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Le poltergeist de Rosenheim - Hans Bender

Il ne serait pas sérieux de parler "poltergeist" sans parler de l'affaire de Rosenheim. Il s'agit en effet sans conteste et par excellence de l'un des cas les plus spectaculaires et des plus étonnants qui aient été répertoriés ET qui n'a toujours pas été expliqué par les moyens traditionnels, entendez par là ceux que la science classique met à notre disposition.

La zététique pourra ici se contenter de nier le phénomène ou de trouver des explications à la noix du style: étant donné que cela se déroulait dans une maison, on peut supposer que celle-ci contenait une chambre et que donc toutes les personnes qui s'y trouvaient dormaient et donc rêvaient. Il n'y a donc rien de vrai dans cette histoire... Hé bien, cette même zététique risque ici très fort de se faire chahuter! Et de se faire chahuter très fort!)

 

L'affaire du "poltergeist" de Rosenheim date de 1967.  C'est donc une histoire déjà ancienne et elle a aussi déjà très souvent été présentée.  Nous nous permettrons néanmoins de relater une fois encore ce cas d'école, mais nous tenterons - par la même occasion - de réaliser des parallèles avec l'affaire d'Arc-Wattripont que le CERPI a étudié tout particulièrement.

Le cas explosif de Rosenheim

hans-benderNous ne rêvons pas, dans les narrations de Hans Bender, il est bien question d'explosions qui se font entendre dans la maison de Rosenheim, en Haute-Bavière.  Cela peut notamment se lire dans le livre: "L'Univers de la parapsychologie", à la page 126: ..."De nombreux témoins entendaient chaque fois des bruits d'explosion;..." Pourtant, il n'y a pas de dégâts tels que ceux que l'on retrouve après une explosion réelle.  Nous n'avons pas rêvé non plus, il est bien question de bruits d'explosion (ou de déflagrations) dans l'affaire d'Arc-Wattripont (Belgique), comme nous l'ont dit les propriétaires eux-mêmes et comme certains gendarmes ou policiers ont pu nous le confirmer.

En quoi cela nous est-il utile?  D'une part cela démontre que cela n'a pas été inventé à des fins de sensationnalisme dans le livre: "Les Phénomènes inexpliqués en Belgique" (les grands dossiers du CERPI), cela correspond non seulement aux témoignages recueillis mais aussi à l'un des grands standards des cas de poltergeist, lequel n'est pas à proprement parler "l'explosion" mais bien le bruit puisque le terme "poltergeist" signifie "esprit frappeur" ou plus exactement "esprit bruyant".  On ne peut cependant pas généraliser et en faire une manifestation incontournable: certains cas se passent d'explosions (uniquement sonores) et les bruits ne sont pas forcément permanents.

Mais reprenons depuis le début, pour plus de clarté:

L'avocat du diable...

Or donc, les faits datent du mois de novembre 1967 et les choses se passent dans le cabinet d'un avocat de Rosenheim, Me Adam.  En principe, les avocats et autres membres du barreau sont peu enclins à raconter des histoires à dormir debout, des mensonges éhontés, surtout quand les faits relatés sont supposés se passer chez eux... Nous relevons simplement que le nom Adam est clairement en rapport avec la Bible.  Mais nous nous garderons bien, jusqu'ici, d'en tirer la moindre conclusion.

"Des tubes au néon, fixés au plafond, à 2m50 du sol, s'éteignaient tout seuls".  Soit, c'est étrange, surtout au pluriel, mais cela ne donnera pas des idées à Spielberg.

"Des électriciens constatèrent que les tubes s'étaient libérés de leurs fixations et avaient pivoté de 90°".  Voilà qui est moins courant, si l'on ose dire - en matière d'électricité.  Dans cette affaire, il sera d'ailleurs beaucoup question d'électricité car une personne impliquée dans l'affaire sera même surnommée "la sorcière électrique".  Rappelons à toutes fins utiles que la maison d'Arc-Wattripont était survol(t)ée de câbles à haute tension, point sur lequel nous ne ferons pas plus de commentaires pour l'instant).

