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La maison qui saigne (préparatifs)

 

Le quiproquo du départ.

Voilà qui nous apprendra probablement à revoir la théorie de la communication et à ne pas nous laisser emballer dans ce qui, dès le départ, apparaissait comme un quiproquo, une erreur dans l'expression des choses et sans doute aussi dans les interprétations, colportée par l'euphorie d'avoir à sa portée un cas retentissant. Certains investigateurs dans cette affaire ont focalisé sur les saignements dont il avait été question initialement, en dépit du correctif apporté par l'habitante des lieux (et c'est pourtant vrai que, lorsque l'on relit notre page d'introduction, on voit bien que les choses avaient été mises au point directement: non! les murs ne saignent pas!) Pourtant, c'est vrai aussi, nous aurions eu l'air fin si les choses s'étaient passées autrement. Imaginons qu'arrivés sur place, nous aurions bel et bien été en présence de murs sanguinolents en l'absence de tout moyen de prélèvement et donc d'authentification, nous aurions râlé sec!

L'arsenal des "Ghostbusters"

Il était donc prudent de prendre les devants et c'est ce qui a été fait. M.Vanbockestal avait pris contact avec un laboratoire reconnu de la région de Soignies et obtenu du professeur Foucart non seulement le matériel standard de prélèvement sanguin (complété par la suite par un système d'écouvillon et de pots stériles pour le cas où les substances auraient été plus solides) mais aussi la garantie de procéder à une analyse gratuite avec cependant la restriction de se limiter au caractère humain ou animal du sang en question. Savoir s'il s'agissait bien de sang était déjà un grand point, avec cette précision supplémentaire, nous en avions largement assez. Surtout lorsque cela émane du milieu scientifique. Pour plus de sécurité, il avait même acheté un microscope électronique, avec port USB, de manière à pouvoir réaliser soi-même les tests en parallèle, quitte à se faire aider par un médecin.
Sages précautions donc mais qui ont contribué aussi à alimenter la psychose quant à la "maison qui saigne"! Ce n'était pas trop dire que l'on n'avait pas été avare en précautions, en recommandations de toutes sortes (sait-on jamais?)

Pendules, appareils photo numériques, caméra numérique, talkie walkie, appareils d'enregistrement TCI, boussole, dictaphones, questionnaire, loupe, matériel de prélèvement sanguin, multimètre, rien n'avait été laissé au hasard. La maison avait été repérée via le satellite de Google Earth, localisée très précisément en longitude et en latitude, nous connaissions son élévation exacte par rapport au niveau de la mer, disposions d'une photo aérienne et de premières idées topographiques, un premier dossier déjà bien étoffé avait été établi. On avait même prévu un flacon d'eau bénite avec pulvérisateur et un autre, d'eau du robinet en vue de déceler toute supercherie avec ce procédé éventuel. Il nous manquait encore les photos promises par la famille habitant la maison, photos qui ne se décidaient pourtant pas à nous arriver. De ce fait, les investigations médiumniques préalables n'avaient pas pu être faites et, à quelques jours de la visite sur les lieux, le fondateur du CERPI avait donc retéléphoné à cette même famille afin de s'en enquérir. Surprise!

Non! Bien sûr que le rendez-vous tient toujours, pas de problème. Mais vous comprenez monsieur, j'enterre aujourd'hui ma belle-mère, j'ai eu trois accidents de voiture et nos deux ordinateurs sont tombés en panne, bousillés! On dirait qu'à chaque fois que j'essaie de faire quelque chose en rapport avec le CERPI, une "force mystérieuse" m'en empêche!

Sorcellerie ou magie noire?

Chevre_au_laitDans les jours qui ont précédé immédiatement l'investigation, les choses ne se présentent guère mieux du côté des investigateurs. Une sévère gastro-entérite d'une part, un malaise bizarroïde et une incorporation spectaculaire (avec intervention non moins spectaculaire d'ailleurs) d'autre part finissent par se faire tendre les oreilles de l'équipe qui se rendra sur les lieux. Et si une malédiction quelconque tentait de nous mettre hors course? Après tout, dans les premiers renseignements obtenus, on a bel et bien parlé d'interventions occultes en rapport avec la sorcellerie ou la magie noire. Un médium a d'ailleurs offert son aide généreuse afin de nous conférer une protection toute particulière et tout aussi occulte, bien que gratuite également. Il n'était donc pas superflu non plus que l'un des membres qui devait se rendre sur place obtienne un mur de prières de la part d'âmes généreuses afin de protéger l'expédition.

Midi. Bernard est pile à l'heure. Et les choses commencent bien: c'est sous une pluie battante, un véritable temps de chien que l'expédition prend son départ, pour se rendre à Nivelles dans un premier temps. Après seulement quelques kilomètres, il appert que la trajet prévu ne sera pas accessible à cause d'une déviation pour cause de travaux. Le JT annoncera même, ce soir là, que des inconnus ont nuitamment tronçonné des arbres pour les voler, perturbant encore davantage la circulation. La Chevrolet du patron traverse le bois de Virginal (Bois des rocs) - (pour passer d'ailleurs à proximité immédiate de la table des sorcières un lieu dit très intéressant dont l'origine se perd dans la nuit des temps) et suit péniblement le tracé capricieux d'une route très sinueuse et accidentée.
Premier coup de théâtre: un grand chien surgit au milieu de la route, manque de peu de se faire écraser avant de filer sur le côté.
Petit coup de sang: Un peu plus loin, un chauffard prend une priorité imaginaire et oblige le conducteur à faire un écart litigieux...
Danger: Ce n'est pas tout, sur la route de Ronquières, un véhicule venant en sens inverse inonde le pare-brise de boue et la visibilité devient nulle pendant quelques secondes des plus angoissantes.
Si les enquêteurs du CERPI avaient été les premiers venus, ils auraient assurément attribué cela à une influence malveillante. Seulement voilà, ce n'est pas le cas et c'est sans encombre que l'escale à Nivelles put se faire.
C'est donc là que nous récupérons R. et son beau-frère et que nous partons, quelques minutes plus tard, vers Braine-l'Alleud.

Au cours d'un petit rituel, le quatuor reçoit alors la protection occulte du médium en question bien que, dans certains cas, les mesures dénotent de telles valeurs vibratoires que la protection ne s'avère même pas nécessaire! L'étonnement du médium est d'ailleurs notoire en ce qui concerne le "patron" du CERPI qui découvre en cette occasion qu'il détient un taux vibratoire à peine moins élevé que celui de la cathédrale de Chartres, excusez du peu! Il n'en savait rien, bien qu'il s'en doutait un peu. Mais tout de même: dans de telles proportions!
Aidés en cela par le GPS de Jean-Marie, nous nous dirigeons enfin vers Bruxelles où les aléas de la circulation font en sorte que nous arrivons légèrement en retard sur l'horaire prévu, soit vers 15h15.

Avant de poursuivre, il est bon de signaler à présent que pour des raisons de confidentialité et de respect de la vie privée des personnes, nous ne citerons ni leurs noms ni leurs coordonnées, les visages seront occultés sur les photos. Nous utiliserons le nom d'emprunt de M. et Mme Simon pour les désigner.

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