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La "terrible" maison qui saigne - conclusions finales

equipeQuelques jours après l'investigation proprement dite sur le terrain, nous avons continué d'investiguer. Nous nous sommes concertés. Nous avons été bien obligés, par la nature même de certains points qui nous paraissaient suspects, d'envisager d'autres pistes.

Il ne me semble absolument pas indiqué de proposer un exorcisme à la famille Simon (cela avait été évoqué). Il faut savoir, comme nous l'expliquons d'ailleurs en long et en large ailleurs dans ce site, que l'exorcisme est une procédure lourde et potentiellement très traumatisante. La simple logique veut d'ailleurs que l'on ne procède à cela qu'avec l'accord du diocèse concerné qui dépêche alors un spécialiste reconnu par l'Église, lequel apprécie la question au terme d'examens très poussés et ceux-ci ne nous paraissent même pas opportuns. En effet, pour qu'il y ait exorcisme, il faudrait qu'il y ait quoi que ce soit (ou qui que ce soit) à exorciser et cela ne nous semble pas du tout le cas. Simplement évoquer cette possibilité pourrait être de nature à effrayer les gens, à conforter leur impression d'être en proie à une influence maléfique alors que celle-ci n'a en aucun point été corroborée, de procéder à une forme d'auto persuasion très dangereuse.
Il ne me semble pas utile non plus de procéder à un rituel quelconque de désenvoûtement. D'une part, toujours pour les mêmes raisons, la possibilité d'un envoûtement ou d'une influence néfaste en rapport avec l'occulte nous semble très peu probable. Par ailleurs ce genre de procédé ne relève que très indirectement du CERPI, lequel se borne théoriquement à l'étude scientifique et rigoureuse des phénomènes inexpliqués. Son rôle n'est pas, en principe, d'apporter des solutions et nous n'en avons promis aucune. Cela ne signifie pas que cela ne puisse jamais être le cas, mais le contexte ne nous semble de toute façon pas approprié.

Nous avons fini par entrer en contact avec le diacre qui avait procédé à la bénédiction de la maison. Pour rappel, il nous avait été rapporté que la célébration en question n'avait jamais pu avoir lieu, que ledit diacre avait souffert mille maux avant d'abandonner son office sans pouvoir le réaliser. Cette personne nous a édifié en racontant sa version des faits.
A l'époque, il était atteint d'une sévère allergie qui provoquait de très violentes quintes de toux au moindre écart de température ou à la moindre odeur de cuisson pour ne citer que ces exemples. Il était en outre fiévreux et transpirait donc beaucoup. Mais ce point était donc totalement étranger à une influence quelconque de la maison ou d'une entité supposée maléfique. Tout au contraire de ce qui nous a donc été raconté, le diacre prétend que la bénédiction a bel et bien eu lieu et que non seulement elle a été accomplie, dans sa totalité, mais qu'en plus cela s'est fait en toute sérénité, sans aucune opposition ni phénomène particulier.
Par ailleurs, le diacre dément s'être rendu par deux fois sur les lieux: il n'est venu qu'une seule fois. La deuxième, c'est le curé qui est venu (probablement parce que l'on réclamait un "plus haut gradé"). Le diacre ne peut évidemment pas relater ce qu'il n'a pas entendu par lui-même mais peut supposer que la teneur des propos était semblable à celle qu'il a lui-même reçu lors de sa visite: de sombres histoires dans lesquelles interviennent la superstition ou des phénomènes d'auto persuasion, d'exagération des faits, de la parano, etc.

Si même les témoignages, ou une partie d'entre eux, pour subjectifs qu'ils puissent être, ont fait l'objet de déformations, d'exagérations ou ce genre de choses (nous aurons ici la décence de ne pas parler de mensonges) il est évident que nous considérons que notre intervention n'a plus de raison d'être et que les tests réalisés par nos soins ont largement été probants: on ne nous fait pas prendre des vessies pour des lanternes, désolés... et on ne nous fera pas voir des fantômes ou des esprits là où il n'y en a pas. Dans le cas contraire, le CERPI n'aurait plus aucune crédibilité et, fort heureusement, celle-ci est sauve, intacte. Notre investigation aura au moins servi à le démontrer, cela n'aura pas été qu'une perte de temps. Nous apprécierions d'ailleurs assez que l'on ménage celui que nous pouvons accorder à des affaires sérieuses.

