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Le grand Astier - bis

Avez-vous déjà entendu parler de l'exoconférence ?

Il est possible que non.  C'était aussi notre cas.  Il s'agit d'un excellent spectacle, au succès retentissant, présenté par Alexandre Astier (Kaamelott) un artiste aux talents multiples.  Nous allons ici surtout considérer ses talents d'humoriste, qu'il utilise à propos de l'ufologie, pour prétendre que la visite d'extraterrestres soit totalement à exclure.  En avant goût, voici un sketch plutôt réussi sur la physique quantique.

Conférence - spectacle polyvalent - débat - tremplin

Ne nous y trompons pas : Alexandre Astier, ce n'est pas seulement un humoriste, un "comique".   C'est un perfectionniste et bourreau du travail, souvent subtil, qui peaufine son travail d'arrache-pied en consultant de réels spécialistes des questions qu'il aborde.  Passionné d'astronomie, il connaît son sujet et peut le défendre.  Afin de réaliser son spectacle, AA a consulté de nombreux spécialistes et même des scientifiques.  Il est (presque) incollable sur le sujet des ET "et de ce qui va avec..."
Ce qui nous a interpellé, c'est le résultat : en dépit du domaine ardu en question, AA a réussi à faire passer un message avec force, à un public consistant qui - de plus - se chargera de le colporter tout en assurant sa publicité.  Succès total !

L'Exoconférence, en fait une fausse conférence et un vrai spectacle, s'articule avec bonheur autour du sketch, de la musique, des effets spéciaux, de la poésie même avec toutefois une question assez centrale qui se décline comme suit : "Les extraterrestres n'ont jamais visité la Terre et ils ne le feront jamais", ou si vous préférez : "On ne peut pas aller jusque là-bas, ils ne peuvent pas venir jusqu'ici, donc "on s'en fout"".    Ce qui semble coller à ce que Monsieur-Tout-le-Monde croit savoir des lois de la physique.  
Nous ne voulons pas nous contenter d'encaisser cette ènième habile dérision en nous contentant de répondre à ses arguments : nous espérons tirer des leçons de l'exemple d'AA.  Et en faire profiter l'ufologie.

L'ufologie a besoin de communiquer !

C'est une évidence.  Pour pouvoir étudier le phénomène, il faut convaincre de la réalité de son existence.  
C'est loin d'être acquis pour tout le monde !  
Ensuite, il faut faire passer les idées, les travaux et les hypothèses, rendre compte de leur bienfondé.  
Nous n'y sommes pas, ou bien nous en sommes loin !  
Car beaucoup se moquent encore des "petits bonshommes verts" et autres "soucoupes volantes".  Les moyens classiques s'essoufflent :


1. les gens n'aiment plus lire.  C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons synthétisé cet article. (L'article initial a connu un très faible taux de fréquentation !)  Notre premier article (cliquer ici) était volontairement trop long afin d'illustrer ce point !
2. Internet est une plateforme intéressante, mais le pire y côtoie le meilleur et - surtout - elle évolue : le multimédia s'y développe sans cesse.
3. Les médias tirent à boulets rouges sur l'Ufologie et ses "David Vincent"
4.  Sauf exceptions, les conférences traitant d'ufologie ne réunissent guère plus qu'un public ciblé, déjà convaincu.
5. L'ufologie a besoin de sérieux et de crédibilité, mais en visant ces impératifs elle oscille entre le témoignage plus ou moins fiable, mais presque toujours contestable, et le scientifique pur et dur, surtout dur à avaler pour le sujet lambda.


La conclusion est simple : il faut évoluer et notre idée consiste à adopter la formule d'AA en l'adaptant à nos besoins.

Les inconvénients résident dans le fait que cette idée implique une grosse préparation, que les ufologues n'ont généralement pas les moyens d'assurer des spectacles de l'ampleur de l'Exoconférence, que l'humour est une arme à double tranchant - pas si facile que ça à maîtriser, que le but n'est évidemment pas de se ridiculiser.  L'art est difficile, le travail ardu.

Les avantages  se manifestent surtout dans la force de pénétration, l'impact, de la diffusion du message auprès d'un public beaucoup plus large, qui fait boule de neige.  Le côté ardu, voire hermétique, est contrebalancé par la convivialité, la vulgarisation et, à terme : la popularisation.  L'humour, bien que potentiellement dangereux, permet mille nuances qui, via l'auto-dérision par exemple, mettent à mal les attaques de tous bords.  La formule permet également d'associer la science tout en enrobant ses aspérités abruptes d'un adjuvant de gaité et de fluidité.

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