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Arc-Wattripont, le reportage de C8 commet environ une erreur à la minute !

Récemment, nos petits écrans ont diffusé un reportage de C8 sur les "enquêtes paranormales" avec, entre autres, une séquence sur Arc-Wattripont.  Pour l'occasion, nous avions été interviewés, Giovanni Cosentino et moi-même, par une journaliste de la chaîne.  Mais la journaliste en question a cessé de travailler pour C8 (nous n'en connaissons pas les raisons) et, résultat : nous n'avons pas reçu la copie traditionnelle du reportage.  Ce n'était, en fait, pas grave puisque nous connaissons le sujet mieux que quiconque.  Mais on aime toujours bien savoir ce qu'il est advenu de ce travail.  D'autre part, on pouvait retrouver ce reportage sur le Net comme vous allez pouvoir en prendre connaissance ci-contre.

Sauf que, en visionnant tout cela, nous avons constaté que nous ne figurions nulle part dans l'émission et que l'on n'avait apparemment tenu compte de notre documentation que pour s'en servir sans la moindre mention de nos interventions et apparemment sans prendre la peine de lire le livre "Le poltergeist d'Arc-Wattripont, vérité, scandale et désinformation" (JMG éditions)  .  Voilà qui fait partie des comportements pour le moins discutables de certains journalistes, mais nous avons l'habitude.  Chakra immédiat : l'émission de C8 s'est bien plantée en plusieurs occurrences et nous allons éplucher ça.

Quand les gamins veulent se passer des "grands"... ils font des bêtises !

Il n'aura fallu attendre que quelques secondes pour trouver la première erreur : "des phénomènes surnaturels" (à 39:57)  Eh bien non : il n'y avait strictement rien de surnaturel là-dedans, ni diable ni démon, en dépit des exorcismes,  ni sorcellerie, ni magie, (ni prestidigitation d'ailleurs), pas plus que de lutins, de farfadets ou autres entités.  Première erreur de terminologie, fréquente dans le vocable courant : on confond "surnaturel" et "paranormal".  Mais voilà qui n'est pas encore trop grave, pour autant que l'on se permette les abus de langage.

A 40:10, la présentatrice prétend qu'aujourd'hui encore les faits continuent de hanter la maison.  Ah !  Pas de chance.  C'est terminé depuis longtemps !  Il serait d'ailleurs exceptionnel qu'un poltergeist, surtout de cette puissance, s'étale sur 26 ans (car, pour nous, de janvier 1993 à mai-juin 2019, cela ferait plus 26 que 25.  Serait-ce à dire que l'on nous aurait resservi un plat réchauffé ?  Il semblerait bien !  Ce qu'il est important de retenir, c'est que - en principe - plus un poltergeist est puissant, plus il est limité dans le temps.  Mais soit, n'ergotons pas !

40:44 : "Supercherie ?"  L'information aurait été plus précise si l'on avait tenu compte de notre ouvrage sur le poltergeist d'Arc-Wattripont.

Nous en sommes donc déjà à 3 ereurs alors qu'une seule minute s'est égrénée depuis le début de la séquence.  Tiendra-t-elle ce rythme jusqu'au bout ?  Nous allons le savoir.

Passons sur le fait que la maison toute entière vibrait.  Cela pourrait éventuellement se comprendre ainsi par extension mais il était surtout question des volets de la maison.  Là non plus nous n'ergoterons pas.

44:32 : "Les deux gendarmes totalement désemparés décident d'appeler des renforts".  En fait, il est sûr que ces officiels vivaient des événements hors du commun et que cela ne pouvait manquer de les surprendre et de les stresser.  S'ils étaient "désemparés", c'était en fait surtout à l'idée que personne ne les croirait, à commencer par leur hiérarchie, s'ils devaient rapporter de telles observations.  L'appel à des "renforts" consistait donc plutôt à un appel à des collègues afin que ces derniers puissent leur servir de témoins.

45:18 : "Le père de famille se confie".  Sans doute l'a-til fait aussi.  Le problème c'est que le reportage met plutôt en scène l'un de ses fils.  Aïe, aïe, aïe !  Les erreurs perdent de la vitesse (ou disons : de la fréquence", mais gagnent en intensité.  ici, il y a carrément erreur sur la personne !

46:30 : il y aurait donc, avec les câbles à haute tension ou les eaux souterraines, des champs magnétiques qui pourraient faire se déplacer les objets.  Erreur : si ces champs électromagnétiques existent bien, ils sont bien incpables de justifier à eux seuls ces déplacements.  Nous ajouterons pour notre part qu'il faudrait alors un effet catalytique, mais à ce stade de l'enquête on le cherchait encore.  Ce n'est que tout dernièrement que nous avons découvert le chaînon manquant.  Encore que le mettre en équation est une autre paire de manches !

47:30 si les regards se tournent bien vers Eric, qui apparaît comme l'épicentre des phénomènes (une vision simpliste que nous corrigerons ultérieurement dans nos pages) le passage à l'idée d'une possession démoniaque est lui aussi simplifié et il n'est pas exact non plus que les phénomènes aient commencé simultanément avec l'arrivée du jeune garçon.  Disons que c'est "à peu près vrai", que l'on pourrait se contenter de cette présentation à condition de ne pas être trop exigeant.  Les spectateurs devront-ils donc encore longtemps se contenter d'erreurs ou d'approximations ?  Mais la suite a tendance à corriger certains flous.

51:20 : "Personne n'a jamais pu y avoir accès".  Euh... c'est à la fois vrai et faux : deux personnes ont bien pu voir l'enregistrement en question, à savoir M. Jean-Marie Tesmoing, expert en détection de fraudes aux phénomènes paranormaux et journaliste (e.a) et M. Jacques Léon Theodor, chef de file de l'époque du mouvement zététique.  Il se fait cependant que tous deux auraient été sommés de jurer sur l'honneur d'en garder le secret.  Au CERPI, comme chez TF1, on a pu visionner un ersatz de cet enregistrement, apparemment sciemment falsifié.  Il y aurait donc bien un secret jalousement gardé depuis plus d'un quart de siècle.  Dès lors, comment pourrait-on encore prétendre que rien d'extraordinaire ne se serait jamais passé dans cette maison ?

Voilà !  Pratiquement une erreur à la minute : joli score !  C'est ce qui résulte du fait étrange que l'on se soit abstenu de nos connaissances en la matière.