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Lourdes: généalogie de la famille Soubirous

DSCF5639Le patronyme « Soubirous » signifie « souverain, supérieur » en gascon et en béarnais.

La famille Soubirous est une vieille famille lourdaise. Nous trouvons sa trace dans les archives dès le XVIIIème siècle.

Les parents de Bernadette : Louise Castérot et François Soubirous

Né le 07 juillet 1807, au moulin Latour, des époux Joseph et de Marie Dassis, François Soubirous était le troisième enfant d’une famille qui en comptait huit. Son père était meunier. À trente-quatre ans, François vivait toujours avec ses parents, dans la maison de son enfance. Aimable, il rendait service au meunier voisin, Justin Castérot, du moulin de Boly.
Lorsque Justin mourut dans un accident de charrette, la veuve Castérot, dans l’embarras, tenta de marier sa fille aînée, Bernarde, à François Soubirous. Mais c’est la main de Louise, jolie blonde aux yeux bleus, de dix-ans sa cadette, que le meunier convoitait. François était très pieux. Louise aussi. Elle accepta sa demande.
Malgré le proche décès de la mère de François Soubirous, le mariage civil fut célébré le 19 novembre 1842. Le mariage religieux fut reporté au 09 janvier 1843 afin de respecter la période de deuil. Pendant près de deux mois, François vécut au moulin Latour, sans son épouse. En janvier 1843, le jeune marié s’installa au  moulin de Boly, où Madame Castérot, ses quatre filles et son fils, vivaient encore. Dans un premier temps, la présence de la belle-mère fut appréciée. Elle était la mémoire du lieu et les clients la respectaient. Mais, rapidement, la promiscuité devint gênante. La famille Soubirous s’agrandit et, en 1848, Claire Castérot quitta Boly afin de s’installer chez Bernarde, sa fille ainée franchement mariée.
Ce fut le début de la crise. François, mauvais gestionnaire, fut rapidement ruiné et contraint d’abandonner le moulin de Boly. S’en suivit une période de misère qui conduisit la famille Soubirous jusqu’au cachot.
Incapable de faire vivre sa famille, régulièrement alité, accusé de vol et peut-être alcoolique, François Soubirous n’en demeurait pas moins un père attentif et proche de sa fille Bernadette.

Louise Castérot, bien que plus jeune que son époux, se montrait plus autoritaire. Bernadette ne voulait pas lui parler des apparitions. Elle redoutait une réaction violente.
L’impulsivité de Louise s’explique par une vie difficile et par une ignorance qui tournait parfois à la superstition. Elle craignait que les visions de sa fille ne soient d’origine maléfique. 

Les enfants Soubirous

 

     

François Soubirous

N:07/07/1807

DC:04/03/1871

Mariage civil le 19/11/1842 Mariage religieux le 09/01/1843 avec

Louise Castérot N:28/09/1825 DC:08/12/1866

     
                   
                   

Bernarde-Marie

(Ste Bernadette) N:07/01/1844 DC:16/04/1879

Jean

N:13/02/1845

DC:10/04/1845

2 mois

Marie dit Toinette

N:19/09/1846

DC:13/10/1892

Jean-Marie

N:10/12/1848

DC:04/01/1851

2 ans

Jean-Marie

N:13/05/1851

DC:27/02/1919

Justin

N:28/02/1855

DC:01/02/1865

10 ans

Bernard-Pierre

N:10/09/1859

DC:02/02/1931

Jean

N:04/02/1864

DC:11/09/64 7 mois

Une fille mort-née

en janvier 1866

 

- Bernarde-Marie, dite Bernardette, était la fille ainée. Après les apparitions de la Vierge, dont elle fut témoin, elle devint religieuse chez les Sœurs de la Charité de Nevers et prit le nom de Sœur Marie-Bernarde.
- Marie Antoinette, dite Toinette, était présente aux côtés de Bernadette dès la première apparition. Adulte, elle aura six enfants, dont seul le dernier, Jean Alexis Sabathé, atteindra l'âge adulte (mais succombera pendant la guerre de 14-18)
- Jean-Marie fut le seul frère de Bernadette à avoir une descendance viable.
- Bernard-Pierre, couramment appelé Pierre, était le filleul de Bernadette. Il eut un enfant, décédé en bas âge.

Un article de Sylviane Putinier