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Les fantômes 2

Les fantômes et l'Église (+ vidéos en bas de page)

Comme vous l'aurez certainement constaté, nous n'avons pas hésité à classer les fantômes parmi les entités religieuses (à comprendre comme "en rapport avec la religion") bien que nombre de non croyants aient également aperçu de ces apparitions surprenantes.  Il faut cependant remarquer que l'existence de ces fantômes en question ne semble pas subordonnée au seul christianisme puisqu'ils sont aussi aperçus par des personnes appartenant à d'autres confessions, lesquelles ne relèvent pas forcément des mêmes principes.  Le rapport de cause à effet paraît donc ardu d'autant que le seul comportement de l'Église catholique s'est déjà montré blâmable pour avoir modifié d'autorité la nature même des témoignages ou de leurs interprétations.  Le problème se corse encore à partir du moment où cette même Église se contredit quelques siècles plus tard.  Des explications sont indispensables!

Nous l'avons vu, face aux témoignages d'apparitions de fantômes, bien vivants (si l'on peut dire) et émanant pourtant du domaine des morts, l'Église s'est montrée hostile à ce type de récit.  Comme pour de nombreux points, elle a sciemment et profondément bouleversé l'enseignement initial pour le mettre au goût du jour au nom de la lutte contre les hérésies et, en réalité, en faveur d'autres intérêts beaucoup plus terre à terre, tels que les avantages politiques, financiers, militaires même, etc.  On comprend mal, de nos jours, un tel comportement dans lequel les pères de l'Église dicteraient bien aux témoins comment ils devraient raconter ce qu'il leur est arrivé en leur imposant de respecter des critères bien précis.  C'est un peu comme si lors d'un accident, une personne située à l'autre bout du pays et n'étant forcément au courant de rien, imposerait sa version des faits par téléphone aux personnes qui doivent rédiger le constat!  Mais on ne refera pas l'histoire, c'est comme ça et on n'y peut rien.  Or donc, nous avons vu que l'Église s'est opposée à la matérialité initiale des fantômes.  L'autorité de l'Église pesant de tout son poids (et probablement à grands renforts de bûchers pour... briser la glace), elle a relégué les fantômes au rang des choses intangibles, leur faisant donc perdre toute substance (c'est le cas de le dire) et de là à les faire passer pour des phénomènes hallucinatoires, il n'y avait bien sûr plus qu'un pas que l'on a allègrement pu franchir, d'autant que, n'en doutons pas, en certaines occurrences c'était bien d'hallucinations dont il s'agissait.  Il faudrait être sacrément attaché aux principes de l'infaillibilité du Pape et de ses subordonnés haut placés pour s'imaginer que ladite autorité religieuse (sur terre) se soit transformée en ingérence dans l'au-delà.  Peut-on imaginer que sous l'effet d'une loi promulguée par les vivants, les fantômes auraient suivi le mouvement et décidé de ne plus être matériels?  En voilà des entités bien disciplinées et respectueuses des règlements! (Somme toute, on pourrait aussi envisager une campagne publicitaire humoristique sur ce thème: "Au volant, si vous ne respectez pas le code de la route, vous risquez bien d'être obligés de le suivre une fois que vous serez morts"!)
On ne manquera pas de s'étonner aussi de ce que l'Église se soit tant opposée à l'existence des fantômes puisque ceux-ci étaient supposés représenter des défunts poursuivant leur évolution après la mort.  Cela ne semble pourtant absolument pas contradictoire avec le thème de la résurrection, cela aurait plutôt tendance à le renforcer, à défaut de réellement le prouver. l'Église ne disposait-elle pas là d'un formidable réservoir de témoignages de la véracité de ses principes, lequel aurait du entraîner de nombreuses conversions? Peut-être a t'elle redouté que l'homme de la rue, peu au fait de la réalité des choses (?) n'ait fini par entretenir une contre publicité préjudiciable par des propos délirants.

