Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

MAISON HANTÉE EN FRANCE (6)

misc26Il est toujours très valorisant et encourageant, pour les membres du CERPI, de constater que leurs recherches ont abouti, que leurs talents de médiums ne sont pas émoussés et que ce qu'ils ont avancé correspond à la réalité..  C'est encore mieux quand, comme dans le cas d'Elisabeth, nos recherches aboutissent à de réels changements dans la vie quotidienne des personnes qui, initialement, se plaignaient des manifestations troublantes dont elles faisaient l'objet.  Voici, pour terminer, le dernier mail d'Elisabeth à ce sujet.  Il a la particularité de mettre en lumière la manière dont cette personne a fini par "apprivoiser" les phénomènes qui sévissaient chez elle et à s'en accommoder, contre toute attente, en partie grâce à notre intervention.  Nous faisons ensuite les commentaires qui s'imposent afin d'édifier le lecteur sur les derniers points sombres éventuels.
 
Cher M. Vanbockestal,
 
Votre récit est passionnant, digne d'un intérêt certain.
Tout d'abord, en tant que passionnée des chevaux et tout particulièrement des incroyables pur sang arabes, avec l'évocation du nom de "Maklouf", je n'ai pensé qu'à ce célèbre étalon arabe, très âgé, mais encore en vie. Troublant, malgré tout, ces noms et prénoms qui s'entremêlent...
Revenons à mon prénom; vous précisez qu'un descendant qui porte le même nom (*1) qu'un aïeul peut provoquer un "regain d'activité"; je porte le prénom de mon arrière arrière-grand-mère maternelle "Elisabeth S.", qui vivait en Belgique et aurait hérité d'un château (tout du moins une grande demeure, mais celle-ci étant tombée amoureuse du garde-chasse et partie avec ce dernier, l'héritage lui fût confisqué. Faut-il chercher peut-être de ce côté... (*2) de plus, ma mère ne vit que dans le passé... (...) (*3)
Ensuite, la maison elle-même étant de 1885 (mais les bâtiments sont de 1826, ) n'a pu connaître que les deux dernières guerres, et je n'ai pas d'informations sur les évènements du village à cette époque (*4); cependant, j'envisage de me rendre à la mairie et de tenter d'y glaner quelques renseignements.
En effet, qui dit relais de poste dit chevaux, comme je vous l'ai dit, il y a une place à l'écurie que les chevaux ne supportent que difficilement (place vide actuellement);
Vous parlez d'osmose avec les chevaux, curieusement, j'ai trois pur sang arabes, ces chevaux de légende, élevés à l'origine sous la tente avec les enfants des bédouins; l'acquis s'est transformé en inné, et cette race a une sensibilité extrêmement aiguisée, et une faculté époustouflante à se faire comprendre, ainsi qu'une intelligence qui dépasse de loin les autres chevaux (d'ailleurs leur ossature est légèrement différente des chevaux "communs"). Un exemple : si une personne que j'apprécie vient aux écuries, mes "deux chevaux de cœur", vont chercher à être "copains" -se frotter sur l'épaule, petits bisous dans les cheveux, etc...) en revanche, si il s'agit d'une personne que "je ne sens pas bien", leur première attitude est d'essayer de mordre en prenant l'air féroce de certaines gravures. J'ai choisi cette race car en 1989, j'ai été comme envoûtée par ce cheval arabe "Vaillant", que j'ai acheté tout de suite. Incroyable ce qui suit, "Vaillant" ne voulait plus me quitter, m'appelait, son propriétaire, un chirurgien Belge en randonnée en France, ne pensait pas le vendre, mais devant le lien qui s'était créé en quelques heures, il reprit la route pour la Belgique sans le cheval.
Symbolique également, lorsque j'ai monté la première fois ce cheval, nous sommes allés à "La Chapelle du Banquet", site qui fût restauré voici 20 ans... un lieu chargé d'histoire, où certains parlent des Templiers. Un endroit qui attire, un endroit d'où il est difficile de repartir. Cette chapelle a été édifiée (je ne sais plus l'époque) par La Comtesse de Sansalle. On voit très bien cette chapelle située en haut d'une colline depuis chez moi. Un haut personnage vivait dans cette région, il s'agit du Maréchal de Vauban, son château de Bazoches offert par Louis XIV à la suite de la prise de Maastricht (en 1675, si ma mémoire est bonne), se situe à 25 km (par la route, c'est à dire bien moins à vol d'oiseau), j'ai d'ailleurs été guide dans ce château..... Les guerres, les conflits, les chevaux : Napoléon montait des chevaux arabes dont le célèbre Vizir, naturalisé, qui se trouve au musée de l'Armée... Nous ne sommes pas très loin non plus de la Puisaye, avec le château de Saint-Fargeau, témoin de tant d'évènements...(*5)
final-imageVous me demandez ce que je veux, c'est très difficile; quelque part, moi qui suis cartésienne, me retrouver face à ce genre de choses me passionne, car je n'en rajoute pas, je n'invente rien, je constate et je "vis" tout cela. Comprendre, simplement comprendre et chercher pourquoi, qui, quand? Dans la mesure où mon esprit cartésien accepte l'idée de la présence d'entités, je me dis qu'elles ont peut-être quelque chose à me transmettre, à me dire. Je ne suis pas opposée à cela, je ne veux pas les jeter dehors, en tous cas pas sans savoir ce qu'elles veulent. Et je vais même vous surprendre, lorsqu'il ne se passe plus rien, elles me manquent ! (*6)
 
