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L'expérience de Coo

Coo_orbesComme tout bon belge doit le savoir, Coo est une petite localité des Ardennes qui, outre un terrain vallonné à souhait, un paysage magnifique et une nature luxuriante, présente un parc d'attractions et puis surtout une cascade qui a assuré sa célébrité.  

Jadis, l'endroit était réputé pour sa cascade et la beauté sauvage du pittoresque naturel avoisinant, point.  C'est peu de dire que l'endroit a subi des modifications et des améliorations : la cascade est toujours là, bien sûr (il y a peu de chances que cela change demain...) mais tout - entendez : vraiment tout ! - le reste a changé.  En mieux. Voilà qui méritait d'être dit et qui justifiait notre présence sur les lieux en cette période de vacances.

Pour tout vous dire, si nous étions là pour le sport et la détente, pour le bon air frais de la campagne, en revanche nos intentions étaient à des lieues des préoccupations du CERPI. Il fut, toute la journée durant, surtout question de ballade pédestre (santé oblige : les ordres du médecin...) et de télésiège vertigineux (aucun rapport avec le médecin, ordre de ma femme !)  Mais, c'est bien connu, chassez le naturel et il revient au galop !  Toutefois, le cheval devait être fatigué car il ne nous rattrapa qu'à la tombée de la nuit, alors que nous nous apprêtions à rejoindre le domicile.  Nous ne pouvions en effet décemment pas terminer cette escapade sans immortaliser la cascade une fois de plus (mais la dernière doit remonter aux années soixante, il est vrai)  Et c'est là que tout à commencé...

Puisque désormais le numérique nous permet de prévisualiser le résultat de nos épreuves, nous ne nous en sommes pas privés et c'est au cours de cet examen de routine que nous nous sommes aperçus de la présence d'orbes.  Comme vous pouvez le voir sur l'illustration ci-contre (à droite, cliquez pour agrandir dans une nouvelle fenêtre), il s'agissait même d'une avalanche d'orbes, ce qui était tout à fait approprié à cette région escarpée.

L'apparition avait ceci de particulièrement surprenant que nous avions pris des photos durant toute la journée, par dizaines, voire par centaines, sans rencontrer la moindre petite tache blanchâtre.  Il ne doit probablement pas y avoir cent mètres entre notre dernière photo "normale" et celle-ci.  C'est de cette découverte qu'est partie notre étude.  Non pas simplement parce qu'il y avait des orbes sur nos clichés (c'est très courant) mais bien pour un ensemble d'autres éléments que nous allons bien entendu vous présenter.

Cascade_de_CooDisons aussi que, vu l'obscurité naissante, l'apparition de ces orbes coïncidait parfaitement avec la première utilisation du flash de cette journée.  Pour les petits malins qui s'imagineraient qu'il n'y a rien de spécial à voir à Coo, qui seraient blasés des parcs d'attractions et qui croiraient que les orbes sont une manie récente de voir le surnaturel partout, nous vous proposons la photo de gauche, ci-contre.  Cette photo, qui ne date manifestement pas d'hier, n'a comme seul rapport avec notre objet que d'avoir été pris au pied de la même cascade.  Il s'agit d'une photo de famille que nous ne connaissons pas, la photo est issue du Net, d'un site qui ne traite absolument pas de paranormal.  A première vue, à part qu'il s'agisse d'une photo noir et blanc en argentique, il n'y a rien de spécial, en effet.  Mais en regardant plus attentivement, on remarque sur la droite une silhouette pour le moins fantomatique.  A gauche de la photo, dans le coin supérieur, on distingue ce qui pourrait bien être un orbe.  A coup sûr, en tous cas, il y a là un "truc" circulaire, qui - de plus - semble présenter des inclusions.  Mais ce n'est pas tout.  

En arrière plan, derrière la petite fille, dans le feuillage, on voit aussi le dessin d'un curieux visage.  Probablement s'agit-il de paréidolie, mais on dirait bien un faciès masculin doté d'une forte moustache comme on en voyait souvent à l'ancien temps et il ne serait pas impossible que ce "bonhomme" soit affublé d'un couvre-chef, peut-être un képi militaire.  Or donc quoi ?

Aurions-nous, tout à fait par hasard, découvert un nouveau haut lieu du mystère en Belgique ? Après tout, les Ardennes belges sont riches en légendes de toutes sortes.  Là comme en maints endroits de cette région où sévit la fameuse bataille des Ardennes durant la seconde guerre mondiale, les âmes en peine ont toutes les chances de se trouver par milliers.  Il faut tout de même savoir que, mine de rien, il y eut plus de victimes dans cette bataille de la région de Bastogne que lors du débarquement et de la bataille de Normandie, ce qui n'est pas peu dire !