Je pense pour ma part, mais il ne s'agit donc ici que d'une opinion personnelle, que l'Eglise ait d'abord hésité avant de trancher par anticipation en redoutant que la phénoménologie fantomatique ne fasse l'objet que d'une "mode passagère" et que le développement scientifique et l'étendue progressive des connaissances ne finisse par donner une explication à ces observations ce qui, si l'on accrédite le parallèle initial, entraînerait ultérieurement ipso facto le rejet de son corollaire.  C'est-à-dire que si l'Eglise attestait de l'existence de la vie après la mort via les observations de fantômes, elle risquait de se placer en porte-à-faux dans le cas où les progrès scientifiques viendraient à le contester et surtout à le démontrer.  En réalité, nous savons à présent que ni cette démonstration ni la démonstration du contraire n'ont encore été établis.  Le bon sens et l'étude épistémologique des cas de hantises prêchent pour une grande réserve en la matière.  Même nos expériences de terrain démontrent que la plupart des cas ne relèvent que d'affabulations, d'interprétations erronées, d'exagérations, etc. et le reliquat de phénomènes demeurant réellement inexplicables est pour le moins réduit (et peut-être encore réductible).  Par contre, même le développement de la science et l'apport épistémologique ne font que compliquer la position scientifique qui se contredit dans une tendance récente, laquelle apporte de nouvelles possibilités d'approches qui autorisent sinon le retour en arrière, du moins une probable affectation de la phénoménologie à des concepts plus acceptables car ils entre(rai)ent plus ou moins en conformité avec notre faisceau de connaissances.

En observant les décisions de l'Église catholique romaine, on en perdrait bien son... latin!  En effet, peu sensible aux contradictions, la voilà qui vient, relativement récemment, d'autoriser les communications avec les morts.  Dans la même foulée, alors qu'elle crie haut et fort que les cas de possessions sont essentiellement de nature psychique (psychologique, psychanalytique, bref: tout ce que vous voudrez du moment que cela commence par "psy"), elle engage des exorcistes à tour de bras, organise conférences et formations sur le sujet.  Mais ne nous dissipons pas!

Or donc, on le voit la position de l'Église ressemble un peu à ce que l'on pourrait résumer comme suit: "Ces entités n'existent pas, bien qu'elles procèdent des principes fondamentaux de notre enseignement, mais vous êtes autorisés à communiquer avec elles".  Ou encore: "Je n'ai pas le téléphone mais voici mon numéro..."

On le voit, si on prend l'Église pour référence, on n'est pas près d'avancer dans l'étude du phénomène ni d'y voir plus clair de si tôt.  Il reste qu'il semble qu'un sujet soit incontournable, quel que soit l'angle où on l'aborde, c'est celui du caractère spirituel des fantômes.  Nous voulons dire que l'une des tentations les plus puissantes est de raccrocher le terme "fantôme" à celui d'esprit ou d'âme.  Qu'il s'agisse d'une forme d'existence post-mortem ou d'une production de notre psychisme, le vocable en revient toujours à "esprit". 

C'est probablement là la principale pierre d'achoppement: les scientifiques ne sont pas prêts à accepter ni l'interprétation par la vie après la mort ni même par ce qui a trait à la sphère "psy".  Tout au plus et à la rigueur seulement, les scientifiques accorderaient-ils un peu plus de confiance (ou moins de méfiance) à cette dernière.  Mais en aucun cas on ne leur fera avaler qu'une partie immatérielle de nous-mêmes se dégage de l'enveloppe matérielle qui nous constitue et que celle-ci puisse continuer une forme de vie après la mort.  Pour eux, il est clair que lorsqu'on est mort... hé bien: on est mort.  Point.

Et c'est bien d'un point final dont il s'agit.  Celui que l'on met après le dernier mot du dernier chapitre de la dernière page et pas un point à la ligne, ce qui supposerait éventuellement un paragraphe suivant...  Et là où l'infirmière donne l'heure du décès apparaît le mot "FIN". Non!  Pas la peine d'insister, il n'y aura pas de tome II...

Fantômes S.D.F. (sans domaine fixe)

Bon!  Voilà!  C'est vrai que sous de nombreuses optiques on aurait envie de dire qu'ils ont parfaitement raison.  Après tout, on n'a jamais apporté la preuve scientifique de l'existence de Dieu.  C'est vrai que la réalité de la mort semble bien plus crédible, dans son caractère implacable, inéluctable, incontournable (et aussi terriblement égalitaire, voire équitable, puisque tout le monde y passe sans distinction!) que l'hypothèse de celle d'une vie dans l'au-delà.  Comme on dit, non sans quelque raison d'ailleurs, personne n'en est jamais revenu pour prétendre le contraire!  Il y a même dans les rangs du CERPI, un croque-mort qui, après des dizaines d'années de métier, avoue ne jamais avoir rien vu d'étrange, alors...