Note préliminaire:
 
Lorsque nous avons découvert le nom de "Maklouf" dans cette affaire, nous n'avons pu nous empêcher de repenser à l'hypothèse d'une influence démoniaque.  En effet, un petit exercice très classique dans ce type de recherche consiste à mettre les mots à l'envers car il s'agit d'une facétie habituelle chez eux (voir l'Exorciste).  Or, à première vue, si on met Maklouf à l'envers, on obtient quelque chose qui ressemble à s'y méprendre à "Fous l' camp"! Cependant ce "Vas-t-en" argotique ne tenait pas la route. En fait, Maklouf à l'envers donne: "Fuolkam" et non "Foulkam", les autres possibilités ne correspondent à rien non plus: "Louf Mak", par exemple.
Il faut toutefois aussi bien se garder de prendre ce point pour automatiquement révélateur. Nous avons en effet été confrontés au cas d'une jeune personne se prénommant Éva. A l'envers, cela donnait Avé et ce mot est bien connu des latinistes. Le rapport avec le latin étant lui-même bien connu des démonologues, le trait d'union était facile à tirer. Pourtant, ce sont les investigations médiumniques et l'anamnèse qui ont pu exclure toute influence démoniaque.
 
Nos remarques et commentaires:
 
a07*1) Il s'agit bien entendu du prénom.  Exemple: Charles Lebrun père et Charles Lebrun junior.
*2) Nous ne croyons pas que ce soit le cas, sauf si la personne avait une parenté avec Elisabeth II, un rapport quelconque avec Maklouf en particulier ou les chevaux en général. Mais évidemment, plus on remonte un arbre généalogique et plus les rapports éventuels deviennent difficiles à établir.
*3) Nous avons occulté ici un passage que nous avons jugé trop personnel et donc confidentiel.
*4) Ce genre d'exercice n'est effectivement pas toujours facile, loin de là.  Il faut cependant noter ici que, au point de vue médiumnique, l'éloignement temporel ne représente pas vraiment un obstacle. Nous parlons toujours d'énergies et celles-ci varient peu avec le temps, elles ne sont volatiles que dans certains cas assez précis. Ainsi, il serait théoriquement possible à un médium de détecter la présence de Vercingétorix (mais ce serait beaucoup plus compliqué pour son numéro de carte d'identité!)
*5) Toutes ces itérations constituent autant de possibilités éventuelles qu'il serait compliqué de vérifier, cela nous semble cependant de nature à pouvoir conforter le principe du paradoxe temporel.
*6) Généralement, lorsque des personnes sont confrontées à des phénomènes apparemment inexplicables, elles n'ont de cesse de vouloir s'en débarrasser. Cela peut facilement se comprendre par leur caractère inquiétant, les manifestations déplaisantes, la sensation d'insécurité devant l'inconnu. Ajoutons, et ce phénomène est bien connu, que lorsque quelque chose ne s'explique pas il a assez naturellement tendance à raviver l'inquiétude. Prenons l'exemple tout simple du malade souffrant et grabataire. Tant que le médecin ne sera pas passé, il aura souvent le réflexe d'imaginer le pire, se voyant peut-être même déjà condamné. Survient alors l'homme de science et, avec le complexe de la blouse blanche, les douleurs s'estompent déjà, presque comme par enchantement.  