Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

L'ALCHIMIE

Article en corrélation avec "Nicolas Flamel" (Personnalités de l'étrange)

Le terme Alchimie vient donc du mot Al Kïmyâ, dérivé de «Khem», El Kimya, (la chimie) qui vient du substantif égyptien Khémi qui signifie terre noire, limon du Nil

GRAND ŒUVRE (GRAND MAGISTÈRE OU GRAND ÉLIXIR) ET LE PETIT ŒUVRE (PETIT MAGISTÈRE)

On connaît le terme Alchimie mais il y a un autre nom donné par ses adeptes. Il s’agit du Grand-Œuvre (Grand Magistère ou Grand Élixir) qui consiste en la transmutation en or de matériaux, et le petit œuvre (petit magistère) qui consiste à la transmutation de matériaux en argent. De nombreux hommes comme Cornelius Aggripa, Paracelse, Nicolas Flamel entre autres s’essayèrent à transformer des métaux en or. Il est extrêmement peu probable que les alchimistes soient parvenus à mettre au point un système quelconque permettant d'arriver à ces résultats, par contre la science moderne leur doit quelques trouvailles, principes et éléments qui ne sont pas négligeables et que nous verrons plus loin.

On peut dire aussi que nous retrouvons des alchimistes d’origine arabe qui en plus de la pratique de cet art étaient philosophes, médecins. On y retrouve notamment l’alchimiste Avicenne (980-1030)

HISTOIRE DE L’ALCHIMIE

On suppose que l’inventeur de l’alchimie serait Hermès Trimegiste, auteur de la Table d’Émeraude, texte fondateur de l’Alchimie. On raconte alors que le texte contient un gigantesque savoir, plus vieux encore que le monde. Un peu partout, à différentes époques, sur différents documents, on trouve des traces de cet Art que l’on considère occulte tant il reste mystérieux. Inde, Chine, Egypte, Occident. En Chine par exemple, on constate que l’Alchimie était déjà pratiquée vers 4500 avant J.C . De nombreux écrits prouvent que l’Alchimie tenait une place importante. Par exemple, le papyrus « physica Kai Mystika » nous enseigne cet art, le Papyrus de Leyde contenant plus de cent manières d’obtenir de l’or, et le Papyrus d’Upsala avec plus de 130 recettes.

Un grand Traité d’Alchimie écrit par Zozime de Panopolis au IVeme s avant JC décrivait aussi les recettes pour obtenir de l’Or et dans une Bibliothèque d’Assurbanipal au VIIeme siècle avant JC on trouve alors le livre s’intitulant « La Porte du Four » véritable mode d’emploi pour installer son four métallurgique ainsi que de nombreuses descriptions techniques comme par exemple la fabrication de verres colorés obtenus par l’apport de métaux.

QUELQUES COMPOSANTS ALCHIMIQUES

LES ASTRES

Normalement, tous les travaux étaient réalisés suivant la constellation, les cycles saisonniers et l’équinoxe du printemps.

LE FEU

Le feu tient une place prépondérante dans cet art car le feu transforme. Il y a matière au départ puis ensuite cendre, évaporation dans l’air. Tout travaux d’Alchimie s’effectuent avec le feu, un des éléments primordiaux. On nomme ainsi le four en fonte des Alchimistes (qui dit four dit feu) Anthanor (avec ou sans H) ou Athanor, c’est avec celui-ci que tout se transforme, la matière brute se transforme en matière noble, en particulier l’Or. Le charbon n’est jamais utilisé, seul le bois ou l’huile sont permis.

LA PIERRE PHILOSOPHALE

L’utilisation de la pierre philosophale est souvent évoquée. Elle était supposée permettre la transmutation des métaux vils en métaux nobles, entendez par exemple le plomb. Certains supposent, en jugeant de la fortune apparente dont disposait Nicolas Flamel et des largesses auxquelles il consentait et en sachant qu'il avait fait l'acquisition d'un livre mystérieux et consacré une vingtaine d'années à la recherche alchimique, que celui-ci avait découvert et utilisé la fameuse pierre philosophale. (Voir notre article à ce sujet)

Cependant la pierre philosophale étant essentielle car sans elle pas de transmutation, on peut prétendre alors que Nicolas Flamel la possédait.

DE QUOI ÉTAIT-ELLE FAITE ?

Et bien surtout n’allez pas penser qu’il s’agissait d’une vulgaire pierre que l’on trouve dans les chemins, autrement vous imaginez, tous les chemins seraient dépourvus de pierre et je ne vous dis pas la pagaille ! Non non, la pierre philosophale était fabriquée en laboratoire, le laboratoire de l’Alchimiste bien sûr ! Avec elle, l’Alchimiste en retirait plusieurs matières : On appelait ainsi le lion vert qui était un liquide épais qui permettait d’extraire l’or des autres matières Le lion rouge qui était une poudre de couleur rouge qui transmutait les métaux en or La poudre blanche qui transmutait les métaux blancs en argent fin Et enfin l’élixir, appelé l’élixir au blanc ou la fille blanche des philosophes, joli n’est-ce pas? Cet élixir permettait ainsi de prolonger la vie. La pierre philosophale était ainsi obtenue dans l’œuf philosophique (voir plus loin) ou dans un creuset.

LES AUTRES MATIERES

L’Alchimie dont le but est de purifier la matière emploie en matière première différents éléments de la nature sous différentes formes, minérales, organiques en général. On y trouve ainsi parfois la rosée de mai. Dans les ingrédients nous trouvons aussi du Mercure nous verrons que Nicolas Flamel en a fait usage dans ses travaux, l’usage du cinabre composé de mercure et de soufre, un minéral sulfureux appelé la stibine. Mais dans quoi ces ingrédients étaient-ils réunis ? Et bien comme cité plus haut, le fourneau, mais aussi un creuset en forme de croix ainsi qu’un Pelican, mais non pas l’oiseau ! On nommait Pelican l’appareil qui servait à distiller. Vous allez me dire c’est pas bientôt fini tous ces ingrédients ? Hé bien non !

L’ŒUF PHILOSOPHIQUE

LES DIFFÉRENTES VOIES

Il nous manque encore ce que l’on nomme l’œuf philosophique de l’Athanor (du fourneau) qui recevait la matière première. L’étape de transmutation s’appelle alors la voie humide faites en deux étapes : Petit œuvre ou petit élixir qui transmute des métaux en argent Le grand œuvre qui transmute les métaux en or. On comptait ainsi une quarantaine de jours pour cette préparation Ensuite nous avons la voie sèche qui consiste non pas à mettre la préparation dans l’œuf philosophique mais dans le creuset même, durée une huitaine de jours.

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