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Lourdes: les guérisons miraculeuses reconnues par l'Eglise

Lourdes doit une grande partie de sa renommée à ses miracles. Depuis la mise à jour de la source par Bernadette Soubirous, en 1858, les récits de guérisons se comptent par milliers. Mais n’est pas « miraculé » qui veut ! Un long cheminement s’impose à tout nouveau postulant.

Un peu d’histoire :

Le calvaire bretonAu temps des apparitions, de nombreuses guérisons sont signalées ; Toutes largement relayées et amplifiées par la rumeur. Le Docteur Dozous, partisan de Bernadette, fut le premier à tenter de les quantifier.
En 1858, la commission chargée de l’enquête sur les apparitions mariales à Lourdes confie l’étude des guérisons au Chanoine Germain Baradère. En collaboration avec le docteur Vergez, il examine les dossiers de guérisons et présélectionne vingt-neuf cas sérieux. Finalement, il n’en retient que douze et n’en valide que sept.

Fin des années 1870, début des années 1880, devant l’affluence des dossiers de guérisons, les Frères de Garaison (alors en charge de la gestion des sanctuaires) publient des directives, demandant à leurs correspondants de :
- Fournir des détails de la guérison dans leur récit.
- Transmettre le plus de renseignements possible sur la maladie. Décrire le traitement, nommer les médicaments utilisés et préciser leur degré d’efficacité. Dans l’idéal, fournir un certificat médical.
- Joindre l’état civil de la personne malade ainsi qu’un rapport indiquant son caractère, sa conduite et son degré de piété.
- Obtenir des témoignages de personnes fiables, tels que des médecins ou des prêtres.
L’objectif est alors de privilégier les personnes pieuses. La guérison, telle une récompense offerte par la Vierge aux bons catholiques. Résultat, beaucoup de femmes célibataires et de religieux parmi les premiers miraculés de Lourdes. 

En 1882, le « Bureau des constatations médicales », est mis en place. Il est dirigé par le Docteur Boissarie jusqu’en 1917.
Lorsqu’un malade se sent guérit, à Lourdes, il se rend au bureau situé dans les sanctuaires. Si le patient est crédible, un « bureau médical » est immédiatement constitué. Tous les médecins présents peuvent participer. Suite à cette première consultation, le dossier est soit ajourné, soit transmis au « Comité médical international de Lourdes », à Paris, qui poursuit l’enquête (étude approfondie du dossier médical, circonstance de la guérison, psychologie du malade…) La principale difficulté consiste à départager les cas d’hystérie des véritables troubles organiques. Ainsi :
- La maladie diagnostiquée doit être grave ou incurable.
- La guérison ne doit pas être précédée d’une amélioration de l’état de santé.
- L’usage de médicament est interdit.
- La guérison doit être subite. Une tolérance de un à deux jours est tolérée.
- La guérison doit être parfaite et sans convalescence. Les cicatrices sont admises car elles prouvent la maladie.
- La guérison doit être durable. Aucune rechute n’est acceptée.
Réunir ces critères semble difficile de nos jours. Les malades cherchent un premier réconfort dans la médecine traditionnelle et testent un, voir plusieurs, traitements avant de se rendre à Lourdes. De plus, une rechute reste possible plusieurs années après la guérison et sa reconnaissance en tant que miracle par les instances catholiques.

Le comité médical international se réunit une fois par an. S’il confirme le caractère exceptionnel de la guérison, le dossier est transmis à l’Évêque du diocèse de résidence de la personne guérie.
La commission canonique se réunie alors et, avant de prononcer ou non le miracle, s’interroge sur l’aspect théologique du dossier. À l’issue de la commission, l’Évêque peut déclarer, par jugement canonique, qu’une guérison est miraculeuse.

La commission canonique tient-elle compte de critères officiaux ? Bien que ce ne soit pas clairement stipulé, les maladies nerveuses sont exclues, car la suggestion reste possible. Les critères moraux sont-ils encore d’actualité ? Rien ne le laisse paraitre dans les textes cependant, lorsque nous regardons la liste ci-dessous, nous constatons qu’elle contient essentiellement des femmes (50/68), des enfants (7/68), des religieux (12/68). Très peu d’éléments sont communiqués concernant la personnalité des miraculés.

Pour êtes authentifiées, les guérisons ne doivent pas nécessairement avoir lieu à la grotte. Prier la Vierge de Lourdes est suffisant, même à des milliers de kilomètres. C’est ce qui c’est passé pour six miraculés.
La majorité des miraculés ont été guéris au contact de l’eau. L’eau est un symbole de purification, de baptême, mais également un élément féminin (Marie) par opposition au feu, élément masculin.
Les miraculés

Latapie Catherine, dite Chouat, de Loubajac (France)

Paralysie de type cubital, par élongation traumatique du plexus brachial, depuis 18 mois.

