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Stratégies d'approches sur les orbes

Pour qui vient de s'intéresser au problème des orbes, il n'est pas forcément évident de se rendre compte de l'ampleur de cette étude.  Il convient tout d'abord de prendre connaissance des hypothèses qui prétendent expliquer ce phénomène et ensuite, puisqu'aucune de celles-ci n'amène de consensus général, procéder à une étude personnelle.

Oui mais... comment s'y prendre ?  Quelles sont les possibilités qui s'offrent au chercheur ?

En répondant à cette question, l'enquêteur amateur et débutant aura l'occasion de s'apercevoir du travail immense réalisé au quotidien par ces personnes qui se sont donné pour objectif d'étudier l'inexpliqué, principalement si leur domaine se veut éclectique comme c'est le cas pour le CERPI.

Voici une liste, non exhaustive, des approches réalisables avec nos commentaires.

On peut passer en revue toutes les photos de ses collections en partant à la recherche d'orbes dans le but de vérifier : 1) si l'on en a obtenu sans trop y faire attention 2) le nombre de ces présences 3) leur apparence 4) les probables conditions de prises de vues avec leur aspect contextuel (telle photo a-t-elle été prise en rapport avec un événement particulier, par ex.) 5) revoir les photos sur lesquelles étaient apparus des orbes en pleine connaissance de cause (sans forcément que l'on y ait initialement accordé un intérêt quelconque ou, au contraire, si ces présences avaient suscité un émoi particulier et éventuellement pour quelle raison). 6) tout élément d'information en rapport avec ces orbes 7) établir un classement des prises de vues, chronologique, par appareil, avec ou sans orbes, etc.

Ce type de travail donnera sans doute certaines indications.  Il pourrait notamment indiquer une fréquence d'apparition approximative, des indications sur le nombre, l'apparence et le contexte entre autres mais cela ne sera le reflet que d'une collection personnelle qui ne sera pas forcément représentative de la problématique générale.  

En effet, si les orbes sont en relation avec l'esprit de défunts, l'appréciation sera décalée en l'absence de tout décès récent ou plus éloigné dans la famille ou avec une personne avec laquelle s'étaient tissés des liens étroits, à moins de considérer une incursion sans lien de cause à effet ou de rapport parental, filial ou de sympathie.  

Les collections concernées ne seront relatives qu'aux appareils personnels, lesquels peuvent à leur tour faire l'objet d'une imprégnation capable de modifier l'appréciation.  

La variété des lieux où auront été prises les photos sera de nature à donner des indications quant au rapport éventuel entre la fréquence d'apparition et une configuration particulière (orbes obtenus au littoral, dans un milieu constitué essentiellement de sable par temps venteux ; orbes obtenus lors de ballades en milieu boisé ou forestier, très fortement peuplé d'insectes ; etc.)

Les conditions générales de prises de vue pourront elles aussi donner certaines indications relatives : par exemple les orbes apparaîtraient plus fréquemment en nocturne avec l'utilisation du flash (phénomène largement observé)   Dans ce cas, est-ce le flash qui met les orbes en relief ou bien les orbes disposeraient-ils de manière intrinsèque d'une certaine luminosité ou brillance ?  Dans ce dernier cas, les orbes en question devraient être visibles à l'oeil nu, à moins que ce soit l'utilisation simultanée du flash et d'un appareil plus sensible qui parvienne à ce résultat.

Etc.  Bref, on le voit, l'examen d'une collection personnelle peut présenter un certain intérêt mais celui-ci dépendra entre autres du nombre total de photos dont on dispose et se verra le plus généralement limité.  En outre, longtemps après coup, il n'est pas toujours aisé de se rappeler des nombreux éléments éventuellement déterminants qui accompagneraient les épreuves.

2) On peut lire des livres sur le sujet des orbes ou assister à des conférences.  Il s'agit là généralement d'une assez bonne idée, tout dépendant de la qualité de l'auteur ou du conférencier et de leur objectivité.   En ce qui nous concerne, nous n'avons pas trouvé énormément de livres réellement intéressants sur le sujet et qui ne fassent pas l'objet d'une pré-orientation personnelle éventuellement dictée par le côté émotionnel.  Nous pouvons toutefois conseiller l'ouvrage d'une collègue académicienne et sociologue, Sylvie Joubert : Le monde de Peter - sociologie des orbes (Le Temps Présent).  Outre le fait que le travail d'un auteur quelconque sera toujours limité à ses recherches personnelles et auront bien du mal à se montrer à la fois objectives et exhaustives, sans compter qu'elles n'éviteront pas toujours l'écueil du sensationnalisme pour les besoins éditoriaux de rentabilité, les conférences ne seront le plus souvent qu'une synthèse plus ou moins bien présentée d'un travail aux qualités variables.  Il faut se garder de l'impact que peut avoir la réputation d'un auteur ou d'un conférencier et éviter d'accorder automatiquement son crédit pour ce motif.  Il est arrivé à Einstein de se tromper !

