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Les apparitions de banneux

planBanneux est une petite localité belge où la Vierge Marie serait, dit-on, apparue à une enfant toute simple.  En soi, l'affaire n'est donc signalée par le CERPI que parce que, au même titre qu'en de nombreux autres endroits, souvent bien plus célèbres, une entité surnaturelle, d'origine religieuse donc,  se serait manifestée.  Il s'agit donc essentiellement d'un documentaire ici présent en guise de simple illustration, sans guère plus de prétentions.
 
Comme vous pouvez le remarquer sur la carte, pour ceux que cela intéresse Banneux est situé dans la province de Liège, plus ou moins entre les villes de Liège et de Verviers. 

Si l'on remonte au début des années 1900, Banneux était une localité des plus ordinaires et les faits commenceront aussi dans une grande simplicité puisque c'est dans une maison ouvrière très modeste que Mariette Beco vit le jour le 25 mars 1921.

La maison est isolée, à l'écart du petit village, un peu en retrait de la route, en face d'un bois de sapins et comprend un petit jardin.  Mariette est l'aînée d'une famille de sept enfants et l'on comprend qu'avec une telle progéniture les conditions de vie des Beco doivent être plutôt difficiles.  A voir l'exiguïté relative de cette maison, on imagine même mal que sept enfants et donc neuf personnes au total puissent y avoir vécu et avoir pu y dormir.

La maison existe d'ailleurs toujours et est restée en l'état si l'on excepte quelques remises à neuf indispensables considérant les années qui passèrent.
 
beco_1On voit ci-contre une photo d'époque, avec dans toute la saveur du noir et blanc, la maison telle qu'elle se trouvait au moments des faits.  En dessous de celle-ci, vous trouverez une représentation en couleurs de la maison telle qu'elle est actuellement et vous remarquerez la similitude.

Le train-train quotidien des Beco va cependant considérablement changer à partir de 1933, soit lorsque Mariette aura 12 ans, puisque c'est durant cette année que la Vierge va apparaître huit fois entre le 15 janvier et le 2 mars!

Il y a relativement peu de choses à dire sur les apparitions, la sainte ne sera pas très bavarde, se présentera comme "La Vierge des pauvres", sera à l'origine de la découverte d'une source dédiée "à toutes les nations" et demandera que l'on prie beaucoup et qu'une petite chapelle lui soit érigée.  La réalité des apparitions et du message sera reconnue par Monseigneur Kerkhofs, évêque de Liège, le 22 août 1949.
 
Voici le récit des apparitions:

Le soir du dimanche 15 janvier 1933, Notre-Dame apparaît pour la première fois dans le jardin de la petite maison. Elle appelle Mariette par une signe de la main, mais la maman de Mariette lui défend de sortir.

Le mercredi 18 janvier à 19H, Mariette est dans le jardin et prie à genoux. Tout à coup, Mariette quitte le jardin et s'engage sur la route où l'appelle la Dame.

A deux reprises sur le chemin, elle tombe à genoux. Une troisième fois, elle se met à genoux près du fossé, devant une "flaque" d'eau provenant d'une source.
La Dame lui parle : "Poussez vos mains dans l'eau." Mariette le fait et répète ce que la Dame lui dit : "Cette source est réservée pour moi. Bonsoir, au revoir."

beco_2Jeudi 19 janvier, le temps est très mauvais. Mariette est à genoux dans le sentier. La Dame apparaît. Mariette lui demande : "Qui êtes-vous, belle Dame?" "Je suis la Vierge des Pauvres." La Vierge conduit l'enfant par le chemin jusqu'à la source. Mariette interroge encore : "Belle Dame, vous m'avez dit hier: cette source est réservée pour moi. Pourquoi pour moi?" Mariette se désigne, croyant que la source est pour elle. Avec un sourire, la Vierge répond : "Cette source est réservée pour toutes les Nations ... pour soulager les malades." "Merci, merci" dit Mariette. La Vierge ajoute: "Je prierai pour toi. Au revoir."