exploracaveMais il y a plus grave et nous serons bien obligés de respecter le secret professionnel en la matière. le lecteur ne pourra pas nous en tenir rigueur car cela ne change de toute façon rien à la réalité des choses relatives à notre investigation. Disons seulement qu'il s'agit d'un point connu de longue date du mari, que ce point requiert une intervention qui n'est nullement de notre ressort et que cela explique parfaitement que M. Simon n'ait strictement jamais rien observé par lui-même, demeure complètement étranger aux soi-disant phénomènes et conserve une saine réserve. Ce point n'a jamais été résolu pour des raisons que nous pouvons éventuellement comprendre, il justifie aussi la souffrance que nous avons perçue sur place et, encore une fois, il n'entre pas dans nos attributions de le résoudre. Ce point se répercute indirectement sur d'autres membres de la famille. Il ne nous appartient pas d'en dire plus, le mari étant parfaitement au courant de la situation nous estimons ne pas devoir faire ingérence sur la question.

Pourtant, forts d'autres considérations que nous avons obtenues par voie de justice (et là non plus nous ne pourrons en dire davantage en vertu du même secret professionnel), nous avons constaté un manquement grave à la déontologie et aux statuts de notre groupement de la part d'une personne heureusement extérieure au CERPI mais étant intervenue indirectement. Nous lui avons accordé notre confiance mais ne pouvons pas maintenir celle-ci en raison d'éléments qui sont parvenues jusqu'à nous. Cette personne est évidemment extérieure à la famille Simon. Nous ne pouvons donc pas "licencier" la personne concernée en la matière puisqu'elle ne fait pas officiellement partie de nos effectifs, mais nous prenons toutes les dispositions qui s'imposent en l'occurrence. Afin d'éviter toute confusion, ceci ne s'adresse aucunement à R. qui, pour l'instant en tous cas, ne fait pas officiellement partie du CERPI non plus. Mais nous aimerions bien que cela soit le cas car nous avons apprécié ses services et ses connaissances. Voilà qui est plus clair.

La conclusion définitive:

Verdict: La maison n'est PAS hantée. Aucune détection, élément subjectifs, rien de probant, contradictions flagrantes et déformation des faits.

Peut-être existe-t-il certaines influences néfastes dues à sa situation, elles peuvent être contrecarrées relativement facilement, ou bien le déménagement apporterait la solution. Bien que l'intervention d'une tierce personne qui pratiquerait la magie noire ne soit pas complètement exclue, nous doutons de son impact réel dans le cas qui nous concerne. Nous regrettons de ne pas pouvoir apporter la solution miracle quant aux souffrances réellement ressenties. La famille Simon a toute notre sympathie et notre commisération mais leur apaisement n'est pas de notre ressort. Nous classons donc l'affaire sous réserve de tout élément réellement concret et probant qui viendrait contredire ce verdict.

Mais comment expliquer que...

ReneeDès lors de cette fin de non recevoir de la part du CERPI, on peut imaginer mille questions. Comment expliquez-vous donc les phénomènes décrits par la famille Simon?

Je pense sincèrement qu'il faut commencer par faire la distinction entre ce que l'on a aperçu soi-même (rien dans notre cas) et qui peut déjà être mis en doute tant il est vrai que nos propres sens peuvent parfois être abusés (hallucinations, mirages, illusions d'optique, impressions vagues, etc.) et le témoignage de tierces personnes en différé. Ce qui est rapporté peut bien sûr être exact, nous n'avons aucun moyen d'en juger puisque nous n'en n'avons nullement été témoins, nous ne pouvons que supposer les personnes intègres et fidèles à la réalité, procéder par recoupements, logique et lucidité, raisonnements cartésiens. Mais la réalité des choses est une toute autre histoire. En fonction des sensibilités personnelles, du vécu et de son caractère émotionnel, des choses anodines peuvent prendre des aspects très différents, être rapportées de manière plus ou moins tronquée. L'auto persuasion est un phénomène bien connu et il y a moyen d'avoir peur de ses propres créations imaginaires. Cela peut se vérifier au quotidien.
Comme nous l'avons dit, nous ne nous permettrons pas de traiter ces gens de menteurs, cela ne serait pas correct et ne correspondrait d'ailleurs pas non plus à une généralité. Mais nous ne pouvons pas non plus nous permettre d'échafauder de fumantes hypothèses sur base d'éléments qui nous paraissent essentiellement subjectifs.