AMSrosenheim1"Des fusibles automatiques se déclenchaient d'eux-mêmes sans aucune raison visible." Il s'agit de relativiser ici l'information car c'est bien ce que font généralement les fusibles automatiques: ils se déclenchent, notamment lorsque survient un court-circuit.  Il est fréquent que la raison n'apparaissent pas directement.  Cela dit, cela témoigne incontestablement d'un problème électrique puisque les fusibles ne se déclenchent pas non plus sans raison.

"Le révélateur se trouvant dans un appareil à photocopier était répandu".  No comment.

"Des dérangements dans le réseau téléphonique bloquaient le fonctionnement des bureaux".  Voilà qui donne une dimension nouvelle à l'affaire.  Il s'agit d'une réelle perturbation qui concerne donc plusieurs personnes, qui sont témoins des phénomènes, chez un avocat pour qui ils travaillent.  Bien que cela demeure techniquement possible, il était très difficile à une personne seule, en 1967, de bloquer un réseau téléphonique (il conviendrait ici de s'entendre sur ce que l'on entend par là et notamment si le réseau du cabinet était atteint ou si le problème était plus général encore).  On croit comprendre à la phrase suivante:

"Les quatre appareils sonnaient souvent tous à la fois, des conversations étaient interrompues, les factures atteignaient des montants anormaux". Entre parenthèses, signalons que les propriétaires d'Arc-Wattripont nous signalaient, eux aussi, des problèmes fréquents au niveau de leur téléphonie, tant fixe que mobile (mais il n'était pas question de GSM en 1967!)  Cependant, cela se déroulait soi-disant dans l'autre sens, c'est-à-dire qu'ils ne pouvaient téléphoner à personne durant la nuit, "ce qui les obligeait d'appeler la police toutes les nuits aussi, surtout en y adjoignant les autres phénomènes qu'ils subissaient, à savoir des bruits de moteur dans les pylônes électriques (?), des passages fréquents de véhicules équipés de matériel très sophistiqué, lesquels stationnaient parfois aussi longuement devant leur domicile, des lueurs fantômatiques, etc.  Mais, précision importante: ces phénomènes ne dataient pas de l'époque dite du "poltergeist" d'Arc-Wattripont mais bien de celle où nous avons commencé nos propres investigations (2011)  Nous avons résolu ce point très bizarre dans lequel des gens privés de téléphone téléphonent à la police pour lui signaler le problème... Nous expliquerons cela ailleurs dans le présent site.) Revenons-en à Rosenheim. Où, là, les problèmes étaient clairement définis et bel et bien concrets.

"On supposa que des variations anormales de tension dans le réseau électrique en étaient la cause".  Ceci apparaît comme une référence circulaire puisque, somme toute, on tente d'expliquer un phénomène en argumentant sur un point lui-même anormal.  Par ailleurs, en 1967, les lignes téléphoniques étaient indépendantes de l'électricité, c'est-à-dire qu'il était parfaitement possible de téléphoner ou de recevoir des appels même s'il y avait une coupure de courant.  De nos jours, les choses sont un peu différentes en raison des interactions électriques avec d'autres fonctionnalités qui n'existaient pas alors.

"Les services de contrôle de la société de distribution municipale entreprirent , en novembre 1967, une vérification approfondie, sous la direction de Paul Brunner, qui entre-temps a accédé au poste de sous-directeur d la société".

"Des enregistreurs d'intensité et de tension du courant furent branchés dans les bureaux, et le personnel fut prié de noter tous les événements anormaux et d'en informer immédiatement les services de contrôle.  Les contrôleurs des services municipaux se mirent eux-mêmes à observer les choses et furent, comme beaucoup d'autres, témoins d'étranges phénomènes.  La présomption des variations des caractéristiques du courant électrique sembla se confirmer, car les bandes enregistreuses montraient des variations atteignant les limites du champ de mesure possible, même lorsque les bureaux eurent été, par la suite, reliés au transformateur public par un câble spécial, et même lorsque le bureau fut, finalement, approvisionné avec une génératrice mobile de secours".

N'est-ce pas que les choses deviennent intéressantes et nous oserions dire que l'ambiance devient franchement électrique!

