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Urbexeurs, urbexeuses, attention !

L'urbex, qu'est-ce que c'est ?  Et, par là, qui sont les urbexeur(euse)s ?

L'urbex, c'est l'exploration urbaine.  Entendez donc l'exploration de maisons abandonnées, mais il peut s'agir d'autres sites, éventuellement industriels par exemple.  Le but ?  Pour certains, et ce sera le rapport avec nos objectifs, il s'agira de "flipper" dans un lieu que l'on pourrait croire hanté, où se passent des choses bizarres, histoire de se faire un peu hérisser les poils, de se donner des sensations fortes.  Pour d'autres, il s'agit d'une occupation comme une autre qui consiste à découvrir des lieux inédits dont le caractère abandonné peut avoir quelque chose d'envoûtant ou présenter de réelles particularités, des sites grandioses par exemple.  Pour tous les urbexeurs qui se respectent, en tous cas, certaines règles s'imposent auxquelles il n'est pas question de déroger, ce qui garantit la "santé" de ce passe-temps.

Quelques remarques nous ont toutefois parues utiles à formuler !

Rien à voir avec les enquêtes du CERPI !

Qu'on se le dise, les explorations urbaines n'ont rien à voir avec les enquêtes du CERPI et ce dernier ne "couvre" en aucune manière les urbexeurs (ou ses homologues féminines).  Si certains membres du CERPI désirent s'adonner à ce type de passe-temps, ils ne sont aucunement mandatés par notre organisme.  On ne se trouve d'ailleurs pas dans le cas d'une enquête.  Cela dit, qui que vous soyez, prenez garde : soyez toujours très prudents et respectueux des endroits que vous visitez !

Cela figure théoriquement parmi vos règles : on ne vole rien, on ne touche rien, on ne dégrade rien, on ne fait pas de graffitis.  On n'entre jamais par effraction, il faut que l'endroit soit libre d'accès.  Cela n'empêche que, même abandonné, un site peut présenter des dangers et non des moindres !  L'un des risques principaux, surtout si les visites sont nocturnes, c'est la chute.  Certaines pourraient être mortelles ou occasionner de sérieuses blessures : soyez donc vigilants, évitez toujours d'explorer en solo et avertissez des proches au préalable.  Sinon, vous risquez d'attendre longtemps les secours... très longtemps et peut-être trop longtemps !

Vous avez dit "risques" ?

Outre le danger représenté par les chutes, que nous venons d'évoquer, il y a aussi la rencontre fortuite avec des vandales, des drogués, des squatteurs ou... le propriétaire qui vous reçoit à coup de chevrottines dans les fesses ; les blessures, même minimes apparemment, mais qui s'infectent.  Il y a aussi toujours le "justicier du coin" qui n'attend que la bonne occasion de provoquer de la baston, parce que - ne vous méprenez pas : vos visites risquent de paraître louches, même si vous êtes animés des meilleures intentions du monde.  En fait, tout peut arriver.  Je sais, c'est justement aussi ce qu'il y a de flippant !

Les urbexeurs ne sont pas des enquêteurs du CERPI !

Il faut savoir, à ce sujet, que - sauf en de rarissimes exceptions se devant d'être rigoureusement justifiées - le CERPI n'enquête PAS dans des lieux inoccupés.  En fait, le principe est simple : nous intervenons - dans un but essentiel d'étude (et de résolution éventuelle des problèmes si c'est possible) à la requête de personnes qui nous mandatent (nous donnent l'autorisation) ou tout du moins requièrent nos services, pour ce qu'ils considèrent comme des phénomènes inexpliqués survenant en leur domicile.  Nos visites se font en présence des intéressés et nous respectons scrupuleusement notre déontologie ainsi que les principes d'enquêtes.  Pas plus que tout citoyen, les enquêteurs du CERPI ne disposent d'aucun droit particulier et ils doivent se conformer à la loi, aux règles de priorités, aux injonctions des forces de l'ordre, etc.
Pour nous, enquêter sur un lieu désert n'aurait guère de sens car il ne serait - en principe - pas supposé causer de préjudice à quiconque, précisément puisque le lieu est abandonné.  Ce qui nous intéresse, ce sont les interations éventuelles entre les personnes et les manifestations de l'inexpliqué.  Il est évident qu'un urbexeur pourrait nous rétorquer qu'en explorant un lieu abandonné, il pourrait justement faire l'objet de l'une de ces manifestations, laquelle interagirait donc bien avec une personne.  Un cas particulier se soulèverait ici.  Mais, toujours en principe - l'enquête du CERPI ne commencerait alors qu'après la narration du témoin.  Dans ce cas, fidèle à ses habitudes, le CERPI tenterait d'obtenir une autorisation du propriétaire ou, à défaut, contacterait la police pour lui signaler sa présence de telle à telle heure.  Il y aurait une démarche structurée et non une intervention improvisée.

Cela dit, nous souhaitons de belles visites aux urbexeurs et urbexeuses, en leur recommandant toutefois vivement la prudence et en les invitant à respecter les lieux, même s'ils sont déjà abimés.  Ce n'est pas parce qu'un lieu est abandonné que l'on pourrait se permettre de le dégrader.