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LA FAMEUSE "MAISON QUI SAIGNE" Que l'on devrait renommer: "La maison qui ne saigne pas..."

418px-GhostonstaircaseIl existe, dans la région de Bruxelles, une maison vraiment très particulière, hantée au dernier degré dirait-on bien. On dit même que cette maison a les murs qui saignent!

Intrigués et vivement intéressés comme on le comprend, dès l'annonce de cette nouvelle nos enquêteurs se sont mis en marche. Il fallait tout d'abord en savoir plus et prévoir un plan d'action en ce qui concerne la visite de cette maison.

Or donc, nous étions prétendument en présence d'un cas très particulier de maison aux murs sanguinolents. Mais pour attester de pareil fait, il allait falloir procéder à des prélèvements et à leur analyse, afin de déterminer dans un premier temps s'il s'agissait effectivement bien de sang et ensuite, le cas échéant, s'il s'agissait de sang humain ou animal. Mais si le prélèvement en question ne posait aucun réel problème technique, la suite n'en allait pas de même car comment aurions-nous présenté les choses? Quelle mutualité ou quel laboratoire aurait pris l'analyse en charge? Évidemment, il n'y aurait eu aucune requête médicale, on imagine le loufoque de la situation et en l'absence d'attestation médicale en bonne et due forme, toute l'affaire aurait été sujette à caution, suspecte. Il aurait été impossible d'authentifier le phénomène. Bref: cela n'aurait pas fait sérieux et nous ne voulons pas de ce genre de choses au CERPI!

Cependant, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs! Avant de penser à de quelconques prélèvements, encore fallait-il connaître l'adresse exacte (nous l'avons obtenue), entrer en contact avec les propriétaires ou locataires (cela a été fait) et obtenir leur autorisation de visiter les lieux (car les lieux sont toujours habités!) et il se fait que nous avons également obtenu cette autorisation. Du moins verbalement, par téléphone.
Faut-il le dire, nous en avons profité pour poser plusieurs questions en ce qui concerne la hantise des lieux et ces fameux "murs qui saignent"... C'est alors que nous avons cru, l'espace de quelques secondes, avoir été aiguillés sur une mauvaise adresse: "Les murs qui saignent? Mais non! Pas chez nous en tous cas. Il y a bien une trace, une tache bizarre au plafond, avec des espèces de boules colorées. C'est déjà bien assez étrange comme ça, mais nos murs ne saignent pas!"

Nous sommes déçus, bien sûr: voilà une affaire qui s'annonçait bigrement intéressante et qui devient subitement exsangue!
C'est le cas de le dire...
Mais, dans ce cas, que se passe t'il donc chez vous, Madame? (car notre interlocutrice est une dame).
Et c'est là que l'affaire reprend tout son intérêt car s'il n'est guère question de murs qui saignent, en revanche la maison est bel et bien hantée à ce que nous raconte cette brave dame toute émue. Et d'émotion, il va plutôt en être question dans le tableau qui va nous être dépeint d'une situation qui nous apparaît, directement, comme assez catastrophique, chaotique même!

Les phénomènes se déroulent surtout la nuit, dans l'intimité du foyer, mais ils peuvent aussi survenir en pleine journée et en présence de témoins, lesquels ne manquent pas. Cela semble provenir essentiellement du grenier (dans lequel plus personne ne s'aventure de longue date) mais ce n'est assurément pas le seul lieu où ils sévissent. Bref: cela se passe un peu partout et n'importe quand. Ce sont des bruits dans les murs, dans les locaux, des chuchotements ou même des conversations entières sont perçues par les membres de la famille. Les bruits sont de nature diverses mais il y en a de franchement lugubres, à vous flanquer la chair de poule! Il y a des déplacements inopinés d'objets, voire même des projections et l'on déplore plus d'un cas où un visiteur a pris ses jambes à son coup car il était devenu la cible de projectiles totalement improvisés et, cela va sans dire, sans intervention aucune de qui que ce soit. Il y a aussi des attouchements, toujours désagréables et invisibles qui sont relatés, mais il y a pire! Le petit garçon de la maison (4 ans) qui, lui, voit parfaitement les entités qui hantent ce domicile et pourrait nous les décrire, en a déjà reçu un coup de poing!