AMSrosenheim2"Lorsqu'enfin, à partir du 1er décembre 1967, l'Institut de Freiburg, avec l'accord de Me Adam, put intervenir et participer aux recherches, les pafonniers avaient commencé à osciller, les mouvements gagnant peu à peu en ampleur, jusqu'à leur faire toucher le plafond."  Il est à noter ici que Hans Bender participa lui-même aux recherches concernant Rosenheim, qu'il était donc présent sur les lieux et que son témoignage éclairé nous est précieux.  On note donc d'une part une période de temps pendant laquelle les phénomènes se produisent qui est largement supérieure à celle d'Arc-Wattripont et d'autre part une aggravation des phénomènes, ce qui constitue une information particulièrement intéressante comme on pourra le lire dans la suite de nos développements.  Ici, les phénomènes ne peuvent plus guère s'expliquer par des variations de tension électrique, sinon il faudra que l'on nous ne explique le mécanisme.  S'il s'agissait d'une supercherie, il faudrait également que l'on nous signale comment celle-ci s'opérait.  Comme on le lira à la suite de ce document, si on veut prétendre que les témoins avaient la berlue, avaient été hypnotisés, ou reconstituaient mentalement les événements qu'on leur suggérait, nous dirons qu'il serait grand temps de cesser de fumer la moquette ou de consommer des psychotropes!

"Ce qui jusqu'ici avait dérouté les techniciens devint pour nous la clé du mystère: c'est seulement pendant les heures de travail que les bandes enregistreuses révélaient des écarts et que se produisaient les phénomènes anormaux.  Souvent la bande enregistrait un maximum au moment même où Annemarie Schaberl, jeune employée de bureau âgée de 19 ans, entrait dans les bureaux.  D'autres indices encore montraient que les phénomènes se produisaient lorsque Annemarie était présente".

C'est ici que les sceptiques les plus bornés s'empresseraient de conclure: "vous voyez bien!  Cette personne ne peut donc être que la responsable de la supercherie!"  Cela n'expliquerait pourtant en rien comment elle procéderait alors.  En fait, d'une certaine manière, cela la disculperait même car il faudrait expliquer comment cette personne s'y prenait pour faire le branle-bas de combat dans les téléphones alors que, visiblement, elle ne faisait qu'entrer dans les locaux, qu'elle n'avait pas eu le temps de décrocher un cornet ou de toucher un appareil.  Disons qu'il ne pouvait pas y avoir d'action directe et, sauf dans le cas d'une complicité parfaitement synchronisée dont on ne voit pas du tout l'intérêt, l'action ne pouvait donc être qu'indirecte.  Par exemple, on pouvait la soupçonner de disposer, sur elle, d'un matériel quelconque qui aurait été susceptible de provoquer de tels remous.  Nous n'irons pas jusqu'à mettre en doute la sagacité des hommes de l'Institut de Freiburg en laissant seulement supposer qu'ils aient omis de fouiller la personne.  De toute façon, la suite de l'affaire répondra d'elle-même à cette question.

Ce qui est intéressant de constater c'est que l'on dispose désormais apparemment d'un épicentre, c'est-à-dire d'une personne qui soit directement en liaison avec le déroulement des phénomènes.  Nous dirions qu'il serait plus approprié de prétendre qu'Annemarie en est - sinon le détonateur - du moins le résonateur.  autre point important des constations et nous enrevenons ici à notre comparaison avec l'affaire d'Arc-Wattripont : la localisation de l'épicentre est à comparer ici avec le moment où les gendarmes (ou les policiers, mais principalement les premiers sans doute) voient en Eric Barbé, le "prétendu possédé", l'épicentre des bizarreries: les objets se dirigent vers lui, les phénomènes se déroulent surtout en sa présence, c'est lui qui est finalement sous les projecteurs des enquêteurs, et puis entre les mains de l'exorciste.  Mais ceci est une autre histoire...

Poursuivons donc, car "il y a encore de la route"...

"Lorsque la jeune fille passait dans le couloir, les plafonniers se mettaient à se balancer, des ampoules éclataient en la couvrant d'éclats de verre.  Une caractéristique tout à fait typique pour les phénomènes de hantise liés à une personne se dégageait peu à peu, caractéristique que l'on retrouve dans tous les pays et à toutes les époques".

