Get Adobe Flash player
             
RECHERCHER
INSCRIPTIONS
Accès aux newsletters

Des objections en veux-tu en voilà !

Tout le monde ayant pris son café et une petite collation, sans oublier un petit complément "pour la route" car la réunion promettait d'être longue, le tour de table pouvait se poursuivre.  Sauf que, pour cette fois, c'était le même interlocuteur qui allait reprendre la parole car son intervention, plutôt musclée, avait nécessité de longues réponses.  Et l'on pouvait bien imaginer que le deuxième round allait être au moins corsé que le premier, sinon plus !

"Si vous le voulez bien, Monsieur Vanbockestal, je me suis permis de prendre des notes afin de ne rien oublier et je vais vous demander d'en venir aux objections que je n'ai pas eu le temps de formuler..."

Comme il feuilletait ses papiers, le président - tout en appuyant sur un bouton - fit simplement :

"Ne vous donnez pas cette peine, monsieur..."

Et un enregistrement très clair fut perçu dans toute la salle :

Il devrait également s'occuper, en y consacrant une place prépondérante, des cas d'abductions, lesquels se présentent jusqu'à présent comme autant de "murs" infranchissables et représentent une vingtaine d'unités au bas mot.  
Le groupe devrait avoir les services secrets à l'oeil tandis que ces derniers l'auront sur nous, mais le CERPI devrait également tenter d'élucider ou du moins d'y voir plus clair dans l'affaire Sunspot qui, si je ne m'abuse, n'est pas étrangère à la problématique pour ne pas dire qu'elle y a mis le feu aux poudres, alors qu'elle émane elle-même d'une intervention du FBI voire de la CIA.  
Le CERPI devrait par ailleurs revenir sur les caractéristiques de la vague belge de 89 afin de trouver des concordances éventuelles avec l'affaire bis, qui fait elle-même un détour par les crop-circles et le surnaturel divin ou spirite.  
Tout en gardant un oeil sur les évolutions de la TTSA, le CERPI devrait parvenir à élucider certaines présences incongrues dans le ciel, ces dernières étant observables de manière permanente et quotidienne pour certains mais totalement invisibles pour d'autres enquêteurs, pourtant chevronnés.  
Tout en nous protégeant nous-mêmes des attaques informatiques et psychiques déjà en cours, il conviendrait que le CERPI parvienne à en déceler l'origine, ce qui constituerait un élément de recoupement.  
L'étude de l'eschatologie en parallèle, ne ferait pas de tort, mais il ne faudrait pas oublier que pendant tout ce temps, de nouveaux cas se présenteront à nous, qu'il faudra résoudre.  
Je ne pense pas avoir fait un tour d'horizon complet du programme mais je ne crois pas non plus que ce soit indispensable pour se rendre compte que le travail qui se projette devant nous soit pour le moins ambitieux.  Peut-être récolterais-je l'assentiment général en osant utiliser le terme "irréalisable" ou "démesuré".  Ma question devient donc tout simplement : comment espérez-vous y arriver ?  Par quel prodige ?  Quel tour de force ?  Surtout qu'il ne faut pas perdre de vue que le premier volet de l'Affaire avait déjà mobilisé la quasi totalité de nos troupes..."

Il y eut une petite vague de protestations dans la salle :

"Ce n'est peut-être pas très réglo cet enregistrement, réalisé à notre insu...  Vous auriez pu nous prévenir, tout de même !"