Dans la nuit Catherine Latapie, se sent « appelé » par la grotte. Elle part, avec ses enfants. Arrivée sur place, elle prie et plonge son bras dans l’eau. Aussitôt, elle retrouve la souplesse de ses doigts. Elle rentre ensuite chez elle et accouche d’un fils, Jean-Baptiste, qui deviendra prêtre en 1882

38 ans environ dans la nuit du 01-03-1858.

Guérison reconnue le 18-01-1862.

Bouriette Louis, de Lourdes (France).

Traumatisme de l’œil droit datant de 20 ans, avec

amaurose depuis 2 ans.

Louis Bouriette à perdu l’œil suite à l’explosion d’une mine dans la carrière de pierres où il travaillait. Il demande à sa fille de lui rapporter de l’eau de la source, se lave avec et retrouve la vue.

54 ans en mars 1858

Guérison reconnue le 18-01-1862.

Cazenave Blaisette, (née Soupène), de Lourdes (France).

Chémosis ou ophtalmie chronique, avec ectropion depuis 3 ans

50 ans environ en mars 1858.

Guérison reconnue le 18-01-1862.

Busquet Henri, de Nay (France).

Adénite fistulisée (autrement dit un abcès) probablement tuberculeux, du haut du cou à la poitrine, depuis 15 mois.

Henri Busquet n’alla pas à la grotte. On lui apporta l’eau.

15 ans environ au 28-04-1858.

Guérison reconnue le 18-01-1862.

Bouhort Justin ,de Lourdes (France).

Hypothrepsie chronique post infectieuse, avec retard du développement moteur.

Pour soulager la fière, la mère de l’enfant, Croizine Duconte, le plonge dans l’eau froide. L’accès à la grotte est alors interdit et la mère écope de 5 francs d’amende qu’elle refuse de payer.

2 ans au 06-07-1858.

Date de la guérison incertaine. La mère parle du 28 février 1858 mais, baigner un enfant mourant dans l’eau glacée aurait entraînée la mort.

Guérison reconnue le 18-01-1862.

Rizan Madeleine, de Nay (France)

Hémiplégie gauche depuis 24 ans.

Au contact de l’eau, elle retrouve appétit et force. Elle participe aux processions et entreprend même un pèlerinage jusqu’à Bétharram.

Madeleine Rizan n’alla pas à la grotte. On lui apporta l’eau.

58 ans environ au 17-10-1858.

Guérison reconnue le 18-01-1862.

Moreau Marie, de Tartas (France).

Diminution très importante de la vue, avec lésions

inflammatoires, surtout œil droit, évoluant depuis 10 mois.

À l’utilisation de l’eau s’ajoute des neuvaines, la promesse d’un pèlerinage à Lourdes et la consécration de la jeune fille à Notre Dame de Lourdes.

Marie Moreau n’alla pas à la grotte. On lui apporta l’eau.

17 ans environ au 09-11-1858.

Guérison reconnue le 18-01-1862.

De Rudder Pierre, de Jabbeke (Belgique).

Fracture ouverte de la jambe gauche, avec pseudarthrose. Pierre de Rudder n’alla pas à Lourdes mais pria devant une reproduction de la grotte, à Oostakker, près de Gand. Sa guérison fut immédiate.

52 ans au 07-04-1875.

Guérison reconnue le 25-07-1908.

Dehant Joachime, de Gesves (Belgique).

Ulcère de jambe droit avec gangrène très étendue.

29 ans au 13-09-1878.

Guérison reconnue le 25-04-1908.

Seisson Elisa, de Rognonas (France).

Hypertrophie coeur, oedèmes membres inférieurs.

27 ans au 29-08-1882.

Guérison reconnue le 02-07-1912.

Soeur Eugenia , (Mabille Marie),

de Bernay (France).

Abcès du petit bassin avec fistules vésicale et colique. Phlébite bilatérale.

28 ans au 21-08-1883.

Guérison reconnue le 30-08-1908.

Soeur Julienne, (Bruyère Aline),

de La Roque (France).

Tuberculose pulmonaire cavitaire.

25 ans au 01-09-1889.

Guérison reconnue le 07-03-1912.

Soeur Joséphine-Marie

(Jourdain Anne),de Goincourt (France).

Tuberculose pulmonaire

36 ans au 21-08-1890.

Guérison reconnue le 10-10-1908.

Chagnon Amélie, de Poitiers (France).

