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RSP étude de l'affaire

ÉTUDE DE L'AFFAIRE RHODE-SAINT-PIERRE
(extrait de la revue "Énigmes" de mai 1980)

chateau1Bien avant l'inauguration du G.E.S.O. du 26/02/1980, j'avais lu dans un Spirou (ça fait très sérieux, n'est-ce pas?), les "histoires vraies de l'Oncle Paul" qui parlaient d'un carrosse mystérieux. Après lecture du récit, on se rendait compte qu'il ne s'agissait que de l'un des éléments fantomatiques qui faisaient partie des apparitions qui avaient lieu au château de Rhode Saint-Pierre. Déjà intrigué par les phénomènes surnaturels et paranormaux, j'avais parlé à Daniel Cleven (devenu par la suite Président du GESO) de mon envie d'aller l'explorer, de nuit de préférence, dans l'espoir d'y rencontrer l'un ou l'autre fantôme.
Malheureusement, les aléas de la vie sont parfois tels qu'il est impossible de mettre ses projets à exécution. C'est ainsi que Rhode Saint-Pierre resta pendant plus d'un an sur notre liste d'attente déjà bien chargée.

Avec l'ouverture du G.E.S.O. les choses allaient changer: cela devenait une nécessité que de le visiter!
Nous nous sommes donc documentés tant bien que mal sur le sujet et l'étude semblait piétiner jusqu'à l'affiliation de notre ami Théo Christiaens à qui nous devons d'avoir mené cette étude à bien.

Image du mini musée: couverture de la revue "Énigmes", dessin de Ralph Goessens, que nous remercions chaleureusement.


On ne visite pas les fantômes sans une bonne documentation préalable, certaines précautions et un tour d'horizon préalable.

 

chateau2PREMIÈRE APPROCHE
(extrait de la revue "Énigmes" de mai 1980)

 
Un samedi, peu avant la tombée de la nuit, nous avons pris la route de Louvain et sommes arrivés sans trop devoir chercher devant ce vestige du XIIIème siècle. Nous en avons fait le tour et tenté, mais en vain, d'y pénétrer. Nous en avons exploré les environs mais à part une petite chapelle à l'aspect sinistre et présentant une croix à la morphologie bizarre, rien ne suscitait chez nous de l'épouvante. Nous nous sommes renseignés auprès des habitants mais cela ne nous permit pas d'apprendre grand chose si ce n'est que le château n'est plus habité. Toutefois, cette dernière affirmation nous étonnait un peu car en faisant le tour du château nous avions aperçu quelqu'un à l'une des fenêtres du donjon.
La mère de Théo, qui accompagnait, pouvait confirmer cette "apparition" qui, si elle n'avait rien de mystérieux en elle-même, contredisait toutefois les dires des habitants...
L'affaire s'assombrissait donc d'autant plus!

Image du mini musée du GESO: l'une des illustrations représentant le château hanté de Horst, fournie par le propriétaire lui-même.

 

 

NOUVEAUX ÉLÉMENTS
(extrait de la revue "Énigmes" de mai 1980)

 
chateau3Une légende surprenante concernait ce château, une chapelle sinistre et intrigante l'accompagnait, la croix que nous avions trouvée méritait quelques investigations. Il existe quantité de croix aux significations multiples, celle-ci nous mettait-elle sur la piste de quelque secte satanique? De haut lieu de manifestations très particulières?
Tout cela était très digne du G.E.S.O. et nous devions donc poursuivre nos recherches.
Le lendemain, Théo revenait sur les lieux et faisait progresser l'enquête d'un bond: non seulement sa mère avait encore aperçu quelqu'un aux fenêtres du château (on avait donc bien vu!); mais en plus, il nous rapportait un fascicule datant de 1933 (!) à propos du château et des données intéressantes quant à son propriétaire, ce qui allait nous permettre de remonter la filière.
En effet, quelques jours plus tard, Théo arrivait à prendre contact avec Monsieur le Comte Beaudouin Cornet Delsius à Havelange (en fait, indirectement, une connaissance d'un collègue de travail de l'époque) et obtenait même l'autorisation de le visiter le 16 mai.
Mais cela ne devait pas nous empêcher d'observer sur place ce qui allait se passer là, la nuit du 30 avril au 1er mai, la nuit de Walpurgis, nuit des fantômes par excellence. La date étant proche, nous n'avions plus qu'à nous préparer à rencontrer le... les...

Image du mini musée du GESO: illustration du château de Horst, fournie par le propriétaire lui-même: il s'agit ici de la cour intérieure.

 

L'affaire du château de Rhode-Saint-Pierre (Belgique)

Quelques données préliminaires sur le château de Rhode Saint-Pierre aussi appelé "château de Horst"


NOUVEAUX ÉLÉMENTS
extrait de la revue "Enigmes" de mai 1980)

blasonsLe château de Horst, à Rhode Saint-Pierre, se trouve sur la route de Diest, à 11km au N.E. de Louvain et à 37km à l'E.N.E. de Bruxelles. C'est sans conteste l'un des plus beaux châteaux que nous ait légué le moyen âge. Isolé au milieu de champs et de bois, entièrement entouré d'eau sauf les dépendances, il présente la forme d'un dodécagone (12 côtés) irrégulier. La partie la plus ancienne et la plus curieuse à tout point de vue est le donjon car il présente une tour en forme de poivrière qui atteste du caractère militaire du XIIIème siècle et est l'un des centres d'intérêt des phénomènes qui s'y déroulent. Nous possédons tous les renseignements concernant l'architecture, l'histoire et les noms des différents propriétaires qui s'y succédèrent, mais la narration deviendrait interminable et la revue complète y suffirait à peine. Ce qui nous intéresse au plus haut point est bien sûr la légende de ce château.