3) On peut (on devrait...) recueillir un maximum de témoignages, aussi étoffés que possible, relatifs aux apparitions orbologiques.  Ces témoignages peuvent apporter des renseignements précieux à l'étude car ils donnent notamment des indications quant à l'aspect contextuel du phénomène, explications qui ne sont pas toujours accessibles à partir du seul document photographique, ou incomplètement.  Il conviendra alors de s'assurer de la fiabilité des témoignages et du degré de crédibilité que l'on peut attribuer à leurs auteurs.  Nous avons ainsi rencontré des gens très posés et d'excellente situation sociale, des individus d'âge mûr qui, pendant très longtemps, présentaient leur sujet avec objectivité, dans le calme et une perception apparemment saine.  Pourtant, il est arrivé que ces gens fassent subitement volte-face pour montrer enfin leur véritable orientation, laquelle s'avérait franchement orientée vers le mysticisme et dont le seul but était de recueillir, voire de forger l'assentiment d'autrui à leurs opinions.  Du jour au lendemain, ces personnes sont devenues très désagréables, sinon agressives (et ont démontré une rancune très tenace) pour la simple raison qu'elles n'avaient pas réussi à nous convaincre et que nous n'adoptions pas leurs convictions.

Il faut se rappeler qu'une conviction personnelle, si importante soit-elle, ne constitue pas une preuve.  Même si un individu avait acquis la certitude personnelle du bien fondé d'une hypothèse, cette dernière demeurerait toujours une hypothèse et rien de plus tant qu'elle n'aurait pas été démontrée.

4) Il faut procéder à des expérimentations avec un maximum de soin, si possible avec toute la rigueur scientifique dont on est capable.   Ainsi, il conviendra de disposer d'un maximum de renseignements techniques sur les appareils utilisés, de la faculté de comparer les résultats avec des appareils répondant aux autres systèmes que le numérique (argentique et polaroïd), d'établir un comparatif avec la totalité des différents réglages possibles, avec et sans flash.  On notera également un maximum de renseignements très détaillés sur l'ensemble des éléments contextuels (il s'agit ici d'un objectif à l'idéal inaccessible, notamment parce que l'on ignore quels pourraient être les facteurs déterminants et quelle pourrait être l'incidence de la conjonction de facteurs), on fournira bien sûr les documents d'authentifications photographiques, les assistants éventuels (en principe bienvenus mais dont il faudra pouvoir déterminer s'ils pourraient jouer un rôle direct ou indirect sur l'apparition du phénomène, par leurs croyances, leur scepticisme, leur orientation, etc.) seront triés sur le volet et notamment en fonction de l'apport qu'ils pourraient fournir à l'expérimentation (un médium pourrait donner des indications quant aux "présences" spirituelles éventuellement engagées ou leur absence, un prestidigitateur, un huissier de justice, un observateur candide, un photographe professionnel, un opticien, un physicien, pourraient s'avérer utiles).

On ne serait toutefois pas complets si l'on utilisait pas, à titre comparatif, à la fois du matériel standard et du matériel professionnel dont on aurait pris soin d'examiner scrupuleusement la propreté (la moindre imperfection pouvant complètement fausser les résultats). Il faudrait également un descriptif très précis de la configuration des lieux (des boiseries vernies peuvent donner des reflets ; miroirs, vitraux, fenêtres peuvent engendrer reflets ou interférences lumineuses ;  un simple verre à boire posé sur une table peut lui aussi apporter des modifications de perceptions, etc.  Enfin, il faudrait également faire précéder l'expérimentation d'un nettoyage très poussé des lieux, éventuellement même avec l'un de ces dispositifs spéciaux permettant de supprimer (presque) complètement les particules en suspension dans l'air.  Mais on le voit bien : les possibilités d'interférences sont innombrables et presque inévitables de telle sorte que les expérimentations deviennent extrêmement sensibles.