Ostéo-arthrites tuberculeuses genou et pied.

Amélie Chagnon deviendra religieuse du Sacré-Cœur en 1894.

17 ans au 21-08-1891.

Guérison reconnue le 08-09-1910.

Trouvé Clémentine, de Rouille (France).

Ostéo-périostite du pied droit fistulisé.

Clémentine Trouvé deviendra religieuse (Sœur Agnès-Marie)

Zola utilisera le cas de Clémentine dans « Lourdes », mais en la rebaptisant « Sophie Couteau »

14 ans au 21-08-1891.

Guérison reconnue le 06-06-1908.

Lebranchu Marie, de Paris (France).

Tuberculose pulmonaire (Expectoration avec Bacilles de Koch).

Zola utilisera le cas de Marie dans « Lourdes » mais, contrairement à son personnage, la jeune femme n’a pas rechuté.

35 ans au 20-081892.

Guérison reconnue le 06-06-1908.

Lemarchand Marie, de Caen (France)

Tuberculose pulmonaire avec lupus au visage et à la jambe. Zola utilisera aussi le cas de Marie dans « Lourdes » mais en la rebaptisant « Emilie Rouquet ». Pour les besoins du roman, les lupus deviendront de simples ulcères hystériques.

18 ans au 21-08-1892.

Guérison reconnue le 06-06-1908.

Lesage Elise, de Bucquoy (France).

Ostéo-arthrite tuberculeuse du genou.

18 ans au 21-08-1892.

Guérison reconnue le 04-02-1908.

Soeur Marie de la Présentation,

(Delporte Sylvanie), de Lille (France).

Gastro-entérite chronique tuberculeuse.

46 ans au 29-08-1892.

Guérison reconnue le 15-08-1908.

Abbé Cirette, de Beaumontel (France).

Sclérose spinale antéro-latérale.

46 ans au 31-08-1893.

Guérison reconnue le 11-02-1907.

Huprelle Aurélie, de Saint-Martin-le-Nœud (France).

Phtisie pulmonaire aiguë.

26 ans au 21-08-1895.

Guérison reconnue le 01-05-1908.

Brachmann Esther, de Paris (France).

Péritonite tuberculeuse.

15 ans au 21-08-1896.

Guérison reconnue le 06-06-1908.

Tulasne Jeanne, de Tours (France).

Mal de Pott lombaire, avec pied bot névropathique.

20 ans au 08-09-1897.

Guérison reconnue le 27-10-1907.

Malot Clémentine, de Gaudechart (France).

Tuberculose pulmonaire hémoptoïque.

25 ans au 21-08-1898.

Guérison reconnue le 01-11-1908.

François Rose, (née Labreuvoies),

de Paris (France).

Phlegmon fistulisé bras droit avec énorme œdème.

36 ans au 20-08-1899.

Guérison reconnue le 06-06-1908.

Révérend Père Salvador,  de Rouelle (France).

Péritonite tuberculeuse.

38 ans au25-06-1900.

Guérison reconnue le 01-07-1908.

Soeur Maximilien, de Marseille (France).

Kyste hydatique du foie, phlébite membre inférieur gauche.

43 ans au 20-05-1901

Guérison reconnue le 05-02-1908.

Savoye Marie,  de Cateau-Cambresis (France).

Mitralite rhumatismale décompensée.

24 ans au 20-09-1901.

Guérison reconnue le 15-08-1908.

Bézenac Johanna, (née Dubos),

de Saint-Laurent-des-Bâtons (France).

Cachexie de cause inconnue, impétigo paupières et front.

28 ans au 08-08-1904.

Guérison reconnue le 02-07-1908.

Soeur Saint-Hilaire, (Jupin Lucie),

de Peyreleau (France)

Tumeur abdominale.

39 ans au 20-08-1904

Guérison reconnue le 10-05-1908.

Soeur Sainte-Béatrix, (Vildier Rosalie), d’Evreux (France).

Laryngo-bronchite, probablement tuberculeuse.

42 ans au 31-08-1904.

Guérison reconnue le 25-03-1908.

Noblet Marie-Thérèse,  d’Avenay (France).

Spondylite dorso-lombaire.

15 ans au 31-08-1905

Guérison reconnue le 11-02-1908

Douville de Franssu Cécile,  de Tournai (Belgique).

Péritonite tuberculeuse.

19 ans au 21-09-1905.

Guérison reconnue le 08-12-1909.

Moulin Antonia, de Vienne (France).

Fistule ostéite fémur droit, avec arthrite genou.

30 ans au 10-08-1907.

Guérison reconnue le 06-11-1910.

Borel Marie, de Mende (France).

