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Hommage à Philippe Roland

Tragique décès familial mêlé de composantes surnaturelles...

Philippe1Au courant du mois d'août 2004, il ne nous a pas fallu chercher très loin pour trouver des fantômes! Mieux, ils se sont sans doute donné le mot pour nous mettre au défi et venir au cœur même du CERPI !

Le cas qui suit n'est pas à proprement parler une étude de notre groupe, c'est plus exactement un cas vécu. C'est encore mieux! Et nous pouvons vous garantir que nous n'avons strictement rien inventé!

La nuit du 23, M. Vanbockestal va se coucher vers minuit. Bien que cette heure soit réputée être "l'heure du crime", il ne se passe absolument rien et il s'endort aux côtés de son épouse, comme chaque soir. Il se réveille cependant en sursaut, peu de temps après, venant d'être la proie d'un affreux cauchemar.

Celui-ci se caractérise par sa grande simplicité: il se trouve dans la salle de bains, la lumière y est allumée, il sent qu'il s'est passé quelque chose dans la pièce d'à côté et entend quelqu'un s'écrier: "Il est mort! Il est mort!" Aussitôt, dans ce mauvais rêve, il a la très désagréable sensation d'être directement concerné par ce décès. Serait-il donc mort sans s'en apercevoir? Et voici qu'il veut à tout prix s'échapper de cette situation fort déplaisante, sortir de la salle de bains, avertir quelqu'un, mais il ne le peut pas, impossible!

C'est en se démenant pour se sortir de ce guêpier qu'il se réveille donc, tout en sueur, mais apparemment sain et sauf. Ce n'était qu'un cauchemar! Bien sûr, le caractère fugace de nos rêves, le caractère bizarre de ce que l'on y rencontre, en rendent la narration malaisée. Le faire pour quelqu'un d'autre est encore plus difficile, évidemment. Il est donc très possible que la narration que je viens de vous en faire à présent s'écarte plus ou moins de ce que fut réellement son cauchemar, mais il s'agit de la meilleure approche que je puisse en faire. D'autre part, vous en conviendrez, il n'y a jusqu'ici rien de vraiment particulier. De plus, ne dit on pas: "songe=mensonge"? Un instant! Les choses ne font que commencer!

 
Notre homme est à présent tout à fait réveillé, il n'y a pas de doute là-dessus et il a une forte envie d'uriner ce qui va d'ailleurs l'obliger à se lever. Mais il perçoit alors dans la chambre, dans le corridor et dans les pièces voisines, tout un ensemble de bruits étranges, de tout petits grincements, de mini bruits métalliques, des chuintements, voire des voix, une respiration. Il lui semble que les escaliers grincent comme si quelqu'un les escaladait.

Or il sait très bien qu'il n'y a personne dans la maison, à part lui, sa femme et les enfants qui dorment à côté. Qu'importe! Il en aura le cœur net et fera d'une pierre deux coups puisqu'il doit de toute façon se lever, cela lui permettra de vérifier.

C'est à ce moment que son GSM se met à sonner, en bas, sur un meuble. Ça, au moins, c'est indubitable. Mais qui peut bien sonner à 2 h du matin? Une erreur, peut-être? La sonnerie s'arrête alors qu'il commence à descendre les escaliers, directement il entend que le GSM lui indique qu'on a laissé un message. Il le consultera donc au passage. Du moins était-ce dans son intention car aussitôt après, c'est le téléphone fixe qui se met à sonner lui aussi.

Cette fois, il arrivera à temps pour décrocher. Sa figure deviendra pâle: on vient de lui annoncer la mort de son beau-frère, le frère de sa femme! Quelques secondes après, il lui apprendra la douloureuse nouvelle: "ton frère... il s'est suicidé! Il s'est pendu!"