Bien sûr, le point principal - celui qui a focalisé les esprits et s'est inscrit dans les livres d'histoire - c'est Bastogne, avec le célèbre "Nuts" du général Macauliffe.  Mais il ne fut pas perdre de vue que l'offensive s'étendit sur plus d'une centaine de kilomètres (Coo est à environ 60 km de Bastogne) et les combats, qui firent d'innombrables victimes dans la population civile, eurent lieu avec l'acharnement du désespoir sur une très grande superficie.  Mais voilà pour le côté historique.

cascade_orbe_reverberesRevenons-en à notre expérience.  Nous avons bien sûr continué de mitrailler le sujet pour obtenir exactement le même résultat.  En étudiant de plus près les orbes obtenus, nous nous sommes aperçus qu'ils se présentaient sous toutes les formes connues, se déclinaient selon la totalité du répertoire, à l'exception des orbes dynamiques.

Il y en avait donc des isolés et des groupes, des blanchâtres et des colorés, avec ou sans structures, avec ou sans inclusions (visages ou autres formes, petits noyaux, etc.)  

Cet examen ne pouvait donc que se traduire, en matière de parapsychologie, par une manifestation d'orbes, ou supposés tels selon l'acceptation que l'on en a.  

Rappelons toutefois que le mot "orb" fait principalement référence à la forme circulaire (le même radical que dans "orbite") et que ce n'est que par extension dans notre domaine qu'on lui confère une connotation paranormale.

Calmons cependant notre "joie" et assénons un méchant coup au caractère mystérieux de l'expérience : on re-mitraille l'endroit, mais sans flash cette fois et les orbes ont totalement disparu !  Il n'y en a pas un seul, pas le moindre, pas le plus petit.  Et pourtant nous faisons "chauffer" l'APN, mais la constatation est flagrante : rien ! Nada ! Des clous.  Ou "Nuts" si vous préférez, pour faire plus historique.  

Nous nous amusons donc à remettre le flash et voilà nos orbes qui sont fidèles au rendez-vous, sans problème !  Nous voulons bien être pendus s'il n'y a pas un rapport, tellement les choses sont par trop évidentes.  Seulement voilà, les choses ne sont pas si simples non plus.

Les choses ne sont pas si simples parce que si l'on peut évidemment admettre que le flash ait joué un rôle capital dans l'apparition de ces orbes, en revanche nous ne savons pas ce que cette mise en évidence aussi spectaculaire est supposée avoir révélé.  Les poussières ?  Certes, nous n'allons pas prétendre que l'endroit en soit dépourvu, comme partout ailleurs en fait, même dans les hôpitaux les mieux tenus.  Mais pour avoir vu la totalité des photos et pouvoir juger par nous-mêmes de la luminosité qui régnait sur place, on peut avancer qu'elles auraient dans ce cas dû être visibles à l'œil nu, au moins en partie.  Nous ne nous baladons pas avec un microscope et ne pouvons donc rien confirmer ni infirmer, mais - si l'on ose dire dans de pareilles circonstances - cela coule de source.

Des gouttelettes d'eau ?  Voilà évidemment une explication qui s'impose d'elle-même puisque nous sommes au pied d'une cascade !  Mais là encore, l'explication est simpliste car nous avons bien entendu vérifié l'état du matériel, lequel était impeccablement sec. OK : il pouvait aussi s'agir de gouttelettes d'eau en suspension dans l'air. (Elles auraient aussi pu se trouver sur l'objectif de l'appareil).  

Ce n'est pas impossible du tout puisque nous n'étions qu'à quelques dizaines de mètres de la cascade à peine et que des gouttelettes en suspension peuvent parcourir des distances bien supérieures.  Disons le franchement, ces possibilités d'explications ne sont pas à exclure.  Elles demeurent plausibles et s'inscrivent même dans une logique implacable puisque, on le voit sur la photo de droite (que vous pouvez agrandir en cliquant dessus). Mais en même temps on peut comprendre qu'elles ne suffiraient pas à convaincre pleinement la communauté des maniaques de l'orbe.   Une autre théorie, parlons même d'un principe physique, devrait s'imposer afin de rendre les choses indiscutables.  Oui, mais lequel ?  Serait-il donc dit que l'on ne trouverait jamais la solution de l'énigme ?

