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Festival de surnaturel (?) à Charleroi

Ce mardi 9 avril 2019, après une séance de perturbations météorologiques cauchermardesques ayant sévi dans la région de Charleroi, La Louvière, Le Roeulx, etc. (tempête décrite par certains comme semblable à une "fin du monde" et où des bulldozers ont du intervenir pour évacuer des grelons !), le CERPI avait une fois de plus rendez-vous avec l'étrange, l'inexpliqué et, qui sait, peut-être le surnaturel.

Tant pour la protection de notre propre enquête que pour des raisons évidentes de sécurité (système d'alarme d'une famille ayant déjà connu une tentative de cambriolage) ainsi que par respect de la vie privée, nous ne mentionnerons aucune coordonnée ni document visuel, conformément au souhait de nos requérants.  Nos documents resteront donc seulement en interne et nous en sommes profondément désolés pour nos lecteurs qui, nous l'espérons, comprendront.  Nous garantissons cependant très formellement que tout ce qui est avancé ci-dessous est le parfait reflet de la vérité tout à fait authentique.

Pour faire face aux bizarreries qui étraignaient, depuis déjà belle lurette une famille de la région de Charleroi, le CERPI s'était rendu sur place avec une équipe composée de trois personnes dont son Président.  Deux autres personnes (toutefois incertaines) étaient attendues en "renforts" dans la soirée.

Fidèle à ses principes sacro-saints, le CEPI a directement annoncé la couleur en rappelant l'un de ses principes fondamentaux, à savoir que le groupement a une base sceptique, une approche scientifique et que, confronté à des manifestations apparemment inexpliquées, il tente prioritairement d'examiner toutes les possibilités d'explications rationnelles avant d'envisager les pistes moins conventionnelles, au nom de son ouverture d'esprit, à condition que celles-ci soient elles-mêmes cohérentes. 
Mais il faut bien le dire tout de go, si nous savions déjà que le cas s'annonçait pour le moins "lourd", en revanche nous ne nous attendions pas à un tel feu d'artifice ! 

Cette affaire est vraiment très curieuse et nous avons remarqué, dès le début, plusieurs points de similitudes avec l'affaire d'Arc-Wattripont, policiers et gendarmes en moins.  Ainsi, dès le premier contact téléphonique avec les requérants, ma téléphonie mobile s'est mise à délirer et, à l'heure actuelle, mon appareil est toujours animé d'un fonctionnement erratique.  Je ne me laisserai pas aller à voir des fantômes là où il n'y en a pas : dans le cas présent, il est pratiquement certain qu'une explication technique sera trouvée.  Il n'empêche que, désormais, lorsque je consulte mes messages, mon téléphone portable sonne en même temps (ce qui nuit à la compréhension).  Mais si cela se limitait à cela, ce serait encore bien peu de choses : même après l'appel, il continue de sonner et il faut se battre avec l'appareil pour faire cesser cette sonnerie tout à fait inhabituelle, ne correspondant en rien à ce qui a été paramétré.  Parfois même le fait d'éteindre complètement le portable et de le rallumer, ou même d'enlever et remettre la carte SIM ne résoud pas le problème !  Mieux : sans aucune manoeuvre et verrou enclenché, mon téléphone se met désormais à sonner sans raison, de manière atypique, sans que je n'aie composé le moindre numéro !  C'est gênant !  A Arc-Wattripont, j'avais reçu directement après le reportage, un appel "fantôme" des Dubart, lesquels m'ont assuré n'avoir touché à rien.

M. Vanbockestal

Comme de bien entendu, dès l'entrée en matière, nous avons pris connaissance de l'histoire dans sa totalité, depuis les origines, en entrant dans le luxe du détail de toutes ses ramifications et - il faut bien le dire - pour inventer une telle histoire, il aurait fallu avoir recours à une imagination délirante.  Ce n'est de toute façon pas de cela dont il s'agit puisque ce qui nous a été décrit (qui défie déjà complètement les normes de la vraisemblance) peut se vérifier par de nombreux témoignages dans le voisinage, dont nombre de notables.

Soit ! Or donc, nos requérants auraient vécu une terrible mésaventure dans une maison qu'ils projetaient d'acheter mais qui s'est avérée totalement inhabitable tant les phénomènes qui y sévissaient prenaient à la gorge et faisaient se dresser les cheveux sur la tête.  Nous n'en étions pourtant qu'au round d'observation, à la prise d'informations, et tout cela ne nous donnait aucune substance concrètement qualifiable d'inexpliquée.  Il était évident qu'il était possible d'expliquer beaucoup de choses rationnellement et de considérablement dégrossir l'affaire.  Sauf que les choses n'allaient certainement pas rester en l'état.

Ce n'étaient pas quelques photos, pourtant assez étranges, qui allaient nous faire changer d'avis, même si - parfois - l'explication ne sautait pas aux yeux.  Le CERPI en avait vu d'autres !  Sauf qu'entre les images - de piètre qualité et compressées - reçues initialement et qui pouvaient s'expliquer par une simple paréidolie et ce que l'on pouvait en tirer in situ, avec les explications des intéressés, il y avait un monde de différence.

Nos requérants, qui nous attendaient pratiquement comme le Sauveur, le Messie, tant ils avaient vécu un calvaire des plus éprouvants (et le vivant d'ailleurs toujours, au point de parfois devoir consentir à la dépense pour donner préférence à une ou plusieurs nuits passées à l'hôtel, c'est tout dire !) étaient un peu décontenancés par notre scepticisme, notre volonté ferme de demeurer dans le domaine scientifique.  Mais il faut dire que, jusque là, c'étaient eux qui avaient vécu les phénomènes et pas nous... Nous allions rapidement être bien plus concernés...

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