N'importe qui de sensé dirait alors qu'il s'agit simplement d'une coïncidence, une coïncidence frappante mais une simple coïncidence quand même. Mais notre Michel et son épouse ne sont pas au bout de leurs surprises! Quelques heures plus tard, ils apprennent les circonstances plus détaillées du décès, ils peuvent voir le cadavre, visiter les lieux, avoir accès à certaines choses qui appartenaient au défunt, on leur en montre d'autres. Ils savent aussi que le Parquet à fait opposition à une éventuelle incinération pour se réserver le droit de pratiquer une autopsie le cas échéant. Il ne s'agit là que d'une procédure habituelle, tout comme celle consistant à emporter la corde qui a servi, à des fins d'examen.

Philippe11Michel est cependant aussi un ancien détective - privé et il remarque rapidement que de nombreux points sont suspects. Il commence à émettre des doutes: le suicide pourrait bien être un meurtre maquillé en suicide. Nous passerons ici tout les détails de l'enquête qui s'en suivit, l'affaire est actuellement entre les mains du Parquet du Procureur du Roi et nous ne pouvons pas en dire plus. On est certain, en revanche que l'heure du décès coïncidence, à peu de choses près,à l'heure où il a fait son cauchemar (il y a un léger différé qui peut s'expliquer parce que l'âme (ou l'aura) du défunt, désemparée comme dans la plupart des cas de ce genre, a tenté de communiquer avec des proches.

Michel et le défunt se connaissaient bien, et Philippe (c'est le nom du mort) savait pertinemment bien que Michel était non seulement membre et chercheur du CERPI mais aussi un excellent récepteur médiumnique. Par exemple, il ne pourrait pas se servir de ce don pour ouvrir un "cabinet de voyance" dans lequel il proposerait de communiquer avec les morts, non! Il ne peut d'ailleurs généralement pas provoquer ce genre de phénomène, mais il les reçoit avec une grande force lors de certains événements spéciaux et la mort de son beau-frère en est assurément un!

L'enquête en elle-même présente également son lot de points plus que troublants, mais nous ne sommes évidemment pas autorisés à les révéler. Ce n'est pas fini, cependant. Depuis l'enterrement de son beau-frère, Michel continue d'avoir des cauchemars similaires, il entend toujours les mêmes bruits, auxquels s'ajoutent désormais la voix des enfants du défunt. Et ces cauchemars se déroulent toujours à la même heure, à quelques minutes près tout au plus. L'heure où Philippe est passé de vie à trépas.
Nous vous tiendrons au courant du développement des choses si l'autorisation nous en est donnée.

NDLR: la photo ci-contre représente le défunt (celle du haut également), mais il s'agit d'un montage, pas de la prise de vue d'une apparition.

 

M. Vanbockestal: Le phénomène a cessé.  Tant les cauchemars récurrents, toujours à la même heure (mais la chose est assez forcée puisque, à cette heure (2h du matin) je travaille généralement encore!) que les bruits bizarres. Toutefois, mes enfants, qui dorment désormais dans la chambre où mon beau-frère avait été hébergé à une époque, ont vécu une expérience qui les a terrorisés et mérite un autre article.  Le dossier que j'ai déposé au parquet n'a pas abouti, croyant probablement à un différend familial.

Il n'y a pas de conclusion définitive à cette histoire.  On peut imaginer ce que l'on veut, y compris qu'il ne s'agisse que d'un rêve et de coïncidences, de faits rationnels survenus dans un contexte troublé et donc interpétés avec une aura de mystère.  Pour ma part, mais vous aurez compris qu'il ne s'agit que d'une intime conviction, Philippe a bien tenté de communiquer au moment où il passait à l'acte et où les choses n'allaient plus tarder à devenir irréversibles.  Il est d'ailleurs absolument certain qu'il ait tenté de communiquer avec sa soeur (mon épouse, donc) et cela pouvait aisément se vérifier en consultant l'historique du GSM du défunt.  Les numéros appelés et les heures d'appel ont été notés et se trouvent dans le dossier.  On comprendra cependant que je ne revienne pas sur le sujet des appels reçus par mon épouse et pour lesquels elle n'a pas pu décrocher.  Il n'y aurait évidemment rien de tel pour la culpabiliser inutilement.