poltergeist_EnfieldOn croirait le tableau déjà bien assez impressionnant comme ça, hé bien pourtant ce n'est pas tout et, du coup, on en vient à être bien content que les murs ne saignent pas, en plus! L'homme de la maison (qui ne s'oppose nullement à notre visite) ne parle pas des phénomènes, il aurait plutôt tendance à s'enfermer dans le mutisme. Nous supposons que son esprit traditionnellement cartésien ou pragmatique s'est trouvé vexé de ce qui se passait chez lui et que, faute de pouvoir donner une explication objective à l'affaire, il préfère se taire. Quant à madame, celle que nous avons présentement au téléphone, elle éclate en sanglots en nous relatant les faits et nous sentons bien, nous entendons bien que ce n'est pas du pipeau!
"Il faut dire, Monsieur, que notre maison est bâtie sur un ancien cimetière et qu'il existe plusieurs autres cimetières qui jouxtent notre maison, je suppose que cela n'aide pas... Mais ces phénomènes perdurent depuis voilà maintenant plus de vingt ans! Vingt ans d'un calvaire que vous pouvez aisément imaginer! Figurez-vous que notre petit garçon ne dort plus la nuit: nous nous sommes arrangés pour qu'il dorme le jour (?!), les phénomènes sont pratiquement continuels avec de courtes périodes de rémission, mais disons, pour simplifier, que l'on n'a jamais la paix, les journées calmes sont rares! Il arrive que nous ayons des réunions de famille et que l'on aperçoive des "ombres noires " (ce sont les mots évoqués au téléphone par cette dame)...

En entendant cela, une question vient directement à l'esprit:
"Mais qu'avez-vous déjà fait, jusqu'ici, pour tenter de remédier à la situation? (et l'on se demande aussi pourquoi ils ne déménagent pas!)

La réponse sidère:
"...Nous avons demandé à un prêtre de venir bénir la maison. Celui-ci a envoyé un diacre. Une fois sur place, le diacre a commencé à officier, puis il s'est mis à tousser, à trembler et à transpirer. Il a fini par s'en aller sans avoir pu faire son travail. Il est revenu une deuxième fois et nous avons pu assister au même topo. Sauf que cette fois il est parti en disant: "Vous êtes fous! Je ne peux pas bénir cette maison!"
Autrement dit, cela n'a jamais pu se faire!..."

Nous avons terminé la conversation en demandant les préférences en ce qui concerne la visite, préférez-vous en semaine ou le week-end? En journée, en soirée, etc. Notre but était de déranger le moins possible ces gens qui avaient déjà l'amabilité de nous recevoir dans leur logis, mais il semble clair qu'ils n'étaient déjà que trop heureux que l'on s'intéresse à leur cas, sous entendu: que cela puisse éventuellement amener quoi que ce soit de positif et, entre les lignes, "qu'on les libère de cette saleté"!
Nous avons toutefois mis les points sur le "i": nous ne venons pas là en "docteurs du paranormal" dans le but de "soigner" une maison "malade d'un phénomène" quelconque, nous ne sommes pas des exorcistes (à chacun son boulot). Nous viendrons chez eux en tant qu'enquêteurs du CERPI, c'est à dire avant tout dans le but d'observer les phénomènes, de recueillir un témoignage, d'analyser les lieux et les faits et, si possible, de donner une explication objective et scientifique à tout cela avant toute chose. Pas question de mettre quoi que ce soit "a priori" sur le compte du paranormal ou du surnaturel, au contraire: d'abord envisager et éventuellement éliminer toute possibilité d'explication cartésienne, logique. Ce n'est que si ce type d'explication semble totalement impossible, observations, témoignages et preuves à l'appui, que nous commencerons (peut-être!) à parler de surnaturel.

Désormais, les enquêteurs du CERPI disposent d'une affaire qui semble "grosse comme une maison", à deux pas de chez eux (enfin, bon! A condition d'avoir de longues jambes quand même!) Mais tous les éléments semblent réunis pour réaliser une magnifique investigation!

Nous fourbissons nos armes, préparons notre matériel et procédons aux études, préparatifs et briefings qui s'imposent avant de passer à l'action d'ici quelques jours, quelques semaines tout au plus...
Et, bien sûr, nous vous tenons au courant!

Attention: les photos présentes dans cette page ne représentent pas des scènes relatives à la maison ici concernée.

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