Dans notre optique et en fonction de ce que nous avons observé, le cadre ne peut pas avoir traversé la pièce comme cela a été décrit. Peut-être y a t-il eu exagération des faits. Celui-ci a pu dégringoler de sa fixation parce qu'il était mal attaché et rebondir sur le meuble du dessous. Rien ne nous permet de supposer une influence surnaturelle. L'hypothèse scientifique du magnétisme ne tient pas la route non plus. En effet, même si l'on incrimine une activité particulière en rapport avec des travaux réalisés dans l'une des usines de métaux toutes proches, cela supposerait l'intervention d'une machine très puissante, de type industriel et non domestique. Donc, il ne peut s'agir de l'intervention d'un voisin par exemple. Dans ce cas, l'application d'une force magnétique importante ne pouvait pas se concentrer sur ce seul tableau (d'ailleurs théoriquement fort peu réactif) mais tous les éléments métalliques avoisinants auraient du subir le même sort. Ceci fait bien sûr abstraction de toute intervention surnaturelle, mais rappelons que notre objet est l'étude scientifique et rigoureuse des phénomènes.

Conversations et chuchotements dans les murs, grattages, nous semblent essentiellement du domaine du subjectif. Pratiquement tout le monde a déjà entendu des meubles craquer sans raison apparente (le travail du bois), des morceaux de conversations émanant du voisinage (insonorisation à revoir), etc. Nous aurions été plus étonnés d'entendre de la musique classique sortir des systèmes de chauffage... En tout état de cause, nous n'avons rien entendu, même au stéthoscope.

Rêves récurrents et simultanés: peut-être nous avancerons-nous beaucoup en la matière, mais il nous semble que l'évocation (terrifiante) de cet enfant immolé par le feu a du marquer des membres de la famille dans leur subconscient. Celui-ci a donc très bien pu se traduire par une manifestation onirique faisant suite à ce type d'évocation. Le reste est subjectif et, en tous cas, invérifiable.

Impossibilité de bénédiction: s'il est bien un sujet qui a été battu en brèche, c'est bien celui-là et par l'intéressé lui-même!

Traces de sang: il n'y en a aucune. Nous avons remarqué quantité d'autres traces, imputables seulement à des saletés.

Affolement de la boussole: tout relatif: présence de nombreux objets métalliques.

Impressions d'oppression en montant dans la chambre: appréhensions d'ordre psychologique, effet psychosomatique.

Accidents en série, pannes des ordinateurs, décès: simple hasard défavorable et regrettable. S'il fallait tout attribuer à la magie noire... Il y a des accidents tous les jours, des millions de virus informatiques sont en circulation, d'autres pannes sont possibles et ne découlent pas forcément du surnaturel. Facteur "chance".

JMMais le squelette qui entre dans Mme Simon? C'est évidemment un témoignage remarquable et émouvant! Dur même... Mais avant tout, il ne s'agit que d'un témoignage que nous ne pouvons pas confirmer. Il faut toutefois le prendre en considération face à l'émotion qui en a découlé. Mme Simon en a indiscutablement souffert. Nous tenons compte aussi d'un autre point. Mme Simon est âgée d'une cinquantaine d'années, une époque où les monstres télévisés ou romancés étaient principalement les fantômes, les vampires et les.. squelettes. Hé oui. Ah! Il y avait aussi les "momies". L'expression de cette expérience ne relate aucun phénomène surnaturel typique connu. Il n'est pas répertorié au rang des phénomènes reconnus, c'est à dire "catalogués", ce qui n'en fait pas forcément une invention pour autant. Mais dans le cas présent, nous ne pouvons toutefois pas le considérer comme un témoignage fiable. Cela semble au contraire émaner d'une autre sphère qui n'est pas de notre compétence. Nous imaginons bien ce que notre affirmation pourrait avoir de cruel aux yeux de Mme Simon qui est persuadée d'avoir vécu cet épisode pour le moins "décoiffant", les larmes qu'elle a versé lors de sa narration nous ont frappés et émus. Malheureusement, des centaines de personnes sont quotidiennement frappées de phénomènes relatifs à la paralysie du sommeil (nous étudierons ce cas ailleurs dans le site) et se croient victimes d'incubes ou de succubes. Ce n'est qu'un exemple. La sensation peut sembler étrangement réelle, être véritablement ressentie dans sa chair et pourtant n'être qu'un leurre. Comme j'en vois qui rient sous cape en imaginant toutes sortes de jeux de mots tendancieux ou réalisent des parallèles scabreux, précisons qu'il n'est pas question ici de sexe, même surnaturel. Il est tout à fait possible que Mme Simon ait fait l'objet d'un endormissement très passager (à 1h du matin, c'est vraisemblable! J'ai moi-même connu cela en pleine journée!) - parfois, l'esprit déconnecte momentanément parce qu'il s'accorde une petite pause qui n'était pas prévue au programme du conscient. S'il est vrai que cela pourrait aussi être mis à profit par une entité malfaisante dans le cadre d'une possession (incorporation involontaire), nous ne pensons pas que ce soit le cas car cela ne répond pas au processus classique dans son descriptif. Nous l'avons dit, l'impression squelettique n'est pas décrite, les sensations n'appartiennent pas au même registre. Il y a donc discordance entre l'objectif supposé et évoqué et la réalité des choses qui peuvent pourtant elles-mêmes parfois être considérées comme subjectives. En fait, seule l'expérience permet d'apprécier la différence et il est bien difficile de la traduire par des mots. Malgré cette difficulté flagrante, toutes les personnes réellement concernées ont recours à un vocabulaire typique qui, bien que forcément approximatif est également très fidèle et caractéristique. Ce n'est pas ce que l'on retrouve dans le récit de Mme Simon.