Le vendredi 20 janvier, Mariette reste au lit toute la journée: elle a mal dormi. A 18H45, elle se réveille, s'habille et sort. Quand la Vierge apparaît, Mariette s'écrie : "Oh, la voici." Puis elle demande : "Que désirez-vous ma belle Dame ?" Souriante, la Vierge répond: "Je désirerais une petite chapelle."
La Vierge étend ses mains et de la main droite bénit l'enfant.

Suivent trois semaines de grand calme. La Vierge interrompt ses visites. Mariette, cependant, reste fidèle: chaque jour à 19H, elle prie dans le jardin.
 

Samedi 11 février, de nouveau, Mariette est entraînée sur la route. L'enfant s'agenouille deux fois, trempe ses mains dans l'eau à la source et fait un signe de croix. Elle se lève brusquement, court vers la maison et pleure. Elle ne comprend pas ce que la Vierge lui a dit : "Je viens soulager la souffrance." Elle ne comprend pas le mot "soulager". Mais elle sait que c'est quelque chose de bon, puisque la Vierge a souri. Trois jours se passent. Le soir du mercredi 15 février, la Vierge apparaît pour la sixième fois. Mariette transmet la demande de l'abbé Jamin : "Sainte Vierge, Monsieur le Chapelain m'a dit de vous demander un signe." La Vierge répond : "Croyez en moi, je croirai en vous." Elle ajoute pour Mariette: "Priez beaucoup. Au revoir." La Vierge confie un secret à l'enfant.

Le 20 février, Mariette est à nouveau à genoux dans la neige, bravant le froid. Soudain, elle prie plus haut et plus vite. Elle quitte le jardin, s'agenouille deux fois sur la route puis à la source où elle prie et pleure "parce que Marie s'en va trop vite." La Vierge souriante comme à l'ordinaire, lui dit : "Ma chère enfant, priez beaucoup." Après quoi, elle cesse de sourire et ajoute, avant de partir et d'une voix plus grave : "au revoir."
 
source1Mariette attend dix jours avant de revoir la Vierge une dernière fois. Elle apparaît le jeudi 2 mars. Il pleut à torrent depuis 15H. Elle sort à 19H. Elle en est au troisième chapelet quand il cesse subitement de pleuvoir. Elle se tait, étend les bras, se lève, fait un pas, s'agenouille. Dans la maison, après bien des pleurs, Mariette livre le message confié par Marie : "Je suis la Mère du Sauveur Mère de Dieu. Priez beaucoup."Avant de la quitter, la Vierge lui a imposé les mains en disant : "Adieu."

Faut-il le dire, depuis lors Banneux a changé d'aspect et est devenu un lieu de pèlerinage très important.  La chapelle demandée par la Vierge a bien sûr été érigée, à l'endroit même des apparitions, mais aussi d'autres chapelles dans les environs.  On estime q'un demi million de personnes visitent Banneux chaque année, représentant toutes les nationalités. 

Voyons à présent ce que donne l'analyse du CERPI quant à ces manifestations que l'on peut évidemment qualifier de surnaturelles.
 
Il est tout d'abord nécessaire de signaler que, de nos jours (2007), Mariette Beco est toujours en vie. C'est ce que nous écrivions donc en 2007.  Nous avons appris son décès le samedi 03/12/2011, lequel remontait à la veille.  Mariette Beco est donc décédée, à l'âge de 90 ans, le 02/12/2011.  Reprenons le texte de l'époque:

Âgée de 87 ans, elle vit en retrait du monde à environ cinq à six kilomètres de Banneux et n'entretient que très peu de relations avec l'entourage.  Cela ne l'aurait pas empêché d'avoir eu un entretien privé avec SS. le Pape dans les années 80 mais ce n'est pas prouvé. (Ca l'est désormais) 
Mariette Beco dit simplement qu'elle a joué le rôle du facteur qui vient, distribue les messages et s'en va sereinement, avec la satisfaction du devoir accompli.
chap6La famille des Beco était donc de condition modeste, de religion catholique sans toutefois fréquenter la messe ni prier.  Mariette aurait trouvé un rosaire sur le chemin et ce serait ce même rosaire qu'elle aurait utilisé lors des apparitions, voilà un détail un peu spécial: les apparitions auraient donc été précédées d'une coïncidence d'ordre religieux.  Mariette regardait par la fenêtre le soir de la première apparition parce qu'on attendait avec impatience le retour du petit Julien, l'un de ses frères cadets.  Maman Beco aurait refusé qu'elle ne sorte car elle croyait que l'apparition était une sorcière.  Elle verrouilla d'ailleurs la porte en question...
 