Et Hans Bender, de continuer en démontrant que le phénomène de poltergeist est loin d'être aussi rare qu'on le prétend parfois.  Le commandant Tizané signale pour sa part que des milliers de rapports de gendarmerie sommeillent dans les tiroirs des forces nationales, attendant de se faire brûler après 10 ans comme le veut la procédure, face à un officier.  En réalité, soit les cas sont tellement anciens qu'ils se trouvent noyés sous le poids des années et de la vétusté, soit ils ne sont pas révélés par les forces concernées, soit ils sont sciemment "oubliés" par des gens bien pensants qui n'ont aucun intérêt à ce que l'on vienne bousculer leurs sacro-saintes certitudes (et sans doute aussi leurs subsides!), soit les gens n'osent pas en parler de peur du ridicule (Nous avons rencontré ce genre de cas, dans lequel un membre d'une famille signale des phénomènes déroutants, dont les personnes souffrent réellement au qotidien.  Nous proposons donc nos services et la personne transmet.  Cependant, il  n'y a pas de suite, les intéressés préférant sauvegarder le peu de calme qui leur reste encore plutôt que de faire appel à  des spécialistes qui viendront peut-être fouiller dans leur intimité et dont on soupçonne qu'ils seront financièrement intéressés - rappelons à ce sujet que le CERPI est bénévole!)

Tout cela est évidemment très dommage, notamment pour la parapsychologie, puisque, dès le départ, cela fausse la statistique en conférant aux phénomènes un caractère fallacieusement rarissime.  Notons que ce n'est pas le fait de cacher ces phénomènes qui fera que l'on en trouvera plus facilement la solution, mais bien l'accès franc à la problématique et son étude objective et intelligente.

Hans Bender poursuit:

"Cependant, étant donné qu'ils (les phénomènes) ne se produsaient qu'en présence d'Annemarie, il est évident que ces phénomènes devaient être inclus dans l'analyse de l'hypothèse psychokinétique. Pour cela nous avions besoin de physiciens éprouvés. Le Dr F. Karger et le physicien diplômé G. Zicha - tous les deux collaborateurs d'Instituts de physique de Munich -testèrent toutes les causes imaginables, qui auraient pu expliquer les oscillations extrêmes des mesures enregistrées: variations de tension dans le réseau principal, charges électrostatiques,  décharges de condensateurs, infrasons et ultrasons, fortes vibrations, mauvais contact dans l'amplificateur, et, naturellement, des manipulations frauduleuses éventuelles."

Nous y voilà, passage obligé, incontournable, qui démontre à tout le moins l'étrangeté des faits et leur caractère provisoirement inexpliqué.

"Toutes ces causes purent être éliminées, l'une après l'autre, y compris la possibilité d'une supercherie, car ils constatèrent que les instruments marquaient des écarts sans que personne ne se trouvât près d'eux. Les conclusions de leur rapport furent que "les principes actuels de la physique ne permettent pas de décrire ces phénomènes".

Voilà qui en dit long.

"Des boucles tracées sur les diagrammes ainsi que des déchirures du papier d'enregistrement firent naître la supposition qu'une grande force agissait directement sur les marqueurs et que c'était cette même force qui tournaient les tubes de néon dans leurs prises, faisait éclater les ampoules, balancer des plafonniers, produisait des bruits d'explosion (nouvelle itération qui confirme nos propos NDLR) , dérangeait le téléphone, et que cette force dépendait d'Annemarie."

Les mesures en moins, nous sommes donc dans le même cas de figure qu'à Arc-Wattripont.  Sauf que dans ce dernier cas les scientifiques n'allaient pas pouvoir intervenir, que le folklore des exorcismes allait prendre le dessus et que tout allait tourner en eau de boudin, faute d'une étude correcte et complète (et d'autres éléments aussi...)

