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Poltergeist: hypothèse de la vilaine petite fille

A propos des phénomènes de poltergeist, on note de nombreuses autres possibilités d'explications.  Nous parlerons ici de ce qui a été surnommé: "l'hypothèse de la vilaine petite fille".

Au tout début du xxe siècle, un membre du comité directeur de la Society for Psychical Research d'Angleterre (Société pour la recherche psychique ou SPR), Frank Podmore a fait l'analyse des milliers de manifestations de poltergeists recensées par son association. Il est arrivé à la conclusion que, dans la plupart des cas, un adolescent perturbé, aux alentours de l'âge de la puberté, est impliqué et plus fréquemment une fille qu'un garçon. Sa seconde conclusion est que les phénomènes sont directement provoqués par les adolescent(e)s, soit qu'ils communiquent leurs terreurs et leurs hallucinations à leur entourage, soit qu'ils sont directement les auteurs des supercheries non détectées par les témoins. Sa théorie a été désignée sous le nom de naughty little girl theory (théorie de la vilaine petite fille). Source Wikipédia.

L'avis du CERPI

Cette hypothèse est effectivement fréquemment retenue par les parapsychologues et cela correspond à ce que pensent la plupart de nos correspondants, privés ou relevant également d'autres associations en Belgique, en France ou ailleurs.  L'idée réside dans le fait, prouvé scientifiquement (médicalement) et facile à admettre, que les individus subissent au moment de la puberté un ensemble de bouleversements (hormonaux, psychologiques, physiques) qui les place dans une situation assez difficile, même si la plupart des symptômes sont souvent vécus inconsciemment.  En effet, beaucoup de personnes franchissent aussi le stade de la puberté sans trop de problèmes.  L'une des différences majeures observées chez la jeune fille est l'apparition des menstruations.  On note:

Pour l'homme

Chez l'homme, l'étude de la puberté et tout particulièrement la fixation de la période d'entrée dans la période pubertaire pose un problème particulier. Les divers observateurs ne s'entendent pas sur les critères d'entrée dans la puberté. S'agissant des critères physiques, la plupart d'entre eux retiennent la mue de la voix (NDLR: une occasion de mettre à contributions les "fausses cordes vocales", entendez par là l'expression de cris rauques, particulièrement graves, ne semblant pas correspondre aux possibilités de performances de l'individu mais tout à fait possibles (accessibles) en réalité - dans ce cas, on pourrait interpréter cette manifestation, sur un plan très sommaire comme un cas de possession démoniaque (voir notamment "L'affaire d'Arc-Wattripont et, pour nos membres: l'étude des signes idiopathiques) ce qui, pris individuellement, serait très hâtif et vraisemblablement erroné - on pourait aussi y voir un désordre psychologique issu d'une volonté d'affirmation de soi au niveau de la personnalité ce qui pourrait sous-tendre une éventualité de double personnalité intermittente et donc des comportements contradictoires, pris les uns vis-à-vis des autres, soit par rapport à l'entourage, d'où: conflits) ou la croissance des organes génitaux ; d'autres retiennent un pic de croissance dans la taille des garçons ; d'autres enfin l'apparition du premier sperme. Interrogés sur plusieurs forums pour adolescents, les garçons choisissent prioritairement un autre critère : l'apparition des poils pubiens. Quant au critère fonctionnel, il s'agit de la masturbation qui, si elle est généralement liée à la puberté, peut très bien se produire plusieurs années avant celle-ci.
Démarrage : généralement entre 12 et 18 ans. L'âge médian d'entrée dans la puberté, en se fondant sur le critère de l'apparition des premiers poils pubiens, se situe aux alentours de 12 ans. D'après un sondage effectué auprès de plusieurs milliers d'adolescents principalement anglo-saxons sur un site de jeunes, cet âge serait de 11,7 ans au Canada, en Australie, aux États-Unis et en Grande Bretagne.
Durée : elle varie beaucoup trop d'un individu à l'autre pour qu'il soit raisonnable de fournir un nombre d'années précis.
Poussée de croissance : environ 10 cm par an, au cours de la phase V.
Principaux traits remarquables : développement du pénis et des testicules ; développement de la pilosité corporelle, et notamment de la barbe, de la moustache et de la pilosité pubienne.
Mue : la voix devient plus grave en moyenne d'une octave.
Sexualité au quotidien : les jeunes hommes en pleine puberté auront un désir et une attirance sexuelle plus importantes et obsédantes que les autres groupes d'âges envers les personnes de sexe opposés ou du même sexe. (NDLR: ceci est intéressant dans notre cadre mais peut s'interpréter de plusieurs manières différentes:

1) L'individu connaît une obsession naissante mais puissante pour la sexualité.  Dans certains contextes, particulièrement pieux par exemple, cela peut également générer des conflits avec l'entourage qui répond à des tabous.  Dans ce cas, les manifestations peuvent être assimilées à des cas de poltergeist sur base d'éléments relativement subjectifs et jouer le rôle d'effet boule de neige si l'individu concerné réagit de manière conflictuelle aux réactions de son entourage -> exacerbation.  Individu et entourage interfèrent et catalysent les bouleversements subis, ce qui ne manque pas d'alimenter la sphère psi.  Que cette dernière puisse provoquer des phénomènes éventuellement spectaculaires ou inquiétants constitue un autre volet de la question à examiner sous l'angle des neurosciences.

2) Si l'on admet l'existence d'entités désincarnées, jalouses des possibilités sexuelles des humains disposant d'une enveloppe corporelle, on peut concevoir que ces mêmes entités soient enclines à choisir prioritairement ce genre d'individus.  On s'écarte évidemment manifestement du domaine scientifique avec cette possibilité, mais il est nécessaire de la relever.