"Messieurs, je vous prie !  Qu'imaginiez-vous donc ?  Nous sommes ici dans le cadre d'une réunion très importante, laquelle fera l'objet d'une publication.  Il fallait donc bien mettre en oeuvre nos possibilités techniques afin de faciliter la tache de nos rédacteurs.  Par ailleurs, le procédé permet aussi d'éviter de gros efforts de mémoire ou des défaillances et même de revenir sur certaines formulations de manière à pouvoir, le cas échéant, mettre les points sur le "i".  Pour le reste, soyez tranquilles, la réunion n'est pas filmée et les noms des participants ne seront pas communiqués.  Alors mettons nous directement au boulot et évoquons d'abord une première caractéristique de l'exposé de notre ami dont le but était de bien faire comprendre, de bien faire passer le message, que le projet global était trop ambitieux parce que trop exigeant et trop fourni; pour arriver à ses fins, mon "adversaire" a utilisé une stratégie éprouvée qui consistait à tout livrer en bloc, en rafales, en les appuyant d'arguments complémentaires afin d'insister, de mettre en relief, sur le caractère irréalisable.  Cette présentation est redoutable car elle fait son effet, elle donne bien l'image d'une surabondance, tout en doutant de nos capacités à y faire face, grâce à certains points de rhétorique qui accentuent l'effet recherché.  Donc, on parlait tout à l'heure de ressources mais mon vis-à-vis n'en manque visiblement pas non plus !
A cela, il faut opposer la manoeuvre inverse qui consiste à la dégonfler avant de revenir plus en détails sur certains points particuliers.  Il est d'abord question du mur infranchissable des abductions dont le nombre de dossiers ouverts au CERPI atteint la vingtaine.  Voilà pour l'argument chiffré qui frappe encore sur le même clou pour mieux l'enfoncer.  C'est de bonne guerre.  Il y a aussi du vrai dans tout cela, ne comptez pas sur moi pour la langue de bois !  L'étude est effectivement difficile, voire sensible par rapport aux psychologies rencontrées.  Jusqu'ici, nos résultats n'ont guère été brillants dans le domaine.  Mais c'est ici aussi qu'il faut prendre conscience d'une nuance importante d'une part et de l'évolution de la situation d'autre part !  Il faut que je m'explique.
Tout d'abord, je n'ai jamais dit que la totalité du groupement allait devoir se défoncer à la tâche avec l'obligation de résultats mais j'ai insisté sur la nécessité de revenir à la charge sur le sujet et de foncer (pas "se défoncer" !)  C'est une première chose et quelqu'un a rappelé que, bien souvent, c'était les abductés eux-mêmes qui demandaient d'abandonner l'enquête.  Hé bien, il faudra les secouer un peu et insister à notre tour sur l'importance de leur collaboration, en raison "d'éléments nouveaux" qui nous obligent à y accorder une attention toute particulière.  Voilà pour la nuance que je voulais exprimer et j'espère que chacun aura bien saisi la relativisation qu'il convenait de garder à l'esprit.
Le second point réside dans l'évolution du groupement.  Je ne vais pas refaire l'historique du CERPI en reprenant par le GESO mais je vais rappeler que la SOBEPS a fermé ses portes en 2007 et que nous avons cessé de lui faire allégeance, tout simplement parce que celle-ci découlait de notre décision de l'époque et qu'elle n'avait rien de contractuel.  Cela veut dire que nous avons pris le train de l'ufologie avec un solide retard mais que nous l'avons bien comblé entre temps.  Nous sommes sortis de l'ombre avec l'affaire de Petit-Rechain, ce qui m'a permis de m'exprimer sur Europe 1.  Nous avons fait la connaissance de nombreux anciens de la SOBEPS par la force des choses, puisque leur groupement avait cessé d'exister et, je l'espère, que nous avions tout de même une certaine réputation de sérieux.  On a fait le buzz avec Patrick Maréchal mais aussi avec les opérations Suricate.  Nous avons fait des bonds de géant et je suis désormais l'un des éléments de l'Académie française d'Ufologie.  Je m'abstiendrai des cocoricos superflus, mais je dirai tout de même que cela m'a permis d'élargir de manière conséquente le cercle de mes connaissances spécialisées..  Il y a, au sein de l'Académie, un ensemble de personnes dont certaines sont également les chefs de file de certaines associations au même titre que, tout en étant académicien, je suis aussi président du CERPI.  Ce qu'il vous importe de savoir, c'est que l'une des associations en question est spécialisée en matière d'abductions.  Et là, je pense que je viens de marquer un fameux point car cela booste potentiellement nos possibilités tout en augmentant virtuellement nos effectifs.  Ce n'est pas tout : j'ai moi-même dévoré une bonne partie de la forêt amazonienne sous la forme de livres consacrés au sujet et...

Il fut interrompu par un trait d'esprit : 

"C'est un peu pour cela que vous avez une mine de papier mâché !"

"Ah !  Très bien !  C'est amusant.  Je dois dire que si personne ne s'était décidé à faire le jeu de mots, cela m'aurait un peu chiffonné !
Bon.  Après cet intermède, je continue pour relativiser moi-même ce que je venais de dire : ce n'est pas un homme seul qui remporte une victoire, c'est une équipe !  Dans celle-ci, nous pouvons désormais compter avec plusieurs psy et plusieurs médecins car désormais on peut le dire : oui, il y a maintenant des médecins qui font partie du CERPI. Donc, pour ce qui est des abductions, sans prétendre qu'il s'agira d'une partie de plaisir, je pense que nous sommes bien mieux armés qu'il y a une dizaine d'années et que nous pouvons donc être optimistes !
Et j'en viens au point suivant, celui concernant les services secrets.

