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La maison qui saigne - vers les conclusions

Il y a encore une foule de renseignements qui méritent d'être signalés sur cette maison réputée hantée. Mais au risque de tuer tout suspens dans l'oeuf, nous dirons qu'il en existe bien peu qui viennent soutenir la thèse d'une quelconque intervention surnaturelle. Voyons donc cela.

IndienUne des premières choses que nous avons pu observer en pénétrant dans les lieux a été d'une part une tête d'Indien accrochée au mur, d'autre part de nombreuses statuettes de style égyptien. Il n'y a pas grand chose à dire à propos du style indien (à l'époque, nous n'avions encore aucune notion de shamanisme). Il avait eu tendance à nous orienter tout au début vers un éventuel début de piste infime, mais il appert qu'il s'agit simplement de l'un des multiples styles que l'on peut rencontrer en ces lieux. Il n'y a là rien de bien mystérieux ni qui puisse influencer à ce niveau, ces objets ne proviennent pas des terres sacrées indiennes ou de réserves de peaux rouges, mais d'un quelconque supermarché. Nous avons accordé beaucoup plus d'importance aux objets de style égyptien, autrement plus présents dans différentes pièces de la maison et notamment dans la chambre de D. de manière significative. Il existe d'ailleurs toute une vitrine qui en est pleine. Ce sont de ces petites statuettes de collection des éditions Machin (sphinx, dieux divers, pyramides...) mais aussi d'autres bustes en provenance de brocantes et donc déjà nettement (potentiellement) plus sensibles. Mais ce sont aussi deux papyrus (ou de reproductions) qui trônent dans cette même vitrine et qui, eux, sont "authentiques" dans le sens où il s'agit en fait des seuls objets rapportés d'Égypte par les Simon lors de leur voyage. Rappelons à ce sujet que c'est à son retour d'Égypte que D. retrouve un poids normal après de sérieux ennuis de santé, mais que c'est aussi alors que, selon Mme Simon, les choses se déclenchent ou s'aggravent. Ce voyage en Égypte est pourtant largement postérieur à l'époque 85 - 87. Il nous semble donc là y avoir une certaine contradiction. Dans le cas contraire, il faudrait envisager deux époques distinctes au cours desquelles on a pu déterminer des causes majeures (ou éléments déclencheurs) ou deux causes distinctes, éventuellement cumulées. Les choses deviennent troubles, en admettant qu'elles aient jamais été claires.

Nous accordons donc assez bien d'importance à ces objets que nous photographions d'abondance (avec des résultats très divers car l'utilisation du flash nous joue des tours et bon nombre de clichés ne seront bons que pour la poubelle vu l'excès de surbrillance) Les papyrus font l'objet d'un examen attentif au pendule, aussi bien par J. que par l'administrateur. C'est toutefois avec le même résultat absolument négatif, c'est à dire neutre: pas le moindre caractère d'hostilité, de malfaisance, bref: pour le pendule, ces objets sont tout à fait neutres, inoffensifs. On peut donc dire que, en principe, les Simon n'auraient pas ramené dans leurs bagages une quelconque malédiction exotique de la Vallée des Rois.

Pourtant, ce genre d'objets n'est pas innocent. On a pu remarquer souvent, en d'autres circonstances, que l'accumulation d'objets à tendances religieuses différentes (par ex. Islam et christianisme ou judaïsme, etc.) s'accommodaient mal. C'est à dire que ces présences avaient tendance à exercer une influence néfaste sur les habitants d'une maison décorée de telle manière hétéroclite sur le plan religieux. On dirait donc que ces différentes références ne font pas bon ménage et que cela puisse se ressentir sur les occupants. Des explications supplémentaires semblent ici nécessaires. En effet, de nombreuses personnes ont en leur domicile quantité d'objets, décoratifs pour la plupart mais cela peut aussi être des livres (Bible et Coran, par exemple) de tendances diverses et parfois plus ou moins contradictoires bien que, en principe, la plupart des religions monothéistes procèdent des mêmes principes généraux d'amour et de respect. Cela ne signifie pas pour autant et c'est fort heureux, qu'ils connaissent des problèmes de hantise ou des manifestations surnaturelles. Bien sûr! Si tel était le cas, nous aurions fort à faire mais les solutions seraient aussi évidentes et l'on commencerait par supprimer la cause en demandant d'opérer un choix et de s'y tenir. Les choses sont évidemment beaucoup plus complexes.