projecteurCela reste à voir. Et rien de tel pour faire la lumière sur une sombre affaire qu'une... source lumineuse !  Car, pardi, les choses sont claires également dans le cas présent : obscurité naissante, utilisation du flash, résultats évidents.  Il y a donc un rapport avec la lumière, la luminosité.  Mais où se trouve-t-il puisque l'on peut obtenir des orbes avec ou sans flash, le jour ou la nuit, en semi-obscurité ou pas ?
Comme pour venir confirmer ce que nous avancions et éclairer le sujet, notre attention fut attirée par un dispositif placé sur l'autre rive : un projecteur bleuté, pas très puissant mais suffisant que pour donner une ambiance assez féerique à la cascade.  Alors, revoyons un peu le tableau : flash intermittent, sources lumineuses diverses (réverbères, projecteur, reliquat de lumière naturelle, etc.), éléments en mouvement (personnes présentes, l'eau de la cascade, particules éventuelles très probables.  Il semble évident qu'il y ait phénomène de diffraction et de réverbération... Mais si c'était pour en arriver à une telle conclusion, ce n'était pas la peine de faire tout ce détour.  On le savait depuis belle lurette !

En réalité, le mot-clé de l'explication est ailleurs, bien visible, mais comme souvent complètement ignoré, c'est simplement "et" !

Eh oui, comme nous allons le voir, il n'y a pas une solution mais un ensemble de solutions possibles, il n'y a pas non plus un seul phénomène, mais bien plusieurs et les choses sont encore plus compliquées que cela.  Mais nous allons y venir... Nous sommes donc réellement en présence d'un phénomène complexe, très complexe même et il n'est pas étonnant que des milliers si pas des millions de personnes ne cessent de débattre du sujet sur le Net.

L'inspiration, je la dois finalement à Messieurs Jean-Paul Godu, à Lucien Clerebaut et, bien sûr, à Michel Bougard (tous trois des anciens de la SOBEPS).  En effet, deux jours seulement après cette escapade, alors que je lisais l'excellent livre de l'ex-président de la SOBEPS : "La chronique des OVNI", dès le premier chapitre je pus m'écrier "Eurêka", comme Archimède dans son bain...

Bon ! Eurêka, c'est sans doute beaucoup dire !  Le chapitre en question traite (magistralement) de certaines questions de météorologie en rapport avec les OVNI, pas des orbes.  M. Bougard évoque (et explique) toutes sortes de manifestations célestes parfois très étranges mais parfaitement connues, des effets d'optique notamment, des courants d'énergie, des phénomènes naturels, etc. Intéressant, mais cela ne donne pas notre solution.

chronique_des_ovniPourtant, à un certain moment, voici que notre professeur universitaire explique comment la lumière se comporte selon que le milieu soit plus ou moins réfringent.
Voilà où se trouvait sans doute l'élément qui nous manquait dans notre appréciation du phénomène !  Jusqu'ici, tout le monde a essayé de penser à tout.  On a évoqué à peu près toutes les possibilités, toutes les conditions, tous les cas et rien ne pouvait fonctionner, du moins pas dans une acceptation globale.  Pourquoi ?  Tout simplement parce que la plupart des gens pensent (en dehors des théories "marginales") à un phénomène, scientifique s'entend, difficile peut-être, mais néanmoins scientifique et en tous cas on ne pense qu'à un phénomène ! Le fait est que plusieurs phénomènes agissent et interagissent, voire réagissent, brouillant déjà considérablement les pistes et rendant l'étude plus compliquée encore.

Ensuite, l'oubli principal réside aussi dans la présence éventuelle de plusieurs milieux différents.  En effet, à chaque fois (ou en tous cas dans la très grande majeure partie des cas) que l'on évoque un orbe, on envisage que les choses se passent dans l'air ambiant.  Les choses sont faciles à comprendre : nanti d'un appareil ordinaire, même à la plage on ne prendra pas des photos dans l'eau et on évitera même d'être aspergé.  Mais quelle est la proportion de photos prises par exemple par des plongeurs sur lesquelles apparaissent des orbes ? (J'ai bien dit "orbes", je n'ai pas dit "bulles" !) qu'il puisse y avoir des photos prises dans l'espace et qui présentent des orbes, je n'en disconviens pas ! (Quoi qu'il serait également intéressant de connaître la valeur proportionnelle par rapport à celles prises sur terre, dans l'air ambiant)   Mais dans les deux cas nous avons des milieux homogènes (en excluant le matériel) or dans la vie courante il est fréquent que l'on soit en présence de plusieurs milieux différents, sans que l'on en tienne compte.  Mais ce qui compte en définitive, c'est le caractère plus ou moins réfringent des milieux éventuellement conjoints et leur influence sur l'ensemble des autres paramètres.  Nous allons expliquer tout cela plus loin dans notre dossier... Puisque, entre temps, beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, un autre cas nous a été signalé dans la région de Tournai, à l'autre bout de la Belgique, à peu de choses près...

Vous trouverez le compte-rendu dans notre page d'index.