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Un poltergeist à Amnéville ?

"La maison d'Amnéville, en France, présente toutes les caractéristiques d'un poltergeist", telle pourrait être la voix que l'on entendrait - comme dans un remake d'une autre affaire bien connue, dans un reportage télévisé traitant de phénomènes surprenants.

Comme on le dit aussi, le cordonnier est toujours le plus mal chaussé et le CERPI n'a été avisé de cette affaire  par aucun de ses correspondants (sauf un, arrivé un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais!) et il en a appris l'existence par la blonde (nous n'avons pas dit "stupide" !) kinésithérapeute du leader du CERPI, venu se faire soigner comme de coutume.


Couple attaqué par les objets de sa maison : la... par republicain-lorrain

A aucun moment il n'a été question d'envoyer une délégation du CERPI sur place, en dépit de l'intérêt apparent de l'affaire qui, par ses côtés, présente quelques similitudes avec l'affaire d'Arc-Wattripont, bien que cette dernière ait été bien plus costaude, bien plus spectaculaire, plus étendue dans le temps et qu'elle ait connu des suites beaucoup plus consistantes.  Nous n'avons d'ailleurs été mandatés par personne et les intéressés ne semblent guère désirer que l'on s'occupe d'eux non plus.  Il est vrai que, comme on le sait, ce genre d'événements suscite souvent des passions, mais aussi l'arrivée de charlatans de tout poil, de curieux, etc.

Nous ne pourrons donc qu'exprimer quelques remarques basées sur les images que tout le monde a maintenant pu voir et l'une de nos premières suggestions est de ne pas trop vite crier au "poltergeist".  

Parmi les similitudes évoquées plus haut, on remarque évidemment les bris d'objets (A ce sujet, nous remarquons que, en plusieurs endroits, les meubles concernés ont été "vidés" de leur contenu à hauteur d'enfant et non d'adulte.  Il ne s'agit que d'une indication, mais elle n'est pas sans importance).

Des objets lourds ont aussi été culbutés, un vitrage a aussi éclaté et, peut-être plus curieux, il y a aussi des oiseaux chez ces gens   (A Arc-Wattripont, il y avait un mainate). Mais c'est une simple constatation.  

Autres point de ressemblance: l'arrivée de la police et l'évocation d'une scène de ménage. Plus intéressant, là aussi des policiers auraient été témoins de la chute d'un poste de télévision récidiviste, apparement sans intervention humaine.  D'habitude les téléviseurs bien élevés ne se comportent pas de manière aussi scandaleuse, au contraire des images qu'ils transmettent parfois de la part de journalistes.  Mais on ne va pas leur reprocher de faire leur boulot (les téléviseurs !)

Le téléphone (ou parlophone ?) a également joué les plagiaires sur son homologue de Frasnes-lez-Anvaing.  Ici, c'est un fer à repasser qui a peut-être été inspiré par son aérodynamisme pour imiter les F-16 de l'aviation. Mais là non plus les fers à repasser ne procèdent pas ainsi d'habitude, ça se saurait, ça ne fait pas un pli.

Encore une constation, pas anodine non plus, ces gens sont pieux ou en tous cas croyants.  On peut en effet remarquer au moins deux représentations divines ou angéliques accrochées au mur, dont un grand tableau.  A côté de tout cela, on note la simplicité du témoin interviewé (nous n'avons pas dit "sa stupidité") et son apparence de sincérité.

Nos conclusions ?  Nous ne pouvons apporter aucune conclusion sans enquête sur place.  Mais, dans un premier temps nous rejoignions un peu l'impression d'Yves Lignon sur le sujet, à savoir que le cas présentait certains caractères atypiques et notamment l'absence de crescendo et de signes précurseurs.  Toutefois, la présence d'un jeune enfant (12 ans) sur les lieux permet de reconsidérer assez bien la question en raison de la théorie de la "naughty little girl".

Pour rappel, ce serait un enfant souvent prépubère ou même un adulte, en situation de tension ou situation conflictuelle qui générerait les phénomènes, soit par fraude (directe ou secondaire) soit par l'intermédiaire de la puissance de l'esprit sur la matière.  On ne sait rien des rapports existants entre cet enfant et les habitants ce qui souligne une fois de plus l'importance de l'analyse contextuelle.  Le fait que des policiers aient été témoins directs d'une scène ahurissante et inexpliquée au moins exclut - en principe - la fraude et donc...

Pour le reste, au chapitre des objections on note une volte-face d'un élu local qui disait initialement avoir vu une lourde statue tomber mais se ravisant ensuite pour s'avouer moins sûr de son affirmation un tantinet péremptoire.  Enfin, il semble aussi que l'on ait parlé d'une intervention de l'assurance dans les dégâts occasionnés.  Mais, à notre connaissance, les assurances ne couvrent pas les phénomènes de poltergeist.  Or donc, cela pourrait laisser supposer que l'intervention de l'homme politique, éventuellement complice de la supercherie dans sa trame, aurait pu appuyer l'authenticité exceptionnelle (mais frauduleuse) de l'événement.  Mais apparemment ce point ne tient plus guère, sauf si les policiers sont également de mèche.

Des policiers de mèche, cela nous semble tiré par les cheveux.

Mais nous n'irons pas plus loin et ne les couperons donc pas en quatre !

Il y a eu un rebondissement à cette affaire (en savoir plus).