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La divulgation via "To the Stars"

Tout récemment (15/11/17) une information apparemment "bouleversante" et substantielle nous est parvenue, qui disait : "Une semaine après avoir quitté le Pentagone, un haut gradé du gouvernement américain confirme la présence E.T. sur Terre".  L'article en question faisait référence à de premières retombées positives de l'entreprise "To the stars" initiée par Tom DeLonge, un rocker américain ayant appartenu au groupe Blink-182.  L'intéressé avait même été consacré "chercheur de l'année, en matière d'ufologie (certains textes disent "en paranormal".  Il convient d'en savoir un peu plus sur l'entreprise en question et sur le rocker avant d'en venir au concept de "divulgation" présenté en certains endroits comme le "poisson-pilote" d'une nouvelle ère, l'ère post-divulgation dans laquelle les extraterrestres seront admis comme déjà présents sur Terre depuis longtemps, information bien connue de nos gouvernements qui toutefois nous cachant la vérité, etc.  Ou d'autres thèses similaires, dans lesquelles il ne s'agit pas forcément d'extraterrestres et où d'autres types d'arguments plus ou moins conspirationnistes ou complotistes sont relevés.  La divulgation serait en marche, inexorable.  Personne ne pourrait la stopper, pas mêmes les ufologues (mais pourquoi le voudraient-ils, eux qui la réclament depuis des années ?)

A ce sujet, notre Président Michel Vanbockestal reste très prudent et pondéré car de nombreuses facettes de l'entreprise (le terme ici utilisé est explicite !) lui paraissent hautement suspectes.  Nullement anti-divulgation, que du contraire ! - il craint qu'il s'agisse surtout d'une entreprise commerciale, jetant de la poudre aux yeux, une sorte de "pompe à fric" comme il en existe déjà tant, bien plus que d'un réel bond en avant vers la divulgation tant attendue.  Voici une lettre qu'il a adressée en l'occurrence afin que l'on comprenne mieux les arguments qui justifient sa méfiance, étant entendu qu'il ne souhaiterait que de se tromper, cas dans lequel il reconnaîtrait bien volontiers avoir eu tort.  A cette lettre est tombée, comme en écho ou un retour de ping-pong, le lien vers cet article qui semblait démontrer de manière éclatante les "bienfaits" de la divulgation made in To the stars.  Nous l'avons publiée le 14/11/17 car c'est ce jour-là que nous l'avons reçue.  Mais en y regardant bien, l'information initiale a é&té publiée dans le site pointé en date du 26 octobre 2017 !

Or donc... il aurait fallu une vingtaine de jours pour que cette information "bouleversante" passe complètement inaperçue ou presque et, en tous cas, ne soit pas le moins du monde relatée dans les médias officiels.  Cela semble un fameux "flop" !  A noter que le silence actuel des médias officiels ne signifie rien.  On sait le rôle qu'ils peuvent jouer.  Cette information est donc elle-même à relativiser.  La position de notre Président reste donc momentanément ferme, à défaut d'être définitive, et s'exprime en ces termes :

Il me semble indiqué que j’explicite davantage ma position sur base des éléments dont nous disposons à ce jour quant à cette affaire de « Divulgation ».

Que Tom DeLonge soit un rocker ne me dérange en rien et ne me semble nullement incompatible avec le fait qu’il soit ufologue (je suis bien chauffeur de bus, ce qui ne m’empêche pas d’être à la fois criminologue et ufologue !)  Je n’ai pas la moindre antipathie pour ce monsieur dont j’ignorais jusqu’à l’existence il y a peu.  Le fait qu’il soit jeune ne me pousse pas à le prendre pour un imbécile pour autant.

Par contre, il est incontestablement issu du milieu du show business, un domaine dans lequel on connaît bien la manipulation des foules, les révélations people et tout l’aspect commercial qui va avec.  Si l’on consulte sa biographie, on ne sera pas trop émerveillé par l’aura qui s’en dégage (expulsé à l’école, exclu de son groupe, pro-conspirationniste, jugé immature par ses proches…).  Il a été élu chercheur de l’année, bravo !  N’oublions toutefois pas que des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent…on en cherche !

Il y a par contre matière à s’interroger sur la façon dont il a pu approcher de hauts responsables d’organismes sensibles et de leur soutirer une collaboration quasi immédiate, supposée devenir prépondérante !   Il est en tous cas plus facile de le considérer comme un commercial et il présente bien son projet comme une « entreprise ».

Jusqu’ici, sauf erreur d’interprétation de ma part, on a présenté Tom DeLonge comme l’initiateur d’une divulgation fracassante et imminente.  Le terme « divulgation » ne s’accommode apparemment pas à une notion de progressivité.  On divulgue un secret, un code : c’est bref.  Avant, on ne savait pas, l’instant d’après, on sait.  Ca ne dure pas des mois !  L’expression « entreprise de divulgation », largement subodorée par certains, est apparue seulement tout récemment de façon explicite et a – à tout le moins – généré une confusion faisant office de teaser.  Voilà qui présente bien toutes les caractéristiques d’une publicité orchestrée de main de maître, par quelqu’un qui connaît la musique et qui, sans fausse note, place adroitement un produit, dont il saisit bien la portée.  C’est bien vu de la part d’un maître, « chanteur ».