Comme dans toute analyse concernant des faits d'ordre religieux, il est difficile d'établir des conclusions très évidentes.  La foi personnelle peut être en cause et déformer la perception de la réalité, il en va de même des interprétations.  Nous n'avons rien trouvé à ce jour qui permette de prétendre que les parents de Mariette auraient également vu l'apparition, un récit que nous avons du traduire du néerlandais stipule expressément le contraire.  On se demande toutefois ce qui aurait pu faire changer les parents d'avis quant à la possibilité d'un danger éventuel propre à ces apparitions.  En vertu de quoi, si on croyait initialement à la présence d'une sorcière (le contexte et l'année des apparitions expliquent facilement ce type de superstition) devait-il en aller autrement pour les suivantes?  Qu'est-ce qui aurait pu apaiser les craintes parentales?  A contrario, s'ils ont pu la voir et puisque Mariette parle de "Belle Dame", comment les parents auraient-ils pu confondre avec une sorcière?
Signalons aussi le fait que, au départ, l'apparition était lumineuse et que Mariette a écarté toute possibilité de confusion en éloignant la lampe à pétrole qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre.  Signalons aussi que l'apparition a été décrite comme "de petite taille".  Ce fait est quelque peu troublant car ceci étant signalé par un enfant de douze ans, semble peu en rapport avec la taille d'un adulte.  Pourtant, on peut également rétorquer que l'on n'a qu'une idée très vague de la taille réelle que pouvait avoir la mère de Jésus.
 
D'autre part, certains historiens soutiennent que, à l'époque de Jésus et donc du temps où vivait Marie, le corps humain pouvait être d'une taille légèrement inférieure à celle que nous connaissons actuellement en moyenne.  Rappelons à ce sujet que les humains ont en effet tendance a être de plus en plus grands au fil des siècles et que ce phénomène semble même prendre de l'ampleur puisqu'il devient fréquent de trouver des individus dépassant les deux mètres, alors que c'était rare il y a seulement quelques décennies encore.

Le tableau sommaire à droite semble représentatif mais la progression ne doit pas être considérée comme constante: l'homme de Tautavel (450.000 ans) avait environ 1m60.


Évolution de la taille humaine:


Hommes:
1,65m en 1900,
1,77m en 2000.
Femmes:
1,55m en 1900,
1,65m en 2000.
Soit environ 10 cm au cours du dernier siècle.

Pour en revenir à l'appréciation des parents, nous concevons fort bien qu'il ne soit pas facile d'admettre qu'une personne de la famille reçoive les apparitions de la Vierge.  N'importe qui pourrait se montrer sceptique. Le revirement de situation après l'épisode "de la sorcière" est flagrant puisqu'on laisse désormais sortir l'enfant (de douze ans) vers 19 heures (nous sommes dans les premiers mois de l'année et l'obscurité règne déjà à cette heure).  Remarquons la différence et la situation pour le moins étrange: on laisse Mariette à l'extérieur alors qu'il pleut à torrents.  Il ne s'agit pas d'une minute ou deux seulement puisqu'elle a le temps de réciter trois chapelets.  Même si elle est en cela protégée par le lourd manteau de son père, il nous semble y avoir là une situation assez discutable de la part des parents qui, peu de temps auparavant, ne laissaient pas sortir leur enfant (alors qu'il ne pleuvait pas) et redoutaient l'intervention d'une sorcière.  Les choses vont plus loin encore puisque Mariette s'agenouille à plusieurs reprises malgré les conditions météorologiques déplorables et va jusqu'à traverser la route dans l'obscurité.  Nous remarquons ces faits qui nous semblent étranges, mais ne pouvons en tirer aucune conclusion car, bien sûr, nous n'étions pas sur les lieux au moment des faits, nous ne pouvons au contraire que nous baser sur des textes, souvent traduits du néerlandais et de l'anglais, lesquels ne nous donnent qu'une idée approximative du cours des événements.
 
