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Paradisio

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PICT0022Mon but n'est certainement pas ici de faire la promotion du parc animalier Paradisio (devenu Pairi Daiza), qui pourtant le mériterait amplement. Il est incontestable que l'endroit est remarquable à plus d'un titre. Si vous désirez amuser les enfants, les divertir, les intéresser, bref: leur faire passer une journée des plus agréables, instructives de surcroît, le parc Paradisio constitue une excellente idée. Les possibilités sont très nombreuses: promenade dans un lieu enchanteur par la beauté de son décor naturel, espace de jeux avec toboggans, ponts suspendus, etc. des animaux dans tous les coins, du plus commun au plus étrange ou au plus exotique et pas seulement des oiseaux, attractions en tous genres, notamment avec des rapaces (qui passent et rapassent...), de vastes étendues d'eau (sur lesquelles il était même jadis possible de pratiquer le ski nautique) mais aussi des singes, des lémuriens peu farouches et souvent franchement comiques, des zèbres, des girafes, des ours, des requins (car il y aussi des lieux à visiter dans l'espace global et le Nautilus, dédié à Jules Verne et son ouvrage "20.000 lieues sous les mers", est de toute beauté, je ne vous dis que ça!) Si je vous parle du parc Paradisio, c'est parce que, de manière très simple, presque banale, il assura voici une petite vingtaine d'années (en 2007) la jonction entre un souvenir d'enfance et une actualité qui me laissa perplexe.

Mon épouse et moi nous baladions donc tranquillement, ce jour là, dans les allées du parc. Le soleil était de la partie, la journée était des plus agréables. Comme des milliers d'autres visiteurs, nous admirions la végétation superbe et les animaux qui égayaient sans cesse notre visite. Ma femme s'occupait de conduire la poussette de notre fille Maylis alors que je tenais notre fils Jonathan par la main. Notre fille était encore bien trop petite pour apprécier la visite mais le petit, lui, y allait d'exclamations émerveillées dans toutes les directions, n'hésitant pas à montrer une cigogne du doigt, à se précipiter vers un casoar ou un toucan, restant pantois devant un lourd mammifère... Comme tant d'autres, nous y sommes allés de quelques photos, d'une pause pour nous sustenter, d'un arrêt pipi... Cela dit, il n'y avait ici rien, strictement rien qui pouvait évoquer ma curiosité en rapport avec le CERPI. Oh, bien sûr, avec un peu de chance, on peut y trouver des chauves souris, Jules Verne évoquera quelques aventures fantastiques, mais disons qu'il aurait fallu avoir une imagination débordante et même franchement excessive, débridée, pour faire du parc Paradisio un haut lieu du surnaturel. Et, à vrai dire, ce n'est pas non plus ce que je vais à présent vous révéler qui y changera grand chose dans un premier temps:

Chemin faisant, certains points du décor éveillèrent mon attention. Je remarquai le gigantesque édifice central. Celui-ci était certes délabré mais il me rappelait vaguement quelque chose.
Dans ce genre de circonstances, il faut savoir que se déclenche inexorablement chez moi un processus apparemment irréversible qui fait en sorte qu'il m'est pratiquement impossible de quitter le sujet sans l'analyser. Volontairement ou non, tout sera épluché, même sans avoir l'air d'y toucher, tout en continuant à progresser normalement dans le contexte précédant. Je dois en avoir le cœur net et tant que cette cible ne sera pas atteinte, la recherche se poursuivra. Par ordre et méthode.
Je me suis donc mis à me représenter mentalement la topologie des lieux, à m'orienter comme je le pouvais, à tenter de ramener divers éléments. Une tour, partiellement démolie, partiellement restaurée piqua encore ma curiosité. Quand nous sommes arrivés devant un gigantesque escalier, bordé de rampes majestueuses, je m'arrêtai pile. En face...

Je regardai encore tout autour de moi, commençant enfin à comprendre. La réalité se fit de plus en plus nette à chaque seconde.
En très peu de temps, cela devint une certitude et il ne m'en fallut guère plus pour me rendre à l'évidence:

Le Paradisio, ce parc animalier que nous visitions aujourd'hui en toute quiétude et avec beaucoup de satisfaction d'ailleurs était érigé sur les ruines de cette fameuse abbaye où mes parents m'avaient jadis emmené et où je n'avais rien trouvé d'intéressant. Le décor avait notablement changé, bien sûr. Le changement était gigantesque même. Mais il n'y avait pas de doute. Nous étions bien sur les mêmes lieux où, jadis, près de quarante ans plus tôt, j'avais connu ce qui devait être ma première expérience médiumnique. Toutefois, ce n'était qu'une coïncidence, remarquable peut-être, mais rien de plus. Pas de quoi ameuter tout le quartier.

Je ne savais pas que l'abbaye n'avait pas encore dit son dernier mot. Loin de là!

Suite.