tenir debout car si "ils" nous avaient donné des choses dangereuses pour nous, par exemple pour assurer notre éradication, pourquoi ne l'auraient-ils pas fait massivement puisqu'ils en avaient les moyens, pourquoi des cadeaux empoisonnés ?"

"D'abord parce qu'il n'est pas question d'éradication.  Dans un laboratoire, nul scientifique ne va s'amuser à tuer toutes ses souris au risque de s'en trouver dépourvu, si vous voyez ce que je veux dire... N'oubliez pas que nous sommes à la fois un sujet d'étude pour eux, d'autre part - pour d'autres (ou les mêmes, cela dépend) il est question d'évolutions progressives par interventions génétiques, ce que le processus lui-même peut favoriser.  Ensuite, et vous l'oubliez encore : il est question pour eux de s'approprier certaines "marchandises", dirions-nous !"

"OK.  Mais je me sens obligé de vous demander d'être parfois plus précis dans votre terminologie car vous procédez aussi par paraphrases, un peu comme si vous ne vouliez pas tout dire.  J'ai envie de dire : "appelons un chat un chat !  D'accord ?"

Le praticien tiqua.  Il réfléchit un instant puis reprit : 

"Je veux bien, mais cela risquerait d'être extrêmement choquant pour vous.  Vous n'êtes pas encore tout à fait prêts.  Peut-être plus loin dans notre entretien.  Nous verrons.  Et puis, il y a certaines choses que vous devrez bien découvrir par vous-mêmes, parce que c'est encore le meilleur moyen de vous en convaincre.  Nous allons voir comment cette discussion va s'orienter..."

"J'ai aussi envie de vous demander : comment avez-vous appris toutes ces choses ?  Par moments, on pourrait se demander si vous ne seriez pas vous-même extraterrrstre".

"Il faut me laisser mes petits secrets, mes petites entrées personnelles... Bien.  Je poursuis donc... Vos scientifiques font un excellent travail mais..."

"Excusez-moi de vous interrompre, mais pourquoi dites-vous "vos" scientifiques, une fois de plus un peu comme si vous étiez extraterrestre, ce ne sont donc pas aussi les vôtres ?"

"Mais si, bien sûr.  J'aurais pu dire : "nos" scientifiques, mais je voulais parler des scientifiques que vous évoquiez au début de cette deuxième partie d'entretien !  Ah !  Et soupçonneux avec ça !  Donc, ils font du bon boulot mais sur une partie de bases inexactes.  D'une part parce qu'en dépit de ce que prétendrait leur superbe arrogance ils sont loin de toujours avoir raison, qu'ils découvrent encore beaucoup de choses, parce qu'ils en ont encore beaucoup d'autres à découvrir et puis parce qu'il y a toute une série de machinations derrière l'ensemble de leurs travaux qui les timore ou les égare, quand ce n'est pas les deux !  Aussi parce qu'il y a toujours cette satanée question de fric, de systèmes et de lobbies, mais là je ne vous apprends rien, je suppose !"

"Pourriez-vous citer un exemple de fausse route de nos scientifiques ?"

"Je pourrais vous en citer des dizaines, en astronomie, en physique quantique, en médecine, en biologie, etc.  Mais pas en public, comme ici.  Allez bon, juste une toute petite, comme ça, en passant : tous les animaux de votre gigantesque zoo ne sont pas originaires de la terre.  Certains ont été exportés à partir d'une origine exogène (remarquez que je n'ai pas parlé d'une autre "planète" !) tout simplement parce que l'homme n'est en quelque sorte qu'un échantillon, ou un type.  Donc, certains de vos, pardon : de nos, animaux, parfois même domestiques, ne sont pas vraiment originaires de chez nous à la base !  Mais il y a encore d'autres choses que vous devrez apprendre à propos des animaux ou soi-disant animaux...

"J'ai parfois l'impression que je vais ressortir de cet entretien avec plus de questions que de réponses !"

"Argh !  Ne soyez pas si impatient !  Revenons-en à l'histoire et à l'archéologie, ce sera sans doute une meilleure voie pour l'instant !  N'avez-vous pas remarqué que les archéologues étaient parfois plutôt embarrassés face à certaines questions ?  Vous rendez-vous compte que l'on a jusqu'ici mieux exploré l'espace lointain (ou disons "relativement lointain") alors que notre sous-sol nous est "profondément" inconnu au-delà d'un certain niveau ?  N'avez-vous jamais entendu parler d'un chaînon manquant ?  De découvertes anachroniques ?  Tiens !  Je vais faire une petite parenthèse, pour détendre un peu l'atmosphère en même temps : ne rigolez-vous pas parfois de ce que vos météorologues se trompent pour des prévisions à court terme ce qui ne les empêche pas de faire des prévisions, parfois catastrophistes, à très long terme ?"

"Ouais !  Et c'est là que vous allez me sortir que vous êtes un climato-sceptique ?"

"Cela n'a rien à voir.  C'était seulement pour introduire le sujet du temps, chronologique, notamment le temps passé.  Les archéologues se trompent de beaucoup sur les origines de l'Homme, lequel a déjà connu plusieurs cycles précédents.  Les origines sont beaucoup plus lointaines dans le temps : nous avons connu plusieurs développements de civilisations.  Le mieux c'est que, dans l'état actuel des choses, il existe même des transitions intermédiaires qui ont bel et bien lieu et dont personne ne semble s'apercevoir !  Dans tout ce "décramponnage", il ne faut guère s'étonner non plus de ce que les archéologues ne puissent pas comprendre le déroulement réel de certains grands événements du cours de notre histoire et, par exemple, la disparition des dinosaures !  Ils ne peuvent pas imaginer qu'il y a environ 65 millions d'années, c'est le résultat d'une arme surpuissante dont il s'est agi et non la chute d'un astéroïde !  Il n'existe forcément pas de traces de cela, du moins pas qui soient directement exploitables et correctement interprétables et puis cela sort évidemment de leur imagination parce que c'est forcément invraisemblable pour eux.  Ca l'est d'autant plus que, en principe, l'arme en question ne devait théoriquement pas produire cet effet mais que son utilisation a fait l'objet d'une réaction assez imprévisible.  Et puis paf !  Big mistake !  Et s'il n'y avait que cela..."

Suite du dossier - Précédent