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Jack l'éventreur probablement démasqué (suite et fin)

Dans mon texte précédent, je vous ai expliqué l'article d'un magazine trouvé par mon amie Monique, mon achat du livre de Mr Russel Edwards et ma certitude quant à la culpabilité de Aaron Kosminski, qui selon l'écrivain du livre, aidé par un éminent biologiste, prétendent que par examen biologique de l'ADN fut extrait d'un vieux châle qui se trouvait à proximité de la pauvre femme nommée Catherine Eddowes.

Ce châle fut subtilisé par un sergent de police de Londres avec la permission probable de ses supérieurs. L'épouse du sergent étant couturière, le policier offrit à sa femme ce vêtement avec lequel les enquêteurs ne savaient rien faire à cause du peu de progrès scientifique de l'époque.

Des experts de chez "Christie's et Sotheby's" affirmèrent que la teinture du châle était antérieure à 1870. C'est certain car ce châle, réalisé dans les années 1850, a été la propriété de Mr Kosminski père, tailleur assez prospère, vivant à Kladowa Pologne, mais Russie à partir du 18ième siècle. Mr Kosminski meurt en Pologne russe en 1873.

A cette époque, un membre de la famille Kosminski s'installe à Londres, crée et dirige un atelier prospère de couture.

En 1881, Aaron Kosminski s'installe à Londres, il a 16 ans +- (Né le 11-09-1865) avec le restant de sa famille.

A qui appartenait vraiment ce long châle? Non pas à la prostituée, car la seule fortune de cette misérable était seulement constituée par ses pauvres vêtements sales et mouillés.
Avec son compagnon, elle venait de revenir bredouille sous des averses nombreuses avec ses vêtements trempés, car la cueillette du houblon avait été un ratage causé par les pluies diluviennes. La teinture ancienne du châle se serait en partie dissoute, le vêtement aurait alors été détérioré. Or, il n'en fut pas ainsi, ce qui prouve qu'il appartenait à la famille Kosminski.

Jari Louhelainen, qui est professeur de biologie moléculaire à l'université John Moores de Liverpool, enseigne la biochimie à l'université d'Helsinski. Il se consacre à deux domaines de recherche : la génétique, dans le cadre de la police scientifique, et la génétique médicale. Ses compétences en matière de police scientifique comportent : la détermination de l'âge des échantillons mais aussi l'identification grâce à de nouvelles méthodes génétiques.

Il est le biologiste hautement compétent qui travaillera bénévolement à extraire l'ADN du sang desséché qui souille le châle, mais il parviendra à extraire également l'ADN des taches de sperme.

N.B: c'est par la méthode de l'ADN que fut examiné le cœur desséché du dauphin de France, fils de Louis 16 et de Marie Antoinette. En effet, quand il mourut le 10 juin 1795, il fut autopsié 2 jours après par des chirurgiens. L'un d'eux, cette tâche terminée, emporta discrètement le cœur de l'enfant. A la restauration, cet organe desséché fut remis au roi Louis 18. Il y avait cependant des doutes quant à son authenticité.
Plus de deux siècles après l'autopsie du dauphin, un examen ADN fut pratiqué et il s'avéra qu'il s'agissait bel et bien du cœur du tout jeune Louis 17, mort tuberculeux.

Jari Louhelainen parvint à extraire l'ADN du sang qui souillait le châle de soie. Russel Edwards partit alors à la recherche de la descendance de Catherine Eddowes. Cette personne fut découverte et accepta aimablement de se soumettre à l'examen ADN.
Il s'avéra que les deux ADN correspondent parfaitement. La descendante se nomme Karen Miller. Il s'agissait donc bel et bien du sang de la pauvre Catherine Eddowes, morte de strangulation et surtout d'égorgement. Contrairement à ce que prétendent certains experts, le châle est donc antérieur à 1870. Kosminski qui accomplissait sa lugubre besogne, fut soudain dérangé. Il prit alors la fuite, abandonnant le châle qui, à notre époque, est une précieuse pièce à examiner avec le plus grand soin. Mais, en 1888, cette pièce n'avait aucune importance dans l'enquête.

L'examen des éclaboussures de sperme constitue le point faible du livre. Oui, car il s'agira maintenant de croire en la parole de Mr Russel Edwards et de Jari Louhelainen.

Explication : Mr Russel Edwards parvint à trouver une descendante de Aaron Kosminskiqui accepta l'examen ADN. Maintenant ,nous devons croire en la parole de l'écrivain du livre, qui affirme que cette Dame lui demanda de ne pas révéler son nom car elle voulait vivre sans être dérangée par des journalistes ou autres enquêteurs amateurs. Dans son livre, Russel Edwards parlera donc de Mme M.

L'ADN de Mme M correspond exactement à celui de Aaron Kosminski. Ce qui, si nous croyons en la parole de l'écrivain du livre, ne peut que prouver tout au moins que Kosminski fut le client de la pauvre Catherine Eddowes. Oui...Si nous jouons ce jeu. Et j'ai décidé de jouer ce jeu. Je crois donc en la parole de Mister Russel Edwards.

De très sérieuses présomptions pèsent donc sur les épaules de Aaron Kosminski, qui en novembre 1888 réalisera sa dernière et plus horrible agression dans la chambre d'une jeune prostituée. Ensuite, ce sera l'arrêt complet de toute agression criminelle avec égorgement, éventration et prélèvement de viscères.

Aaron est calmé car il a enfin obtenu l'apothéose de ses fantasmes. A présent, il se laisse gagner par autre chose qui progresse sournoisement en lui. C'est la maladie mentale et cela inquiète sa famille.

En 1889, aucune agression dans le style "Jack l'éventreur" n'est à déplorer car Aaron est progressivement envahi par la maladie mentale. Sa famille le surveille, s'inquiète. En 1890, il devient vraiment violent, incohérent. Les Kosminski le font interner dans une maison de santé mentale afin de le faire soigner. En 1891, après une libération, nous constatons à nouveau qu'il est interné, obsédé par les masturbations. Jugé incurable, il ne sera plus jamais libéré. Il décèdera en 1919.

Je me suis volontairement abstenu de décrire dans le détail les horreurs commises par Jack l'éventreur. Si vous consultez Google, vous découvrirez des photographies vraiment épouvantables. Il y a de quoi faire des cauchemars.

Au revoir chers amis du CERPI. A bientôt : Oncle Edmond.