Six fistules pyo-stercorales, régions lombaire et abdominale.

27 ans au 21/22-08-1907

Guérison reconnue le 04-06-1911.

Haudebourg Virginie,  Lons-le-Saulnier (France)

Cystite tuberculeuse, néphrite.

22 ans au 17-05-1908.

Guérison reconnue le 25-11-1912.

Biré Marie, (née Lucas),

de Sainte-Gemme-la-Plaine (France).

Cécité d’origine cérébrale, atrophie papillaire bilatérale.

41 ans au 05-08-1908

Guérison reconnue le 30-07-1910.

Allope Aimée, de Vern (France).

Nombreux abcès tuberculeux, dont 4 fistulisés, paroi

abdominale antérieure.

37 ans au 28-05-1909

Guérison reconnue le 05-08-1910.

Orion Juliette, de Saint-Hilaire-de-Voust (France).

Tuberculose pulmonaire et laryngée, mastoïdite gauche

suppurée.

24 ans au 22-07-1910

Guérison reconnue le 18-10-1913.

Fabre Marie, de Montredon (France).

Entérite muco-membraneuse, prolapsus utérin.

32 ans au 26-09-1911.

Guérison reconnue le 08-09-1912.

Bressolles Henriette, de Nice (France).

Mal de Pott, paraplégie.

28 ans environ au 03-07-1924.

Guérison reconnue le 04-06-1957.

Brosse Lydia, de Saint-Raphaël (France).

Fistules tuberculeuses multiples, avec vastes décollements

(région fessière G.).

41 ans au 11-10-1930

Guérison reconnue le 05-08-1958.

Soeur Marie-Marguerite,  (Capitaine Françoise), de Rennes (France).

Abcès du rein gauche avec oedème phlycténulaire et

« crises cardiaques ».

Sœur Marie-Marguerite était religieuse cloitrée. Elle n’alla pas à Lourdes. Elle obtint sa guérison à distance.

64 ans au 22-01-1937.

Guérison reconnue le 20-05-1946.

Jamain Louise, de Paris (France).

Tuberculose pulmonaire, intestinale, péritonéale.

22 ans au 01-04-1937

Guérison reconnue le 14-12-1951.

Pascal Francis, de Beaucaire (France).

Cécité, paralysie des membres inférieurs suite à une méningite.

C’est la seconde guérison d’un jeune enfant à Lourdes.

3 ans 10 mois au 31-08-1938.

Guérison reconnue le 31-05-1949.

Clauzel Gabrielle, d’Oran (Algérie) 

Spondylose rhumatismale.

Gabrielle Clauzel n’alla pas à Lourdes. Elle obtint sa guérison à distance.

49 ans au 15-08-1943.

Guérison reconnue le 18-03-1948.

Fournier Yvonne, de Limoges (France).

Syndrome extenso-progressif post-traumatique du membre

supérieur gauche. (Syndrome de Leriche).

22 ans au 19-08-1945.

Guérison reconnue le 14-11-1959.

Martin Rose, (née Perona), de Nice (France).

Cancer col utérus (épithélioma glandulaire cylindrique).

46 ans au 03-07-1947

Guérison reconnue le 17-03-1958.

Gestas Jeanne, (née Pelin), de Bègles (France).

Troubles dyspeptiques, avec accidents occlusifs postopératoires.

50 ans au 22-08-1947.

Guérison reconnue le 13-07-1952.

Canin Marie-Thérèse,  de Marseille (France).

Mal de Pott dorso-lombaire et péritonite tuberculeuse

fistulisée.

37 ans au 9-10-1947.

Guérison reconnue le 06-06-1952.

Carini Maddalena, de San Remo (Italie).

Tuberculose péritonéale, pleuro-pulmonaire et osseuse, avec coronarite.

31 ans au 15-08-1948.

Guérison reconnue le 02-06-1960.

Frétel Jeanne,  de Rennes (France).

Péritonite tuberculeuse

34 ans au 08-10-1948.

Guérison reconnue le 20-11-1950.

Angele Théa, de Tettnang (Allemagne).

Sclérose en plaques, depuis six ans.

Théa Angele deviendra religieuse (Sœur Marie-Mercédes)

20 ans au 20-05-1950.

Guérison reconnue le 28-06-1961.

Ganora Evasio,  de Casale (Italie).

Maladie de Hodgkin

37 ans au 02-06-1950.

Guérison reconnue le 31-05-1955.

Fulda Edeltraud, de Vienne (Autriche).

Maladie d’Addison.

34 ans au 12-08-1950.

Guérison reconnue le 18-05-1955.

Pellegrin Paul, de Toulon (France).