Force incroyable de D. Il faudrait pouvoir en faire la démonstration. Nous ne nous permettons pas d'en douter. Mais nous pensons plutôt ici à un phénomène d'hystérie passager, ce genre de trouble provoquant parfois (c'est bien connu aussi) des comportements hors du commun, sans qu'il ne soit pour autant question de surnaturel. Nous avons connu une personne qui, pourtant sous l'effet de nombreux somnifères, n'a pu être maîtrisée que par HUIT hommes robustes! Un hyperkinétique (ce n'est pas le cas ici) rencontré dans un bus, faisait le kangourou entre les rangées de banquettes. Il a fallu 6 policiers et 3 contrôleurs pour l'arraisonner, non sans qu'il ne parvienne malgré tout à forcer une porte! Citons encore cet exemple d'une dame fluette qui, sous le coup de l'émotion de voir sa fille en passe de se faire écraser par un tram à Bruxelles, a très temporairement soulevé le tram pour éviter l'accident...

L'enfant qui voit des "méchants-méchants" et des "méchants-gentils" à la cave. Jadis, il y avait souvent des parents qui, pour calmer leurs enfants, leur faisaient peur en parlant du méchant loup qu'il y avait à la cave... Parfois, il s'agissait d'autres sortes de monstres. Ah! Il y avait aussi le père fouettard et le grand Saint Nicolas... Soyons sérieux, beaucoup d'enfants ont peur du noir et de certains endroits tels que la cave en raison d'un certain contexte. Nous ne pouvons pas le confirmer ici, bien sûr. Mais cela nous semble l'hypothèse la plus plausible.

Attouchements et coups de nature sexuelle: bien que cela n'ait pas été relaté dans le compte rendu de notre investigation, nous nous rappelons que la copine de D. en a fait état. Elle ne croyait initialement pas du tout au paranormal avant de connaître la famille Simon. Bon! Évidemment, nous n'avons pas pu nous rendre compte par nous-mêmes, pour des raisons évidentes. Bien que la solution semble simpliste, nous avons aussi remarqué de sa part une volonté de convaincre à tout prix qui nous a paru suspecte, c'était en rapport avec les taches de sang. Cela nous paraît donc toujours aussi suspect, subjectif et, en tous cas, invérifiable tout comme le coup de poing porté au petit garçon par une "force mystérieuse". Restons donc dans le domaine du subjectif et disons que si une entité capable de faire cela avait été présente en ces lieux, il est certain que je l'aurais détectée et très probablement aussi mes collègues. Il s'agit là d'une question d'expérience et de sensibilité. Dans le cas où cette entité ne serait pas présente en permanence, il est non moins certain que j'en aurais détecté les traces résiduelles. Il n'y a rien eu de tout cela, ni de mon propre chef, ni de celui des autres membres de l'investigation, ni même à l'aide des pendules ou de tout autre instrument de mesure.

Lueurs colorées dans la chambre des parents: simples phénomènes lumineux naturels dus aux appareillages voisins, au voisinage lui-même. Extrapolation ou exagération dues à une hypersensibilité ou à une parano.