Il est vrai que les parapsychologues ont énormément de mal à imposer l'existence des fantômes dans un monde de plus en plus sceptique alors qu'ils sont bien forcés d'admettre que sur le nombre très imposant de témoignages d'apparitions de fantômes, seule une très petite quantité résiste à l'analyse sérieuse.  Cela signifie bien que dans la plupart des cas, de braves personnes peut-être tout à fait sincères ont réellement cru voir un fantôme alors qu'elles ne percevaient qu'un phénomène parfaitement explicable en dépit de son apparence étrange.

Dans d'autres cas, tout aussi nombreux, il ne s'agissait que de mensonges, d'affabulations, d'exagérations, de déformations et autres contrevérités.  Alors qu'à l'ancienne époque on pouvait se retrancher derrière des légions (de témoins oculaires), on en est à présent réduits au dernier carré dans ce qui ressemble de plus en plus à un Waterloo!

D'après les parapsychologues, on peut en effet considérer que sur 100 témoignages, il n'en reste que 10 qui ne reçoivent aucune explication scientifique.  Encore faut-il ajouter que sur les 10 restants il n'en subsiste plus qu'un seul qui réponde à la mécanique admise en matière de surnaturel ou de paranormal. Expliquons-nous aussi à ce propos qui paraîtra sans doute obscur à certains:

Cela ne date pas d'hier que de nombreuses personnes s'intéressent au domaine de l'étrange.  Des sommités du monde scientifique, du corps médical, des éminences grises de toutes les époques se sont penchées sur les phénomènes mystérieux comme nous le faisons au CERPI.  Parmi toutes ces personnes, certains ont dégagé les grandes lignes et les détails de ce qui caractérise les différents phénomènes, ils les ont répertoriés, décrits, classés, bref: on dispose de vastes répertoires des phénomènes avec ce qui semble régir leurs manifestations, des encyclopédies du surnaturel, des dictionnaires du paranormal avec des schémas, des modus operandi, etc.

Ce n'est pas parce qu'un phénomène ne trouve pas d'explication scientifique qu'il peut automatiquement être considéré comme supranormal.  C'est à dire que si le témoignage ne correspond pas à des descriptions ou récits déjà rencontrés, il apparaît comme suspect même pour les parapsychologues.  Ce sont donc des cas tout à fait atypiques qui ne rentrent dans aucune catégorie et dont finalement personne ne veut, ni les scientifiques ni les parapsychologues.

Beaucoup de fantômes sont donc des S.D.F. (sans domaine fixe): rejetés sans pitié par la science, refusés chez les partisans de l'occulte, niés par les professionnels de la mort et mis à la porte par les sceptiques nos pauvres fantômes ne peuvent même plus se réfugier dans les cimetières, ni dans les églises d'ailleurs.  Dur dur d'être fantôme de nos jours!

La résurrection des fantômes via la médiumnité

Même si les témoignages valables ont fondu comme neige au soleil, il en reste qui demeurent absolument inexplicables.  Si le pourcentage de rescapés est faible, étant donné que le chiffre d'origine était vraiment colossal, cela fait fort heureusement encore beaucoup de cas à envisager et ceux-ci ont au moins le mérite d'avoir déjà été passés au crible par les scientifiques, rentrés bredouilles face à ces cas qui dépassaient leur entendement. Il est maintenant temps que les fantômes passent à la contre attaque et ne serait-ce pas encore plus beau (et quelque peu ironique) si l'on utilisait justement pour ce faire, les armes des scientifiques eux-mêmes?

Nous allons voir dans les pages qui suivent, qu'une expérience a été réalisée en laboratoire et que celle-ci a vu l'éclosion d'un "fantôme" dûment contrôlé.  Il s'agit donc, d'une certaine manière vous le verrez, d'une grande première: la reproduction "in vitro" d'un fantôme! De là, au moyen d'extrapolations et d'utilisations judicieuses de la terminologie scientifique ou assimilée, nous aborderons quelques théories qui nous semblent avoir plus de substance que ce qui a été avancé jusqu'ici par l'esprit populaire.  Nous verrons comment concilier fantômes et religion, l'impact de la médiumnité, quantité de photos, de vidéos et de cas particuliers, souvent très étonnants.

Suite du dossier

Voyez aussi les vidéos ci-dessous:

 

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