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Hommage à Ralph Goessens

RalphIl était hors de question de passer le décès de Ralph Goessens sous silence, sous le prétexte que nous n'en avions pas été avertis.

Perdre un joyeux camarade de classe est déjà une épreuve, dans l'absolu.  C'est une partie de sa jeunesse qui disparaît en même temps que surgissent une foule de souvenirs.  Mais Ralph était porteur d'une solide charge en la matière !

Raph, ce n'était pas seulement un camarade de classe : c'était un quasi voisin !  C'était aussi l'éternel premier de classe.  C'est encore celui qui m'a recruté pour rentrer dans les rangs de l'Union de Lessines, d'abord comme gardien de but, ensuite comme défenseur, puis comme médian et enfin comme centre-avant, pour défendre les couleurs de l'Union (rouge et vert).  C'était encore un gars serviable qui m'a aidé lors de mes études de détective privé et c'est d'ailleurs lui qui m'a transmis le virus de l'enquête (en même temps que la détestable - il est vrai - manie du tabac, en commençant par la pipe, pour faire encore plus Sherlock Holmes - sauf que le héros de Conan Doyle ne fumait certainement pas ni du Clan ni du Semois...)

Ralph, c'était surtout "une bonne tête", au propre comme au figuré, et une grande partie de nos aventures communes se déroulèrent dans le milieu universitaire, à l'époque où le GESO (qui allait devenir le CERPI) voyait le jour.  Doué pour le dessin, il réalisa aussi la couverture de notre revue "Enigmes" (voir L'affaire du château de Rhode-Saint-Pierre : le titre; le château; le sigle - en or de dentisterie !)

Mais c'est probablement dans le domaine de la musique que nous avons passé les soirées les plus mémorables et inoubliables.  Nous nous étions essayé à la batterie, dans un petit kot d'étudiant situé à l'étage, à Bruxelles, ce qui a dû bien faire râler les voisins.  Disons-le bien franchement, nous ne risquions pas de faire concurrence à Sabine Pyrker !  Qu'importe, on s'amusait !  On cassait les oreilles aussi, d'accord...

Mais que l'on passe une guitare à Ralph et les choses changeaient complètement.  Là, il n'y avait pas à dire : il savait y faire, "et pas qu'un peu!", acoustique, ryhtmique, électrique, no problemo !  Qui plus est, Ralph n'éprouvait aucune peine à régaler la galerie avec des solos plutôt difficiles tels que celui que l'on retrouve dans "Rock around the clock (Bill Haley)

J'en ai vu pas mal, en son absence, s'y essayer et... échouer lamentablement ou bien ne réaliser qu'une pâle copie (même dans la prestation ci-contre, assez honorable au demeurant, le guitariste élude un peu la question...)
Pour rendre hommage à Raph, sur le plan musical, je ne pouvais trouver mieux que l'album de Burt Blanca (un belge, comme son nom ne l'indique pas !)  - on disait aussi "Burt Blanca et ses guitares magiques" - ça c'était du costaud !

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Bien des années plus tard, Ralph est devenu dentiste, comme son père.  Mais ce n'était pas un dentiste comme les autres.  Ce n'était pas le boucher que plus d'un redoute.  Il avait développé une technique particulière qui permettait de rendre ses interventions quasi indolores.  Cela a bien entendu largement contribué à son succès.  Le savoir-faire, la douceur, la psychologie, l'humour, tout cela dans un cabinet de dentisterie, ce n'est pas commun.  Et cela plaît.  C'était le meilleur !

Et... c'est bien connu :  ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers.

Adieu, vieux frère.  Repose en paix !

M.Vanbockestal

Ca lui aurait plu (ou l'aurait amusé...) :

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