Une fois que le diagnostic sera posé, la maladie perdra presque à coup sûr de son caractère redoutable.  Cela ne sera plus qu'une question de temps et de médication appropriée. Nous parlons ici bien sûr des maladies certes pénibles mais courantes et parfaitement curables et non des cas réellement graves.
C'est probablement un peu le cas d'Elisabeth qui, à défaut de disposer d'une réelle solution, détient désormais les explications qu'elle attendait. Elle sait désormais de quoi il s'agit, il n'y a pas d'antagonisme, ni conflit ni risque, elle est rassurée et édifiée. Les choses perdent dès lors de leur fantastique et deviennent plus acceptables, même si elles demeurent étranges.
Le cas d'Elisabeth entre parfaitement dans le contexte de la "mémoire des murs", même si en l'occurrence les murs ne sont pas seuls en cause.  Cela démontre à quel point il peut être important de mieux connaître son passé, celui de son habitation, voire de sa région. Le passé n'est pas mort, du moins pas dans le sens où nous l'entendons habituellement. Il en subsiste toujours des traces, parfois très subtiles ou au contraire plus concrètes qui remontent jusqu'à nous par une foule de procédés relativement imprévisibles et se traduisent au travers de manifestations diverses.
L'étude des causes de ces phénomènes amène souvent l'(es) individu(s) à se replacer en harmonie avec leur entourage et cela suffit bien souvent à retrouver la paix. 

ÉPILOGUE

Nous avons eu récemment des nouvelles de Mme Elisabeth M. Celle-ci semble enchantée de notre intervention et avoue que la sérénité est désormais revenue. Il n'y a plus eu le moindre phénomène.
 
Il ne s'est rien passé depuis un bon moment, tout est redevenu normal, à se demander si ce n'était pas un mauvais rêve ..(03/04/06)
(...)
je puis vous dire qu'il ne s'est absolument rien passé depuis nos derniers échanges. (11/08/06)
 
Voilà ce que dira Mme M. pour terminer et nous considérons notre mission comme accomplie.

2011

Madame M. vient de nous recontacter.  Son adresse email n'était plus valide et elle ne recevait plus notre "formule rapide".  De plus, suite au transfert de notre site, elle ne retrouvait plus notre article sur son affaire.  Elle n'habite plus cette maison mais y revient souvent pour raisons familiales.  Apparemment, bien que cette maison l'intrigue toujours (ce qui peut se comprendre) le calme y règne toujours (sinon, elle nous le signalera, présumons-nous)  Petite anecdote au passage, le contexte superficiel de cette affaire a été évoqué (sans entrer dans les détails, lors de l'enregistrement de l'émission avec M. Vanbockestal, Pascal Riolo, Espéralda Bernard et Marine Berger (oui, je sais, accessoirement, il y aussi Pierre Bail et - oui, surtout - Barbara Gandolfi.  Bon!  Ca suffit, maintenant!  On se calme!)