Déplacements du GSM: simple confusion dans l'emplacement initial faisant croire à un déplacement. Nous n'avons en tous cas rien remarqué de ce genre.

Fréquence des phénomènes: la maison nous avait été présentée comme présentant une hantise quasi permanente, des phénomènes récurrents et quotidiens, "rares étant les moments de tranquillité". Il faut donc croire que nous ne sommes pas venus au bon moment pour l'observation des faits puisque strictement rien ne s'est passé en dépit d'une présence d'environ quatre heures sur les lieux, à cheval entre le lever et le coucher du soleil. Nous n'ignorons pas que telle investigation pouvait justifier une présence plus longue sur place (certaines investigations portées à notre connaissance ont duré plusieurs jours, avec une équipe nantie du même nombre d'enquêteurs, un matériel sensiblement égal... mais aussi le même résultat. Absolument négatif). Il ne faut pas perdre de vue que la maison était ici occupée et que chaque membre devait poursuivre ses activités extérieures, professionnelles notamment. Nous ne pouvions pas imposer notre présence de manière exagérée. Nous nous basons ci aussi sur le témoignage du père qui nous a bien fait comprendre qu'il n'avait, pour sa part, strictement JAMAIS rien observé, mais sur un minimum de 20 ans de présence dans la maison! Nous ne pouvions évidemment pas rester aussi longtemps...

Les horloges: comment peut-on raisonnablement observer la stricte simultanéité de la remise en fonction exceptionnelle de deux horloges arrêtées situées dans deux pièces différentes? Si ce témoignage devait s'avérer exact, il s'agirait effectivement d'une bizarrerie. Mais y a t'il pour cela une raison d'alerter une équipe du CERPI en prétendant que la maison est hantée? Il s'agit évidemment d'un élément parmi tant d'autres, qui peut ajouter à l'angoisse des témoins. Personnellement, j'ai une épouse qui ne supporte aucune montre: elles s'arrêtent systématiquement au bout d'un certain temps, relativement court. Il est même arrivé que les aiguilles se mettent à tourner à l'envers (c'est du vécu!!!) Il doit s'agir d'un phénomène de magnétisme ou similaire, ce que corrobore la boussole et sous tend la présence des deux usines de matériaux métalliques.

Sensations de présence, déplacements de zones d'ombres: outre que le témoignage puisse être très subjectif, nous n'avons rien remarqué par nous-mêmes. Insistons une fois encore sur le point que quatre personnes éminemment sensitives rendues sur place n'ont strictement rien ressenti. Certaines d'entre elles ont d'ailleurs déjà pu ressentir les problèmes de personnes situées à plus de 1000 km de distance et même davantage et élucider leur problème, cela semble donc clair. Des zones d'ombre momentanées peuvent s'expliquer par beaucoup de phénomènes typiquement naturels (quoique spectaculaires) tels des migrations d'oiseaux.

Notre verdict relatant l'absence d'une hantise pour cette maison paraîtra sans doute hâtif à certains. On pourra dire que nous n'avons pas tout observé, que toutes les questions n'ont pas été posées, que tout n'a pas été expliqué, bref: que tout n'a pas été fait. Les habitants seront peut-être déçus de notre conclusion. Nous pensons au contraire avoir très bien englobé le problème même s'il est vrai qu'il subsiste des zones d'ombre et nous sommes prêts à rouvrir le dossier si un élément nouveau venait à surgir qui remette cette première conclusion en cause. Par exemple, que se manifeste donc un témoin oculaire. Il n'y en avait aucun. Il y avait au contraire un témoin attestant que tout se passait normalement dans cette maison, dans le cas même décrit comme relevant de la hantise! Il y avait surtout un habitant de la maison pour remettre toute la hantise supposée en question. Notre équipe hautement professionnelle en la matière n'a strictement rien observé ni ressenti en dépit de tous les moyens mis en oeuvre. Nous estimons donc justifié de conclure comme nous l'avons fait. Une fois encore, notre rôle ne réside pas dans le fait de voir des fantômes là où il n'y en a pas, mais de relater la réalité des faits observables, si possible de les apprécier, les qualifier et les quantifier, les mesurer, etc. Nous l'avons fait à plusieurs niveaux en incluant les niveaux moins rationnels et donc en se plaçant dans une optique parallèle à celle des occupants.
Il ne serait pas honnête de notre part d'attester de la réalité de la hantise de la maison dans pareil cas. Du moins jusqu'à preuve du contraire.

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