A l'heure actuelle, nous n'avons pas encore retrouvé ladite documentation, ce n'est toutefois qu'une question de temps. Nous sommes confrontés à une montagne d'informations de toutes natures, qu'il nous faut dépouiller, analyser et classer. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant et de modifier nos pages le cas échéant.

 

La fameuse légende du "château de Horst"

 
LA LÉGENDE DU CHÂTEAU (extrait de la revue "Enigmes" de mai 1980)

 
HorstLe dernier sire de Rhode aurait passé sa jeunesse dans les aventures des voyages lointains et serait, enfin, rentré dans le pays accompagné d'une jeune et jolie femme, épousée à l'étranger. Déjà âgé, son caractère sombre et chagrin l'avait rendu très sévère à l'égard de ses vassaux et fort jaloux de sa compagne; il prit ombrage de ses conversations avec le chapelain.
Il advint qu'un jeune homme à la veille de se marier, fut condamné à être pendu pour délit de chasse. Sa fiancée, toute éplorée, demanda à la châtelaine son intervention auprès du seigneur, en faveur de son futur époux et celui-ci fut en effet gracié.
Or, peu de temps après, le sire de Rhode, sa femme et le chapelain, se rendant en carrosse au château d'Hervelé, rencontrèrent une noce.
L'épousée jeta son bouquet sur les genoux de la noble qui, émue, remercia le jeune couple de la main. Le vieux gentilhomme regarda sa fiancée avec surprise, ne comprenant rien à son trouble. Il ne savait pas et elle ne voulait pas lui dire qu'elle venait de voir, si heureux, était le manant qui avait été condamné à mort. Elle eût redouté que, par un geste de rancune, il ne se fût fait un plaisir de troubler la noce. Dans la crainte que le chapelain ne parlât, elle lui fit signe de se taire.
Par malheur, son mari aperçut ce geste; tous ses soupçons lui surgirent à l'instant, à l'esprit et lui semblèrent confirmés. Fou de colère, il poignarda le malheureux prêtre qui tomba, frappé à mort dans le carrosse. A la vue de cette scène sanglante, la châtelaine s'évanouit. Quand elle rouvrit les yeux, elle était folle. Elle mourut peu de temps après. L'époux ne tarda pas à reconnaître sa fatale erreur et, poursuivi par d'horribles visions, passa le reste de sa vie dans la solitude et les remords. Il trépassa sans postérité.
Depuis ce temps, dit-on, le château est le lieu de rendez-vous des spectres et esprits infernaux et à l'heure de minuit, un grand carrosse, attelé de six chevaux, sort du bois où se trouvent les ruines du pressoir, descend au grand galop l'avenue des tilleuls et entre, on ne sait comment, dans le donjon.
Des lueurs sinistres brillent aux meurtrières de la tour, puis, au bout de quelques temps, le carrosse traverse de nouveau le pont-levis et retourne avec la même rapidité dans les ruines du pressoir.

Images du mini musée du GESO: le château de Horst dans sa configuration actuelle, n'ayant rien perdu de sa superbe, ni de son mystère d'ailleurs!

A l'époque, le GESO s'organisait sur un coup de tête, avec tous les aléas que cela comporte.


LE GESO S'ORGANISE EN VUE D'UNE VISITE NOCTURNE AU PAYS DES FANTÔMES
(extrait de la revue "Enigmes" de mai 1980)

 
chateau4Cette légende, nous allions donc la mettre à l'épreuve la nuit même de Walpurgis. Neuf personnes avaient décidé de faire partie de l'expédition: Daniel Cleven, Théo Christiaens, Basia Kotwiez-Herniczek, Ralph Goessens, Daniel Daumerie, Paul Derobertmasure, Marc et Hughes Gilliard ainsi que moi-même.
En attendant la date fatidique, nous avions préparé notre affaire: nous allions disposer de deux voitures et d'une moto comme moyens de transport, d'appareils sophistiqués, infrarouges, caméras, etc.
Théo, de son côté, avait téléphoné à Mr Cornet qui lui affirma que les ruines du pressoir n'existaient plus et que le château ne présentait aucun phénomène remarquable, que tout était explicable par les légendes et les feux follets, eux-mêmes explicables par la présence de marais à proximité.
Mais comme l'heure de minuit était le point-clé de l'affaire, il se déclencha une petite polémique: sur quelle heure fallait-il se baser? Notre heure actuelle de minuit? L'heure de minuit en comptant un décalage GMT? Quelle influence sur l'heure de minuit en fonction de l'heure d'été? Le minuit astronomique?
Bien sûr, cela pouvait paraître ridicule car les fantômes, si fantômes il y avait, devaient bien se moquer de nos conventions horaires, mais il aurait été pénible de quitter le château sans avoir épuisé toutes les possibilités d'en rencontrer. Pour cela, il fallait être sur les lieux dans une fourchette horaire raisonnable, qui mettait tout le monde d'accord.
Conséquence directe ou empêchements divers, le bel enthousiasme des neuf était refroidi. Notre amie Basia préféra aller se geler en montagne plutôt qu'en présence de fantômes (ce en quoi nous ne pouvons qu'apprécier le choix); Ralph était terrassé par une grippe qu'une nuit dehors n'aurait pas arrangée; Daniel Daumerie téléphonait pour annoncer son absence; et le jour venu, nous constations l'absence des autres membres (le justificatif est effacé par la présence d'une photo qui chevauche le texte original et par le poids des années passées en grenier)

Image du mini musée du GESO: photo prise par Théophiel Christiaens, membre du GESO, que nous remercions vivement.
Tout étant d'époque, nous vous prions d'excuser la qualité de l'image, ne l'oubliez pas, nous étions en 1980! Le numérique n'existait pas encore!

suite de la visite