banneuxNous supposons donc que Mariette a du communiquer avec ses parents et décrire précisément l'apparition de manière à les rassurer pleinement.  Dès lors, considérant l'importance du phénomène, on peut comprendre qu'il lui ait été laissé toute latitude en vue de favoriser les entretiens avec Marie.  Par ailleurs, il faut aussi signaler que la traversée d'une route quelconque, en 1933, et a fortiori dans un petit village de campagne, comportait beaucoup moins de risques qu'à notre époque.  Mais qu'est-ce qui a bien pu convaincre les parents de Mariette que leur fille voyait bien la vierge?
 
Il faut, pour les jeunes qui nous lisent, signaler qu'en 1933, à peu près partout dans le royaume d'ailleurs, on pouvait très bien traverser une rue les yeux fermés sans trop risquer de se faire écraser.  Il passait une "voiture" toutes les trois ou quatre heures en période d'affluence! (Sauf peut-être dans le centre des grandes villes).  De nos jours, si vous traversez une rue quelconque, il y a un risque évident même avec les yeux ouverts!

Que Mariette ait pu traverser la route et même s'y agenouiller pour y prier plus ou moins longtemps ne nous étonne donc guère.

Mais tout ceci ne nous avance pas non plus...

A la lecture du récit de l'affaire, on pourrait se demander ce qui a pu également convaincre l'épiscopat de reconnaître les faits comme avérés, c'est-à-dire d'authentifier les apparitions et leur caractère miraculeux. Comment les choses se passent-elles alors, sur quels critères se base t'on, etc.?
On remarquera une première chose c'est que là où l'on aurait pu s'attendre à une reconnaissance plutôt facile de la part des autorités religieuses on se heurte au contraire à une farouche réticence, laquelle va parfois même jusqu'à heurter le bon sens commun, ce qui ne manque pas de paraître pour le moins paradoxal...
 
banneuxNous avons consulté à ce propos un grand nombre de sites traitant du sujet et nous ne pouvons que déplorer l'incroyable subjectivité qui ressort de ce propos. Il est pratiquement impossible de déterminer les critères en question tant ceux-ci semblent échapper à tout entendement. En effet, lorsque l'on considère le cas de Medjugorge (ex-Yougoslavie), il y a de quoi rester pantois: la Vierge y apparaîtrait quotidiennement (?) depuis 25 ans (re-?). Cinq voyants, scrupuleusement surveillés par l'enregistrement systématique de leurs électroencéphalogrammes donneraient des modifications perceptibles et évidentes avec une parfaite simultanéité (à la seconde près!) même alors qu'ils se trouvent dans des pays différents. Malgré cela, si Medjugorge est bien reconnu comme lieu de pèlerinage, les apparitions ne sont toujours pas authentifiées! Les choses vont plus loin puisqu'un certain Ratzinger (...) aurait destitué un évêque du dossier alors qu'il lui était opposé pour lui substituer un moins hostile. Sans changement.
Bien évidemment, il faudrait là aussi se pencher sur le sujet et tenter de se forger une opinion, mais dans le cadre de notre enquête sur Banneux il nous semble désormais complètement déplacé de tenter d'en retirer une quelconque conclusion. Nous devrons en l'occurrence nous contenter, ce qui est très insuffisant, de suppositions: la bonne foi de Mariette, sa dévotion religieuse, le rosaire préalablement découvert - mais surtout la découverte d'une source miraculeuse. Mais là aussi il y a matière à questionnements: cette source mérite t'elle ce qualificatif et une telle découverte est-elle aussi peu probable qu'elle puisse s'apparenter au domaine des miracles?

Là aussi, nous avons tenté d'en savoir plus.
 