Là, je vais me mettre à votre place, du moins à la place de certains d'entre vous et comprendre qu'il puisse paraître bizarre, sinon prétentieux ou osé, d'espionner les espions !  Mais pour ma part je trouverai cela tout à fait légitime dans la mesure où ils ne se gênent pas pour venir soulever les couvercles de nos casseroles !
Il faut aussi que je vous dise que nous n'avons pas attendu cette réunion et que nous ne requérons l'autorisation ou la bénédiction de qui que ce soit pour mettre cette disposition en oeuvre.  En ce qui me concerne, cela se passe de la manière la plus simple qui soit.  Tout d'abord, sur un mode mineur, il y a l'ensemble des alertes automatiques que nous recevons quotidiennement et qui sont déjà éloquentes.  Si vous désirez quelques exemples, en voici : Sherry Ramsay (ex-NSA) planche sur le cyber ; Procès Mehdi Nemmouche (musée juif de Bruxelles) - Mossad ; L'affaire Huawei touche à la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis ; Repérages à l'aéroport de Stuttgart - services secrets marocains ; j'en resterai là en soulignant le fait qu'à l'usage précis de cette réunion nous n'avons pas choisi les échantillons les plus représentatifs, domaine oblige.  Pour ce qui est du domaine majeur, c'est très simple aussi.  La plupart d'entre vous savent que j'ai été jadis détective privé.  Là aussi cela ma permis de disposer de pas mal d'entrées et de faire des connaissances très intéressantes, je parle de personnes et pas seulement de théories et de syllabus...  Bon !  Naturellement, avec le temps, certains parmi ces personnes ne sont plus de ce monde et certaines portes me sont désormais fermées.  Mais d'autres restent ouvertes.  Ma fréquentation de certains milieux tels que les sociétés de gardiennage, les boîtes de nuit (anciennement appelés dancings), les surveillances rapprochées, même certains services publics, les relations dont je dispose toujours dans la police et ex-gendarmerie; aident aussi de manière considérable, mine de rien.  Vous seriez étonnés de tout ce qu'il y a moyen d'apprendre, en toute discrétion, sur des affaires importantes.  Quand vous conjuguez cela avec le travail de certains médiums, je vous garantis que cela peut sérieusement "déménager".  Pour ce qui est de Sunspot, de la CIA et du FBI, voilà qui dépend notamment d'autres instances que je ne relèverai pas.  Si vous me le permettez, je prends en charge cet aspect de la question avec quelques autres éléments choisis et triés sur le volet..."

Il fut à nouveau interrompu :

"Monsieur Vanbockestal, est-il vrai que vous vous êtes entretenu avec Claude Moniquet ?"

"C'est absolument exact, mais j'ajouterai que cela n'a rien d'extraordinaire.  Disons que cela m'a permis de me mettre à jour quant à certains procédés techniques qui ne figuraient pas au programme de mes études (et pour cause !).  Mais cela se limite à peu près à cela.
Bon !  Cela nous débarrasse donc de deux épines dans le pied, on va continuer de le soigner en évoquant le sujet suivant qui traite de la vague belge de 89.  Ici, désolé si ma réponse est cinglante, mais si vous vous prétendez ufologues il serait peut-être temps de vous y intéresser d'autant que ce n'est pas la documentation qui manque.  Là, il conviendrait de rattrapper votre retard plutôt que d'incriminer quoi que ce soit !  L'étudier, même sommairement, même superficiellement, devrait vous suffire pour voir, comme moi, le rapport qui pourrait exister.  Ce n'est donc plus vraiment ce qui nous intéresse mais bien l'exploitation qui pourrait en être faite.

