Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

La "terrible" maison qui saigne - anamnèse

Avant de poursuivre, il est bon de signaler à présent que pour des raisons de confidentialité et de respect de la vie privée des personnes, nous ne citerons ni leurs noms ni leurs coordonnées, les visages seront occultés sur les photos. Nous utiliserons le nom d'emprunt de M. et Mme Simon pour les désigner.

Arrivée sur les lieux...

En arrivant sur les lieux, ou plus exactement juste avant, simple erreur de parcours (une rue trop tôt) ou perturbation quelconque (mystérieuse ou pas?), toujours est-il que le GPS de J. se plante! Le voilà provisoirement perdu (le GPS, pas J...) et nous errons dans les rues avoisinantes avant que l'appareil ne recalcule la position et nous permette finalement d'arriver à bon port. Nous nous garons dans la rue, sortons du véhicule et alors que certains prennent déjà quelques photos des "Ghosbusters", l'observation de la boussole nous apprend que la situation géographique est exactement celle prévue par Google Earth. Pas de perturbation apparente à ce niveau donc.
Nous sonnons à la porte.

Nous sommes alors accueillis normalement au sein d'une famille qui nous propose de nous asseoir et une boisson que nous refusons poliment.

Absence de ressentis

questionnaireOn remarque une première chose: l'équipe est constituée de quatre personnes, quatre enquêteurs qui sont tous supposés disposer de facultés, il s'agit de "sensitifs" à différents niveaux. Bernard et R. sont des assidus du Reiki, ils connaissent d'ailleurs les pierres et leurs pouvoirs, ont parfois connu des expériences très étonnantes, ce sont aussi des personnes à même de se servir d'un pendule et de ressentir des choses. J. n'est pas le premier venu non plus en matière de perceptions. Quant au chef de l'expédition, qui n'en est plus à une expérience surnaturelle près, plus rien n'est à démontrer de longue date et la preuve en a encore été faite aujourd'hui même. Pourtant, une fois à l'intérieur de la maison, personne n'a de ressenti particulier. Il n'y aura pas un seul enquêteur, tout au long de la visite, pour ressentir une présence particulière, une influence quelconque d'origine mystérieuse en rapport avec l'au-delà, pas même lors de la visite des pièces plus concernées par les phénomènes. Tout au plus R. parlera-t-elle après coup d'un léger mal de tête ou d'une impression passagère au niveau de la nuque. Mais R. est aussi grippée... Tout cela ne veut encore rien dire à ce stade.

M.Vanbockestal commence donc avec le questionnaire, "l'anamnèse" comme il dit. Il se compose de 56 questions, parfois délicates, mais toutes sont destinées à édifier l'équipe sur les tenants et les aboutissants. Il convient effectivement de se faire une opinion, de savoir de quoi l'on parle, de s'enquérir de la nature des phénomènes, leur localisation, leur fréquence, etc. Un plan rudimentaire des lieux est dressé par Bernard. J. et R. commencent à prendre des photos non sans en avoir demandé l'autorisation aux habitants. A tout moment, l'un ou l'autre des membres de l'expédition y va de sa petite question complémentaire afin de cerner le problème s'il y en a, d'essayer de trouver une piste d'explication.

Nous allons continuer notre narration en évoquant ensemble les points majeurs du questionnaire puisque ceux-ci vont nous donner une grande partie des informations nécessaires à l'enquête et en tous cas les divers témoignages de la famille Simon. Bien sûr, nous ne relaterons pas les éléments personnels de la famille puisque, à leur demande, cela doit rester confidentiel. Les appareils enregistreurs sont donc mis en route depuis le début, mais déjà il y a un "hic": Madame Simon parle à voix très basse, la maison est occupée par de nombreuses personnes qui parlent toutes en même temps, dans des endroits contigus à la pièce où nous nous tenons et l'on peut prévoir que les enregistrement seront de piètre qualité.

Des lieux aux lourdes connotations géo-biologiques et autres...

Nous ne tardons pas à recevoir, de la bouche même de madame Simon, la confirmation de ce que la maison est bâtie sur un cimetière ou quasiment ("du moins, il paraît", précisera-t-elle), ce qui est sûr en revanche c'est que l'on est entouré de cimetières pratiquement de toutes parts. On pouvait donc rêver mieux comme situation.
Ce n'est pas tout, juste devant la maison trône une immense usine désaffectée, laquelle s'occupait jadis du traitement des métaux. C'est le cas également pour une autre usine, encore en activité celle-là, qui se trouve en bout de rue, à quelque cent mètres de là.
Au cours de son existence, la maison a subi de très nombreuses modifications dans ses structures, non seulement on a abattu des murs, on en a construit d'autres, on a réalisé des cloisonnements (et quoi de plus normal lorsque la famille s'agrandit?) et puis aussi on a condamné un puits qui se trouvait au fond du jardin. Il faut dire qu'il y avait un problème d'égouttage, nous explique M.Simon: les eaux de vaisselle ou de nettoyage se mélangeaient à celles du puits rendant celles-ci impropres à la consommation ou à l'usage. Mais cela date pratiquement de l'époque de la construction de la maison, voilà il y a une bonne cinquantaine d'années.

Nous devrons bien sûr réaliser d'autres investigations ultérieurement afin de déterminer s'il existe des failles souterraines, savoir si des cours d'eau passent tout près en sous sol (ce qui semble être le cas), si des souterrains existent dans cette région précise (ce qui est toujours très possible à Bruxelles puisque son sous-sol est réputé être extrêmement riche en souterrains de toutes natures), ce genre de choses. Dans l'immédiat toutefois, nous en savons assez que pour dire que la localisation de la maison n'est pas bonne, pas bonne du tout même.

Évidemment, sur un plan strictement scientifique, cette affirmation est très discutable et si l'on ne compte plus le nombre de cas pour le moins curieux survenus dans des maisons situées sur d'anciens cimetières en revanche il est facile de prétendre que l'on a moins à craindre des morts que des vivants! C'est aussi ce que dit Edgard, un chauffeur de bus membre du CERPI et également croque-mort: "malgré de nombreuses années dans cette profession, je n'ai jamais rien remarqué de particulier, les morts sont toujours aussi... morts". Dans le cadre de notre enquête, nous ne pouvons toutefois évidemment pas passer ce point sous silence.

Par contre, sur la plan géo-biologique, les deux usines de traitement des métaux constituent une grande source de perturbations et d'influences néfastes, même sur la santé des personnes. Cela ne serait pas de nature à expliquer l'apparition de fantômes ou de petits bonshommes verts par exemple, bien sûr, mais cela pourrait expliquer des variations de caractère, des modifications d'ordre psychologique, voire des sensations de fatigue, bref: ce genre de tracas secondaires mais dont on se passerait bien. Cette affaire de puits n'est pas des meilleures non plus. Enfin, lors de la visite de cette maison nous avons souvent été confrontés à des zones de bric-à-brac, des amoncellements d'objets hétéroclites, des ferrailles, piles de boîtes, etc. ce n'est pas notre problème, bien sûr et nous dirons même que cela ne nous regarde pas, nous ne sommes pas là pour apprécier ce genre de choses, mais disons tout de même que cela n'entre pas particulièrement en concordance avec les règles élémentaires du Feng Shui par exemple. Pour couronner le tout, disons qu'il y a aussi des marécages à proximité.
Bon! Bref! Il y a tout ce que l'on veut pour faire un excellent bouillon de culture à tous les niveaux.


Photo: M.Vanbockestal procède au questionnaire sous l'oeil et l'oreille attentifs de R.

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.