Un autre document nous renseigne que, en fait, Mariette n'a d'abord convaincu personne et certainement pas ses parents. Si par la suite, elle a pu assister aux nouvelles apparitions, c'est parce qu'elle était devenue "intenable". Elle exigeait de se rendre au rendez-vous, dusse t'elle pour autant passer par la fenêtre, sortant en secret, etc. Nous apprenons également que Banneux était en fait appelé Banneux-Notre-Dame depuis le début de la première guerre mondiale, en souvenir et en remerciement d'avoir préservé le village face aux désastres causés par les belligérants. Le document nous renseigne aussi sur le fait que Mariette est née un Vendredi Saint et, pour terminer, que les apparitions poussèrent M.Beco à se "convertir" (en fait, un bien grand mot pour dire que, désormais, il fréquenta l'église et participa à l'eucharistie. Enfin, d'après cette même source (sans jeu de mots!), l'endroit aurait donné lieu à de multiples guérisons, des conversions et, bien sûr, d'innombrables pèlerinages.
 
banneuxcal2Dès lors, à condition que les guérisons puissent se voir confirmées, on se retrouve face à un schéma qui redevient classique en matière de reconnaissance de miracles et/ou apparitions. En effet, l'apparition à caractère religieux se présente dans un lieu qui lui est consacré (ce n'est plus simplement Banneux mais Banneux-Notre-Dame), le précédent est double puisque d'une part la Vierge a déjà intercédé en faveur des habitants très modestes du village qui se sont montrés reconnaissants (mais ce point même peut aussi intervenir dans le subconscient de l'enfant au même titre que l'affaire de Lourdes (1858) et surtout celle survenue en Belgique, à Beauraing en 32-33, dans laquelle on trouve plusieurs similitudes - la demande d'une chapelle, la phrase "Priez beaucoup" et "Je suis la Mère de Dieu"), l'enfant a subi des persécutions à cause du phénomène (Mariette a du affronter ses parents et leur incrédulité, braver l'interdit et les moqueries de ses camarades qui la surnommaient Bernadette, elle est issue d'un milieu modeste). Par ailleurs, il y a eu la découverte de la source, une modification profonde de l'intéressée (qui vivra désormais en retrait de la société).


Il est assez surprenant de constater que si bien dans le cas de Lourdes que dans celui de Banneux, les apparitions connurent trois semaines d'interruption dans la manifestation des phénomènes. Nous avons seulement pu apprendre que l'on note 6 guérisons mystérieuses ou "miraculeuses" à Banneux entre 1933 et 1946. Toutefois, cela nous semble suffisant que pour attester la réalité du phénomène étant donné les critères d'authentification d'un tel type d guérisons.

En effet, entre autres considérations, pour qu'une guérison soit considérée comme miraculeuse, nous savons que ces critères sont pour le moins sévères: il faut que la personne soit atteinte d'une maladie grave et que le pronostic soit fatal, la guérison doit bien sûr être en rapport avec l'eau de la source mais elle doit aussi être soudaine et totale, reconnue médicalement, sa constance est également appréciée c'est-à-dire que les rechutes sont rédhibitoires, mais ce n'est pas tout puisque la guérison doit aussi être directe et sans convalescence. Il s'agit donc là d'éléments qui permettent de comprendre que les authentifications soient loin d'êtres immédiates mais prennent au contraire plusieurs années au moins. Outre les examens médicaux qui sont sans appel dans de telles circonstances, interviennent aussi les considérations religieuses qui, finalement, ne font que rendre les choses plus difficiles encore. Étant donné que l'on note six cas semblables dans le cas de Banneux, il semble que les faits puissent être avérés.
 
Nous conclurons ce chapitre assez difficile sur une note de prudence. En effet, dans l'état actuel de nos travaux où l'on note que certains vont jusqu'à mettre en doute l'historicité du Christ, que d'autres prétendent que Jésus ne serait pas mort sur la croix ni d'ailleurs ressuscité et toute l'histoire concernant Marie-Madeleine, dans un contexte ou l'Église est vivement critiquée et le christianisme malmené, une position trop affirmative et tranchée aboutirait à une situation délicate si d'aventure il était établi, par exemple, que Jésus Christ n'aurait jamais existé. Dès lors, que dirait-on de ces apparitions miraculeuses et de ces guérisons sensationnelles émanant d'une entité se revendiquant comme la mère de quelqu'un qui n'aurait jamais existé?
 