Je vais maintenant passer à a vitesse supérieure pour donner la parole à tout le monde et parce que je crois que chacun aimerait ppouvoir passer la nuit dans son lit...  Alors pour la TTSA, là aussi nous ne sommes pas seuls sur le coup.  On me signale dans mon oreillette que certains points ont d'ores et déjà été résolus, mais peut-être le facteur temps interviendra-t-il encore.  Je vous suggère de prendre connaissance de ceci... Le réseau diplomatique de l'Union Européenne aurait été piraté pendant plus de trois ans ! (Je signalerai à ce propos que suite à une intervention spéciale après mission d'Urbex, une pratiquante célèbre quant au traitement d'entités malveillantes nous a clairement signifié que de nombreux représentants de l'UE étaient touchés.  Ca, c'est un élément marquant qui démontre que nous devons intervenir ! ; La NASA, victime d'un piratage !  (Ici aussi, lisez attentivement, voyez les dates et faites un rapide calcul.  Vous devriez, si vous êtes un peu au courant de l'affaire, voir d'où vient le vent !) ; 29 scientifiques auraient été tués par des robots, en 2017, au Japon (Dans ce cas, l'authenticité de l'information reste à démontrer).  J'en resterai là aussi sur ce sujet, estimant que la balle n'est plus dans mon camp;  Qu'avions-nous encore sur la poêle ? Ah oui : les présences incongrues dans le ciel, visibles de seulement certains.  Pour répondre à cette question il vous faudra seulement attendre que je convertisse des formats de fichiers et je pourrai vous en dire plus. Quoi d'autre ?  Ah !  L'origine des attaques informatiques et psychiques.  A ce sujet je ferai un raccourci en disant que le résultat des autres études en cours devrait nous aider à résoudre cette énigme.  En tous cas, je dispose des interlocuteurs les plus avisés qui soient pour ce faire.  Et puis, les dispositifs mis en place ainsi que les informaticiens et électronicens sollicités devraient également y arriver.  Les petits plaisantins n'ont donc qu'à bien se tenir."

Il y eut alors un blanc au cours duquel chacun comprit que le président recevait des informations dans son oreillette.  Au bout de quelques secondes, il remercia son correspondant et reprit la parole :

"Je vais faire ici rapidement une petite parenthèse pour donner une petite explication sur ce qui semblait énigmatique au niveau des différences de protocoles des radiographies lors de mon accident de travail.  Alors voilà, il suffit de savoir que lorsque de premières radios sont réalisées "à chaud", c'est-à-dire peu de temps après le traumatisme, des hématomes et contusions se sont formées qui forment un "paquet" d'images parasites, lesquelles rendent les épreuves difficiles à apprécier avec beaucoup de précision.  Il n'est donc guère étonnant que la radio de contrôle ait donné un résultat très différent.  Enfin, lorsque l'on saura qu'une quinte de toux ou un éternument peuvent suffire pour se casser une côte, il est possible que l'un de ces deux événements soit survenu après la première radio et sur un terrain déjà fragilisé.  Cela nous donne un peu d'explications médicales, mais pas à propos du principal...  J'en viens à la question suivante, qui est d'ailleurs la dernière.  Elle évoquait l'étude de l'eschatologie et les nouvelles affaires que nous ne manquerons certainement pas de rencontrer.  Alors, c'est très simple, l'étude eschatologique a déjà été faite et je pourrai vous en présenter les syllabus après la réunion.  Quant aux nouvelles affaires, hé bien oui : j'espère bien qu'elles se présenteront puisque sinon nous risquerions de nous ennuyer. Messieurs, je pense avoir maintenant été tout à fait clair et expéditif : les questions méritaient d'être posées mais les réponses démontrent à souhait que le projet n'est pas du tout irréalisable.  Il est tout à fait à la portée du CERPI 2018.  J'aurais été beaucoup moins affirmatif, j'aurais même eu de sérieux doutes si la même situation s'était présentée à la fin des années 90.  Car là nous n'aurions pas été de taille, nous aurions fait pâle figure sur tous les flancs et je n'aurais pas donné cher de notre peau.  Aujourd'hui, à la seule condition que les jeunes recrues acceptent de se bouger un peu, que les autres démontrent qu'ils ont encore des tripes, que nos spécialistes prouvent qu'ils n'ont pas obtenu leurs diplômes dans des boîtes surprises et que ceux que certains traitent de vieux schnocks étalent la supériorité de leur expérience, l'étendue de leurs connaissances ou même, plus modestement, qu'ils mettent en oeuvre les capacités qui sont les leurs et dans lesquels ils sont passés maîtres, moi je le dis : le CERPI a de très sérieuses chances de gagner la partie !  Et pour finir par une formule consacrée, voilà qui était pour l'impossible - tandis que pour les miracles nous demanderons un certain délai !

L'invité qui s'était fait remarquer par son attaque particulièrement virulente devait maintenant bien reconnaître sa défaite.  Il s'était fait laminer et était passé sous le rouleau compresseur  Mais son intervention n'avait pas été inutile, que du contraire !  Les réponses du président s'étaient montrées édifiantes à de nombreux propos et d'une situation qui semblait manifester assez bien de défaitisme on était passés à une assistance gonflée à bloc   

Cela dit, il restait encore plusieurs intervenants...

Suite du dossier  --  précédent