"Pour ce qui est des dérangements, la "Bundespost" (poste fédérale) avait constitué des preuves: un appareil unique de téléphone, avec un compteur, avait été installé dans le bureau de l'avocat et, dans le central postal, un appareil de contrôle spécial (De-Te-We-Gerät) enregistrait les numéros appelés ainsi que le temps de parole.  Sur les listes, on trouva sur plusieurs pages le même numéro d'appel: 0119, numéro de l'horloge parlante, qui apparaissait jusqu'à six fois dans une seule minute, et cela toujours à nouveau.  Un témoin digne de foi observa pendant une demi-heure le seul appareil en service, et déclara ensuite sous serment que l'appareil n'avait aps été utilisé; or pendant que ce témoin observait l'appareil, 4 appels pour Punich furent enregistrés dans le central téléphonique.  Annemarie agissait-elle à la fois sur les aiguilles des instruments de mesure et sur le téléphone, par psychokinésie?  Agissait-elle éventuellement sur le ressort qui actionne la fourche recevant l'écouteur, sachant qu'en abaissant cette fourche dans un certain rythme il est possible de réaliser une communication sans utiliser le cadran?  Pour cela, l'intervention d'une influence intelligente et subconsciente par PES aurait été requise. Des essais en laboratoire montrèrent que Annemarie avait des facultés PES..."

Toute l'affaire semble à présent décrite.  Sauf que, tout comme à Arc-Wattripont, quand on pense qu'il n'y en a plus, hé bien il y en a encore!

Les diableries ne sont pas finies...

"A partir de décembre 1967, les choses devinrent de plus en plus mouvementées dans le bureau de l'avocat: des tableaux tombaient des murs ou se retournaient tout simplement, devant témoins.  On réussit à enregistrer une telle rotation de 120 degrés sur une bande filmée sonore.  Sous les yeux du Professeur Büchel, un physicien, des tiroirs sortaient tous seuls des meubles, et finalement, par deux fois, une lourde armoire à documents pesant près de 175 kg s'éloigna de 30 centimètres d'un mur.  Au moins quarante personnes exerçant des professions les plus diverses, techniciens, agents de police, médecins, psychologues, des clients de l'avocat, le personnel de bureau et d'autres encore, furent témoins de ces événements.  La dimension de ce "public" est l'un des traits qui font que cette affaire est si remarquable.

Ceux qui connaissent maintenant l'affaire d'Arc-Wattripont savent très bien que l'on n'est pas loin du fac-similé!  Il suffit de modifier quelque peu les détails et on est en présence du même type de manifestations.

La remarquable fin du récit de Hans Bender

Lorsque vers la mi-janiver de 1968, on eut trouvé un autre emploi pour Annemarie, les phénomènes cessèrent brusquement.  ils semblèrent se reproduire brièvement dans la nouvelle étude, mais son nouveau patron lui interdit d'en parler à qui que ce fût.  dans la famille aussi survinrent épisodiquement de tels phénomènes quoique sous une forme plus atténuée.  Un examen psychologique révéla des traits communs à tous les médiums producteurs de phénomènes de hantise: conflits actuels, instabilité psychique, émotivité forte mais brève, faible tolérance à la frustration, c'est-à-dire une faible capacité à supporter les privations.  Il semble cependant que des situations de groupe particulièrement chargées d'affectivité soient nécessaires pour déclencher des décharges sous forme psychokinétique, forme si rare.

Les phénomènes de hantise ne constituent pas seulement un problème scientifique exaltant, mais aussi un phénomène thérapeutique.  Ces cas requièrent une aide psychologique, ne serait-ce que contre la fanatisme des ignorants, dont une moitié voit là l'oeuvre de démons ou de Satan, et l'autre moitié une perfide supercherie, ne voulant rien entendre d'autre.

Il est nécessaire d'exclure de l'explication de ces phénomènes tout à fait naturels toute psychose de sorcellerie et son complément, la négation fanatique de tous les aspects irrationnels de la nature humaine, et il faut les amener dans un champ de vision objectif où ils peuvent être examinés avec sérénité."

Hé bien, Monsieur Bender, vous nous ôtez les mots de la bouche et nous pensons exactement comme vous.

Nos lecteurs, lorsqu'ils prendront connaissance de notre récit quant à l'affaire d'Arc-Wattripont, ne pourront que revenir au présent article et faire le trait d'union. Il faut rester cléments alors que les bris se tassent...

Intermède musical:

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