Nous ne pourrons pas non plus nous empêcher de réaliser ici une parenthèse quant à un sujet qui entraîne souvent certaines discussions au sein du CERPI, notamment dans le domaine médiumnique. S'il s'agit bien là d'apparitions de Marie, la Vierge immaculée, il s'agit donc aussi de la manifestation de ce que l'on appelle couramment un "fantôme", pour reprendre un terme souvent mal utilisé. Cela représente donc effectivement l'esprit ou l'âme d'un revenant, une personne ayant vécu, étant décédée et revenant cependant communiquer avec les vivants. Aussi bien dans le cas de Lourdes que celui de Medjugorge, en passant par Beauraing ou Banneux, les "témoins privilégiés" de ces apparitions sont appelés "voyants", sans toutefois qu'on leur attribue des vertus de médiumnité. Voilà qui entraîne une regrettable confusion dans la terminologie, confusion encore renforcée par le fait que dans un cas comme dans l'autre, seuls ces privilégiés peuvent voir les apparitions.
Il existe cependant des médiums "croyants" et des médiums "athées" ou "indépendants", c'est-à-dire qu'ils peuvent faire complètement abstraction de leurs éventuelles convictions religieuses. Nous considérons comme particulièrement remarquable que, quel que soit le cas, aucun médium ne parvient à discerner quoi que ce soit de particulier lors de la transsubstantiation ayant lieu lors de l'eucharistie. Rappelons pour nous expliquer que, à la messe, lors de la communion (le moment où le prêtre distribue l'hostie) se déroule en principe le célèbre mystère au cours duquel l'Esprit Saint descend et incorpore ladite hostie. Puisque l'Esprit en question devrait pouvoir être considéré comme l'Esprit en puissance, l'esprit par excellence, nous ne nous expliquons pas que ce dernier échappe totalement à nos médiums les plus exercés et les plus performants!
Ceux-ci deviendraient-ils donc alors subitement incompétents, aveugles et sourds là où ils sont d'habitude si clairvoyants et clairaudients? Nous ne le pensons pas. Nous faisons au contraire entière confiance en nos éléments depuis longtemps éprouvés avec succès. Mais nous ne voyons que deux possibilités d'explications:
La première est évidemment la moins tolérante et veut tout simplement que la transsubstantiation n'existe pas. Voilà une hypothèse qui ferait se hérisser l'ensemble des chrétiens mais il ne faut pas y voir une affirmation et seulement une hypothèse objective à exclure dans la même optique que le médecin urgentiste qui demande au radiologue de procéder à l'examen qui permettra "d'exclure" une fracture. C'est-à-dire finalement de déterminer si oui ou non il y en a une.
La seconde est plus permissive et "mystique". Elle voudrait que le phénomène échappe volontairement ou par essence même à toute investigation car l'Esprit en question ne désirerait aucune publicité particulière qui soit de nature à influencer une foi spontanée et aveugle (Heureux ceux qui croiront sans avoir vu) et/ou que le phénomène se tiendrait à un niveau vibratoire beaucoup trop subtile, une longueur d'ondes ou une fréquence absolument inaccessible, même aux plus fins limiers.


NB: la réalisation de ce dossier a nécessité la recours à de nombreux documents publiés sur le Net.  Fidèles à notre politique de respect des copyrights nous avons tout mis en oeuvre afin d'éviter tout litige.  Toutefois, il est toujours possible qu'un document signalé comme libre de droits sur un site ait lui même été copié d'un autre dans lequel le même document s'avère protégé.  Nous n'avons aucune mauvaise intention et si qui que ce soit devait se sentir lésé, il suffit de nous en faire part pour que nous supprimions immédiatement la photo en question.