Ce qui n’échappera pas aux ufologues, c’est que – jusqu’à présent en tous cas – rien n’a été divulgué sauf l’intention de mettre sur pied « une entreprise visant à réaliser des études dont on pourrait soupçonner qu’elles soient de nature, in fine, à aboutir à une divulgation ».  Cela fait une sacrée différence au lieu d’une sacrée divulgation : on passe de l’imminent au long terme, encore ce dernier est-il conditionnel !

Je reconnais les qualités des personnes citées dans l’entreprise en question.  Elles sont incontestables.  Cela signifie-t-il quelque chose pour autant ?  Des conditions similaires, rencontrées dans le rapport Cometa ont-elles eu un grand retentissement ?  En fait, cette longue liste d’attributions et de compétences indique surtout que la question sera – en principe – traitée de manière interdisciplinaire et qualifiée, mais c’est aussi l’équivalent d’un générique prestigieux valorisant l’entreprise, dont le résultat ne s’en trouve pas moins différé et sujet à caution.

Ce qui apparaît désormais clair, c’est l’appel aux investissements.  XX avait, à ce propos, très judicieusement évoqué un financement participatif.  C’était prémonitoire !  Mais c’était aussi très prévisible : on le voyait venir à cents lieues à la ronde !  Et comme de fait…

En clair, cela signifie aussi que l’entreprise commerciale en question invite les éventuels intéressés à participer financièrement à un effort de recherches (pas forcément de découvertes ni de révélations !) devant aboutir à une divulgation que l’on nous promettait précédemment mais qui se trouve remise à plus tard, si tout va bien.  En attendant : payez !

Payez, braves ufologues (ou pas, d’ailleurs, puisqu’il est question d’argent avant tout et ce dernier n’a pas d’odeur) pour que d’autres réalisent le travail rémunéré que vous accomplissez bénévolement depuis des décennies ! 

Et quel contrôle aurions-nous sur le travail réalisé ?  Ne nous demande-ton pas ici d’avancer les fonds d’une recherche aux résultats aléatoires dans le même cadre que celui qui a tout mis en œuvre pour brouiller les pistes jusqu’ici, en allant jusqu’à démontrer de manière scandaleusement fallacieuse qu’il n’existait aucun phénomène OVNI ?   Accessoirement, si divulgation il devait y avoir, toute la gloire rejaillirait sur les personnages du « générique ».  Mais je doute qu’ils puissent à ce point faire machine arrière par rapport aux agissements antérieurs de leurs pairs, ou qu’on les laisse aboutir.

Stratégiquement, l’annonce tapageuse d’une divulgation future, qui bouleverserait le paradigme établi, me paraît suicidaire tant l’adversité traditionnelle aura le temps d’y faire face.  Si je devais faire erreur sur ce point, il faudrait alors nous donner plus d’informations quant aux moyens qui seraient mis en œuvre afin de rendre cette divulgation inexorable.  A moins, bien sûr que, pour quelque sombre raison, elle soit déjà au programme.  Cas dans lequel les investissements seraient inutiles.

Dans un contexte où les espèces sonnantes et trébuchantes semblent primordiales, ne doit-on pas s’attendre à une présumée divulgation partagée uniquement entre les investisseurs ou seulement les plus généreux ?  Ce type de divulgation tributaire de la surenchère m’apparaîtrait pour le moins curieux et contestable.

A mon sens, si divulgation il devait y avoir, elle aurait déjà eu lieu.  Le fait qu’elle soit reportée à une date ultérieure, indéterminée, et soumise à l’obtention de fonds – peu importe leur provenance – est hautement suspect.

Les ufologues ne bloquent rien du tout.  Pas plus que Tom DeLonge divulgue.  Certains sont seulement plus sceptiques que d’autres.  Comment les ufologues bloqueraient-ils la divulgation, seulement en faisant part de leur méfiance argumentée et puisque celle-ci serait inexorable, avec ou sans leur concours ?  Quel serait l’intérêt de ces mêmes ufologues de bloquer ce dont ils ne cessent de rêver,  Par contre, on voit bien où se situent les intérêts de l’entreprise DeLonge.  Au moment où j’écris ces lignes, cela se traduit par 1775 investisseurs à raison d’un total de 1 958 869 $, soit pas moins de 1 682 511 € (Une petite annotation dans la page Web exclut le Canada de cette entreprise.  Que feront donc les ufologues canadiens et pourquoi les met-on hors course ?)

Le pompon, ou la cerise sur le gâteau, survient lorsque l’on voit qu’au programme de divulgation s’ajoute le divertissement.  Il se pourrait en effet que la méthode s’appuie sur le conditionnement de la population afin de l’amener progressivement à admettre l’existence des extraterrestres ou – disons – de l’explication X.  Ce n’est pas stupide au vu de l’hostilité générale qui existe vis-à-vis de l’ufologie et les moqueries qu’elle subit.  Cela constituerait une bonne préparation en vue du grand chambardement.  Échec ou réussite, cela passerait en tous cas par d’innombrables livres présents dans le commerce, des films à grosses recettes, des conférences payantes, etc.  Bref : du fric.  Beaucoup de fric !

Encore une fois, je souhaite me tromper.  Ce serait une erreur jubilatoire, que je reconnaîtrais bien volontiers.

Mais que les discours de DeLonge me paraissent creux et tourner « adorablement » autour du pot ! Un flou artistique qui fait l’objet d’une très nette mise au point lorsqu’il est question de finances.  Un artiste qui a travaillé à l’empeachment de Donald Trump.  Mais aussi impopulaire que soit ce dernier il dispose toujours de la faculté de déclencher une guerre nucléaire.  Sauf si les extraterrestres devaient l’en empêcher…