A noter que dans le cas des jeunes filles, l'arrivée des règles semble poser problème.  Il s'agirait en effet plutôt d'un obstacle ou d'un inconvénient et l'on ne voit pas pourquoi une entité déciderait donc, à moins d'être complètement stupide, de s'infliger cet écueil.  Sauf si l'on considère, à l'instar des vampires, que le sang constitue une porte d'entrée et que la possession soit donc plus aisée chez la fille que chez le garçon (pour rappel et pour ceux qui l'ignoreraient encore: les garçons sont très peu sujets aux règles !  Comme quoi, la lecture des pages du CERPI peut s'avérer réellement très instructive, n'est-ce pas?)  Ceci justifierait donc que les individus féminins soient plus souvent à l'origine de phénomènes de poltergeist.

Il serait possible de se lancer, à ce sujet, dans de multiples élucubrations: filles ou garçons pourraient aussi tout simplement rêver de leur prince ou princesse charmant(e) et, par l'obsession psychologique ainsi fournie, donner "corps" à une entité selon un processus bien connu dans lequel les humains 'fabriquent" eux-mêmes des entités (dont ils sont éventuellement victimes).  Cette hypothèse revêt évidemment un caractère farfelu et très improbable, que ne suivront aucunement les scientifiques.  Par contre, les parapsychologues, tout en restant extrêmement prudents, ne la négligeront pas en raison  de la proximité entre la sphère psychologique et la création, même virtuelle, d'une "entité" potentielle (quantique?) qui pourrait se manifester de manière plus concrète, comme examiné en laboratoire dans les expériences de Philipp (Toronto) et Axel.  Il s'agissait, pour rappel, d'une expérience réalisée par des parapsychologues et des sceptiques, qui a créé un "fantôme" artificiel par la récurrence de leurs efforts à penser à un personnage qui, pourtant, était purement fictif.  Il s'agit donc d'un cas dans lequel la réalité dépasse la fiction et corrobore une hypothèse pourtant apparemment indéfendable.


Pour la femme


Démarrage : généralement entre 9 et 16 ans (plus tôt que l'homme).
Durée : habituellement 3 ans.
Poussée de croissance : environ 8 cm par an, entre les phase II et phase IV.
Principaux traits remarquables : développement des seins et de la vulve ; développement de la pilosité corporelle, notamment les poils pubiens et ceux des aisselles ; début des menstruations (règles), qui sont le critère usuel de puberté chez la femme.
Mue : la voix de la fille devient plus grave en moyenne d'une tierce.
Sexualité au quotidien : les jeunes filles en pleine puberté auront un désir et une attirance sexuelle plus importantes majoritairement vers les jeunes hommes de même âge. Une faible proportion de jeunes filles auront un désir et une attirance sexuelle pour les femmes et une autre faible proportion pour les deux sexes.

(NDLR: dans le cas présent, l'hypothèse "de la vilaine petite fille" s'applique très peu - par définition - aux cas de poltergeist dans les ménages qui ne comportent qu'un ou des garçons et, en principe pas du tout dans les ménages composés uniquement d'adultes (cas d'Arc-Wattripont en Belgique) par contre il s'applique dans le cas d'Anderlues ou, dans une certaine mesure, dans le cas de Dour (il faudrait dire "l'un des cas de Dour" puisqu'il y a eu plusieurs cas de poltergeists supposés dans cette région.  Cependant, il ne faut pas perdre de vue que le théorème de départ veut seulement que le cas survienne "plus volontiers" en présence de filles et non exclusivement).


Évolution au fil des années


Depuis plusieurs décennies, les scientifiques constatent que la puberté survient de plus en plus tôt. Aujourd'hui, chez la fille, l'âge moyen d'apparition de la poitrine et des poils pubiens est de 9 ans. Chez le garçon, même si cette tendance est moins flagrante, de plus en plus de jeunes garçons voient leurs poils pubiens apparaître vers l'âge de 10 ans.
De nombreux indices attribuent ce phénomène à une perturbation endocrinienne induite par des produits hormono-toxiques (leurres hormonaux) présents dans l'eau, l'alimentation, l’environnement et de nombreux objets de consommation, de même que pour le phénomène dit de délétion de la spermatogenèse.
Localement et chez les filles, ce phénomène peut être inhibé ou caché par, à l'inverse, des retards de puberté de la jeune fille dus à l'exposition au plomb (saturnisme).

(NDLR: simple remarque sans incidence, dans le cas d'Arc-Wattripont, le jeune homme supposé être l'épicentre des phénomènes était, dit-on, plombier...  Voilà de quoi plomber l'ambiance et certains rumineront peut-être cette remarque insignifiante... pendant des plombes.)

Conclusion

Nous sommes assez favorables à cette hypothèse qui ne détruit nullement la possibilité de l'existence des phénomènes de poltergeist mais en constitue une bribe d'explication à creuser.

NB: il faudra toutefois que l'on nous explique comment procèdent des enfants en âge de puberté pour se rendre responsables de plus de 1500 manifestations qui seraient donc autant de supercheries non détectées, y compris par des personnes résidant sous le même toit, présentes spécialement pour étudier les phénomènes (cas de Enfield) et y étant restés plusieurs mois.  Dans le même ordre d'idées, nous aimerions aussi savoir si le cabinet d'avocats de Rosenheim engageait des employées en âge de puberté...  Il y a ainsi de nombreux cas dans lesquels on chercherait en vain... une vilaine petite fille.

Intermède musical:

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