Fistule post-opératoire d’un abcès du foie.

52 ans au 03-10-1950.

Guérison reconnue le 08-12-1953.

Frère Schwager Léo, de Fribourg (Suisse).

Sclérose en plaques depuis cinq ans.

28 ans au 30-04-1952.

Guérison reconnue le 18-12-1960.

Couteault Alice, (née Gourdon),

de Bouille-Loretz (France).

Sclérose en plaque depuis trois ans.

34 ans au 15-05-1952.

Guérison reconnue le 16-07-1956.

Bigot Marie, de La Richardais (France).

Arachnoïdite fosse postérieure (cécité, surdité, hémiplégie).

31 ans au 08-10-1953

32 ans au 10-10-1954.

Guérison reconnue le 15-08-1956.

Nouvel Ginette, (née Fabre),

de Carmaux (France).

Maladie de Budd-Chiari. (Thrombose veines sus-hépatiques).

26 ans au 21-09-1954.

Guérison reconnue le 31-05-1963.

Aloi Elisa, de Patti (Italie).

Tuberculose ostéo-articulaire et fistules à localisations

multiples du membre inférieur droit.

27 ans au 05-06-1958.

Guérison reconnue le 26-05-1965.

Tamburini Juliette, de Marseille (France).

Ostéo-périostite fémorale fistulisée, épistaxis datant de dix

ans.

22 ans au 17-07-1959.

Guérison reconnue le 11-05-1965.

Micheli Vittorio, de Scurelle (Italie).

Sarcome de la hanche gauche.

Vittorio Micheli connaissait bien Lourdes. Avant sa maladie, il y venait fréquemment en tant que brancardier.

23 ans au 01-06-1963.

Guérison reconnue le 26-05-1976.

Perrin Serge, du Lion d’Angers (France).

Hémiplégie droite itérative, avec lésions oculaires, par troubles circulatoires carotidiens bilatéraux.

La paralysie de Serge Perrin disparait à Lourdes mais reviendra, quelques années plus tard.

41 ans au 01-05-1970.

Guérison reconnue le 17-06-1978.

Cirolli Delizia, de Paternò (Italie).

Sarcome d’Ewing du genou droit.

La fillette se rend en pèlerinage à Lourdes pendant l’été 1976, mais elle ne guérie qu’au Noël suivant.

12 ans au 24-12-1976.

Guérison reconnue le 28-06-1989.

Bély Jean-Pierre, de La Couronne (France).

Sclérose en plaques évolutive depuis 15 ans.

51 ans au 09-10-1987.

Guérison reconnue le 9-02-1999.

Santaniello Anna Salerne (Italie)

Décompensation cardiaque par maladie mitrale suite à un

rhumatisme articulaire aigu

41 ans au 19-08-1952

Guérison reconnue le 21-09-2005

François Serge Angers (France)

Algie sciatique

56 ans au 12-04-2002

Guérison reconnue en 27-03-2011

Depuis 1858, plus de sept mille cas de guérisons ont été enregistrés à Lourdes. Seulement soixante-huit ont été reconnus comme miraculeux. Combien « d’oubliés » ? Combien de « non signalés » ? Et combien de grâces obtenues, autres que la guérison ? Certes, l’autosuggestion est importante, mais pas suffisamment pour expliquer le succès du pèlerinage.

Pour clore ce chapitre, revenons sur quelques cas de guérison non validées :
- Marianne Betbèze, de Bagnière, guérit à la grotte le 15 septembre 1860. Le jour même, la jeune fille reçoit une première vision. Tout comme à Bernadette, la Vierge lui demande une chapelle. Cette apparition est suivie de deux autres, la première le 05 octobre 1861 et le seconde en mai 1862. Est-ce à cause de ses visions que la guérison de Marianne ne fut pas validée ?
- En 1862, l’écrivain Henri Lasserre retrouve la vue après s’être lavé les yeux avec l’eau de la source. Deux ans plus tard, et à la demande du clergé, il retrace par écrit  les évènements de Lourdes. Mais son ouvrage ne répond pas aux attentes des ecclésiastiques. Lasserre crie au scandale.
- Duros Catherine, dont la spectaculaire guérison à la grotte, le 05 août 1863, fut suivie par de nombreux témoins. Son état de santé était tellement grave, qu’elle était arrivée à Lourdes sur un brancard. Trop théâtral sans doute…
- Plus récemment, Madame Bordas, guérie à Lourdes, fut poursuit par la Sécurité Sociale pour trafic d’antibiotiques. Elle soutint la thèse du « miracle » en correctionnelle.

Un article de Sylviane Putinier.