Le genre d'objets en question peut en effet générer certains "problèmes", souvent mineurs. Ils sont parfois plus graves mais proviennent alors d'un effet catalytique causé par d'autres facteurs. Le cas est donc envisageable en la circonstance. Mais, nous l'avons dit, la plupart du temps tout se passe bien aussi même dans ce genre de présences simultanées. Cela provient notamment du fait que les habitants concernés disposent d'un taux vibratoire normal ou élevé, qu'ils vivent en harmonie avec leur confession, leur entourage, leur contexte. Dans ce cas, les objets excédentaires sont et demeurent essentiellement décoratifs. Il peut y avoir certaines interférences mais elles demeurent secondaires, ne s'aperçoivent même pas. Lorsque des personnes connaissent des problèmes dès le départ, qu'elles vivent une forme d'instabilité quelconque, qu'ils vivent un conflit éventuel avec leur religion et surtout qu'ils ne disposent que d'un taux vibratoire peu élevé (parce qu'atteints de maladie, de troubles psychiques, d'affaiblissements divers, etc.) les choses peuvent aller tout autrement et devenir éventuellement corsées. Il n'est pas exclu que ce point joue un certain rôle et nous avons remarqué, non sans étonnement (bien que cela puisse aussi se comprendre par exemple pour raisons professionnelles) que tous les membres de la famille n'avaient pas participé à ce fameux voyage en Égypte! Remarquons justement que Mme Simon et son fils D. en ont fait partie. Cela peut ne pas être innocent.

Nous ne parlerons pas de cette fameuse influence des pyramides (les Simon en ont quelques unes dont certaines proviennent de brocantes et donc de sources inconnues), c'est un sujet également discutable qui ne fait donc pas l'unanimité. Mais certains préviennent que leur influence peut être redoutable.

sorciereDans la pièce à côté de celle où nous avons mené notre questionnaire, on a pu remarquer une grande horloge murale de style ancien. Cette horloge est remarquable car, d'après M. Simon, bien qu'elle soit arrêtée de longue date (comme de nombreuses horloges dans cette maison!) elle a jadis adopté un comportement tout particulier de concert avec une autre située dans la cuisine. Elles se sont remises à fonctionner sans aucune intervention, mais à quatre heures d'intervalle. Dès que la première s'est arrêtée, l'autre a pris le relais et cela à raison donc de quatre heures de fonctionnement (inexplicable) chacune. Il est vrai que, d'habitude, les horloges bien élevées n'agissent pas ainsi de leur propre chef. Mais voilà un témoignage de plus que nous ne pourrons qu'apprécier qu'en tant que tel, sans aucune confirmation de visu. Nous ne pouvons nous baser que sur une narration d'événements passés et hypothétiques. Cela n'a donc quasiment aucun poids.

Pour notre part, nous avons consulté plusieurs fois nos montres, certainement pas par ennui mais afin de voir si elles ne s'arrêtaient pas ou ne subissaient pas une quelconque variation, un décalage par exemple. Il n'y a rien eu de tel. Ceci pouvait avoir une certaine importance dans le cadre de l'appréciation d'un éventuel paradoxe temporel, mais il s'agit là d'un point très compliqué qui a peu de chances de pouvoir être d'application ici. Le lecteur se reportera avantageusement à notre paragraphe consacré au magnétisme, dans ce même dossier.

 Dans la chambre des parents, cette fameuse chambre où nous avions tant espéré rencontrer des taches de sang, nous avons pu observer une sorcière de grande taille, style Halloween. Cependant, elle avait la particularité d'avoir été retournée la tête vers le mur! Un peu interloqués par cette présence inattendue dans une chambre (mais chacun fait ce qu'il veut chez lui, n'est-ce pas?) nous avons posé la question à Mme Simon qui nous a répondu en toute simplicité que cette sorcière avait été utilisée pour Halloween, comme on s'y attendait, mais qu'on n'avait pas encore eu le temps de la remettre en place. Bon! C'est une explication qui en vaut une autre.

Avant d'aller aussi visiter les caves (qui revêtaient une grande importance au vu de la narration de Mme Simon), il nous fallait encore visiter le grenier, ce fameux grenier où, nous avait-on dit, on ne se rendait plus jamais car apparemment tout venait de là, même si les "entités" se cachaient dans les caves... Nous allions donc le faire dans quelques minutes. Avant cela, nous avons aussi pris le soin de passer les murs au stéthoscope, principalement sur les murs ou cloisons des chambres dans lesquelles on entendait des bruits, des conversations ou des chuchotements, des grattements ou des coups frappés. C'est bien ce dont on nous avait parlé au départ et nous avions immédiatement pensé au phénomène de poltergeist. C'est donc comme un bien étrange docteur que M.Vanbockestal s'est mis à écouter les murs au stéthoscope (en se gardant bien de leur demander aussi, tant qu'on y était, de dire 33 ou de respirer bien fort!). Pas grand chose à signaler: on entendait évidemment fort bien les bruits ambiants, des vibrations tout à fait normales dues aux tuyautages, parfois certains petits bruits très innocents sur lesquels il est impossible de mettre un nom. Mais il n'y avait très certainement aucune bribe de conversation en provenance de l'au-delà, rien de paranormal. Les murs sont bons pour le service. Il vaudrait quand même mieux qu'ils arrêtent de fumer. Pas de pathologie. Cela fera 23 €, je vous fais le papier pour la mutuelle mais pas de certificat, vous avez besoin d'une prescription quelconque? Parce que la semaine prochaine je pars en congé et puis j'ai des recyclages... Ah! On a l'air fin, avec un stéthoscope que l'on applique... sur un mur! Voyons le patient suivant... avec impatience.

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